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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 20:07

Deux tunisiens parmi les terroristes 

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 Des otages témoignent ...  

La version du ministre algérien des Communications, Mohamed Said  (10'32'')

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Les otages se souviennent

http://photo.europe1.fr/infos/international/18-01-algerie-amenas-satellite-astrium-services-2013-930-620/24522567-1-fre-FR/18.01.Algerie.amenas.satellite.ASTRIUM.SERVICES.2013.930.620_scalewidth_630.jpg

RECIT - De retour dans leur pays, plusieurs otages ont raconté leur calvaire.

Désormais saufs, plusieurs otages retenus sur le site gazier d'In Amenas pendant plusieurs jours ont raconté leur calvaire dès leur retour dans leur pays. Extraits de leurs témoignages poignants.

Mercredi matin, la surprise. Au lendemain d'une partie de foot sur le site, l'atmosphère s'alourdit très vite. Vers 5h30 du matin, les alarmes retentissent. C'est l'incompréhension. "On n'en avait aucune idée", se souvient Alexandre Berceaux, l'un des Français rescapés, qui ne s'était jamais senti menacé depuis son arrivée sur le site gazier du Sahara algérien, un an plus tôt. D'abord convaincu que "tout le monde était en danger" car "ça tirait partout", il réalise que les assaillants ciblent les expatriés.

Système D pour se cacher. Il se cache alors sous un lit dans une chambre en préfabriqué, et pense à dissimuler son passeport "pour cacher qui j'étais". Pendant quarante heures, Alexandre Berceaux ne bougera pas, ravitaillé en nourriture par des employés algériens qui avaient eux la liberté de leurs mouvements mais qui prennent "des risques énormes". Chacun avait sa parade. Certains ont trouvé refuge dans de faux-plafonds, d'autres, comme ce Roumain, se sont "barricadés" dans un bureau "en bloquant la porte avec un meuble".

Exécution en règle. Tous n'ont pas eu cette chance, comme en témoigne le bilan officiel qui fait état de 48 otages tués. Abdelkader, employé de BP a vu les terroristes "se diriger vers les chambres des Japonais". Devant l'une d'elle, "un terroriste a crié 'open the door' avec un accent nord-américain puis il a tiré. Deux autres Japonais sont morts et nous avons trouvé après quatre autres cadavres de Japonais", se souvient-il, très secoué. Un Algérien a vécu une scène similaire avec des Anglais. "Ils ont pris un Britannique et pointant leurs armes sur lui, 'ils l'ont menacé jusqu'à ce qu'il appelle en anglais ses amis en leur disant : 'sortez, sortez, ils ne vont pas vous tuer. Ils cherchent des Américains'. Quelques minutes après, ils l'ont abattu".

Les Algériens épargnés mais courageux."Vous, Algériens et musulmans, n'avez rien à craindre : nous cherchons les chrétiens qui tuent nos frères au Mali et en Afghanistan pour piller nos richesses", criaient les islamistes armés aux otages algériens lorsqu'ils débarquent sur le site gazier. "Les Algériens pouvaient se déplacer librement", se remémore Alan Wright, expatrié écossais. Et eux seuls avaient le droit d'envoyer des textos ou de passer des appels. Mais les preneurs d'otages, très bien renseignés sur la configuration des lieux, ont fait couper le réseau pour empêcher les expatriés de le faire. Ce sont des Algériens qui ont notamment monté l'évasion d'un petit groupe. Pour que l'Ecossais Alan Wright ait "moins l'air d'un expatrié", ils lui ont donné un petit chapeau. Puis ils ont "découpé le grillage et ça y est, nous étions partis". "Nous avons une dette éternelle à leur égard", ajoute-t-il, bien conscient des risques pris par ces Algériens non visés par les terroristes. "Je ne pourrai jamais assez dire de bien de ces gars qui étaient avec nous dans ce bureau et qui avaient la possibilité de se rendre et d'être en sécurité mais qui ont décidé de rester avec nous et de nous aider à nous échapper".

Plusieurs évasions. Le petit groupe d'Alan Wright n'est pas le seul à être parvenu à filer discrètement du site. Un Norvégien de 57 ans qui a passé 15 heures dans le désert avec sept autres personnes est parvenu à regagner à pied la ville d'In Amenas à près de 50 km de là, déshydraté et épuisé.

Des assaillants "bien renseignés". L'organisation des terroristes laisse dubitatif Riad, un des otages algérien d'In Amenas. "Ils avaient des complicités à l'intérieur car ils connaissaient les chambres des expatriés et tous les détails sur le fonctionnement de la base", explique-t-il. Par exemple, "ils ne se sont pas rendus au site de l'algérienne GTP, ni sur celui de Sarpi, italien, vide au moment de l'attaque. Ils connaissaient les procédures internes, les numéros de chambres des expatriés et ils ont attaqué les bases de BP et de JGC, les seuls où il y avait des étrangers. "Ils étaient bien renseignés", confirme Abdelkader. europe1


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Plusieurs otages racontent l'enfer d'In Aménas

http://www.leparisien.fr/images/2013/01/20/2496927_bberct_640x280.jpg

L'ex-otage français Alexandre Berceaux, libéré par l'armée algérienne après 40 heures de détention, a notamment cru mourir en voyant les militaires entrer dans sa cachette, les confondant avec les terroristes, a-t-il raconté dimanche. 

 

Des otages transformés en bombes vivantes, terrés pendant des heures pour tenter d'échapper au commando ou exécutés sommairement : les rescapés de l'attaque d'In Aménas, en Algérie, livrent un récit effrayant du cauchemar de quatre jours qui s'est terminé samedi en bain de sang. 

 

«Tout était difficile : de se cacher, d'entendre des bruits»

L'ex-otage français Alexandre Berceaux, libéré par l'armée algérienne après 40 heures de détention, a cru mourir en voyant les militaires entrer dans sa cachette, les confondant avec les terroristes, a-t-il raconté dimanche. «Je ne savais pas que c'était eux», a déclaré le Français de 32 ans en évoquant les forces spéciales algériennes, venues lui porter secours sur le site d'In Amenas, à 1300 km au sud-est d'Alger. «Là je croyais que c'était fini, je croyais que j'en prendrai plein la tête», a-t-il précisé devant les médias à Pagny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle), le village de ses parents.

Employé par une entreprise de restauration, le jeune homme se trouvait dans un camp jouxtant la base de vie où a eu lieu la prise d'otages lorsqu'il a entendu «des bruits d' qui ont commencé à retentir». Il s'est alors réfugié sous son lit, dans sa chambre, où des collègues algériens lui ont apporté de la nourriture. «Il y en a qui ont pris des risques énormes pour me ravitailler», a-t-il expliqué face à la presse. «J'ai dissimulé mon passeport, pour cacher qui j'étais, mon identité», a-t-il encore ajouté, sachant que les assaillants ciblaient les expatriés. Très marqué par ces quatre jours d'attente, le jeune homme a rappelé à quel point les nuits étaient longues. «La nuit c'était plus calme, il y avait moins de tirs. Mais c'était très long, il faisait froid», se remémore-t-il. «C'était horrible. Tout était difficile : de se cacher, d'entendre des bruits».

Barricadés dans les bureaux, terrés dans les faux-plafonds

«Je me trouvais à l'extérieur du bureau quand j'ai vu les terroristes arriver», a raconté un Roumain qui travaillait sur le site gazier et s'est retrouvé aux côtés de centaines d'employés algériens et d'expatriés sous la menace d'un commando proche d'Al-Qaïda ayant pris le contrôle des installations. Aux dires des témoins, les assaillants étaient lourdement armés, avec des lance-roquettes en plus des kalachnikovs. «Ils ont commencé à tirer sur les gardiens», puis «ils sont entrés et ont commencé à prendre des otages. Je me suis barricadé avec un autre collègue dans le bureau, en bloquant la porte avec un meuble», a expliqué cet ex-otage.

Certains ont également trouvé refuge dans de faux-plafonds, ou sous leur lit, comme Alexandre Berceaux. Mais les assaillants étaient visiblement prêts à tout pour débusquer les étrangers qui tentaient de se cacher, comme en a témoigné dans la presse un Algérien employé sur le site qui a réussi à leur échapper. Il raconte comment les terroristes ont pris un Britannique en pointant leurs armes sur lui : «Ils l'ont menacé jusqu'à ce qu'il appelle en anglais ses amis en leur disant:  sortez, sortez, ils ne vont pas vous tuer. Ils cherchent des Américains», a raconté le survivant algérien à la presse. «Quelques minutes après, ils l'ont abattu».

Les expatriés systématiquement ciblés, parfois bardés d'explosifs

«Les terroristes nous ont dit : vous n'avez rien à faire dans cette histoire, vous êtes Algériens et musulmans. On va vous relâcher», a expliqué à l'AFP Iba El Haza, un chauffeur algérien employé sur le site. Un récit corroboré par celui, anonyme, d'un autre employé algérien dans le Mail on Sunday : «Ils sont allés dans un des bâtiments, ont rassemblé les expatriés, les ont fait mettre en cercle et ils leur ont tous mis des explosifs autour du cou». «Nous autres Algériens, nous étions regroupés à part et nous étions traités avec bienveillance. Ils nous ont dit que nous ne serions pas tués car nous étions musulmans et qu'ils ne cherchaient que les chrétiens», a-t-il raconté. Selon lui, les Algériens avaient le droit d'envoyer des textos ou de passer des appels, mais les preneurs d'otages, très bien renseignés sur la configuration des lieux, ont fait couper le réseau pour empêcher les expatriés de le faire. 

Evasions et exécutions sommaires

Certains y sont toutefois parvenus grâce à un circuit de secours. «Vous m'entendez ? J'ai été pris en otage par Al-Qaïda», a ainsi écrit à sa famille Stephen McFaul. Cet Irlandais âgé de 36 ans a ensuite réussi à s'échapper quand l'armée algérienne a attaqué les véhicules dans lesquels des membres du commando tentaient de déplacer des otages, bardés d'explosifs. D'autres aussi ont réussi à prendre la fuite, comme ce Norvégien de 57 ans qui a passé 15 heures dans le désert avec sept autres personnes et a regagné à pied la ville d'In Amenas à près de 50 km de là, déshydraté et épuisé, selon un journal norvégien.

Tous n'ont pas eu cette chance : trois Japonais ont été exécutés au moment où ils tentaient de s'enfuir d'un car. Six de leurs compatriotes ont été froidement abattus dans leurs chambres sur le site. Les assaillants sont «arrivés avec des arrache-clous et ils se sont dirigés vers les chambres des Japonais», a déclaré très ému un otage algérien, témoin de la scène. «Un terroriste a criéopen the door (ouvrez la porte, ndlr) avec un accent nord-américain, puis il a tiré». leparisien


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25 corps découverts dimanche, cinq assaillants arrêtés

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5106442.jpg

Vingt-cinq corps d'otages ont été retrouvés et cinq assaillants arrêtés dimanche, au lendemain de la conclusion sanglante d'une prise d'otages de quatre jours sur un site gazier du Sahara algérien dont le bilan risque d'être revu à la hausse.

Un bilan officiel devrait être annoncé lundi à 13H30 GMT lors d'une conférence de presse du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Alger, selon le ministère de la Communication.

Aucun bilan officiel n'a été communiqué depuis l'annonce par la télévision privée algérienne Ennahar de la découverte dimanche par les forces algériennes de 25 corps d'otages sur le complexe gazier situé près d'In Amenas, à 1.300 km au sud-est d'Alger.

Un premier bilan provisoire officiel faisait état samedi de 23 étrangers et Algériens morts, ainsi que de 32 assaillants tués par l'armée, mais le ministre de la Communication Mohamed Saïd a déclaré dimanche que le nombre de victimes risquait d'être "revu à la hausse".

Le quotidien francophone El Watan, citant dimanche sur son site internet des sources de sécurité, parle d'une "trentaine de corps d'otages étrangers, algériens et de soldats de l'armée algérienne" découverts par les forces spéciales sur le site de Tiguentourine, près d'In Amenas.

"Les forces spéciales continuent de sécuriser le site gazier de Tiguentourine à la recherche d'éventuelles autres victimes", a déclaré le ministre.

"Cinq terroristes ont été arrêtés ce matin" dans l'usine gazière, mais "trois autres sont en fuite", a déclaré à l'AFP le patron de la chaîne Ennahar, Anis Rahmani, généralement bien informé des affaires de terrorisme.

L'attaque a été menée par 40 jihadistes de pays musulmans et "même" européens, a affirmé Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe "Signataires par le sang" qui a planifié l'opération, dans une vidéo mise en ligne dimanche par le site mauritanien Sahara Media.

Les assaillants "bien renseignés"

Des rescapés ont témoigné de la violence de cette prise d'otages.

Pour Riad, un otage algérien employé par le japonais JGC, pas de doute: Les assaillants "avaient des complicités à l'intérieur car ils connaissaient les chambres des expatriés et tous les détails sur le fonctionnement de la base".

"Ils étaient bien renseignés", confirme Abdelkader, un employé du britannique BP.

Dans la base-vie "ils se sont dirigés vers les chambres des Japonais, un terroriste a crié +open the door+ (ouvrez la porte, ndlr) avec un accent nord-américain, puis a tiré", a raconté à l'AFP Riad, selon qui "ils étaient au courant de toutes nos procédures".

Des employés ont filmé, pris des photos de l'attaque. Les images des corps de cinq des Japonais prises par l'un d'entre eux et visionnées par l'AFP sont violentes: balles dans la tête, crânes à moitié défoncés par l'impact.

JCG avait indiqué que dix Japonais étaient toujours portés manquants dimanche matin. Tokyo s'est refusé à commenter l'information des témoins.

Les forces algériennes ont pu libérer "685 employés algériens et 107 étrangers", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur samedi soir.

"Un acte de guerre"

Parmi les étrangers confirmés morts par leurs pays depuis mercredi figurent un Français, un Américain, deux Roumains, trois Britanniques et une personne résidant au Royaume-Uni.

Trois autres ressortissants britanniques sont probablement morts, a annoncé dimanche matin le Premier ministre David Cameron.

Un employé colombien de BP pourrait aussi faire partie des otages tués, a indiqué le président Juan Manuel Santos.

Le groupe norvégien Statoil, qui gère le site gazier avec le Britannique BP et l'Algérien Sonatrach, a fait état pour sa part de recherches intenses pour retrouver notamment ses cinq employés norvégiens toujours portés manquants.

La Malaisie était aussi sans nouvelles de deux de ses ressortissants.

"Ce qui me frappe le plus, on dit +prise d'otages+, mais quand il y a autant de monde concerné, je pense que c'est un acte de guerre", a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian sur la chaîne de télévision France 5.

Washington a mis en garde ses ressortissants contre les "fortes menaces de terrorisme et d'enlèvements" en Algérie, autorisant les familles de ses diplomates à quitter le pays.

"40 jihadistes de pays musulmans et européens"

Dans une vidéo tournée jeudi, au lendemain du lancement de l'attaque du site d'In Aménas, l'Algérien Belmokhtar, un chef historique d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) entré en dissidence, affirme que l'attaque a été menée par 40 jihadistes "de différents pays musulmans, de pays européens même", tous membres de son groupe armé.

Dans la vidéo mise en ligne dimanche, Mokhtar Belmokhtar se disait prêt à "négocier" avec les pays occidentaux, à condition "que s'arrêtent l'agression et les bombardements contre le peuple malien".

Sur le site --que le chef des ravisseurs avait menacé de "faire exploser" jeudi selon un enregistrement diffusé par l'agence de presse mauritanienne-- des opérations de déminage étaient en cours.

Le redémarrage de l'unité de production "dépendra du temps que prendra l'opération de déminage du site", a indiqué le ministre de l'Energie Youcef Yousfi, assurant que la prise d'otages n'avait pas entraîné de réduction des exportations de gaz algériennes.tempsreel.nouvelobs


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UNE VASTE CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT A ÉTÉ MENÉE CONTRE L'ALGÉRIE

 

Les informations sur les conditions de l'intervention des forces spéciales, révélant une situation particulièrement complexe, étayées par les témoignages de rescapés de l'attaque, sont à l'origine du changement d'attitude de certaines capitales occidentales qui s'étaient au début montrées critiques à l'égard d'Alger.

Mission, donc, accomplie pour les forces spéciales de l'ANP engagées dans l'opération antiterroriste d'In Amenas. Un épisode douloureux qui continue de susciter moult réactions, aussi bien en Algérie qu'à l'étranger. A commencer d'abord par des pays comme le Japon et la Grande-Bretagne dont les ressortissants figuraient parmi les otages et qui, en dépit de l'offensive spectaculaire des forces de sécurité, ayant permis de sauver des centaines de vies humaines, ont fait montre de mauvaise foi.

Ce n'est qu'au deuxième jour de l'intervention de l'armée, que ces deux pays commençaient peu à peu à revenir à de meilleurs sentiments. Ce n'est pas le cas des Etats-Unis et de la France qui, dès l'annonce de la prise d'otages, mercredi dernier, s'étaient montrés fermes à l'égard des ravisseurs, reconnaissant que les autorités algériennes les avaient informés du moindre développement de la situation.

Au-delà de l'aspect tragique de la prise d'otages, dont le bilan final n'est pas encore rendu public, avec l'arrestation, hier, d'un cinquième terroriste et la découverte de 25 cadavres calcinés, il reste que l'action menée par l'ANP a été saluée par les principales capitales occidentales, les organisations internationales ainsi que par les experts les plus au fait de la nébuleuse terroriste.

Ainsi, après le dénouement de la situation, les dirigeants internationaux font porter l'entière responsabilité du carnage aux terroristes, laissant de côté les critiques exprimées dans un premier temps par certains sur les méthodes algériennes. Comme s'il subsistait l'ombre d'un doute que c'étaient les terroristes qui avaient pris d'assaut la base de Tiguentourine.
Plusieurs raisons ont conduit à ce changement d'attitude, à commencer par les explications fournies par les différentes sources du gouvernement algérien affirmant que les capitales occidentales étaient tenues au courant de toute information.

Ainsi, celles sur les conditions d'intervention des forces spéciales, révélant une situation particulièrement complexe, étayées par les témoignages de rescapés de l'attaque, sont à l'origine du changement d'attitude de certaines capitales occidentales qui s'étaient au début montrées critiques à l'égard d'Alger. «Quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner, ce qu'ils ont fait, leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent à mes yeux les plus adaptées, car il ne pouvait y avoir de négociation», a indiqué samedi le président François Hollande. Pour sa part, le président américain Barack Obama a dit vouloir rester «en contact étroit avec le gouvernement algérien pour mieux comprendre ce qui s'est passé afin de travailler ensemble pour éviter de telles tragédies». Il a également souligné le fait que «la responsabilité de cette tragédie revient aux terroristes qui en sont à l'origine».

Abondant dans le même sens, le Premier ministre britannique David Cameron a lui aussi estimé, hier, que la responsabilité du dénouement sanglant de la prise d'otages incombait «totalement aux terroristes». L'autre enseignement à retenir de la dernière épreuve imposée à l'Algérie par Al Qaîda, c'est encore une fois l'acharnement de pseudos journalistes et/ou analystes à court de notoriété qui, invités par des plateaux de télévisions françaises, n'hésitent pas - servilité et excès de zèle obligent - de tomber à bras raccourcis sur les forces de sécurité algériennes, faisant par là même la part belle aux groupes terroristes. Comble du paradoxe, le parti politique d'extrême droite française, pourtant connu pour son hostilité «historique» à l'égard de l'Algérie, adopte une attitude plutôt objective, en attestant du professionnalisme des forces spéciales algériennes.

Sur un autre chapitre, la prise d'otages d'In Amenas a fait tomber bien des masques. Ceux, notamment de certaines capitales arabes à l'exception de la Tunisie et de l'Egypte - qui se sont confinées dans leur attitude passive habituelle. Côté médiatique, les chaînes du Golfe, à l'image d'Al Jazeera et d'Al Arabiya, avaient cru trouver un nouveau foyer de tensions pour justifier les salaires mirobolants de leurs journalistes. D'ailleurs, la chaîne qatarie qui, il y a quelques années, servait de boîte aux lettres aux groupes terroristes algériens, a dès l'annonce de l'assaut des forces de l'ANP, commencé à faire monter en épingle une marche organisée vendredi dernier par le n° 2 de l'ex-FIS, allant jusqu'à annoncer des «marches en Algérie contre l'intervention militaire au Mali».

Ce sont là autant d'indices qui montrent que l'Algérie n'est pas seulement confrontée au danger terroriste, mais surtout à la campagne d'intox menée par les mentors politiques et médiatiques de cette nébuleuse. lexpressiondz

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Les opinions ... 

 

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