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Mercredi 6 mars 2013 3 06 /03 /Mars /2013 03:18

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 (STR/EPA/MAXPPP)

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Hugo Chavez est mort, Nicolas Maduro assure l'interim

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Le président Hugo Chavez, âgé de 58 ans et à la tête du Venezuela depuis près de 15 ans, vient de décéder des suites d'un cancer qui l'avait tenu éloigné du pouvoir depuis plusieurs mois. (c) Afp

 

02H30 GMT - Hugo Chavez, leader charismatique mais contesté du Venezuela depuis sa première élection à la présidence en 1998, a été terrassé par un cancer à l'âge de 58 ans. Il laisse ce pays riche en pétrole entre les mains de son vice-président Nicolas Maduro, qui était au bord des larmes en annonçant le décès de son mentor. Des élections devraient avoir lieu dans trente jours.

Les autorités ont décrété un deuil de sept jours et des funérailles nationales sont prévues vendredi alors que des milliers de personnes en pleurs se sont rassemblées dans Cararas. La dépouille du président vénézuélien sera exposée dans une chapelle ardente dressée ce mercredi dans le hall de l'Académie militaire.

Ses homologues d'Amérique latine ont rendu hommage à celui qui se présentait comme leader de la révolution bolivarienne et s'est rendu célèbre par ses déclarations dithyrambiques. D'autres dirigeants de la planète, à l'image de Barack Obama, ont exprimé leurs condoléances, mais avec des nuances.

 

02H16 GMT - Héros au cinéma ? - Le réalisateur américain Oliver Stone "pleure la perte d'un grand héros pour la majorité de son peuple et pour tous ceux qui luttent à travers le monde pour avoir une place". "Détesté des classes bien établies, Hugo Chavez restera à jamais dans l'Histoire", estime dans un communiqué ce supporter de longue date du leader vénézuélien qu'il avait interviewé pour un documentaire paru en 2009 et intitulé "South of the border".

L'acteur engagé Sean Penn, autre supporter de Chavez à Hollywood, lui rend aussi hommage, estimant que les pauvres de la planète ont "perdu un champion" et l'Amérique "un ami qu'elle a toujours ignoré avoir". "Le Venezuela et sa révolution vont perdurer sous le leadership établi du vice-président Maduro", ajoute-t-il. Hugo Chavez avait lui-même qualifié Sean Penn "d'ami des causes justes".

02H04 GMT - Deuil officiel à La Havane - Le gouvernement cubain décrète un deuil de trois jours également, dont cependant une seule journée de deuil national jeudi, et, dans son message lu pendant le journal télévisé du soir, souligne que Hugo Chavez a accompagné Fidel Castro "comme un véritable fils".

01H56 GMT - Solidarité - Un deuil national de trois jours a été décrété en Argentine, avec mise en berne du drapeau national sur les édifices publics. Au même moment en Equateur, des sympathisants de Hugo Chavez et d'Alliance Pays (AP) - mouvement du président Rafael Correa - se sont rassemblés devant l'ambassade du Venezuela à Quito. "Hugo Chavez n'est pas mort. Il reste vivant dans le coeur des latino-américains", crient nombre d'entre eux.

Maduro président par intérim

01H39 GMT - Chapelle ardente - La dépouille de Hugo Chavez va être exposée dès ce mercredi pour un "hommage posthume dans la chapelle ardente du hall de l'Académie militaire" jusqu'aux funérailles, précise Elias Jaua.

"Vendredi à 10 heures du matin, nous allons organiser la cérémonie officielle" , ajoute-t-il, sans indiquer toutefois le lieu de la "sépulture chrétienne" du défunt. "Nous allons assurer la logistique pour que le plus grand nombre puisse voir son père, son libérateur, son protecteur", assure-t-il.

01H33 GMT - NICOLAS MADURO VA ASSUMER LA PRESIDENCE PAR INTERIM ET DES ELECTIONS SERONT ORGANISEES DANS LES 30 JOURS, annonce le ministre des Affaires étrangères et ex vice-président, Elias Jaua.

01H25 GMT - Hasta siempre papito mio! - Parmi les nombreux tweets lancés sur le réseau, celui d'une des filles de Chavez, Maria Gabriela, qui sous le pseudo de @Maby80 écrit : "Les mots me manquent. MERCI pour l'éternité! Courage! Nous devons suivre son exemple. Nous devons continuer à construire la PATRIE! A jamais mon petit papa!"

01H23 GMT - Avalanche de tweets - Twitter enregistre un trafic sans précédent. En espagnol bien sûr, mais aussi en anglais, en arabe, en russe, etc. des tweets affluent de tous les pays du monde , exprimant condoléances, mais aussi surprise et même plaisanteries, lançant des débats enflammés ou s'interrogeant sur l'avenir du Venezuela.

01H00 GMT - Silence officiel à La Havane - A Cuba, la télévision a brièvement interrompu ses émissions de l'après-midi par les images de Nicolas Maduro annonçant la mort de Hugo Chavez. Puis le programme phare d'information, la Mesa Redonda (Table ronde), a diffusé à partir de 19h00 (00h00 GMT mercredi) une série de réactions, à l'exception notoire de celle des autorités cubaines, qui n'ont toujours pas officiellement réagi près de trois heures après l'annonce du décès. Hugo Chavez s'est toujours revendiqué comme un fils spirituel de Fidel Castro qui, à 87 ans, lui survit.

Deuil de sept jours

00H58 GMT - "J'en ai le coeur déchiré. C'est comme si j'avais perdu un père ou un fils", explique en larmes à l'AFP Ariani Rodríguez, qui se trouve parmi les nombreux chavistes venus pleurer leur président devant l'hopital militaire de Caracas.

00H51 GMT - FUNERAILLES VENDREDI - Le gouvernement vénézuélien annonce sept jours de deuil et des funérailles nationales vendredi.

00H06 - Marquer les esprits - A Londres, le ministre des Affaires étrangères William Hague se dit "attristé d'apprendre aujourd'hui le décès du président Hugo Chavez". "En tant que président du Venezuela pendant 14 ans, il a marqué les esprits dans son pays et bien au-delà", ajoute-t-il dans un communiqué publié par le Foreign Office.

00H05 GMT - Marquer l'histoire - Pour le président français François Hollande, Hugo Chavez "aura profondément marqué l'histoire de son pays" depuis sa prise de fonction en 1999 après son élection l'année précédente. "Le Président défunt exprimait au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement", poursuit-il dans son communiqué en se disant "convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l'apaisement".

23H46 GMT - "Un avenir meilleur" - Un peu sur la même ligne que Washington, Ottawa souhaite que le décès de Hugo Chavez ouvre une période de transition qui permette aux Vénézuéliens d'accéder à "un avenir meilleur et plus prometteur", selon le Premier ministre Stephen Harper. "Le Canada compte travailler avec la personne qui lui succédera ainsi qu'avec d'autres dirigeants de la région en vue de rendre (l'Amérique du Sud) plus prospère, plus sûre et plus démocratique", ajoute-t-il.

"Concentration du pouvoir"

23H45 GMT - En larmes - Le président bolivien Evo Morales se dit "anéanti par le décès du frère Hugo Chavez", mort à l'issue d'un an et demi de lutte contre un cancer dans la zone pelvienne et opéré quatre fois à Cuba. Au bord des larmes et la voix entrecoupée de sanglots, Evo Morales indique qu'il va se rendre au Venezuela dans les prochaines heures. Parlant depuis le palais présidentiel à La Paz, il appelle à la poursuite du "processus de libération, non seulement du peuple vénézuélien mais aussi du peuple latino-américain".

23H38 GMT - "Douleur" - Le président péruvien Ollanta Humala veut pour sa part "exprimer notre profonde douleur auprès du peuple frère du Venezuela et embrasser avec force la famille de l'ami Hugo Chavez". Il termine en manifestant sa "solidarité bolivarienne, sud-américaine et latino-américaine", en référence à la révolution chère au coeur de Chavez qui se disait inspiré par le "libertador" de l'Amérique du sud, Simon Bolivar.

23H27GMT - Condoléances onusiennes - "#UNSG exprime ses plus profondes condoléances aux familles, au peuple, au gouvernement du #Venezuela pour la disparition du président Hugo Chavez", peut-on lire sur le compte Twitter en anglais du porte parole du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

23H26 GMT - "Concentration du pouvoir" - L'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, tweette que "la présidence de Chavez s'est caractérisée par la concentration du pouvoir et un mépris ouvert des garanties des droits de l'Homme fondamentaux".

23H25 GMT - Nouveau chapitre avec Washington ?- Barack Obama apporte son soutien au peuple du Venezuela, tout en souhaitant cependant un "nouveau chapitre" avec le gouvernement.

"En ce moment difficile de la mort du président Hugo Chavez, les Etats-Unis renouvellent leur soutien aux Vénézuéliens et leur intérêt à développer des relations constructives avec le gouvernement vénézuélien", déclare-t-il dans un communiqué.

"Au moment où le Venezuela entame un nouveau chapitre de son histoire, les Etats-Unis continuent à soutenir des politiques qui soutiennent les principes démocratiques, l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme", conclut-il.

"Perte irréparable"

23H16 GMT - "Un grand Sudaméricain" - Dilma Roussef, la présidente brésilienne, rappelle lors d'une réunion publique à Brasilia qu'elle n'a "pas toujours été intégralement d'accord avec le président Chavez". Mais, à l'unisson de l'Equateur, elle estime que "sa disparition représente une perte irréparable" et elle salue "un grand Sudaméricain" et un "ami du Brésil".

En Haïti, le président Michel Martelly utilise non pas Twitter mais sa page Facebook pour transmettre ses "sincères condoléances au peuple vénézuélien". "C'est une grande perte pour le Venezuela, pour la région et pour Haïti, en raison de la qualité des relations entre les deux pays", a pour sa part déclaré à l'AFP le ministre des Affaires étrangères Pierre-Richard Casimir.

23H14 GMT - Appui à la paix avec les FARC - "Nous avons bien travaillé avec le président Chavez (...) appui très important pour notre processus de paix", rappelle la ministre colombienne des Affaires étrangères Maria Angela Holguin, en exprimant une "profonde tristesse" quant à la disparition du dirigeant vénézuélien, l'un des chefs de file de la gauche latino-américaine et considéré comme l'un des artisans du rapprochement entre la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et le gouvernement de Bogota.

23H05 GMT - Appel à l'unité - "Ma solidarité à toute la famille et aux partisans du président Hugo Chavez, nous plaidons pour l'unité des Vénézueliens", tweete Henrique Capriles, principal opposant au régime et adversaire du chef de l'Etat lors de la présidentielle de 2012.

23H02 GMT - "Perte irréparable" - En Equateur, le gouvernement du président socialiste Rafael Correa, proche allié de Chavez, exprime son "profond chagrin" à propos du décès du "chef de file d'un mouvement historique" et d'un "révolutionnaire mémorable". "Devant cette perte irréparable qui endeuille le peuple vénézuélien et toute la région", Quito exprime "son amitié spéciale qui l'unit au Venezuela", selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.

22H55 GMT - "Fin d'un régime tyrannique" - La parlementaire américaine Ileana Ros-Lehtinen, une Républicaine qui représente une zone incluant Miami, où vivent de nombreux latino-américains, estime à propos de Chavez que "sa mort représente la fin de ce régime tyrannique, mais la voie de la démocratie pour le peuple vénézuélien est encore très incertaine".

"Respecter et faire respecter la Constitution"

22H52 GMT - Constitution respectée - Le ministre de la Défense vénézuélien Diego Molero, accompagné de certains hauts-gradés de l'armée, assure à la télévision que les forces armées seront unies "pour respecter et faire respecter la Constitution et la volonté d'Hugo Chavez".

22H42 GMT - Accusation "absurde" - Quelques instants avant que la mort de Chavez ne soit annoncée, les Etats-Unis ont rejeté les accusations de conspiration du Venezuela, jugeant "absurde" de dire que Washington pourrait être responsable du cancer du président vénézuélien."Dire que les Etats-Unis sont impliqués de quelque manière que ce soit dans la maladie du président Chavez est absurde, et nous rejetons fermement cette accusation", a affirmé un porte-parole du département d'Etat.

22H31 GMT - Armée et police déployées - Le vice-président Nicolas Maduro annonce que le gouvernement a déployé l'armée et les forces de police dans le pays pour "garantir la paix".

22H24 GMT - Condoléances de Paris - "Amitié et respect au peuple du #Venezuela qui dit son coeur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions. #Chavez", tweete la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, une des premières personnalités étrangères à réagir. De son côté, au même moment, Jean-Luc Mélanchon a estimé sur Twitter que "ce qu'il est ne meurt jamais" en hommage au président vénézuélien

22H11 GMT - La muerte del comandante - "Nous avons reçu l'information la plus dure et la plus tragique que nous pouvions annoncer à notre peuple. A 16H25 (20H55 GMT), aujourd'hui 5 mars, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias", annonce le vice-président Nicolas Maduro, au bord des larmes, à la télévision publique.

Le président Hugo Chavez, âgé de 58 ans et à la tête du Venezuela depuis près de 15 ans à la suite de son élection en 1998 avec 56% des voix et de ses trois réélections en 2000, en 2006 et en 2012, vient de décéder des suites d'un cancer qui l'avait tenu éloigné du pouvoir depuis plusieurs mois. http://tempsreel.nouvelobs

 

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Pour Mélenchon, ce que représentait Chavez «ne meurt jamais»

Le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation à Paris le 5 mars 2013

Le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation à Paris le 5 mars 2013 (Photo Kenzo Tribouillard. AFP)

 

Le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a salué dans la nuit de mardi à mercredi la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez estimant dans un tweet que «ce qu’il est ne meurt jamais».

M. Mélenchon a effectué plusieurs voyages au Vénézuéla. En juillet dernier, alors qu’il se trouvait à Caracas il avait estimé qu’il existait «beaucoup de préjugés sur Chavez en Europe» tout en soulignant que, pour lui, la «révolution bolivarienne» était une «source d’inspiration». Il a salué à plusieurs reprises par le passé le «volontarisme politique» de Chavez.

«Amitié et respect au peuple du #Vénézuela qui dit son coeur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions», a pour sa part posté la ministre de la justice Christiane Taubira sur son compte twitter.

«J’ai appris avec émotion la mort de Hugo Chavez», a déclaré à l’AFP par téléphone l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement. «Je l’ai rencontré il y a dix ans et nous avions immédiatement sympathisé. C’était un homme généreux, animé d’une foi sincère en l’humanité et d’un ardent désir de justice sociale», a poursuivi le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).

«Il restera dans l’histoire comme celui qui aura su intégrer dans la démocratie vénézuélienne les populations indiennes jusqu’alors tenues en marge», a-t-il rappelé. «Pendant quinze ans, il aura tenu en respect ses adversaires en s’appuyant sur le seul suffrage universel. Puisse le peuple vénézuélien maintenir son héritage !», a conclu M. Chevènement.

Le président vénézuélien est décédé mardi à Caracas à 58 ans des suites de son cancer diagnostiqué en juin 2011, sans avoir pu prendre congé de ses compatriotes, après 14 années de pouvoir sans partage.

Charismatique, hyperactif, fervent catholique et admirateur du libérateur Simon Bolivar, le président Chavez a continuellement bénéficié de forts taux de popularité, malgré l’hostilité farouche que lui vouaient ses opposants, qualifiés de «traîtres» depuis une tentative de coup d’Etat contre lui en 2002.

Pourfendeur de «l’impérialisme yankee», même s’il n’a jamais cessé ses livraisons de pétrole aux Etats-Unis, Hugo Chavez se présentait en héritier du leader cubain Fidel Castro. liberation


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 Le commandante Hugo Chavez n'est plus

 

Le président vénézuélien Hugo Chavez est mort à l'âge de 58 ans après avoir lutté pendant deux ans contre un cancer. Élu une première fois en 1998, il aura mené pendant près de 15 ans sa « révolution bolivarienne ».

L'annonce a été faite mardi par le vice-président du Venezuela, Nicolas Maduro, qui devrait assurer l'intérim à la présidence jusqu'à la tenue d'élections dans les 30 jours, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Elias Jaua, bien que la Constitution vénézuélienne confère cette responsabilité au président de l'Assemblée nationale.

 Le gouvernement a annoncé sept jours de deuil national. Les funérailles d'Hugo Chavez auront lieu vendredi, à l'Académie militaire de Caracas.

M. Chavez était revenu récemment de Cuba, où il avait été traité pour un cancer. Au cours des derniers jours, le gouvernement avait fait état d'une aggravation de son état de santé.

Plus tôt mardi, le vice-président Maduro avait accusé les « ennemis historiques » du Venezuela d'avoir provoqué le cancer dont souffrait le président Chavez. Deux fonctionnaires américains ont été aussitôt expulsés.

Depuis juin 2011, Hugo Chavez a subi quatre différentes opérations pour soigner une tumeur maligne. L'été dernier, il avait annoncé être guéri, après avoir fait une première rechute en février dernier.

Il s'était rendu dans la capitale cubaine en décembre dernier afin d'y être opéré pour la quatrième fois. Son cancer, dont la nature exacte n'a jamais été révélée, était traité comme un secret d'État par Caracas.

Au pouvoir depuis 1999, M. Chavez a été réélu en octobre dernier pour un quatrième mandat. Son investiture devait avoir lieu en janvier, mais son dernier bilan de santé avait jeté de nouveaux doutes sur sa capacité à assurer la présidence.

L'armée, fidèle à Maduro, déployée

Lors d'une intervention télévisée, les principaux chefs militaires du pays ont promis d'être loyaux au vice-président Nicolas Maduro, désigné par Hugo Chavez comme son successeur. L'armée a d'ailleurs été déployée rapidement dans le pays pour « garantir la paix ». L'armée a promis de respecter la Constitution et la volonté du président Chavez.

Le journaliste Jean-Michel Leprince rappelle qu'en décembre dernier, avant de se rendre à Cuba, Hugo Chavez avait déjà envisagé la possibilité de ne pas revenir. Il avait désigné Nicolas Maduro au poste de vice-président et appelé ses concitoyens à voter pour lui s'il devait lui arriver quelque chose.

Selon la Constitution vénézuélienne, à la mort du président, c'est le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, qui assure l'intérim, avec l'obligation d'organiser une nouvelle élection présidentielle dans les 30 jours.

Comme Nicolas Maduro a été désigné vice-président, il devra démissionner avant de présenter sa candidature à la présidence.

L'opposition lance un appel à l'unité

Le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, battu par Hugo Chavez aux dernières élections, a appelé les Vénézuéliens à « l'unité » et transmis sa « solidarité » à la famille du président.

« Ma solidarité à toute la famille et aux partisans du président Hugo Chavez, nous plaidons pour l'unité des Vénézuéliens », a annoncé le gouverneur de l'État de Miranda sur son compte Twitter.

« Dans des moments difficiles, nous devons démontrer notre amour et notre respect profond à notre Venezuela! Unité de la famille vénézuélienne! » a-t-il poursuivi.

Hugo Chavez (d) avec son frère Adam, la date de la photo n'est pas déterminée.  

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Plein écran

Politique étrangère sulfureuse

Selon le journaliste de Radio-Canada International Martin Movilla, Hugo Chavez a réussi « à dire sur la place publique ce que beaucoup pensaient tout bas », notamment dans la foulée de l'élection du président américain George W. Bush, au début des années 2000.

Il mettait du piquant sur la scène internationale, souligne M. Movilla. Le président Chavez a d'ailleurs connu ses heures de gloire durant l'ère Bush, ayant déjà traité ce dernier d'« assassin », de « bandit » et d'« ivrogne » devant les Nations unies.

Son anti-américanisme l'a rendu populaire aux quatre coins de la planète. Il entretenait des relations personnelles notamment avec l'Iran, l'Irak et la Libye, « mais pour Chavez, ce qui était important, c'était de nourrir les blocs antiaméricains » dans le monde, souligne Martin Movilla.

Hugo Chavez a été l'un des premiers à oser dire qu'il se rangeait derrière le régime syrien de Bachar Al-Assad, dans la foulée d'un conflit « monté de toutes pièces par les Américains ».

Le président Chavez affirmait depuis longtemps que les États-Unis étaient derrière le coup d'État raté de 2002 et agitait souvent la carte anti-américaine pour rallier l'appui de l'opinion publique. Le Venezuela n'a plus d'ambassadeur américain sur son territoire depuis juillet 2010.

Espoirs déçus pour certains

Selon le documentariste Charles Gervais, réalisateur de Revolucion?!, l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez a suscité beaucoup d'espoir durant les premières années. « Il parlait d'une révolution humaniste », un nouveau concept de la révolution où l'être humain serait au premier plan, explique M. Gervais. C'est « une histoire fascinante, qui a fini par me décevoir », ajoute-t-il.

« À la fin, on a l'impression qu'il s'est un peu perdu. Il est devenu ivre de pouvoir. Il n'a jamais voulu confier son pouvoir à quelqu'un d'autre », résume Charles Gervais.

Un photo du président Hugo Chavez exposée lors d'une messe tenue en son honneur, à CubaUn photo du président Hugo Chavez exposée lors d'une messe tenue en son honneur, à Cuba  Photo :  AFP/ADALBERTO ROQUE

Quelques dates récentes

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Printemps arabe ?! Et africain ?! Amérique Latine
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Samedi 2 mars 2013 6 02 /03 /Mars /2013 20:31
Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes
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Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 19:07

 

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Du persil pour sauver la télé !

Une chaîne tunisienne vend du persil pour se renflouer et ridiculiser à la fois un ministre et la concurrence

 

La chaîne tunisienne privée Al Hiwar TV, confrontée à des difficultés  financières, a organisé jeudi une vente de persil pour renflouer ses caisses et se moquer d’un ministre du parti islamiste Ennahda qui a été vendeur de cette plante et dont le fils dirige désormais une télévision.

 

 

Des dizaines de personnes sont venus acheter du persil pour la somme exorbitante 20 dinars (10 euros) le plan. Quelque 1.000 pots ont été mis en vente devant les locaux de la chaîne, au centre de Tunis, a constaté un photographe de l’AFP.

 

Al Hiwar a expliqué sur ses sites avoir décidé de collecter des fonds de cette façon en référence à Moncef Ben Salem, le ministre de l’Enseignement supérieur, qui a toujours raconté avoir survécu sous le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali en vendant du persil, malgré ses doctorats en sciences. Or son fils, Oussama Ben Salem, est aujourd’hui à la tête d’une chaîne de télévision jugée proche du pouvoir, Zitouna TV, dont les sources de financement n’ont pas été révélées. teleobs.nouvelobs

 

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l'homme libre, Tahar Ben Hassine

 

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http://www.newsoftunisia.com/wp-content/uploads/2013/02/Al-Hiwar.jpg

La chaîne TV privé « Al-Hiwar » traverse depuis quelques semaines une mauvaise passe financière et a lancé sur les réseaux sociaux un SOS de détresse pour demander aux tunisiens de la soutenir.

 

Connue pour être contre le mouvement islamiste Ennahdha au pouvoir, la chaine paye le prix. On l’asphyxie par la fermeture du robinet de la publicité . Suite aux moqueries des nahdhaoui, la chaîne Al Hiwar, dirigée par Tahar Ben Hassine, a riposté, ce dimanche, via sa page officielle Facebook, par une décision d’organiser une journée baptisée « journée nationale de vente de persil »

 

Un acte fortement symbolique puisqu’il constitue un clin d’œil direct à la chaine TV Zitouna, lancée par le fils du pauvre ministre nahdhaoui de l’enseignement supérieur qui n’était qu’un petit vendeur de persil ( Maâdnous ) .

 

Al Hiwar a lancé un appel invitant tous ses téléspectateurs à venir nombreux pour participer à l’achat des 1000 bottes de persil qu’elle met en vente devant son siège 112, avenue de la liberté, proche place Pasteur à Tunis, et au prix de la modique somme de 20D la botte.

 

La vente sera ouverte jeudi 28 février, de 10 h à 14 h et la chaîne précise que cette décision a été prise sur recommandation des partisans d’Ennahdha qui les ont encouragés à vendre du persil au lieux d’appeler à la rescousse le peuple. Une bonne occasion pour soutenir une voix de liberté. newsfeed.tn

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
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Mardi 26 février 2013 2 26 /02 /Fév /2013 20:47

 

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Belaïd tué par des salafistes, le meurtrier présumé en fuite

http://md0.libe.com/photo/497484/?modified_at=1361899506&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476

L’opposant tunisien Chokri Belaïd a été tué par un groupe de la mouvance salafiste, ont annoncé mardi les autorités, précisant que le meurtrier présumé a été identifié mais est en fuite et que quatre complices sont sous les verrous.

«Le tueur a été identifié et il est pourchassé», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Ali Larayedh, lors d’une conférence de presse.

«Les quatre autres suspects ont été arrêtés. Ils appartiennent à un courant religieux radical, (...) ils sont de nationalité tunisienne», a ajouté M. Larayedh, en évoquant «la mouvance salafiste».

Selon le ministre, qui est appelé à former le prochain gouvernement tunisien, les complices ont effectué le repérage en vue de ce crime, qui a plongé la Tunisie dans une profonde crise politique, et l’un d’entre eux «a avoué avoir accompagné le tueur» le 6 février, jour du meurtre.

Il a fait ces annonces après que plusieurs sources policières ont indiqué lundi à des médias tunisiens et à l’AFP que le meurtrier présumé, un militant salafiste, avait été arrêté.

Selon une de ces sources interrogées de nouveau par l’AFP, l’homme qui avait été identifié dans un premier temps comme le tueur, un fabriquant de meubles en aluminium d’une trentaine d’années de la banlieue tunisoise du Kram, s’est avéré être le motard qui a permis au meurtrier de fuir.

Une responsable judiciaire qui a accès au dossier a indiqué qu’il avait été présenté mardi à un juge d’instruction et avait fait des aveux.

Une reconstitution des faits a eu lieu en milieu de journée autour de l’immeuble où Chokri Belaïd a été tué, a constaté un photographe de l’AFP.

M. Larayedh n’a pas révélé les identités des personnes arrêtées et a refusé de se prononcer sur l’éventuel commanditaire ou sur un groupe salafiste en particulier.

La mouvance salafiste jihadiste est accusée par les autorités d’être responsable de nombreux coups d’éclats, certains sanglants, ces derniers mois, le plus grave ayant été l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis en septembre 2012 qui a fait quatre morts parmi les assaillants.

Laxisme

Le parti islamiste au pouvoir Ennahda, auquel appartient M. Larayedh, a été régulièrement taxé de laxisme voire de complaisance à l’égard de ces groupes.

La veuve de l’opposant, Besma Khalfaoui a pour sa part souligné vouloir avant tout que le commanditaire soit identifié, et évoqué, à l’antenne de la radio française Europe 1, «la responsabilité politique» d’Ennahda.

La mort de Chokri Belaïd a entraîné la démission du Premier ministre Hamadi Jebali. Ce dernier a claqué la porte du gouvernement face à l’opposition de son propre parti Ennahda de former un gouvernement de technocrates pour répondre à la crise provoquée par l’assassinat.

M. Larayedh, qui est appelé à lui succéder, n’a rien dit mardi de l’état des pourparlers qu’il mène pour former un nouveau gouvernement de coalition.

Il a notamment reçu les dirigeants du Parti républicain (opposition laïque), qui a refusé de participer au futur cabinet.

«Vu la gravité de la situation, il faut transmettre un message rassurant au peuple tunisien. La désignation d’Ali Larayedh n’a pas rassuré», a déclaré mardi Maya Jribi, secrétaire générale du parti.

Si M. Larayedh, considéré comme un modéré d’Ennahda, a la réputation d’un homme de dialogue, l’opposition le juge responsable de l’essor de la mouvance jihadiste et de la répression violente de conflits sociaux, en particulier des émeutes de Siliana (nord) en novembre qui a fait 300 blessés.

Ennahda a aussi été accusé de favoriser les violences politiques en protégeant la Ligue de protection de la révolution, milice brutale pro-islamiste que l’opposition juge responsable de nombreuses actions violentes.

La Tunisie est en outre paralysée par l’incapacité de l’Assemblée nationale constituante (ANC) à aboutir, après 16 mois de travaux, à un consensus sur la future Constitution qui ouvrirait la voie à de nouvelles élections. liberation.fr

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes
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Mardi 26 février 2013 2 26 /02 /Fév /2013 00:29

Assassinat de Chokri Belaid : un suspect passe aux aveux

http://www.mosaiquefm.net/assets/content/thumb/large_news_798.jpg

Selon une source policière haut placée, le bureau de la lutte anti-terroriste relevant de la brigade anti-criminalité du Gorjani a appréhendé tout à l'heure un individu habitant au Kram tandis qu'un deuxième suspect est activement recherché.

L'individu a déjà avoué son implication dans le meurtre de Chokri Belaid et a confié qu'il a exécuté une fatwa qui appelait au meurtre du leader du Watad. La même source nous a indiqué que l'arme du crime n'a pas encore été trouvée. mosaiquefm

 

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Le meurtrier présumé de Chokri Belaïd arrêté

Un homme soupçonné d'avoir tué l'opposant tunisien Chokri Belaïd et son complice présumé ont été arrêtés lundi 25 février, a-t-on appris auprès deux sources policières qui ont décrit les deux hommes comme appartenant à la mouvance salafiste.

Ces sources policières ont précisé que le tueur présumé était un artisan de 31 ans spécialisé dans les meubles en aluminium et qu'il avait été arrêté à Carthage, dans la banlieue de Tunis.

Le deuxième homme est soupçonné d'être le motard qui a permis la fuite du tireur le matin du 6 février après que Chokri Belaïd a été abattu à bout portant en bas de son domicile à Tunis.

Lynchage à mort

Les deux sources interrogées ont indiqué que les deux suspects appartenaient à la mouvance radicale salafiste et que leur arrestation avait été facilitée par le témoignage d'une femme, témoin des faits, qui a été placée sous protection policière.

L'un de ces sources a précisé que le tueur était actif dans la Ligue de protection de la révolution (LPR, une milice brutale pro-islamiste) du Kram, une banlieue populaire de Tunis voisine de Carthage. Plusieurs médias en ligne tunisiens ont indiqué que deux militants salafistes présumés avaient été arrêtés pour le meurtre de l'opposant. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur n'a pas répondu aux multiples tentatives de le joindre.

La LPR a été accusée à de nombreuses reprises par l'opposition d'orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider. Ses militants sont ainsi soupçonnés du lynchage à mort d'un représentant d'un parti d'opposition à Tatoutine (sud) à l'automne 2012 ainsi que de l'attaque qui a visé le siège du syndicat UGTT en décembre.

Une crise politique sans précédent 

La mouvance salafiste jihadiste est pour sa part accusée de nombre de coups d'éclats, certains sanglants, en particulier de l'attaque en septembre de l'ambassade des Etats-Unis, qui avait fait quatre morts parmi les assaillants.

L'assassinat de l'opposant anti-islamiste Chokri Belaïd a plongé la Tunisie dans une crise politique sans précédent depuis la révolution de 2011, précipitant la démission du Premier ministre Hamadi Jebali.

La famille du défunt a accusé Ennahda, le parti islamiste au pouvoir d'être responsable du meurtre, ce que ce mouvement dément. Le ministre tunisien de l'Intérieur, qui a été chargé la semaine dernière de former un nouveau gouvernement, Ali Larayedh, avait annoncé jeudi l'arrestation de suspects, tout en précisant alors que l'enquête n'avait pas permis l'identification du tueur, des commanditaires et des mobiles.tempsreel.nouvelobs


Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Religion _ L'Islam politique _ Salafistes
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