Vendredi 8 mars 5 08 /03 /Mars 03:58

Un accord de la dernière minute semble confier le poste de ministre de l’intérieur à Lotfi Jeddou, procureur de la République à Kasserine.  M. Jeddou est connu pour son intégrité et son indépendance, notamment dans le traitement du dossier des martyrs de la ‘’Révolution’’ dans les régions de Thala et de Kasserine…  Bonne chance Lotfi !

 
Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Tunisie _ Gouvernement de Ali Larayedh
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Jeudi 7 mars 4 07 /03 /Mars 15:23

Le testament de Stéphane Hessel

Alors que la cérémonie d'hommage national a eu lieu ce jeudi aux Invalides, voici en avant-première la préface de son dernier ouvrage, "A nous de jouer !", coécrit avec Roland Merk.


http://referentiel.nouvelobs.com/file/5432736-le-testament-de-stephane-hessel.jpg

Stéphane Hessel est mort mercredi 27 février. Une cérémonie d'hommage national a eu lieu jeudi 7 mars. (AFP/Images Forum)

 

La cérémonie d’hommage national à Stéphane Hessel, mort à Paris le 27 février à l'âge de 95 ans, a eu lieu ce jeudi dans la cour d’honneur des Invalides en présence du président François Hollande et du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Afin de saluer la mémoire de Stéphane Hessel, résistant, diplomate et militant, "le Nouvel Observateur" publie en avant-première la préface de son dernier ouvrage, "A nous de jouer !", coécrit avec Roland Merk, qui paraît cette semaine aux éditions Autrement.

"En ce début de XXIe siècle, on a de nouveau l'impression que toutes les espérances de l'humanité au nom desquelles des générations entières se sont insurgées sont désavouées ! Tout se passe comme si Dieu avait créé au cinquième jour les employés et les travailleurs, puis au sixième les banquiers et les magnats de la finance, pour se reposer le dimanche en disant aux princes de l'argent : "Régnez sur vos citoyens et multipliez les richesses !"

Bien moins unis que nos pères et nos mères, bien moins combatifs que nos aïeux qui exprimèrent leurs revendications dans la rue, souvent fourbus par la misère quotidienne, nous avons presque perdu de vue ce qui nous donne confiance et force : oser encore s'attaquer aux grands rêves de l'humanité ! [ ...]

Oui, un fantôme parcourt aujourd'hui à nouveau l'Europe - le fantôme de ce que nous appellerions le "précariat", cette nouvelle classe aux contours fous, dont la population se caractérise par sa situation socioéconomique et professionnelle précaire. C'est pour cela que nous faisons cet appel : attention aux dérives ! Préservez-vous d'un monde où l'inégalité s'accroît entre les pauvres et les riches et où la pauvreté est considérée comme normale. Réveillez-vous, car l'indifférence n'est pas bonne ! Ouvrez les yeux pour voir vos rêves avec clarté et précision !

Oui le monde marche sur la tête ! On nous demande de travailler plus mais de gagner moins d'argent. On nous demande d'en finir avec la solidarité parce que la concurrence, quel que soit son coût, doit donner le ton de la musique nouvelle pour soi-disant garantir la richesse. La vérité est que si cela continue ainsi, ce sont nos démocraties qui seront remises en cause. Tant que le capital passe avant les individus, tant que l'individu n'est que l'esclave de l'argent ainsi que sa victime, la paix n'est ici qu'une apparence. Elle se fait au détriment de tous ceux qui n'entrent pas dans le système et aussi, ne l'oublions pas de la Nature ! Mais si le monde n'est plus qu'un tableau gris sur gris, nous devons saisir un pinceau et nous emparer de nouvelles couleurs ! Si la jeunesse européenne n'a pas d'avenir, l'Europe n'en aura plus non plus ! Allons donc de l'avant avec les moyens pacifiques que la démocratie nous donne avant qu'il ne soit trop tard !

Oui, l'humanité est sur la voie d'une authentique "société mondiale" mais, pour le moment, seul le capital est vraiment mondial. Il nous manque comme toujours un système d'institutions suffisamment évolué, légitime et compétent à l'échelle mondiale. Ce sont encore beaucoup plus le mal et la souffrance qui nous lient qu'une paix globale correspondant aux principes de droits de l'homme appliqués partout dans le monde et au bien-être de tous les individus. C'est pourquoi il est bon de s'indigner et de s'engager, tant que la pauvreté et l'injustice politique s'amplifient. Mais cela nécessite également responsabilité et compassion, afin de devenir de vrais citoyens d'une société mondiale vraie et pacifique !

Nous savons tous, nous les habitants de cette planète, que nous ne disposons que de cette seule et unique Terre. C'est bien pour cela que nous devons prendre soin de ses populations plutôt que de les exploiter sans ménagement. Ne perdons pas plus de temps, unissons-nous et prenons ensemble la voie de la société mondiale ! Il n'est pas possible d'arrêter le cours du temps, ce fleuve puissant qui ne se laisse retenir sans dommages. Les hommes construisent des murs, que ce soit au nom d'une politique inhumaine ou au nom de l'argent, mais ceux-ci finiront par tomber. Démocratie et participation, droits de l'homme et bien-être social sont des besoins de tous les peuples. Qui ne les respecte pas doit compter avec l'indignation. Allons plus loin, plus vite ! Profitons de l'opportunité du moment quand la gauche en France dispose, comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps, de tant de pouvoir ! Soyons un exemple et battons-nous pour une Europe sociale, pour un monde social. http://tempsreel.nouvelobs

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L'hommage de la nation à "l'homme libre" Stéphane Hessel

François Hollande a rendu hommage à Stéphane Hessel, jeudi 7 mars, dans la cour d'honneur des Invalides.

François Hollande a rendu hommage à Stéphane Hessel, jeudi 7 mars, dans la cour d'honneur des Invalides. | REUTERS/POOL 

"Un grand Français, un juste, un homme libre." C'est ainsi que le président de la République, François Hollande, a défini Stéphane Hessel, lors de la cérémonie nationale d'hommage à l'intellectuel mort le 27 février à l'âge de 95 ans. En présence de sa veuve- que François Hollande a chaleureusement salué – et de ses enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants, l'hommage fut très émouvant, notamment lorsque Le Chant des partisans retentit au moment où le cercueil recouvert d'un drapeau tricolore quittait les Invalides, porté par des militaires de l'Armée de l'air.

Avant la prise de parole du chef de l'Etat, l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac, ancien résistant qui connut Stéphane Hessel à Londres en 1942, raconta, des larmes dans la voix, la vie et les combats de son ami. "Je me sens amputé par ta mort", dira-t-il d'une très belle formule.

Dans son éloge funèbre, le président de la République a salué le parcours du Résistant Hessel. "La liberté, c'était sa passion, son idéal. A 23 ans, il refusa l'armistice et se mit au service du général de Gaulle [en tant qu'aviateur]. De retour en France, en 1944, il fut arrêté, torturé, envoyé au camp de Buchenwald. Dans cet enfer, il parvint à s'évader", a énuméré François Hollande. "Né à Berlin, naturalisé à 20 ans, Stéphane Hessel aimait la France. (...) Il a contribué [à son]rayonnement, [à son] influence."

CONSCIENCE MORALE

"A chaque fois qu'une liberté était bafouée, il était là", a continué le président qui a encore décrit Stéphane Hessel, comme un "homme engagé", un "citoyen sans frontières, européen sans conditions, militant sans parti, optimiste sans limite".
M. Hollande a aussi souligné la "démarche universaliste" de l'ancien diplomate pour le droit des "humbles, anonymes, sans-grades (...), des sans-papiers""Du courage, il en fallait pour prendre, à certaines époques, la défense des droits des étrangers", ajoutera M. Hollande un peu plus tard.

Le chef de l'Etat n'a cependant pas omis de mentionner sa différence avec Stéphane Hessel à propos du conflit israélo-palestinien : "Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter, par ses propos, l'incompréhension de ses propres amis. J'en fus."

Le chef de l'Etat insista évidemment sur l'œuvre de ce compagnon de route de la gauche – il fut proche de Pierre Mendès-France et de Michel Rocard – qui devint sa conscience morale, notamment par le retentissement de sa "brochure", selon le mot de M. Hollande, Indignez-vous ! "Il inspira la jeunesse d'Europe et même au-delà (...) quand il lança à la face des fatalistes, des résignés ou des frileux, son slogan, 'Indignez-vous !'", dit M. Hollande.

NOMBREUSES PERSONNALITÉS DE GAUCHE

Puis, ajoutant, comme s'il s'identifiait aux propos de Stéphane Hessel pourexpliquer son action en tant que chef de l'Etat : "Son slogan n'était pas une invitation à la révolte mais à la lucidité. La pire des attitudes, disait-il, c'est l'indifférence de ceux qui disent 'je n'y peux rien, je me débrouille'. Ce n'était pas une morale de l'impuissance. Elle demeure une exigence d'action."

De nombreuses personnalités de gauche comme Michel Rocard, Lionel Jospin,Anne Hidalgo, des artistes comme Carole Bouquet – qui lut, très émue un poème d'Appolinaire, "La jolie Rousse"- ou Guy Bedos, étaient présentes. Le premier ministre, Jean-Marc AyraultClaude Bartolone, président de l'Assemblée nationale,Jean-Pierre Bel, président du Sénat, le ministre aux anciens combattants, Kader Arif, ou encore du premier ministre belge, Elio di Rupo, etaient aussi là, au premier rang. lemonde.fr


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Stéphane Hessel a cessé de s’indigner : Les bonnes causes orphelines

 

« Mais si aujourd'hui comme alors, une minorité active se dresse, cela suffira, nous aurons le levain pour que la pâte lève. »   Stéphane Hessel

Mardi 26 février est un jour à marquer d'une pierre noire. Ce jour-là Stéphane Hessel rendait l'âme et déposait les armes mettant fin à un combat de près d'un siècle. Il y eut des hommages sincères à travers le monde, notamment les indignés de différents pays. Il y eut aussi des gens - à l'instar du Caf - qui ne boudèrent pas leur plaisir de voir enfin cet infatigable défenseur des faibles leur crier à la face leur ignominie. Stéphane Hessel a été "un maître à ne pas penser", a jugé mercredi le président du CRIF, qui dénonce notamment sa "volonté obsessionnelle" "de faire de Gaza l'épicentre de l'injustice" dans le monde.

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Stéphane Hessel © Superbass / CC-BY-SA-3.0 (via Wikimedia Commons)  http://commons.wikimedia.org/wiki/F...

Qui est Stéphane Hessel ?

Il est né le 20 octobre 1917 à Berlin dans une famille d'écrivains. Après la percée allemande de mai 1940, il est retenu prisonnier. Il s'en échappe rapidement et se trouve parmi les premiers à rejoindre De Gaulle à Londres. Mais le 10 juillet 1944, à la suite d'une trahison, il est arrêté à Paris par la Gestapo, qui le torture et l'expédie à Buchenwald. Là, il est sauvé avec quelques autres de la pendaison grâce à la complicité d'un intellectuel allemand. Après la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il commence une carrière de diplomate au Quai d'Orsay, il participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme, signée en 1948 dans le cadre des Nations unies.(1)

Ambassadeur de France durant de longues années, notamment en Israël. Hessel connaît la barbarie et l'a vue de ses propres yeux pour l'avoir subie. Lorsqu'il parle de la Palestine, il estime que ce qu'il a vécu dans les camps de concentration n'est pas loin de ce que vivent les Palestiniens ! Deux grandes causes reviennent de façon récurrentes dans le combat de Stéphane Hessel : la cause palestinienne et le néolibéralisme.


Stéphane Hessel, le défenseur opiniâtre des droits des Palestiniens

Le cheminement de la pensée de Stéphane Hessel à propos de la Palestine ne date pas d'aujourd'hui. Il écrit : « En 1947, l'ONU s'est laissé convaincre que les juifs seraient contents d'avoir 55% de la Palestine, et les Arabes 45%. On s'est vite rendu compte que les juifs, porteurs de l'idéologie sioniste, voulaient beaucoup plus, et que les Palestiniens ne voulaient pas entendre parler du partage d'une terre qu'ils estimaient leur appartenir totalement. J'ai complètement changé ma perception des choses entre le moment où l'on a construit un pays pour les juifs massacrés par les Allemands et le moment où l'on s'est aperçu que les dirigeants de ce pays, devenus eux-mêmes des colonisateurs et des occupants de terres arabes, se comportaient très mal vis-à-vis du droit international et des droits de l'homme. Ma conviction est qu'Israël n'a jamais dévié de sa volonté de faire qu'il y ait le moins de Palestine possible et que l'on cantonne les Palestiniens dans de petits « bantoustans », ce qui est tout sauf une solution si l'on veut voir les Israéliens vivre durablement en paix. » (2)

« De tous les combats auquels, Stéphane Hessel a prêté son enthousiasme et sa hauteur de vue, écrit Benyamin Barthes, celui pour les droits des Palestiniens occupe une place à part dans son parcours. Au mois d'octobre, il avait manifesté une dernière fois sa fidélité à cette cause, en présidant la quatrième session du tribunal Russel sur la Palestine, une juridiction citoyenne, réplique de celle bâtie par le philosophe britannique Bertrand Russel et son homologue français Jean-Paul Sartre, qui avait jugé en 1966 les crimes américains au Vietnam. (...) L'auteur d'Indignez-vous avait été fait, en novembre, citoyen d'honneur de ce pays sans Etat. "C'est vraiment très triste, réagit le poète Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l'Unesco. Stéphane était quelqu'un d'extrêmement chaleureux, animé d'une énergie vitale, d'une foi inébranlable dans le droit. C'est une perte énorme, et pas que pour la Palestine." »(3)

« Dans un livre de dialogue, publié en 2012, Le Rescapé et l'Exilé (éditions Don Quichotte), les deux hommes, unis par un même amour de la poésie, avaient évoqué leur rapport à la question palestinienne.Hessel y racontait qu'à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, marqué par l'expérience de la déportation, il était favorable à la création d'Israël. "Mais il racontait aussi qu'à cette époque-là, il était, comme beaucoup, totalement ignorant de ce qu'était la Palestine, précise Elias Sanbar, coauteur du livre. C'est par la question du droit qui lui était si chère, et de son non-respect par Israël, qu'il a rejoint notre cause." Son premier voyage dans les territoires occupés, qui remonte aux années 1990, l'incite à transformer ses convictions en actions. " Il en est revenu bouleversé, quasiment habité par le sentiment qu'il avait le devoir de parler, se remémore Leïla Chahid, Dans les années 2000, le fringant octogénaire multiplie les déplacements dans une région en pleine ébullition. » (3)

« En 2009, poursuit Barthes, l'infatigable Hessel s'insurge contre l'opération "Plomb durci", qui coûta la vie à plus d'un millier de résidents de Gaza, qualifiant les bombardements israéliens de "crimes contre l'humanité". Il milite pour la libération de Salah Hamouri, le jeune Franco-Palestinien condamné par Israël à sept années de prison. Il joint également sa voix à la campagne BDS (boycottage, désinvestissement, sanctions), qui lutte de façon non-violente contre l'impunité d'Israël, en appelant, notamment à un boycottage des produits fabriqués dans les colonies juives de Cisjordanie. Ce ralliement achève d'en faire la bête noire des milieux pro-israéliens français, qui, à l'instar de l'écrivain Pierre-André Taguieff, martèlent qu'il appelle à la "haine d'Israël " et qu'il s'est rangé dans le camp des "pires antijuifs". En janvier 2011, le CRIF obtient même l'annulation d'une conférence à laquelle il devait participer à l'Ecole normale supérieure, rue d'Ulm à Paris. (...) Le vieil indigné refusait de raccrocher. "Il nous laisse un message, conclut Elias Sanbar, c'est qu'il faut se battre sur le front du droit, encore et encore. C'est ça ou le bain de sang."(3)


L'acharnement des "bien pensants" contre ses principes

Avec sa liberté de ton, Stéphane Hessel a mobilisé contre lui tous les intellectuels français qui font de la défense d'Israël - qu'elle ait tort ou raison - leur combat. Il s'est notamment attiré leurs foudres quand il a donné son avis sur la politique hitlérienne. Dans un entretien publié dans le Frankfurter Allegemeine Zetitung du 21 janvier 2011 Stéphane Hessel déclarait en effet :

« L'occupation allemande était "relativement inoffensive" tout comme la persécution des juifs et l'extermination systématique des juifs d'Europe. « Aujourd'hui, nous pouvons constater ceci : la souplesse de la politique d'occupation allemande permettait, à la fin de la guerre encore, une politique culturelle d'ouverture. Il était permis à Paris de jouer des pièces de Jean-Paul Sartre ou d'écouter Juliette Gréco. Si je peux oser une comparaison audacieuse sur un sujet qui me touche, j'affirme ceci : l'occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l'occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d'éléments d'exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d'oeuvres d'art. Tout cela était terrible. Mais il s'agissait d'une politique d'occupation qui voulait agir positivement et de ce fait, nous rendait à nous, résistants, le travail si difficile. »

Pour avoir défendu le droit des Palestiniens à vivre dignement, il a été mis en examen, le 24 septembre 2010, pour « incitation à la haine raciale ». Comment le fait de dénoncer un pays qui bafoue les lois internationales fait que nous sommes systématiquement accusés d'antisémitisme ou d'incitation à la haine raciale ? Pourquoi de tels amalgames ? Comment cet homme de 93 ans, qui se bat chaque jour pour la paix et pour les droits de l'homme peut-il se faire accuser de la sorte ? « Peut-être est-ce parce qu'il ose le crime ultime : dénoncer la politique du gouvernement israélien ! Stéphane Hessel utilise tout ce qui est en son pouvoir pour faire pacifiquement pression sur le gouvernement israélien afin que les droits de l'homme et les lois internationales soient respectés ; notamment grâce au boycott des produits israéliens (BDS), une pratique que Michèle-Alliot Marie avait docilement condamnée.

Avant de disparaître, l'intellectuel avait également rédigé la préface d'Un État pour la Palestine, à paraître le 20 mars aux éditions de L'Herne, qui présente les conclusions des différentes sessions du "Tribunal Russell sur la Palestine"..

Le devoir de s'indigner

Stéphane Hessel, un résistant d'hier et d'aujourd'hui. Sous ce titre, le site Attac rappelle le combat de Stéphane Hessel : « Résister, disait Lucie Aubrac, est un verbe qui se conjugue au présent. Résistant d'hier contre le nazisme, Stéphane Hessel était aussi un résistant d'aujourd'hui, engagé contre les méfaits du néolibéralisme, l'écart grandissant entre les plus riches et les plus pauvres, la dictature des marchés financiers, l'exploitation abusive des ressources de la terre, les traitements inhumains infligés aux personnes les plus défavorisées. Stéphane Hessel était aussi un bâtisseur. Il avait participé à l'élaboration du programme du conseil national de la résistance, dont Attac a fêté avec lui le soixantième anniversaire en 2004. Il avait ensuite corédigé la Déclaration universelle des droits de l'homme. Infatigable défenseur des droits humains, il a été également de tous les combats anticoloniaux. Sa défense rigoureuse du peuple palestinien lui a valu d'essuyer, à maintes reprises insultes et diffamation. Jusqu'à la fin, il a été aux côtés de ceux qui menaient les luttes pour un monde plus juste. Son livre Indignez-vous, qui a eu un écho planétaire, a été le drapeau de milliers de manifestants du monde entier qui se sont mobilisés contre un système injuste et de moins en moins démocratique. Le 15 janvier 2012, Hessel avait conclu une manifestation internationale organisée par Attac sur "Leur dette, notre démocratie".(4)

Après l'immense succès du manifeste Indignez-vous !, Stéphane Hessel, mort à 95 ans, s'apprêtait à publier la semaine prochaine A nous de jouer ! un livre d'entretiens dans lequel il exhorte les "indignés de cette Terre" à agir avec compassion en faveur d'un "monde social".

Les indignés européens, puis planétaires, résistants, presque impossibles, se sont soulevés sous une bannière proposée par un homme qui avait déjà traversé un siècle. Pensez donc ! Des jeunes faisant du slogan d'un « vieillard » le cri de guerre de leur génération contre les effroyables conditions qui leur sont faites : Indignez-vous !. Les valeurs et les moyens de Stéphane Hessel sont devenus des mantras à Madrid, Athènes, Lisbonne, à Tel-Aviv, mais aussi à Paris et, chose fascinante, au pied de Wall Street avec les fameux Occupy Street, Stéphane Hessel s'est opposé à l'inéluctable : d'une part, à « l'immense écart qui existe entre les très pauvres et les très riches et qui ne cesse de s'accroître » et d'autre part, à la détérioration des droits de l'homme.

« Le ras-le-bol mondialisé est une réalité. Si les médias aux ordres ont soigneusement étouffé les révoltes des sans-voix mais pas sans droits dans les pays occidentaux, on se souvient que Stephane Hessel s'était indigné et l'avait fait savoir dans un petit fascicule : Indignez-vous !. Tiré à des dizaines de milliers d'exemplaires, il a fait mouche, car devant l'anomie du monde, les motifs d'indignation ne manquent pas. Avec le philosophe Edgar Morin, il vient de « récidiver » dans un petit ouvrage. Stéphane Hessel et Edgar Morin marient leur ardeur juvénile et leurs réflexions dans un manifeste, Le chemin de l'espérance, qui préconise l'insurrection des consciences et exigence citoyenne, socles selon eux d'une « politique du bien-vivre ».(5) (6)

« L'ouvrage écrit à deux, est un manifeste d'indignation de "dénoncer le cours pervers d'une politique aveugle qui conduit au désastre, d'énoncer une voie politique de salut public et d'annoncer une nouvelle espérance", soulignent ces deux symboles de la Résistance et amis de longue date. » « Nous ne proposons pas de pacte aux partis existants », insistent-ils. « Nous souhaitons contribuer à la formation d'un puissant mouvement citoyen, d'une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur de ces exigences ». Ils appellent à dépasser les clivages idéologiques pour trouver des solutions. Ils définissent ainsi quatre sources pour « alimenter la gauche : la source libertaire, la source socialiste, qui se concentre sur l'amélioration de la société ; la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire. Ajoutons-y la source écologique, qui nous restitue notre lien et notre interdépendance avec la nature et plus profondément notre Terre-mère, et qui reconnaît en notre Soleil la source de toutes les énergies vivantes. » (5) (6)

L'écologie ne lui était pas étrangère. Lors d'une conférence à Nantes, Hessel a présenté son livre Tous comptes faits... ou presque, Stéphane Hessel appelle les citoyens a s'engager pour lancer un grand mouvement. « Nous sommes membres de la Terre, nous n'en sommes pas les maîtres. » Stéphane Hesselest ensuite revenu sur l'affaire Mohammed Merah. Il nous met en garde « il ne faut pas confondre cette violence terroriste avec l'Islam », qui n'est pas plus condamnable qu'une autre religion. La source du terrorisme est la haine, c'est à celle-ci qu'il faut trouver des réponses. Stéphane Hessel prône la compassion, c'est-à-dire « la passion de vouloir un équilibre établi entre tous afin que les cultures se rencon-trent et vivent ensemble ».(7)

A cette empathie envers son prochain, son combat itératif est toujours celui des droits de l'homme. Le 22 janvier 2013, à la question du journaliste Mathias Leboeuf « Où faut-il aller ? » , Stéphane Hessel répond tout de suite. « Il faut aller à la mise en oeuvre de la Déclaration universelle des droits de l'homme » : telle fut la dernière phrase prononcée alors par l'ancien résistant. Tout est dit dans cette phrase qui résume le noble combat d'une vie. Reposez en paix Stephane Hessel, que la Terre vous soit légère.

1. http://www.la-croix.com/Actualite/F... Stephane-Hessel-resistant-diplomate-indigne-est-mort-_NG_-2013-02-27-915600

2. http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/ghozlan-s-en-prend-a-stephane-82687

3. Benjamin Barthe http://www.lemonde. fr/proche-orient/article/2013/02/27/stephane-hessel-le-defenseur-opiniatre-des-droits-des-palestiniens_1839840_3218.html

4. http://www.france.attac.org/archive....
php ? rubrique432

5 Stéphane Hessel et Edgar Morin Le chemin de l'espérance Edits Fayard, 28.09.10 David Naulin Indignés, Stéphane Hessel et Edgar Morin prônent l'espérance 5 octobre 2011

6. http://www.legrandsoir.info/le-printemps-occidental-les-indignes-relevent-la-tete.html

7. http://www.mopnantes.fr/societe/ste... 6126 30 03 12    http://www.agoravox.fr


 

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Mandela Nelson, Stéphane Hessel, Vittorio Arrigon
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Jeudi 7 mars 4 07 /03 /Mars 14:12

 

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 Le Drapeau et Chokri Belaid célébrés à La Manouba


La Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba commémore le jeudi 7 mars deux évènements qui ont eu lieu presque le même jour à 11 mois d'intervalle. Le 6 février dernier, l'irréparable a eu lieu en Tunisie. 

Chokri Belaid était lâchement et froidement assassiné. Il s'est écoulé aujourd'hui un mois jour pour jour le jour après ce crime odieux. La faculté de la Manouba rendra à cette occasion, un vibrant hommage à Chokri Belaid, emblème de notre révolution sociale et citoyenne, apôtre de la modernité et de la non- violence et grand défenseur des libertés académiques devant l'Eternel.

Par l'une de ces coïncidences troublantes et hautement symboliques , l'acte héroïque de La Marianne tunisienne, Khaoula Rachidi qui a résisté le 7 mars 2012 au profanateur du drapeau national et qui a remis l'étendard étoilé sur le fronton de la faculté en dépit de l'agression dont elle a été la victime, sera commémoré le même jour comme si le Destin voulait nous rappeler que notre martyr avait consenti l'ultime sacrifice pour le triomphe des valeurs de la république civile et démocratique dont il se considérait comme l'un des dépositaires.

Au programme de cette double commémoration, le drapeau national qui fait face, depuis la sordide profanation, dans l'enceinte de l'institution, à la sculpture baptisée " Michket El Anouar" ( lanterne du savoir ou flambeau des lumières), emblème de la faculté, comme pour protéger les Lumières, sera déployé à 12h30 et salué en présence de la famille de Chokri Belaïd, de toutes les composantes de la faculté, des universitaires et des militants de la société civile. C'est l’emplacement qui fait face à la place où trône le drapeau national et le monument dédié aux Lumières qui sera baptisée "Place Chokri Belaid". Le texte de la plaque commémorative sera révélé au public après le salut au drapeau.

A l'amphithéâtre Ibn Khaldoun, plusieurs hommages seront rendus au grand disparu. Avec les musiciens, Molki Miled qui interprétera une chanson en hommage au combat du martyr, Zouhaïr Khaskhoussi, la troupe Ajrass, la musique et les chants engagés seront à l'honneur. La poésie sera au programme. Des étudiants déclameront leurs poèmes et la poétesse Kaouther Ben Aoun, qui vient de publier son recueil Rabii Al Wafa ( le printemps de la fidélité), sera de la partie avec un poème à la gloire de Chokri Belaïd.

Un documentaire sur la journée de la profanation du drapeau national réalisé par le jeune Issam Saïdi, ancien étudiant de la FLAHM, sera projeté.  Habib Mellak http://www.mag14

 

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Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Tunsie _ Justice_Sécurité
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Mercredi 6 mars 3 06 /03 /Mars 03:18

=http://referentiel.nouvelobs.com/file/5415459.jpg

 (STR/EPA/MAXPPP)

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Hugo Chavez est mort, Nicolas Maduro assure l'interim

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5415454.jpg

Le président Hugo Chavez, âgé de 58 ans et à la tête du Venezuela depuis près de 15 ans, vient de décéder des suites d'un cancer qui l'avait tenu éloigné du pouvoir depuis plusieurs mois. (c) Afp

 

02H30 GMT - Hugo Chavez, leader charismatique mais contesté du Venezuela depuis sa première élection à la présidence en 1998, a été terrassé par un cancer à l'âge de 58 ans. Il laisse ce pays riche en pétrole entre les mains de son vice-président Nicolas Maduro, qui était au bord des larmes en annonçant le décès de son mentor. Des élections devraient avoir lieu dans trente jours.

Les autorités ont décrété un deuil de sept jours et des funérailles nationales sont prévues vendredi alors que des milliers de personnes en pleurs se sont rassemblées dans Cararas. La dépouille du président vénézuélien sera exposée dans une chapelle ardente dressée ce mercredi dans le hall de l'Académie militaire.

Ses homologues d'Amérique latine ont rendu hommage à celui qui se présentait comme leader de la révolution bolivarienne et s'est rendu célèbre par ses déclarations dithyrambiques. D'autres dirigeants de la planète, à l'image de Barack Obama, ont exprimé leurs condoléances, mais avec des nuances.

 

02H16 GMT - Héros au cinéma ? - Le réalisateur américain Oliver Stone "pleure la perte d'un grand héros pour la majorité de son peuple et pour tous ceux qui luttent à travers le monde pour avoir une place". "Détesté des classes bien établies, Hugo Chavez restera à jamais dans l'Histoire", estime dans un communiqué ce supporter de longue date du leader vénézuélien qu'il avait interviewé pour un documentaire paru en 2009 et intitulé "South of the border".

L'acteur engagé Sean Penn, autre supporter de Chavez à Hollywood, lui rend aussi hommage, estimant que les pauvres de la planète ont "perdu un champion" et l'Amérique "un ami qu'elle a toujours ignoré avoir". "Le Venezuela et sa révolution vont perdurer sous le leadership établi du vice-président Maduro", ajoute-t-il. Hugo Chavez avait lui-même qualifié Sean Penn "d'ami des causes justes".

02H04 GMT - Deuil officiel à La Havane - Le gouvernement cubain décrète un deuil de trois jours également, dont cependant une seule journée de deuil national jeudi, et, dans son message lu pendant le journal télévisé du soir, souligne que Hugo Chavez a accompagné Fidel Castro "comme un véritable fils".

01H56 GMT - Solidarité - Un deuil national de trois jours a été décrété en Argentine, avec mise en berne du drapeau national sur les édifices publics. Au même moment en Equateur, des sympathisants de Hugo Chavez et d'Alliance Pays (AP) - mouvement du président Rafael Correa - se sont rassemblés devant l'ambassade du Venezuela à Quito. "Hugo Chavez n'est pas mort. Il reste vivant dans le coeur des latino-américains", crient nombre d'entre eux.

Maduro président par intérim

01H39 GMT - Chapelle ardente - La dépouille de Hugo Chavez va être exposée dès ce mercredi pour un "hommage posthume dans la chapelle ardente du hall de l'Académie militaire" jusqu'aux funérailles, précise Elias Jaua.

"Vendredi à 10 heures du matin, nous allons organiser la cérémonie officielle" , ajoute-t-il, sans indiquer toutefois le lieu de la "sépulture chrétienne" du défunt. "Nous allons assurer la logistique pour que le plus grand nombre puisse voir son père, son libérateur, son protecteur", assure-t-il.

01H33 GMT - NICOLAS MADURO VA ASSUMER LA PRESIDENCE PAR INTERIM ET DES ELECTIONS SERONT ORGANISEES DANS LES 30 JOURS, annonce le ministre des Affaires étrangères et ex vice-président, Elias Jaua.

01H25 GMT - Hasta siempre papito mio! - Parmi les nombreux tweets lancés sur le réseau, celui d'une des filles de Chavez, Maria Gabriela, qui sous le pseudo de @Maby80 écrit : "Les mots me manquent. MERCI pour l'éternité! Courage! Nous devons suivre son exemple. Nous devons continuer à construire la PATRIE! A jamais mon petit papa!"

01H23 GMT - Avalanche de tweets - Twitter enregistre un trafic sans précédent. En espagnol bien sûr, mais aussi en anglais, en arabe, en russe, etc. des tweets affluent de tous les pays du monde , exprimant condoléances, mais aussi surprise et même plaisanteries, lançant des débats enflammés ou s'interrogeant sur l'avenir du Venezuela.

01H00 GMT - Silence officiel à La Havane - A Cuba, la télévision a brièvement interrompu ses émissions de l'après-midi par les images de Nicolas Maduro annonçant la mort de Hugo Chavez. Puis le programme phare d'information, la Mesa Redonda (Table ronde), a diffusé à partir de 19h00 (00h00 GMT mercredi) une série de réactions, à l'exception notoire de celle des autorités cubaines, qui n'ont toujours pas officiellement réagi près de trois heures après l'annonce du décès. Hugo Chavez s'est toujours revendiqué comme un fils spirituel de Fidel Castro qui, à 87 ans, lui survit.

Deuil de sept jours

00H58 GMT - "J'en ai le coeur déchiré. C'est comme si j'avais perdu un père ou un fils", explique en larmes à l'AFP Ariani Rodríguez, qui se trouve parmi les nombreux chavistes venus pleurer leur président devant l'hopital militaire de Caracas.

00H51 GMT - FUNERAILLES VENDREDI - Le gouvernement vénézuélien annonce sept jours de deuil et des funérailles nationales vendredi.

00H06 - Marquer les esprits - A Londres, le ministre des Affaires étrangères William Hague se dit "attristé d'apprendre aujourd'hui le décès du président Hugo Chavez". "En tant que président du Venezuela pendant 14 ans, il a marqué les esprits dans son pays et bien au-delà", ajoute-t-il dans un communiqué publié par le Foreign Office.

00H05 GMT - Marquer l'histoire - Pour le président français François Hollande, Hugo Chavez "aura profondément marqué l'histoire de son pays" depuis sa prise de fonction en 1999 après son élection l'année précédente. "Le Président défunt exprimait au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement", poursuit-il dans son communiqué en se disant "convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l'apaisement".

23H46 GMT - "Un avenir meilleur" - Un peu sur la même ligne que Washington, Ottawa souhaite que le décès de Hugo Chavez ouvre une période de transition qui permette aux Vénézuéliens d'accéder à "un avenir meilleur et plus prometteur", selon le Premier ministre Stephen Harper. "Le Canada compte travailler avec la personne qui lui succédera ainsi qu'avec d'autres dirigeants de la région en vue de rendre (l'Amérique du Sud) plus prospère, plus sûre et plus démocratique", ajoute-t-il.

"Concentration du pouvoir"

23H45 GMT - En larmes - Le président bolivien Evo Morales se dit "anéanti par le décès du frère Hugo Chavez", mort à l'issue d'un an et demi de lutte contre un cancer dans la zone pelvienne et opéré quatre fois à Cuba. Au bord des larmes et la voix entrecoupée de sanglots, Evo Morales indique qu'il va se rendre au Venezuela dans les prochaines heures. Parlant depuis le palais présidentiel à La Paz, il appelle à la poursuite du "processus de libération, non seulement du peuple vénézuélien mais aussi du peuple latino-américain".

23H38 GMT - "Douleur" - Le président péruvien Ollanta Humala veut pour sa part "exprimer notre profonde douleur auprès du peuple frère du Venezuela et embrasser avec force la famille de l'ami Hugo Chavez". Il termine en manifestant sa "solidarité bolivarienne, sud-américaine et latino-américaine", en référence à la révolution chère au coeur de Chavez qui se disait inspiré par le "libertador" de l'Amérique du sud, Simon Bolivar.

23H27GMT - Condoléances onusiennes - "#UNSG exprime ses plus profondes condoléances aux familles, au peuple, au gouvernement du #Venezuela pour la disparition du président Hugo Chavez", peut-on lire sur le compte Twitter en anglais du porte parole du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

23H26 GMT - "Concentration du pouvoir" - L'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, tweette que "la présidence de Chavez s'est caractérisée par la concentration du pouvoir et un mépris ouvert des garanties des droits de l'Homme fondamentaux".

23H25 GMT - Nouveau chapitre avec Washington ?- Barack Obama apporte son soutien au peuple du Venezuela, tout en souhaitant cependant un "nouveau chapitre" avec le gouvernement.

"En ce moment difficile de la mort du président Hugo Chavez, les Etats-Unis renouvellent leur soutien aux Vénézuéliens et leur intérêt à développer des relations constructives avec le gouvernement vénézuélien", déclare-t-il dans un communiqué.

"Au moment où le Venezuela entame un nouveau chapitre de son histoire, les Etats-Unis continuent à soutenir des politiques qui soutiennent les principes démocratiques, l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme", conclut-il.

"Perte irréparable"

23H16 GMT - "Un grand Sudaméricain" - Dilma Roussef, la présidente brésilienne, rappelle lors d'une réunion publique à Brasilia qu'elle n'a "pas toujours été intégralement d'accord avec le président Chavez". Mais, à l'unisson de l'Equateur, elle estime que "sa disparition représente une perte irréparable" et elle salue "un grand Sudaméricain" et un "ami du Brésil".

En Haïti, le président Michel Martelly utilise non pas Twitter mais sa page Facebook pour transmettre ses "sincères condoléances au peuple vénézuélien". "C'est une grande perte pour le Venezuela, pour la région et pour Haïti, en raison de la qualité des relations entre les deux pays", a pour sa part déclaré à l'AFP le ministre des Affaires étrangères Pierre-Richard Casimir.

23H14 GMT - Appui à la paix avec les FARC - "Nous avons bien travaillé avec le président Chavez (...) appui très important pour notre processus de paix", rappelle la ministre colombienne des Affaires étrangères Maria Angela Holguin, en exprimant une "profonde tristesse" quant à la disparition du dirigeant vénézuélien, l'un des chefs de file de la gauche latino-américaine et considéré comme l'un des artisans du rapprochement entre la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et le gouvernement de Bogota.

23H05 GMT - Appel à l'unité - "Ma solidarité à toute la famille et aux partisans du président Hugo Chavez, nous plaidons pour l'unité des Vénézueliens", tweete Henrique Capriles, principal opposant au régime et adversaire du chef de l'Etat lors de la présidentielle de 2012.

23H02 GMT - "Perte irréparable" - En Equateur, le gouvernement du président socialiste Rafael Correa, proche allié de Chavez, exprime son "profond chagrin" à propos du décès du "chef de file d'un mouvement historique" et d'un "révolutionnaire mémorable". "Devant cette perte irréparable qui endeuille le peuple vénézuélien et toute la région", Quito exprime "son amitié spéciale qui l'unit au Venezuela", selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.

22H55 GMT - "Fin d'un régime tyrannique" - La parlementaire américaine Ileana Ros-Lehtinen, une Républicaine qui représente une zone incluant Miami, où vivent de nombreux latino-américains, estime à propos de Chavez que "sa mort représente la fin de ce régime tyrannique, mais la voie de la démocratie pour le peuple vénézuélien est encore très incertaine".

"Respecter et faire respecter la Constitution"

22H52 GMT - Constitution respectée - Le ministre de la Défense vénézuélien Diego Molero, accompagné de certains hauts-gradés de l'armée, assure à la télévision que les forces armées seront unies "pour respecter et faire respecter la Constitution et la volonté d'Hugo Chavez".

22H42 GMT - Accusation "absurde" - Quelques instants avant que la mort de Chavez ne soit annoncée, les Etats-Unis ont rejeté les accusations de conspiration du Venezuela, jugeant "absurde" de dire que Washington pourrait être responsable du cancer du président vénézuélien."Dire que les Etats-Unis sont impliqués de quelque manière que ce soit dans la maladie du président Chavez est absurde, et nous rejetons fermement cette accusation", a affirmé un porte-parole du département d'Etat.

22H31 GMT - Armée et police déployées - Le vice-président Nicolas Maduro annonce que le gouvernement a déployé l'armée et les forces de police dans le pays pour "garantir la paix".

22H24 GMT - Condoléances de Paris - "Amitié et respect au peuple du #Venezuela qui dit son coeur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions. #Chavez", tweete la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, une des premières personnalités étrangères à réagir. De son côté, au même moment, Jean-Luc Mélanchon a estimé sur Twitter que "ce qu'il est ne meurt jamais" en hommage au président vénézuélien

22H11 GMT - La muerte del comandante - "Nous avons reçu l'information la plus dure et la plus tragique que nous pouvions annoncer à notre peuple. A 16H25 (20H55 GMT), aujourd'hui 5 mars, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias", annonce le vice-président Nicolas Maduro, au bord des larmes, à la télévision publique.

Le président Hugo Chavez, âgé de 58 ans et à la tête du Venezuela depuis près de 15 ans à la suite de son élection en 1998 avec 56% des voix et de ses trois réélections en 2000, en 2006 et en 2012, vient de décéder des suites d'un cancer qui l'avait tenu éloigné du pouvoir depuis plusieurs mois. http://tempsreel.nouvelobs

 

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Pour Mélenchon, ce que représentait Chavez «ne meurt jamais»

Le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation à Paris le 5 mars 2013

Le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation à Paris le 5 mars 2013 (Photo Kenzo Tribouillard. AFP)

 

Le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a salué dans la nuit de mardi à mercredi la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez estimant dans un tweet que «ce qu’il est ne meurt jamais».

M. Mélenchon a effectué plusieurs voyages au Vénézuéla. En juillet dernier, alors qu’il se trouvait à Caracas il avait estimé qu’il existait «beaucoup de préjugés sur Chavez en Europe» tout en soulignant que, pour lui, la «révolution bolivarienne» était une «source d’inspiration». Il a salué à plusieurs reprises par le passé le «volontarisme politique» de Chavez.

«Amitié et respect au peuple du #Vénézuela qui dit son coeur brisé et ses craintes du retour hardi des injustices et exclusions», a pour sa part posté la ministre de la justice Christiane Taubira sur son compte twitter.

«J’ai appris avec émotion la mort de Hugo Chavez», a déclaré à l’AFP par téléphone l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement. «Je l’ai rencontré il y a dix ans et nous avions immédiatement sympathisé. C’était un homme généreux, animé d’une foi sincère en l’humanité et d’un ardent désir de justice sociale», a poursuivi le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).

«Il restera dans l’histoire comme celui qui aura su intégrer dans la démocratie vénézuélienne les populations indiennes jusqu’alors tenues en marge», a-t-il rappelé. «Pendant quinze ans, il aura tenu en respect ses adversaires en s’appuyant sur le seul suffrage universel. Puisse le peuple vénézuélien maintenir son héritage !», a conclu M. Chevènement.

Le président vénézuélien est décédé mardi à Caracas à 58 ans des suites de son cancer diagnostiqué en juin 2011, sans avoir pu prendre congé de ses compatriotes, après 14 années de pouvoir sans partage.

Charismatique, hyperactif, fervent catholique et admirateur du libérateur Simon Bolivar, le président Chavez a continuellement bénéficié de forts taux de popularité, malgré l’hostilité farouche que lui vouaient ses opposants, qualifiés de «traîtres» depuis une tentative de coup d’Etat contre lui en 2002.

Pourfendeur de «l’impérialisme yankee», même s’il n’a jamais cessé ses livraisons de pétrole aux Etats-Unis, Hugo Chavez se présentait en héritier du leader cubain Fidel Castro. liberation


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 Le commandante Hugo Chavez n'est plus

 

Le président vénézuélien Hugo Chavez est mort à l'âge de 58 ans après avoir lutté pendant deux ans contre un cancer. Élu une première fois en 1998, il aura mené pendant près de 15 ans sa « révolution bolivarienne ».

L'annonce a été faite mardi par le vice-président du Venezuela, Nicolas Maduro, qui devrait assurer l'intérim à la présidence jusqu'à la tenue d'élections dans les 30 jours, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Elias Jaua, bien que la Constitution vénézuélienne confère cette responsabilité au président de l'Assemblée nationale.

 Le gouvernement a annoncé sept jours de deuil national. Les funérailles d'Hugo Chavez auront lieu vendredi, à l'Académie militaire de Caracas.

M. Chavez était revenu récemment de Cuba, où il avait été traité pour un cancer. Au cours des derniers jours, le gouvernement avait fait état d'une aggravation de son état de santé.

Plus tôt mardi, le vice-président Maduro avait accusé les « ennemis historiques » du Venezuela d'avoir provoqué le cancer dont souffrait le président Chavez. Deux fonctionnaires américains ont été aussitôt expulsés.

Depuis juin 2011, Hugo Chavez a subi quatre différentes opérations pour soigner une tumeur maligne. L'été dernier, il avait annoncé être guéri, après avoir fait une première rechute en février dernier.

Il s'était rendu dans la capitale cubaine en décembre dernier afin d'y être opéré pour la quatrième fois. Son cancer, dont la nature exacte n'a jamais été révélée, était traité comme un secret d'État par Caracas.

Au pouvoir depuis 1999, M. Chavez a été réélu en octobre dernier pour un quatrième mandat. Son investiture devait avoir lieu en janvier, mais son dernier bilan de santé avait jeté de nouveaux doutes sur sa capacité à assurer la présidence.

L'armée, fidèle à Maduro, déployée

Lors d'une intervention télévisée, les principaux chefs militaires du pays ont promis d'être loyaux au vice-président Nicolas Maduro, désigné par Hugo Chavez comme son successeur. L'armée a d'ailleurs été déployée rapidement dans le pays pour « garantir la paix ». L'armée a promis de respecter la Constitution et la volonté du président Chavez.

Le journaliste Jean-Michel Leprince rappelle qu'en décembre dernier, avant de se rendre à Cuba, Hugo Chavez avait déjà envisagé la possibilité de ne pas revenir. Il avait désigné Nicolas Maduro au poste de vice-président et appelé ses concitoyens à voter pour lui s'il devait lui arriver quelque chose.

Selon la Constitution vénézuélienne, à la mort du président, c'est le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, qui assure l'intérim, avec l'obligation d'organiser une nouvelle élection présidentielle dans les 30 jours.

Comme Nicolas Maduro a été désigné vice-président, il devra démissionner avant de présenter sa candidature à la présidence.

L'opposition lance un appel à l'unité

Le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, battu par Hugo Chavez aux dernières élections, a appelé les Vénézuéliens à « l'unité » et transmis sa « solidarité » à la famille du président.

« Ma solidarité à toute la famille et aux partisans du président Hugo Chavez, nous plaidons pour l'unité des Vénézuéliens », a annoncé le gouverneur de l'État de Miranda sur son compte Twitter.

« Dans des moments difficiles, nous devons démontrer notre amour et notre respect profond à notre Venezuela! Unité de la famille vénézuélienne! » a-t-il poursuivi.

Hugo Chavez (d) avec son frère Adam, la date de la photo n'est pas déterminée.  

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Plein écran

Politique étrangère sulfureuse

Selon le journaliste de Radio-Canada International Martin Movilla, Hugo Chavez a réussi « à dire sur la place publique ce que beaucoup pensaient tout bas », notamment dans la foulée de l'élection du président américain George W. Bush, au début des années 2000.

Il mettait du piquant sur la scène internationale, souligne M. Movilla. Le président Chavez a d'ailleurs connu ses heures de gloire durant l'ère Bush, ayant déjà traité ce dernier d'« assassin », de « bandit » et d'« ivrogne » devant les Nations unies.

Son anti-américanisme l'a rendu populaire aux quatre coins de la planète. Il entretenait des relations personnelles notamment avec l'Iran, l'Irak et la Libye, « mais pour Chavez, ce qui était important, c'était de nourrir les blocs antiaméricains » dans le monde, souligne Martin Movilla.

Hugo Chavez a été l'un des premiers à oser dire qu'il se rangeait derrière le régime syrien de Bachar Al-Assad, dans la foulée d'un conflit « monté de toutes pièces par les Américains ».

Le président Chavez affirmait depuis longtemps que les États-Unis étaient derrière le coup d'État raté de 2002 et agitait souvent la carte anti-américaine pour rallier l'appui de l'opinion publique. Le Venezuela n'a plus d'ambassadeur américain sur son territoire depuis juillet 2010.

Espoirs déçus pour certains

Selon le documentariste Charles Gervais, réalisateur de Revolucion?!, l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez a suscité beaucoup d'espoir durant les premières années. « Il parlait d'une révolution humaniste », un nouveau concept de la révolution où l'être humain serait au premier plan, explique M. Gervais. C'est « une histoire fascinante, qui a fini par me décevoir », ajoute-t-il.

« À la fin, on a l'impression qu'il s'est un peu perdu. Il est devenu ivre de pouvoir. Il n'a jamais voulu confier son pouvoir à quelqu'un d'autre », résume Charles Gervais.

Un photo du président Hugo Chavez exposée lors d'une messe tenue en son honneur, à CubaUn photo du président Hugo Chavez exposée lors d'une messe tenue en son honneur, à Cuba  Photo :  AFP/ADALBERTO ROQUE

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Samedi 2 mars 6 02 /03 /Mars 20:31
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