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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 08:31

 

 

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Au moins 2 morts dans des affrontements entre groupes armés à l'ouest

 

Les affrontements ont repris mercredi entre des groupes armés près de Zouara, à l'ouest de Tripoli, faisant au moins deux morts, alourdissant le bilan des combats meurtriers à au moins 20 morts depuis lundi, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Des tirs sporadiques d'armes lourdes et légères étaient entendus dans cette région, située à une soixantaine de kilomètres des frontières tunisiennes, et des colonnes de fumée se dégageaient des localités de Jamil et Regdaline où s'affrontaient depuis lundi des ex-rebelles libyens et d'autres groupes armés, selon ce journaliste. 

Selon le directeur du seul hôpital de Zouara, Chokri Al-Arabi, deux combattants de Zouara, ont été tués mercredi, et plusieurs autres blessés. Il n'était pas possible dans l'immédiat d'avoir un bilan pour les deux autres villes. 

La situation devient à nouveau critique. Jusqu'ici, nous avons reçu deux morts et un grand nombre de blessés, a déclaré Dr Al-Arabi à l'AFP.

Jamil et Regdaline sont situées à une centaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli, à quelques kilomètres au sud de la ville côtière de Zouara.

Les affrontements se déroulent notamment sur deux fronts, au sud-ouest de Zouara où se concentrent la principale force de cette ville et au sud, sur les hauteurs d'une colline surplombant Jamil et Regdaline.

Des armes légères, mais aussi des canons anti-aériens installés sur des pick-up, des lance-roquettes et des chars sont utilisés dans les combats.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre dernier, la tension est palpable entre Zouara, dont les habitants sont d'origine amazighe, et les villes proches de Jamil et Regdaline, accusées d'avoir soutenu le régime durant la révolution libyenne, de février à octobre 2011.

Selon un dernier bilan des autorités et de sources hospitalières, les affrontements ont fait au moins 18 morts lundi et mardi.

Le Conseil national de transition (CNT) avait annoncé mardi avoir envoyé des délégations dans la région pour rétablir le calme et résoudre le problème, précisant que les hostilités avaient commencé quand des ex-rebelles de Zouara avaient été arrêtés lors de leur passage dans la ville de Jamil.

Après une intervention du CNT, ces ex-rebelles ont été libérés et un accord a été trouvé entre les deux parties pour mettre fin au différend. Mais peu après, des ex-rebelles de Zouara ont relancé les hostilités, selon le Conseil.

Ces affrontements interviennent après des combats meurtriers entre tribus à Sebha, dans le sud de la Libye, qui ont fait la semaine dernière plus de 147 morts et 395 blessés. Le gouvernement est parvenu vendredi à imposer un cessez-le-feu.

Depuis octobre, les nouvelles autorités peinent à contrôler les dizaines de brigades d'ex-rebelles ayant combattu les forces de Kadhafi, qui continuent de faire la loi dans le pays.

Des tribus et habitants de plusieurs régions se sont servis dans l'arsenal militaire hérité de Mouammar Kadhafi, et n'hésitent pas à recourir aux armes au moindre conflit d'intérêts. romandie

 

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La guerre civile en Libye point de départ de la déstabilisation du Mali

 

Comment expliquer qu’en si peu de temps, un État comme le Mali soit au bord de l’explosion ? Une analyse parue dans le quotidien algérien "la Liberté" apporte un éclairage intéressant, en voici des extraits.

Le lien entre la Libye et la situation au Mali a été établi par la junte qui a déposé Amadou Toumani Touré, qu’elle accuse d’avoir laissé la rébellion targuie du Nord prendre ses aises jusqu’à en découdre avec l’armée régulière et s’emparer de territoires. La rébellion des Touaregs est revenue sur les accords de paix conclus dans les années 1990 — sous le parrainage de l’Algérie — lorsque ses supplétifs de la légion étrangère de Kadhafi sont rentrés chez eux, celui-ci vaincu par la coalition occidentale est assassiné par le CNT libyen. L’Algérie avait alerté à l’époque sur la circulation des armes dans la région. Les Touaregs ne sont pas rentrés chez eux bredouilles : ils s’étaient copieusement servis dans les arsenaux de Kadhafi. Le MNLA (rebelles touareg-NDLR) se sentant revigoré a tourné le dos à la conciliation avec Bamako pour revendiquer un État sur toute la région des Azawad, dont Kidal serait la capitale. Voilà pourquoi l’instabilité qui s’est installée au Mali est considérée comme un accident collatéral de la crise libyenne post-Kadhafi. La même cause a produit la nouvelle situation qui frappe la Tunisie : l’instabilité libyenne a encouragé les salafistes tunisiens dans leur passage aux actes. Donc, tout a commencé en Libye où depuis plus d’un mois les combats entre tribus rivales sont montés en cadence. Ils faisaient rage samedi à Sebha, dans le sud, avec plus de 147 morts et 395 blessés en six jours !

 

Plus d’État en Libye

Pour faire court, cinq mois après la fin des opérations de l’OTAN, les milices rebelles refusent de faire allégeance au CNT (Conseil national de transition), officiellement reconnu comme le pouvoir de la Libye post-Kadhafi par la communauté internationale. Ce CNT doit, en principe, poursuivre sa mission jusqu’à l’élection d’une assemblée constituante en juin prochain, mais son autorité n’est pas établie en Libye. Le pays est déchiré par des rivalités régionales et tribales alimentées par des milices surarmées qui s’adonnent à des activités mafieuses : l’ONU a enregistré des rapts, des liquidations et des tortures. Rien que pour la capitale, trois groupes se disputent son contrôle dont celui de l’islamiste Belhadj, un ancien de l’Afghanistan lié à Al-Qaïda. Et aucun de ces seigneurs de guerre ne veut rendre ses armes et encore moins se fondre dans la nouvelle armée nationale du CNT. Celui-ci n’est pas également accrédité par les notables tribaux qui réclament une Libye fédérale, divisée en trois grandes régions : la Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque, laquelle a décrété son autonomie il y a trois semaines. Cette région abrite 80% des gisements d’hydrocarbures. Évidemment, les tribus sans pétrole ne sont pas d’accord, comme les Toubous et les Berbères. D’où les affrontements malgré l’envoi par le CNT de forces militaires pour tenter d’imposer une trêve.

 

Un nouvel Irak ? 

Cette crainte de voir la Libye subir une évolution à l’irakienne est valable pour le Mali où les rebelles touareg sont entrés samedi dans la ville de Gao, place forte du Nord des troupes d’une junte désormais prise en tenailles par la sédition touareg et les menaces d’embargo, voire d’intervention, des pays voisins qui exigent un retour à l’ordre constitutionnel. Les voisins du Mali sont inquiets et se demandent, à l’unisson avec la CEDEAO, comment préserver l’intégrité territoriale de ce pays ? En attendant, depuis que des militaires mutinés ont pris le pouvoir, les rebelles multiplient les attaques et ils gagnent du terrain.

 

200.000 personnes déplacées depuis le mois de janvier

Le Haut Commissariat aux Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est déclaré "profondément préoccupé" par la dégradation de la situation politique et sécuritaire au Mali, où des milliers de personnes continuent à fuir leurs maisons en raison des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles touaregs dans le nord du pays. La reprise des combats dans le nord du Mali a déplacé plus de 200.000 personnes depuis le mois de janvier, la majorité ayant fui dans les pays voisins et 93.000 étant probablement déplacés à l’intérieur du pays.

"Le nord du pays devient de plus en plus dangereux du fait de la prolifération des groupes armés dans la région", a déclaré la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, dans un communiqué. Selon elle, la majorité de ces réfugiés sont Touaregs, mais également des Peuls, des Arabes et des Bambaras. Elle a expliqué que les réfugiés qui affluent dans les pays voisins rapportent la présence de milices armées et d’unités de garde locales mises en place par les communautés locales pour se défendre. "La plupart ont déclaré au personnel du HCR qu’ils ont fui parce qu’ils craignaient les attaques de bandits armés et l’intensification des combats dans le nord, tandis que les autres ont déclaré être partis car ils ne trouvaient plus de nourriture dans leurs villages", a indiqué Mme Fleming.

"D’autres ont dit à nos équipes qu’ils avaient décidé de quitter le Mali quand les espoirs d’une paix négociée entre le gouvernement et les rebelles touaregs dans le nord se sont évanouis après le coup d’État", a ajouté la porte-parole. Elle a indiqué que l’agence renforçait son assistance aux réfugiés maliens à travers la région du Sahel qui est confrontée à des pénuries graves d’eau et de vivres. "Les combattants touaregs ont pris plusieurs grandes villes dans le nord la semaine dernière, empêchant le HCR et les autres agences d’aide d’accéder à ceux qui ont besoin d’une assistance. "Le HCR invite toutes les parties à s’abstenir de toute action qui pourrait mettre les populations en fuite en danger ou entraver leurs déplacements vers des zones plus sûres", a indiqué le porte-parole du HCR. temoignages

 

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Libye : l'après Kadhafi
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