Partager l'article ! Algérie _ Élections : déjà des fraudes à El Oued !… Des citoyens sceptiques et des politiciens au-dessus du réel… Bouteflika donne la main ...
La fraude commence à El Oued : 32 partis menacent de se retirer
Trente-deux partis, dont le FFS, l'Alliance de l'Algérie verte et le Parti des travailleurs, menacent de se retirer de la course aux législatives si l'administration continue de fermer les yeux sur la fraude qui a eu lieu au niveau des bureaux itinérants, en faveur des partis au pouvoir, indique-t-on dans un communiqué rendu public, ce mardi.
Un document qui a été adressé au ministre de l'Intérieur et au président de laCommissionnationale de surveillance des élections législatives (CNSEL).
Les membres de la commission de wilaya de surveillance des élections législatives, représentant 32 partis dans la wilaya d'El Oued ont, dans un communiqué adressé au wali, accusé l’administration de complicité de fraude en faveur du FLN.
Ces membres ont dénoncé et protesté contre la distribution des bulletins de vote du FLN avant et durant le déroulement du scrutin et ce avec la complicité du chef du bureau de vote.
Selon le communiqué, les représentants des partis ont émis des réserves sur les résultats des législatives du 10 mai 2012.
Lors d’une rencontre, ce mardi, avec le wali d’El Oued, les têtes de listes des partis en question, lui ont demandé d'intervenir pour mettre fin à la fraude au niveau des bureaux itinérants dans les zones frontalières d'El Oued. elwatan
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Bouteflika évoque la fin de la génération 1954 : «Djayli tab Djnanou
(Nous sommes vieux et finis)»
Bain de foule, appel au vote et réquisitoire contre la famille révolutionnaire qui s’est accaparée le pouvoir depuis 1962 en faisant de la guerre d’indépendance un fonds de commerce et un instrument de légitimation de ce pouvoir. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, en visite ce mardi 8 mai dans la ville de Sétif pour commémorer les massacres de 1945, a prononcé un discours plutôt surprenant.
Devant une assistance de quelque 1500 personnes triées sur le volet, le président explique qu’il était temps que la génération qui a fait la guerre d’Algérie cède la place.
Pendant une vingtaine de minutes, alliant arabe classique à arabe dialectal, tantôt lisant ses feuilles tantôt improvisant ses propos, Bouteflika explique que l’heure est venue pour passer relais à la jeunesse. « Djayli tab Djnana (Ma génération est finie, NDLR), tab djnanou, tab djnanou », dit-il en faisant allusion à cette génération qui a fait la guerre et qui, depuis l’indépendance de 1962, est aux commandes du pays.
« C’est l’heure de passer le flambeau aux jeunes, explique en substance le président. 50 ans après l’indépendance, nous sommes toujours au pouvoir. Il est temps de le céder aux jeunes. »
Famille révolutionnaire, famille prédatrice
Cette expression tab Djnanou, que l'on peut traduire de différentes manières, le président la répétera à trois reprises comme pour souligner qu'une époque est révolue.
Dans l’assistance qui lui fait face, les officiels écoutent quelque peu éberlués le réquisitoire du chef de l’Etat.
Parmi eux justement, des ministres dont l’âge dépasse allégrement les 70 ans. Des hommes qui détiennent encore leur légitimité du fait qu’ils ont fait la guerre plus que 50 années plus tôt.
Rituel suranné
Le président dit ensuite que 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, les officiels continuent de perpétuer ce rituel immuable et suranné du dépôt de gerbes de fleurs devant les stèles et les mémoriaux des martyrs mais que le rôle des moudjahidine das la gestion du pays es maintenant fini.
Et Bouteflika de poursuivre son discours en reconnaissant que les autorités algériennes n’ont pas enseigné l’Histoire du pays aux Algériens.
Les jeunes ne connaissent pas Ben Bella
« J’ai été surpris de voir lors de l’enterrement du président Ben Bella (mort le 11 avril dernier, NDLR), que de jeunes algériens ne connaissent pas Ahmed Ben Bella, ils l'ont découvert pour la première fois. Ils ne connaissaient pas son existence, ils ne savaient pas qui il était. Cela veut dire que nous ne connaissons pas l'Histoire de notre pays. »
Il faut faire connaitre, recommande Bouteflika, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Si El Houes, Amirouche...Ces grandes figures de la révolution dont on parle si peu dans les manuels scolaires ou dont les parcours ont été révisés, occultés ou simplement travestis.
« Qui est Krim Belkacem?Qui est Abane Ramdane? Qui est Zighoud? Benboulaid?, s'interroge Bouteflika. Benboulaid, les gens le connaissent parce qu’on a fait un film sur lui..Qui est Lotfi? Qui est El Houas? Amirouche? Nous devons connaitre le passé pour savoir qui nous sommes. »
Lecture objective de l’histoire
Le chef de l’Etat algérien ne manque d’aborder le passé colonial en préconisant une « lecture objectif de l’histoire » entre Algériens et Français.
« Seule une lecture objective de l’histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels, est à même d’aider les deux parties à transcender les séquelles du passé douloureux pour aller vers un avenir où règnent confiance, compréhension, respect mutuel et partenariat bénéfique », affirme-t-il.
Allez voter
L’un des objectifs de cette virée d’une journée à Sétif étant de faire campagne pour les élections législatives, le chef de l’Etat ne rate pas l’occasion d’appeler ses compatriotes à se rendre massivement aux urnes jeudi 10 mai expliquant que ce scrutin est « une étape décisive dans le parachèvement du programme de réforme et de modernisation ».
Sans doute ce réquisitoire était-il de circonstances pour ce 67e anniversaire des massacres de Sétif, de Guelma et de Kherata, sans doute qu’il aura peu d’effets aussi bien sur les jeunes que sur ces hommes et ses femmes qui se sont accaparés les leviers de commandes du pays sans jamais les lâcher, mais on retrouve dans ce discours ces élans qu’avait Bouteflika à son arrivée au pouvoir en 1999, l’époque où il promettait de casser tous les tabous, l'époque où il parlait de tout et de rien.
A 74 ans, deux ans avant la fin de son troisième mandat en 2014, le chef de l’Etat a sans doute raison de reconnaitre que lui et la génération de 1954, tab djnan houm... dna-algerie
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Il prévoit la victoire de son parti aux législatives
Abdallah Djaballah tire sur les formations laïques
Abdallah Djaballah, le président du Front pour la justice et le développement (FJD) s’est attaqué ce mardi 8 mai au courant laïque en Algérie, qui mène, selon lui, « une campagne tambour battant contre les formations islamistes ». Lors d'une conférence de presse animée à Alger, il a qualifié la laïcité de corps étranger à l’Algérie, considérant que ce concept politique est un intrus dans notre culture. « Le peuple les a [les partis laïques, NDLR] rejetés en 91, en 97 et en 2007. Le même sort leur sera réservé le 10 mai 2012 » affirme le conférencier.
L’Islam demeura donc la religion de l’État en Algérie, d'après Djaballah qui précise toutefois que son parti milite pour « un État civil, constitutionnel et démocratique ». Sans le citer, Djaballah a accusé un parti laïque qui boycotte le scrutin d’empêcher aujourd’hui les ressortissants algériens à Marseille de voter.
Malgré « les manipulations », le chef islamiste promet à ses sympathisants de rafler la majorité des voix lors des élections législatives : « Si les élections sont transparentes, et à condition que l’administration soit neutre, le FJD sera la première force politique du pays à partir du 11 mai », précise le conférencier. Cette assurance, Djaballah la tire de l’engouement des citoyens pour son programme et de la mobilisation autour de ses candidats. « Nous avons organisé 118 meetings dans 37 wilayas. Le constat est le même, le peuple considère notre parti comme une force politique capable de réaliser le changement tant attendu ».
À l’image de l’Alliance de l’Algérie verte, le FJD se voit déjà aux commandes du gouvernement et évoque la possibilité de contracter des alliances avec d’autres courants politiques. « Le FJD ne gouvernera pas seul, il négociera les alliances selon les résultats réalisés aux législatives par les autres formations ».
À 48 heures des élections législatives, Djaballah lance un ultime appel au ministère de l’Intérieur pour revoir le fichier électoral « gonflé de près de quatre millions de personnes pour ces élections ». Djaballah regrette aussi « l’impuissance de la Commission nationale indépendante de surveillance des élections face aux dépassements commis par les ministres candidats qui ont utilisé les moyens de l’État dans leur campagne ». Cela n’empêche pas le président du FJD de citer quelques points positifs en mesure de donner une certaine crédibilité au vote, avec notamment la présence des observateurs étrangers et les nouvelles règles introduites dans le cadre de la loi électorale. tsa-algerie
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