Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri

Vendredi 14 décembre 5 14 /12 /Déc 00:38

 

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Ali Lârayedh confirme l'arrestation d'éléments jihadistes à Kasserine

 

Le ministre de l'Intérieur Ali Lârayedh a déclaré, mercredi, que plusieurs éléments jihadistes impliqués à Djebel Om Smida (Kasserine) ont été arrêtés. Et appelé les médias à ne publier que les informations officielles.

Sans donner trop de détail sur l'opération, qui se poursuit encore à Kasserine (nord-ouest), à la frontière avec l'Algérie, le ministre de l'Intérieur s'est contenté, mercredi, d'annoncer qu'il y a eu des arrestations dans les montagnes de Kasserine, et qu'à la fin de l'opération, menée depuis lundi contre un groupe terroriste armé, il y aura des informations sur toute l'opération du début.

Le ministre n'a pas précisé le nombre d'arrestations, alors que les médias avaient parlé, hier, de l'arrestation de 11 individus, à la montagne de Châmbi, qui n'étaient pas en possession de pièces d'identité et qui seraient interrogés par les services spéciaux.

Ali Lârayedh a notamment appelé les médias déployés sur place à ne plus rien annoncer car il y a beaucoup des contradictions dans les informations diffusées jusque là, même si celles-ci sont recueillies auprès de personnes sur le terrain. kapitalis

 

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 Armes et tenues militaires saisies chez des salafistes

salafiste djihadiste

 

 

 

 

 

Des pistolets et des tenues militaires ont été saisis chez des membres d'un groupe salafiste, actuellement interrogés a révélé une dépêche de la Tap publiée ce samedi 8 décembre. Des preuves de leur implication dans l'affaire de la voiture suspecte, dont deux occupants ont été arrêtées, à Fernana (Gouvernorat de Jendouba), aient été établies, a indiqué une source sécuritaire du district de la garde nationale du Kef.

Les investigations préliminaires ont dévoilé que les instigateurs de l'opération sont partis du gouvernorat du Kef, avant l'arrestation de deux d'entre eux dans le gouvernorat de Jendouba.

L'instruction est en cours, pour découvrir les circonstances de cette affaire. La brigade des frontières terrestres de la garde nationale de Tabarka avait procédé, dans la nuit du mercredi à jeudi, à l'arrestation d'une voiture qui contenait des treillis militaires, des plans et des produits dangereux pouvant être utilisés pour des actes de sabotage, sur la ligne frontière de la délégation de Fernana.

Deux membres de la bande parmi les quatre passagers de la voiture avaient été arrêtés, alors que les deux autres ont pris la fuite. Selon les sources sécuritaires, «l'enquête préliminaire a montré que la bande appartient au courant salafiste».

A noter que le président de la République, M. Moncef Marzouki a affirmé, vendredi dernier, dans  dans un entretien publié par la revue britannique The World Today que : «des quantités d'armes ayant appartenu au régime libyen sous Kadhafi sont passées aux mains des islamistes non seulement en Libye, mais aussi en Algérie et en Tunisie. Marzouki a souligné que le danger vient en particulier de ceux qui «se rendent au Mali pour s'entraîner au jihad, comme en Afghanistan, pour retourner ensuite en Tunisie» mag14


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Des salafistes saccagent le bar d’un hôtel à Sbéïtla


Des salafistes présumés ont attaqué jeudi le bar d’un hôtel à Sbeitla et tenté de mettre le feu à l’établissement situé au cœur de la ville, ont indiqué à l’AFP des témoins et la police.

Une quinzaine d’hommes barbus ont attaqué l’hôtel « Le Capitole » à Sbeïtla. Ils ont saccagé le hall, détruit les étagères et présentoirs d’alcool, puis ils ont mis le feu à un véhicule en stationnement devant l’établissement, a indiqué une source de sécurité.

Ils étaient armés de gourdins et de haches et se sont attaqués aux clients attablés au bar, avant d’évacuer les lieux à l’arrivée de la police. tunisienumerique

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Dimanche 18 novembre 7 18 /11 /Nov 18:03

Moncef Marzouki – Extrémisme – Salafisme :

Stop destructions


 

 

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Le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, a affirmé samedi que « stopper la dérive extrémiste, quel qu’en soit le fondement idéologique, c’est stopper la violence destructive des vies tunisiennes et de l’image de la Tunisie à l’étranger ».  «Cela dépend en grande partie de l’ouverture de tous les canaux de dialogue », a-t-il soutenu à l’ouverture d’une conférence sur le salafisme en Tunisie, organisée au palais de Carthage. Revenant sur les incidents de Bir Ali Ben Khelifa, de la faculté de la Manouba, de l’espace Abdellia et de l’ambassade américaine à Tunis, « liés souvent, à tort, au courant salafiste», M. Marzouki a souligné qu’ils ont créé « un climat malsain » qui suscite de plus en plus la peur des Tunisiens.

« Les Tunisiens considèrent ce phénomène comme une menace au mode de vie de la majorité », a-t-il noté, faisant remarquer qu’il a contribué, en même temps à la « diabolisation » d’une autre partie de tunisiens. Il a mis en garde contre les agissements de certains groupes qui cherchent à se substituer à l’Etat en tentant d’imposer leur loi par la force dans certaines mosquées et quartiers dans le pays.

«Il est vrai que des partis politiques et une partie de la société sont convaincus que certains acteurs politiques ferment les yeux sur ces groupes et sont complices avec eux pour des considérations électorales », a-t-il par ailleurs concédé. Il ne s’agit pas d’amplifier ce phénomène ni de le nier, a- t-il estimé, appelant les acteurs agissants dans les secteurs des médias, des prédicateurs, des dirigeants du mouvement salafiste, les familles des salafistes, la classe politique et le gouvernement, à assumer leurs responsabilités dans le traitement de ce phénomène.

De son côté, le prédicateur salafiste et vice-président de la Ligue tunisienne des oulémas et prédicateurs Béchir Belhassen, a insisté sur la nécessité d’engager un dialogue avec ces jeunes en coopération avec des oulémas et des prédicateurs pour les « prémunir des idées obscurantistes extrémistes et fanatiques ». webmanagercenter.com

 

En complément : répliques au «conférencier» wahhabite 

 

 

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Que fait Oussama Ben Salem avec la délégation tunisienne à Gaza?

 

Tunisie. Que fait Oussama Ben Salem avec la délégation tunisienne à Gaza?

Le patron de Zitouna TV (pro-Ennahdha) a accompagné la délégation officielle tunisienne qui s'est rendue, ce week-end, à Gaza, pour exprimer la solidarité des Tunisiens avec leurs frères palestiniens.

L'apparition du fils du ministre de l'Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, dans les photos aux côtés des ministres et responsables tunisiens et palestiniens, est pour le moins choquante à plus d'un titre, et elle suscite plusieurs interrogations.

 

Sur les frais du contribuable

Mais, d'abord, qui a payé les frais du déplacement de M. Ben Salem et de son équipe de journalistes et de techniciens? Si c'est l'Etat tunisien, on est en droit de se demander de quel droit le gouvernement se permet-il de payer, sur les frais du contribuable, les dépenses de voyage et d'hébergement d'une chaîne de télévision privée? M. Ben Salem et les membres de son équipe ont-ils aussi perçu des frais de mission comme le reste des membres la délégation? On serait curieux de le savoir...

Oussama Ben Salem posant avec les membres de la délégation officielle tunisienne à Gaza

Et, d'ailleurs, de quel droit le gouvernement transgresse-t-il la loi en faisant accompagner une délégation officielle par l'équipe d'une télévision qui n'a aucune existence légale en Tunisie, sachant que Zitouna TV, qui diffuse ses programmes sur satellite à partir d'un pays étranger, est, semble-t-il aussi, enregistrée à l'étranger.

 

Le Sakher El Materi du nouveau régime

Zitouna TV, à notre connaissance, n'a pas été autorisée par le gouvernement. Son dossier n'a d'ailleurs pas été présenté à l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (Inric), qui avait, en juin dernier, octroyé des visas aux nouvelles chaînes de radio et de télévision privées.

Le fait que Oussama Ben Salem bénéficie ainsi de passe-droits, du seul fait qu'il soit le fils du ministre de l'Enseignement supérieur et membre du conseil de la Choura du parti Ennahdha (au pouvoir), en fait une sorte de Belhassen Trabelsi ou Sakher El Materi du nouveau régime islamiste qui s'installe dans le pays.
Et tout cela mérite des explications de la part du gouvernement... kapitalis

 

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Faculté de la Manouba, on se souvient !

 

Que dieu pardonne les contre-vérités du défunt jihadiste Mohamed Bakhti et que la Tunisie soit protégée de ce genre de fou d’Allah ...

 
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Dimanche 18 novembre 7 18 /11 /Nov 00:43

Répliques au «conférencier» wahhabite 
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Béchir Ben Hassen, salafiste à Carthage

bechir-benhassenLe Cheikh Béchir Ben Hassen, l’une des principales figures du salafisme dit «scientifique» (salafia îlmia) a donné une conférence au palais de Carthage, le samedi 17 novembre. M. Ben Hassen a voulu délivrer un message d’apaisement et de tolérance, affirmant que «si des questions religieuses peuvent nous séparer, le drapeau national doit nous rassembler».

De belles paroles, donc, qui ne peuvent a priori que susciter l’adhésion des présents. Dans son intervention, le cheikh, a voulu présenter la doctrine salafiste sous son meilleur jour. Et qu’importe s’il faille pour cela tordre le cou à certaines vérités historiques.

Ainsi, pour Béchir Ben Hassen, la débâcle islamique a commencé quand les Musulmans se sont emparés des œuvres de la philosophie grecque. Un apport étranger qui ne pouvait représenter, à ses yeux, qu’une «bid’aa», une innovation blâmable. En d’autres termes, les Ibn Sina (Avicenne), Ibn Rochd (Averroes), Al Kindi, tant de penseurs qui ont incarné l’âge d’or de la Civilisation Islamique, seraient, selon lui, responsables de notre décadence. Cherchez l’erreur. Et si le prédicateur déclarera la technologie utile, il la dissociera cependant de tout l’environnement intellectuel, et social, qui a justement permis son émergence, via la recherche scientifique. Une renaissance (Nahdha) serait-elle possible, sans la liberté de penser ?

La violence en Tunisie
 

Si le conférencier a regretté les violences attribuées (souvent à tort, selon lui) au salafisme, il affirme que leur origine est à trouver dans le vide religieux que la dictature a favorisé. C’est donc à cause de notre carence en Ulémas que nos jeunes sont désorientés, et se retrouvent impliqués dans des débordements que la doctrine salafiste ne saurait théoriquement justifier. Ben Hassen soulignera que «la violence qui apparait en Tunisie, n’existe pas en Egypte ou au Maroc, des pays pourtant tout aussi bien pourvus en salafistes». La solution serait donc d’ouvrir nos portes aux «savants religieux», pour remédier à nos carences en la matière. Or affirmer que seule la Tunisie connaît la violence «salafiste», est pour le moins une contrevérité. Pis : dans les pays cités en exemple par le Cheikh, des événements sanglants ont déjà démenti ces allégations.

Les exemples marocains et égyptiens
 

En mai 2003, un attentat déclenché par un groupe salafiste originaire du bidonville de Sidi Moumen a fait 45 morts au cœur de Casablanca. En mai 2012, les autorités marocaines annoncent avoir démantelé un réseau affilié à Al Qaida au Maghreb Islamique. En clair, les autorités tunisiennes avaient de bonnes raisons de refouler, le 15 mai dernier, le salafiste (djihadiste) marocain Abou El Fadhl Omar El Hadouchi, à l’aéroport Tunis Carthage.

Quant à l’Egypte, les groupes salafistes y ont d’abord bénéficié de la mansuétude (voire du soutien) de Moubarak, qui en faisait un pion sur son échiquier, dans la partie jouée contre les Frères Musulmans. Après la Révolution, ces mêmes groupes visent désormais les Coptes, et tous les éléments jugés peu conformes à leur vision de la religion. La Tunisie n’est donc clairement pas la seule dans la région à être visée par la violence salafiste, contrairement à ce qu’affirme le cheikh Ben Hassen.

Et les agressions ne ciblent pas seulement les personnes, mais s’en prennent même à l’héritage historique. Un prédicateur salafiste égyptien, a longuement argumenté, sur une chaîne télé à grande audience, de la nécessité de démolir le Sphinx et les pyramides, puisque représentatifs d’une religion antéislamique. Ce «débat» a eu lieu il y a quelques jours sur la chaîne Dream 2, en présence d’un Abdelfattah Mourou éberlué par la violence des propos.

Dans ce même contexte, mais au Maroc cette fois-ci, une ONG a reproché aux salafistes, le 14 novembre, d’avoir détruit sur le site archéologique de Yakour, des gravures sur pierre représentant le soleil, datant de plus de 8000 ans. Les fermetures, les incendies, et les actes de vandalisme qui ont touché les mausolées en Tunisie ne sont donc clairement pas des actes isolés. Et au cœur de l’Arabie Saoudite, même des monuments attestant de la gloire de la civilisation islamique ont été démolis, par ceux-là même qui jettent aujourd’hui l’anathème sur les «blâmables innovations». Autant de raisons, donc, qui ont poussé, au fil des siècles,  les autorités islamiques à contrecarrer les avancées d’une idéologie aux ressorts obscurs. Faudrait-il aujourd’hui les accueillir dans notre pays ?

 

De la Zeitouna au califat Ottoman
 

Ces prédicateurs  qui ont désormais droit de cité dans la Tunisie d’après la Révolution, ont été pourtant rabroué dès le 19ème siècle par la Zeitouna, sous le règne de Hammouda Pacha. Et alors que les nostalgiques de l’unité islamique évoquent le califat, les califes ottomans, eux, ont combattu sans relâche les ancêtres de ces cheikhs salafistes. Le sultan Mahmoud II, l’un des derniers représentants de la Sublime Porte, a même décapité Abdallah Ibn Saoud, sur la place publique, à Istanbul. Et les salafistes sous leur avatar wahhabite ne reprendront du poil de la bête qu’avec, dans un premier temps, l’aide des Britanniques, désireux de battre en brèche l’influence des Ottomans, derniers garants de l’unité des Musulmans. Avant que l’Oncle Sam ne prenne le relai dans la région.

L’appui de l’Oncle Sam
 

Le 14 février 1945, le pacte de l’USS Quincy est signé entre le roi Abdelaziz ben Abderrahman ben Fayçal Al Saoud et Franklin Delano Roosevelt, le président américain de l’époque. Les Saoudiens offrent depuis leur pétrole, en échange de la protection des Etats-Unis. La suite ? On la connait. Via les prêches de prédicateurs mercenaires qui vont jusqu’à inverser les priorités des Musulmans, passant tour à tour la lutte contre l’Irak ou la Syrie, avant celle menée contre le sionisme et les croisades de l’Amérique.

Des «cheikhs» distilleront, via les chaînes satellitaires, les fatwas d’Ibn Baz, Al Albani, Otheymine, bénéficiant du flot ininterrompu des pétrodollars. Des «maîtres à penser» dont Béchir Ben Hassen est l’élève, pour avoir étudié leur doctrine en Arabie Saoudite, à l’université  Om Al Kora, à la Mecque. Une doctrine qui déclare le niqab obligatoire, la musique, l’art, interdits, et autorise le mariage des filles de neuf ans, tout en ergotant sur les conditions sous lesquelles l’esclavage peut être permis. Une idéologie qui considère qui considère chiîtes, achaârites, soufis comme étant au mieux comme des «égarés», au pire, comme des «hérétiques». Le site officiel de «la Présidence Générale des Recherches Scientifiques et de la délivrance des fatwas» du Royaume d’Arabie Saoudite, présente à cet égard une compilation des avis religieux délivrés, en ayant pris le soin de les traduire également en français et en anglais. Edifiant.

Or permettre la diffusion subventionnée et à grande échelle de «valeurs» qui ont déjà été combattues becs et ongles, à travers l’Histoire, par les plus prestigieux Imams de la Omma islamique, ne saurait représenter une avancée. Certes, rien ne saurait justifier que l’on puisse maltraiter des citoyens tunisiens en détention dans la Tunisie de la Révolution. Que deux Tunisiens aient pu mourir dans le silence, après deux mois de grève de la faim, est un scandale.  

Mais importer des prédicateurs étrangers sous prétexte de pseudo-carences religieuses, ne saurait en aucun cas apaiser les tensions et pacifier les intentions. En définitive, ouvrir les palais de la République aux missionnaires du salafisme, est-il réellement le meilleur remède aux dissensions ?  mag14

 

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Béchir Ben Hassen, un prédicateur salafiste, au palais de Carthage

Tunisie. Béchir Ben Hassen, un prédicateur salafiste, au palais de Carthage A l'invitation du président de la république provisoire Moncef Marzouki, le prédicateur salafiste Béchir Ben Hassen animera samedi un débat sur le salafisme... au palais de Carthage. Première du genre en Tunisie.

 

Dans le cadre du cercle culturel, le prédicateur wahhabite (pro-Ennahdha) Béchir Ben Hassen donnera une conférence sur le salafisme en Tunisie, samedi 17 octobre, à partir de 15 heures, au palais de Carthage... réduit aujourd'hui à la fonction d'une maison de culture.

Parmi les déclarations mémorables de ce prédicateur qui a droit, aujourd'hui, aux honneurs de la république: «Tous ceux qui s'opposent au gouvernement sont les ennemis de l'islam» (sic !). kapitalis

 

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La liberté est le Nikab ! Le reste, ce ne sont que les orphelins de Bourguiba ou de Ben Ali ... C'est en résumé ce que l'invité de notre Président essaie de dire... 

Pour sauver le wahhabisme, le cheik détourne l'Hitoire  


 

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Une fabrique de salafistes


Le site de Leaders m’apprend  que le salafiste M. Béchir Ben Hassen -que reçoit le Président Marzouki ce samedi 17 novembre- a étudié à l’Institut Om al Qura de la Mecque. Cette information m’interpelle : dans mon livre « La recherche contre le Tiers Monde » (Presses Universitaires de France, 1993) et publié en arabe aux Editions Al Farabi à Beyrouth (1999)- cette traduction de mon ouvrage a été saluée par Al Ahram (Article de Magda al Joundi du 8 mai 2001, p.28)- je citais cette institution « universitaire » comme particulièrement féroce envers les libertés académiques élémentaires qu’elle bafoue et viole allègrement. 

Qu’on en juge ! 
 
La revue égyptienne « Littérature et Critique » livre un article signé du Dr Chabl Badran paru dans son numéro 80 d’avril 1992 (p. 140-143). L’article raconte les tribulations kafkaïennes de la thèse d’un chercheur de la Faculté de langue arabe de l’Université Om al Qura à la Mecque, Saïd El Chérihi. Son travail portait sur « Le renouveau linguistique de la poésie à l’époque abbasside ». Un sujet,  comme on le voit,  particulièrement apolitique. Il était dirigé par le Pr Lotfi Abd-el-Badi considéré comme un chercheur « coupable d’utiliser des méthodologies structuralistes et réalistes », ce qui, aux yeux du rapporteur de la thèse, constituait « un danger autrement plus grave pour l’islam, que le marxisme, le communisme et la laïcité » comme il l’a déclaré à divers journaux saoudiens. La thèse dut être profondément remaniée. La commission des thèses (jury) donna son aval après soutenance et discussion.
 
Ensuite, le Conseil de la Faculté de langue arabe émit un avis favorable à la collation du grade de docteur à Saïd El Chérihi. C’était compter sans l’avis du Conseil de l’Université. Cet organe publia une « décision » (n°5 en date du 16 Chaouèl 1409 c-à-d en 1989) dans laquelle on relève ce curieux attendu : «La thèse contient des idées et des expressions obscures, non conformes avec les principes et l’enseignement de la religion musulmane… De plus, elle reflète des conceptions et des méthodologies occidentales étrangères à notre religion, notre milieu et notre société islamique… »
 
Après s’être étonné que l’on puisse affirmer que « des idées obscures sont conformes ou non à la religion », le Dr Chabl Badran de s’exclamer : « Y a-t-il une méthode de recherche scientifique musulmane et une autre chrétienne ou juive ou bouddhiste ou américaine ? »
 
El Chérihi n’obtint pas son titre de docteur, mais, magnanime, le Conseil de l’Université lui demanda de « faire amende honorable et de revenir à Dieu » et lui accorda, à titre exceptionnel, le droit d’aborder une nouvelle recherche « avec un directeur dont les idées, les méthodes et la science sont conformes avec les principes islamiques de notre Université. »
 
Comme on le voit, le Moyen Age se porte à merveille dans certaines universités arabes !
 
Du reste, signale le Dr Badran, la même institution renvoya, en 1987, un professeur qui estimait que, pour les femmes,  le fait de chanter ou de ne  pas porter le voile,  n’était pas contraire à la religion. 
 
De même, l’Université Om al Qura  rompit le contrat d’un enseignant  égyptien le Pr Mahmoud Abou Zeid, coupable d’avoir traduit le livre du grand pédagogue brésilien Paulo Freire « Pédagogie des opprimés ». Ce dernier avait fondé le mouvement de « pédagogie critique » qui militait pour une éducation libératrice et anticolonialiste. Pour Freire, l’éducation doit permettre à l’opprimé de récupérer son humanité, face à son oppresseur. Pour lui, un système éducatif neutre n’a jamais existé. L’éducation est soit utilisée pour intégrer les générations dans la logique du système prévalent et rendre « conformes » à ce système les jeunes ;  soit elle est une « pratique de liberté », un moyen par lequel hommes et femmes se confrontent de manière critique à la réalité et découvrent comment participer à la transformation du monde. 
 
Une Université saoudienne ne saurait accepter une telle horreur, voyons ! A la trappe le Pr Abou Zeid et avec lui la recherche scientifique !
 
Pourvu que M. Ben Hassen ne demande pas au Président Marzouki d’interdire les chansons de Saliha et de Soulèf  et d’effacer de nos programmes scolaires  la poésie abbasside et notamment celle du génial   Abou Nawas!  leaders
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Jeudi 15 novembre 4 15 /11 /Nov 04:32

Procès de la Honte, Acte III : Appel pour un Rassemblement

 

Appel pour un rassemblement de solidarité avec le Doyen Kazdaghli et pour la défense des libertés publiques et académiques devant le Tribunal de première instance de la Manouba

Le Professeur Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba comparaît pour la troisième fois devant le Tribunal de première instance de la Manouba sur la base d’une accusation imaginaire, à la suite d’une plainte déposée par une étudiante niqabée qui a prétendu avoir été violentée par lui...après une intrusion dans son bureau en compagnie d’une seconde étudiante. Elles ont éparpillé ses documents administratifs et l’ont agressé en proférant des propos orduriers à son adresse, ce qui l’a obligé à quitter son bureau et à déposer une plainte auprès des services de sécurité.

Chaque comparution du doyen devant le tribunal a donné lieu à l’organisation d’un rassemblement pacifique au cours duquel les universitaires, les intellectuels, les étudiants et les différentes composantes de la société civile ont exprimé leur solidarité avec le Doyen, les enseignants, les artistes, les journalistes, objet lors de multiples occasions, de diverses formes de pressions et d’agressions verbales et physiques de la part de groupuscules politiques extrémistes qui utilisent la religion comme une couverture pour l’exercice du terrorisme intellectuel et physique.

Tout en saluant tous ceux qui ont exprimé leur solidarité avec le Doyen, soit par leur présence devant le tribunal, soit par le biais de la publication de manifestes et de pétitions de soutien en Tunisie et à l’étranger, les associations de la coalition de la société civile , signataires de cet appel, dénoncent les positions du pouvoir et particulièrement celles des ministères de l’enseignement supérieur, de la culture, de l’intérieur qui se sont caractérisées par l’indifférence au point qu’elles ont semblé parfois confondre l’agresseur et l’agressé.

 

Tout en réitérant leur condamnation de toutes les manifestations du fanatisme religieux et de la violence verbale et physique et leur attachement à la nécessité du respect des libertés publiques et académiques, ces associations appellent toutes les composantes de la société civile, les partis politiques, les syndicats et les personnalités à continuer à faire preuve de vigilance, à poursuivre la mobilisation et à exprimer à nouveau leur solidarité avec le Doyen Habib Kazdaghli et les universitaires en participant au rassemblement qui sera organisé le jeudi 15 novembre 2012 devant le Tribunal de première instance de la Manouba à 9 heures du matin ou à une date qui sera annoncée ultérieurement au cas où le 15 novembre serait un jour férié pour la célébration du jour de l’An musulman.

 

Associations signataires :

Association Tunisienne pour la défense des valeurs universitaires
Observatoire des Libertés académiques (FGESRS)
Forum universitaire tunisien
Syndicat des artistes plasticiens
Association Manifeste du 20 mars pour le développement et la démocratie
Association Femmes et Dignité Initiative citoyenne
Association tunisienne pour la citoyenneté
Association tunisienne de défense des libertés individuelles
Association de la citoyenneté et de la démocratie à Hammam Ghezaz
Association Touensa
Association bizertine pour le cinéma
Association Tunisienne pour le droit à la différence
Association Tunisienne pour la Transparence dans l’énergie et les Mines
Association Tunisienne des anciens prisonniers d’opinion
Notre enseignement
L’Observatoire des Libertés et des Politiques Culturelles
Association Libertés- Dignité -Egalité Hakam
L’Association Tunisienne Egalité et Parité
Doustourouna
Citoyenneté et Communication
Kolna Tounès
Vigilance et Egalité des chances
Centre de Tunis pour la Liberté de Presse
Ligue Tunisienne des Juristes
Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme
Association Tunisienne des Femmes Démocrates
LTADO
Lam Echaml
Conseil National pour les Libertés de Tunisie
Association UTIL
Conseil national indépendant pour l’information et la communication
Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche et le Développement
Coalition Femmes Tunisiennes pour la Citoyenneté et l’Egalité
Section Tunisienne d’Amnesty International
Comité de défense des valeurs universitaires, de l’autonomie institutionnelle, des libertés académiques et de soutien à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba
L’Association Tunisienne contre la Torture
Union Générale Tunisienne du Travail
Union Nationale de la Femme
Association de Protection du Littoral Bordj Cedria
Mémoire de la Terre de Tunisie
Centre de Tunis pour la Justice Transitionnelle
Association Tunisienne pour l’Action Citoyenne
Association des avocates indépendantes
Association tunisienne pour le soutien des minorités

 

 

note: 

Dans ce cadre, le lecteur  intéressé, qui souhaite suivre l’évolution de ce Procès de la Honte, est invité à consulter, régulièrement, l’Article suivant et ses Commentaires :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/151012/proces-de-la-honte-democrates-tunisiens-d-ici-et-d-ailleurs-vos-sign

D’autre part, s’il souhaite avoir un Historique exhaustif des événements ayant conduit à ce triste Procès, événements présentés par ordre chronologique, il est invité à consulter mon Article (et ses 155 Commentaires, à ce jour) intitulé : " La nouvelle tendance du Ministère tunisien de l’Enseignement Supérieur ! ", se trouvant sur le Lien suivant

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-nouvelle-tendance-du-ministere-107454

http://blogs.mediapart.fr

L’ONG Thalasolidaire il se joint également à ce collectif 


 

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Tournée «triomphale» d'un prédicateur islamiste radical saoudien en Tunisie

 

 

 

Alors que tous les Tunisiens sont obnubilés par la situation difficile qui prévaut dans le pays, les islamistes extrémistes sont en train de propager des discours radicaux et d'inviter des prédicateurs wahhabites du Moyen-Orient.

Le dernier invité, c'est le Saoudien Abderrahmane Al Ârifi. Et pour qu'il ne prêche pas devant des sièges vides et ne soit pas déçu, les associations nahdhaouis et apparentées, qui l'ont invité à faire une tournée en Tunisie (du 11 au 15 novembre), se sont mobilisées pour lui remplir tous les salles à Bizerte, Tunis, Sousse, Kairouan... Dans les mosquées, dans les salles des fêtes et un peu partout, jusqu'aux bancs de nos facultés.

A Sousse.

Hier, à la faculté des lettres de Kairouan, il y a eu foule. Et derrière ce rassemblement, un enseignant tunisien, Aymen Essid, qui s'habille à la Saoudienne et fait du bourrage de crâne aux jeunes étudiants.

Après l'escale aujourd'hui à Sfax, le prédicateur terminera son séjour, jeudi, à la mosquée Zitouna de Tunis.  http://www.kapitalis

 

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La religion menace à nouveau l’année universitaire

 

Tunisie. La religion menace à nouveau l’année universitaire 
Dernière demande, archaïque, des étudiants d’obédience salafiste depuis la révolution : abolir la mixité dans les restaurants universitaires. Photo Fethi Belaïd / AFP.

 

 

Deux mois après une rentrée universitaire plutôt calme en Tunisie, le fondamentalisme religieux s’invite de nouveau là où on ne s’y attendait plus, dans les restaurants universitaires et jusque sur les bancs des amphithéâtres. La tension est à son comble entre les deux syndicats étudiants ennemis jurés, l’UGET et l’UGTE. Comment un prédicateur wahhabite a pu « donner cours » dans l’enceinte d’une faculté sans l’aval du ministère de tutelle ? Nous avons mené notre propre enquête. 

Tunisie. La religion menace à nouveau l’année universitaire 
Le cheikh Al Arifi, wahabiste saoudien, est entré à la faculté sans la permission du doyen, et y a donné un cours, comme en témoigne cette photo prise par des étudiants.

 

Mardi en fin d’après-midi, une enseignante de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Kairouan nous alerte au sujet d’une « scène surréaliste » qui se déroule encore dans son campus. Elle nous oriente vers le témoignage de l’un de ses confrères, Aymen Essid, assistant dans la même fac, qui décrit dans un statut « Un cheikh salafiste à la Faculté des Lettres de Kairouan » :

« Des enseignants à la faculté des Lettres de Kairouan, en entrant à l'amphithéâtre Al Hussari, ont été surpris aujourd'hui par la présence d'un homme barbu portant un Kamiss en train de présenter une leçon (daress) à des fidèles. Le cheikh Al Arifi, wahabiste saoudien, est entré à la faculté sans la permission du doyen. Le ministère nie avoir donné une autorisation (ce que les organisateurs du daress ont affirmé). Les enseignants ont déclaré leur contestation ferme de ce qui s'est passé et des affrontements ont commencé entre des étudiants de l'UGET et de l’UGTE. »

Depuis, des images du « cours » en question ont filtré sur le web. 

Le cheik Mohamed Al Arifi est actuellement en tournée dans le pays. La veille, il faisait escale à Hammamet où il a donné une conférence en plein air, à quelques mètres de la zone touristique. A Sousse et Monastir, il a fait « mosquée comble », et à l’heure où nous écrivons ces lignes, il vient d’arriver à Sfax à bord d’une luxueuse limousine allemande.

Très populaire sur les réseaux sociaux ultra-conservateurs, le théologien saoudien, élève de Ibn Baz, est réputé proche du pouvoir saoudien. Il occupe la fonction d'imam de la Mosquée de l’académie « Roi Fahd » de la Marine saoudienne. Ses livres sont très prisés dans les librairies.

Les autorités ne peuvent pas être sans savoir que le cheikh a entrepris une tournée missionnaire dans le pays. Nos sources à l’UGET (gauche) nous assurent que l’UGTE, syndicat conservateur proche du pouvoir, est derrière l’invitation puis l’organisation de « l’étape universitaire » du cheikh Arifi.

 

Les passe-droits de L’UGTE ?

Un tour sur la page officielle de l’Union Générale Tunisienne des Etudiants suffit à constater que la section Kairouan affiche fièrement sa démarche qui considère l’homme comme « un savant ».

Contactés par nos soins, d’autres professeurs dans la même institution rapportent que des invitations furent même affichées sur les murs de l’établissement. Quand le prédicateur arrive à midi, ils contactent leur rectorat qui affirme catégoriquement ne pas être au courant. A la salle des profs, une réunion de crise a lieu dans la foulée où ils rédigent une lettre condamnant cette dérive et appelant à « préserver l’enceinte sacrée de l’Université ».

Ambigu, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a quant à lui pas pu nous passer un responsable infirmant ni ne confirmant avoir été mis au courant ou court-circuité le rectorat du Centre.

 

Un climat délétère

Depuis la disparition de la police universitaire au lendemain de la révolution, l’auto gestion parfois improvisée de ce qui relève de la sécurité, à l’intérieur de facultés plus autonomes, donne lieu à des situations des plus confuses qui dégénèrent périodiquement. Comme au « restaurant U » de Manzel Abderrahmen (vidéo ci-dessus), où une bagarre généralisée a éclaté lundi entre étudiants des deux syndicats rivaux sans raison apparente et s’est poursuivie toute la nuit.

A la Faculté des Sciences de Monastir en revanche, la raison des affrontements entre UGET et UGTE est une demande aussi archaïque que chronique des étudiants d’obédience salafiste depuis la révolution. Ils exigent l’abolition de la mixité dans les restaurants. Une insistance de séparation entre les deux sexes qui nécessita de faire intervenir les forces de l’ordre pour rétablir un semblant de calme après le saccage du restaurant suite à une rixe.

Observant un silence équivoque, le ministre Moncef Ben Salem ne s’est exprimé jusqu’ici sur ces sujets que pour normaliser ce qu’il associe à des « libertés de culte légitimes ».

Seif Soudani   http://www.lecourrierdelatlas


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Samedi 10 novembre 6 10 /11 /Nov 02:25
 
_______________________________________________________________Une des diverses lectures (Algérie)

 

Le rôle des Zaouias : préserver l’identité algérienne

Le terme ‘zaouïa’ lorsqu’il est employé fait référence à une structure religieuse pédagogique appelant à la guidée. La métaphore utilisée est l’image d’un mur qui protège de toutes éventuelles agressions extérieures. Avant d’aborder ce thème, il faut savoir qu’on évoque seulement les zaouïas conforment aux lois religieuses, celles qui prônent des idées étrangères à l’islam n’ont pas lieu d’être.

 

Définition du mot zaouia :

La zaouia est un centre à caractère religieux où est dispensé l’apprentissage du coran, abritant  aussi les étudiants venus des contrées lointaines ainsi que les passagers.

Elle a pour nom aussi ‘thimarmat’ signifiant ; construire, édifier.

Ces institutions théologiques sont apparues au huitième siècle de l’hégire, les hommes de sciences religieuses les ont fondées par souci de préserver le peuple  et de diffuser la parole divine.

On recensera les zaouïas les plus importantes :

1) Zaouia ouled Boumerdés dans la localité de thidjelabine au septième siècle.

2) Zaouia moqtaria ouled glel wilaya à Biskra fondé par cheikh el mokhtar Abdel Rahamne en 1871.

3) Zaouïa el hamel à Bou Saada wilaya M’sila fondé par cheikh Mohamed el kacem el Kacémi el hassani en 1855.

4) Zaouïa n’sidi Boudali Wilaya Saida fondé par Sidi Boudali Abdel Kader en 186o.

5) Zaouia sidi Abdel Allah Mascara fondé par sidi AbdelAllah en 1850.

6) Zaouia sidi Sahnoune Djemaa saridg à Mékla tizi-ouzou fondé par Sidi Sahnoune au septième siécle.

7) Zaouia sidi Abou bakr Tigzirt fondé par Abou Bakr au septième siècle.

8) Zaouia Tifrith n’Ath en hajj Azzzfoune Tizi-Ouzou fondé par sidi  Mohammed Ouali ou l’Haj en 805 de l’hégire.

9) Zaouia sidi Omar ou el Haj Bouzguéne Azazga Tizi-Ouzou, fondé par sidi Omar ou El Hajj en 805 de l’hégire.

11) Zaouia sidi Ahmed ibn Idriss à Bouzguéne, fondé par sidi Idriss el Béjaoui en 720 de l’Hégire.

12) Sidi Ali Ouyahya Bni Qoufi à Boghni fondé par sidi Ali Ouyahya au neuvième siècle de l’hégire.

13) Zaouia sidi bahloul Cheurfa, Daira Azazga Tizi- ouzou fondé par sidi Bahloul Al Ghobrini au huitième siècle de l’hégire.

14) Zaouia Al Hammamia, daira al Akhdaria, wilaya de Bouira fonddé par Cheikh Abdel Kader Al Oudhi Al Hammami en 1880.

15) Zaouia cheikh Belhaddad, Seddouk wilaya Bejaïa par cheikh Belhaddad au troisième siècle de l’hégire.

16) Zaouia sidi Said amsisen, seddouk Bejaia fondé au neuvième siècle de l’hégire.

17) Zaouia sidi Ahmad ou haddad, daira Akfadou Bejaïa au dixième siècle de l’hégire.

18) Zaouia sidi Ahmad Ouyahya Oumalou, Bejaïa au neuvième siècle de l’hégire.

19) Zaouia sidi Adli à Tamoukra, Bejaia au  neuvième siècle de l’hégire.

20) Zaouia Abi Kacem Al Husseyni Al Boudjeli, daira Akbou, béjaouia  onzième siècle de l’hégire.

 

Deuxièmement 

Les zaouïas ont été conçues pour diffuser les principes de l’islam, aussi elles sont à l’image des châteaux forts avec leurs grandes murailles érigées contre toute attaque. Leur rôle consiste à inciter le peuple à la préservation de leur identité socio culturel.

1) En premier lieu, les zaouïas dispensent l’apprentissage du coran aux étudiants. Ainsi que toutes les disciplines  en rapport, le prophète a dit à cet effet : « le meilleur des hommes est celui qui append le coran et l’enseigne à d’autres ». Hadith rapporté par Bokhari.

2) Aussi elles garantissent un bon enseignement de la langue arabe, il convient de rappeler que le coran a été révélé en langue arabe, dés lors les zaouïas veillent à ses bases linguistiques. Elles veillent à l’héritage islamique à travers le coran et la sunna.

3) Elles sont aussi un mur contre tout mouvement évangélique, ainsi pour le christianisme, elles sont un ennemi potentiel car elles répondent toujours aux attaques des détracteurs de l’islam.

 

La médiation entre les gens

Elles jouent un rôle prépondérant dans ce domaine en réglant leurs conflits à l ‘amiable selon la loi musulmane qui privilégie la réconciliation, tout ce qui tend vers l’arbitrage puise ses sources dans la charia.

 

Leur rôle dans la révolution :

La prise de conscience du peuple algérien à se libérer du joug colonial français a été initié au sein de ces structures religieuses, on dénombrera beaucoup de chefs religieux des zaouïas qui on été les précurseurs de la révolte anti colonialiste que connut l’Algérie, à l’instar de : l’émir Abdelkader, El hajj Mohammed el Mokrani, Lala Fatma’N’soumer, cheikh Bouamama, cheikh Aheddad.

Elles ont véhiculé des valeurs propres à l’islam, en combattant l’occupation, les hommes scandaient ‘Allah Akbar ! ce qui leur donnait du courage.

Les combattants prenaient le nom de moudjahid (mussabils) et les hommes morts pour leur patrie, on les nommait ‘chahid’. La France  malmenée par les zaouïas en a détruit un grand nombre, en les incendiant.

 

Elles ont formé beaucoup de savants

Bon nombre de savants sortis des zaouïas ont activé en silence ; dans le domaine du fiqr, de la réforme, pour régler les conflits sociaux, dans l’élaboration de décrets religieux :

Cheikh Nasredine El Mechdaly, cheikh Abou Moussa Amrane, cheikh Arezki Charfaoui, cheikh el Boudjlily, cheikh abou El fadhl Mechadaly, cheikh Mohammad en Rahamoun Mechadaly.

1) Elles ont beaucoup contribué à répandre les principes moraux dans le domaine poétique, et littéraire.

 

Les sources du patrimoine berbère

 Cheikh Mohand ou l’Hocine a dit ‘ il n’existe pas de matin sans fin de journée ‘

 

Proverbes et sagesses.

Les sagesses et proverbes renferment toujours une morale :

1) Elles résument en peu de mots un enseignement.

2) Elles sont d’ordre moral.

3) Un bon nombre sont à caractère religieux, d’autres liés à la vie quotidienne.

4) Les proverbes se transmettent très facilement d’une personne à une autre, il convient de rappeler que la société kabyle privilégie la culture orale. Cheikh Mohand ou l’Hocine nous a laissé  une multitude de sagesses puisées de la vie courante. A ce propos on rappellera : ‘Celui qui se raccroche à L’unique n’aura nulle crainte’

‘ L’homme est ruisseau, la femme la rivière’. ‘ Celui qui n’appartient à aucun groupe, ne restera e n assemblée.’

‘La beauté de l’homme est sa virilité et celle de la femme est la pudeur.’

 

 LES INSTITUTIONS COUTUMIERES EN KABYLIE

 

a) Le conseil [tajmaat] :

- Composition : Tout homme majeur et responsable.

- Rôle : Sorte de parlement local, il décrète les lois qui gèrent le quotidien des villageois, il se réunit régulièrement et périodiquement au sein du village.

 

b) Le président du conseil [l’amine] :

- Il est en quelque sorte le chef du village, il est issu d’une des familles les plus influentes du village et il assume les fonctions suivantes :

- Préside le conseil.

- Veille à l’application et l’exécution des décisions du conseil.

- Prépare les dossiers que doivent débattre les membres du conseil.

- Réceptionne et étudie les plaintes des villageois.

- Gère les biens collectifs.

- Représente le village à l’extérieur.

- Prépare les actes de vente et de location.

- Contrôle les différentes amendes imposées aux éventuels contrevenants.

 

c) Le garant [le tamane] :

- Il représente son quartier au sein du conseil.

- Il est le garant des cotisations revenant aux habitants de son quartier.

- Il informe les familles des différentes décisions émanant du conseil.

- Il transmet au conseil les doléances de ses élus.


d) Le trésorier [le wakil] :

Il tient les finances du conseil et gère tout ce qui est comme : Donations, biens collectifs, payement des amendes imposées etc.

 

e) L’imam :

Il est chargé des affaires religieuses, de l’enseignement des enfants et de l’enregistrement des différentes décisions et lois émanant du conseil. Il jouit d’un très grand respect de la part des gens du village.

 

Les lois coutumières :

- Devoir de solidarité entre villageois.

- Accueil chaleureux d’éventuels invités.

- Réglementation de la distribution de l’eau.

- Gestion de l’approvisionnement en eau potable pour les familles [en consacrant certaines journées pour les femmes et d’autres pour les hommes].

 

Le nouveau rôle des zaouïas.

Ce qui est attendu des zaouias c’est de  faire dans la continuité, continuer le travail  de ceux qui ont fondé ces institutions religieuses, activer pour la promotion de la connaissance des études coraniques.

a) Former des enseignants pour enseigner le coran

b) Donner des bourses pour les étudiants performants afin qu’ils poursuivent leurs études.

c) Organiser des cessions aux  élèves des différents cycles afin d’apprendre le coran.

d) Dispenser des cours dans les prisons en rapport avec le coran.

e) Participer à des émissions télévisées et radiophoniques.

- Organiser des concours du meilleur récitateur du coran (psalmodie règles de tilawa)

- Concours pur le meilleur mémorisateur du coran

- Concours des lectures coraniques (7 à 10).

-Concours exégétique du coran,  http://www.bouizeri.net

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