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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 03:28

Législatives 2012 : le FLN remporte 220 sièges

 

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a  frôlé la majorité absolue à l'Assemblée populaire nationale (APN) en obtenant  220 sièges sur les 462 à pourvoir aux élections législatives du 10 mai 2012.

Selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre  de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, le FLN arrive  en tête avec 220 sièges, loin devant le Rassemblement national démocratique  (RND) avec 68 sièges, alors que l'Alliance de l'Algérie verte vient en troisième  position en obtenant 48 sièges.         

Le Front des Forces socialistes (FFS) a décroché 21 sièges, talonné  par le Parti des Travailleurs (20 sièges). Petite surprise pour ces élections avec l'émergence des Indépendants  qui ont obtenu 19 sièges pour la prochaine APN.         

Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati et le parti de la  Justice et le développement (PJD) d'Abdellah Djaballah ont remporté respectivement  9 et 7 sièges.         

Le Mouvement populaire algérien, présidé par Amara Benyounes, a, quant  à lui, obtenu 6 sièges, suivi d'El-Fadj El-Djadid de Tahar Benbaibeche (5 sièges),  le Front du changement (4 sièges), le parti national pour la solidarité et le  développement (PNSD) et le Rassemblement algérien avec 4 sièges chacun.         

Le Front national pour la justice sociale, Ahd 54, l'Union des Forces  démocratiques et sociales (UFDS) et l'Alliance nationale démocratique (ANR)  ont décroché 3 sièges chacun.         

Ils sont suivis du Front El-Moustakbal, le Mouvement national de l'Espérance  (MNE), le Rassemblement national républicain (RNR), le Mouvement des citoyens  libres (MCL), le Parti Ennour algérien, avec 2 sièges chacun.         

Le parti El-Karama, le parti du Renouveau algérien (PRA), le Mouvement  El-Infitah, le Front national des indépendants pour la concorde et le Front  national démocratique ont obtenu, quant à eux, 1 siège chacun. elwatan

 

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 Elections législatives: 145 femmes dans le futur parlement

 


Les femmes ont remporté 145 sièges dans la future Assemblée populaire nationale (APN), soit 31,38% des 462 sièges à pourvoir, selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia.

Les candidates du parti du Front de libération nationale (FLN) se sont adjugées la meilleure part avec 68 sièges sur les 220 remportés par le parti qui frôle ainsi la majorité absolue aux élections de jeudi.

Les candidates du Rassemblement national démocratique (RND) arrivent en deuxième position en obtenant 23 sièges.

Les élues de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), qui comprend les Mouvements de la société pour la paix (MSP), El-Islah et Ennahda, arrivent en troisième position avec 18 sièges.

Les représentantes du Parti des travailleurs se classent en quatrième position avec 10 sièges sur les 20 décrochés par leur formation. Aux législatives de 2007, les femmes avaient remporté 31 sièges sur les 389 sièges de l’APN. 
maghrebemergent

 

 

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 Des élections et des questions


Algérie: des élections et des questions

Au terme des législatives du 10 mai en Algérie, le FLN, l'ex-parti unique, reste le premier parti d'Algérie et conforte même son avance puisqu'il obtient 220 des 462 sièges. REUTERS/Louafi Larbi

 

Un taux de participation étonnant, des islamo-conservateurs déçus de ne pas être en seconde position... Tentative de décryptage du résultats des élections législatives en Algérie

 

On prend les même et on recommence... La composition de l'Assemblée algérienne issue des élections du 10 mai ne sera pas très différente de la précédente. Le FLN, l'ex-parti unique, reste le premier parti d'Algérie et conforte même son avance puisqu'il obtient 220 des 462 sièges. L'autre grand parti de la majorité présidentielle, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia reste en deuxième position avec 68 sièges, suivi des islamistes de l'Algérie verte, une coalition de partis proches du mouvement des Frères Musulmans, emmenée par le Mouvement de la société pour la paix (MSP). A noter que le Front des forces socialistes (FFS) qui avait boycotté, depuis une dizaine d'années, les scrutins réussit une percée attendue en Kabylie, tant dans la willaya de Tizi Ouzou qu'en

 

Petite Kabylie. Enfin, toujours selon les chiffres officiels la participation aurait été de 43%, un taux supérieur à celui de 2007 qui était officiellement d'un peu plus de 35%. 

  

Encore une fois un scrutin en trompe-l’œil

 

Reste à comprendre la signification d'un scrutin qui, comme toujours en Algérie, relevait en grande partie du trompe-l'oeil. Difficile de croire au taux de participation annoncé quand on sait l'ampleur de la désaffection pour la chose publique dans ce pays! Seuls votent en général les adhérents des partis et les clients du pouvoir, c'est à dire les fonctionnaires, les militaires et ceux qui ont un intérêt à être bien vus du système.

 

On se déplace, il est vrai, davantage dans les zones rurales, où bien des électeurs craignent, s'ils n'ont pas le précieux tampon sur leur carte, d'éprouver ensuite des difficultés avec l'administration. La faible affluence relevée dans les bureaux des grandes villes peut donc tromper l'analyste. Mais, même en tenant compte de ce correctif, le chiffre officiel de la participation paraît assez irréel. Est-ce parce qu'il s'agit d'un pourcentage de votants et que beaucoup d'Algériens, jeunes surtout, ne sont tout simplement pas inscrits sur les listes?

 

A-t-il été gonflé volontairement comme l'affirment les partis qui appelaient au boycott? En 2007 alors que le chiffre officiel était un peu supérieur à 35%, la participation réelle était estimée, selon de bonnes sources à l'intérieur même du système, à 20% environ.

 

 Les résultats annoncés dans certaines wilayas ne traduisent pas la réalité 

 

Le résultat, maintenant. En Algérie, le dosage entre les différents courants cooptés pour participer au jeu politique est le principal enjeu d'un scrutin législatif. Les islamo-conservateurs de la coalition Algérie verte, qui font partie, comme le FLN et le RND, de la "majorité présidentielle" espéraient passer devant le RND, cela n'est pas le cas. Leurs dirigeants, qui affirmaient, aux alentours de 5 heures du matin, être, selon leur propre décompte, en seconde position, accusent. "Les résultats annoncés dans certaines wilayas ne traduisent pas la réalité. Des laboratoires qui travaillent au niveau central ont manipulé les résultats" affirme ainsi dans une interview au quotidien El Watan, Abderrazak Mokri, l'un des dirigeants de cette coalition, considéré comme l'une des personnalités montantes de la scène politique algérienne. 

 

Assurer la survie du système en organisant une alternance contrôlée?

 

La popularité dans le "pays réel" de ces islamistes qui ont choisi d'être à l'intérieur du système, est plutôt faible. Elle n'a en tous cas rien à voir avec celle dont bénéficie par exemple en Tunisie le parti Ennahdha. Certains analystes n'en estiment pas moins que ces partis islamo-conservateurs pourraient à terme permettre au système algérien d'assurer sa survie en organisant une alternance contrôlée qui mettrait le pays au diapason de ses voisins. Cette hypothèse aurait été confortée si la coalition Algérie verte avait obtenu la seconde place, devant les "modernistes" du RND. Mais à Alger, certains n'en veulent à aucun prix...  

 

De deux choses l'une: s'il n'y a pas eu fraude, c'est que ces partis se sont avérés trop faibles à l'épreuve des urnes. S'il y a eu manipulation, c'est qu'il a été décidé, en haut lieu, que le RND devait garder sa seconde place. Cela ne saurait être exclu. Pour beaucoup d'observateurs, il paraît en effet difficile que le système puisse au stade actuel, se permettre une construction autre que celle qui prévaut actuellement, dans laquelle les rôles principaux sont attribués au FLN et au RND, avec quelques islamistes légaux tolérés à la marge. Il s'est aussi longtemps dit que les services, puissants faiseurs de roi, souhaitaient voir l'actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui est aussi le chef du RND, succéder à Abdelaziz Bouteflika. Or rien n'indique qu'ils aient changé d'avis. 

 

L'élection présidentielle, fixée en principe en 2014, sera en tous cas la prochaine échéance politique importante. lexpress

 

 

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Le FLN mieux que Ennahda (Tunisie) et PJD (Maroc) devant un public clairsemé


Belkhadem FLN

 

Belkhadem tire le ticket gagnant.

 

L’assemblée nationale algérienne  a gagné 15,8% de sièges en plus. Le FLN en a profité pour se «renforcer » avec 18,18% de députés de plus et se consolider comme la 1ere force parlementaire du Magheb. Il est vrai sur la seconde plus faible participation populaire aux législatives depuis qu’elles sont pluralistes en Algérie. 26 partis différents, plus les indépendants, ont au moins un élu. Un niveau d’éclatement de la représentation jamais égalé. En dehors du FLN, presque une cohorte de perdants… 


Le parti du Front de libération nationale (FLN) avait obtenu la majorité absolue à l’APN au terme de l’élection de mai 2002. A douze sièges près, l’Algérie revenait en ce 12 mai 2012 à cette situation. Avec 220 sièges remportés sur 462, le vieux parti nationaliste, a « symboliquement » raflé les 71 sièges additionnels et plus dans la nouvelle assemblée avec une progression de 84 élus supplémentaires.

 

Abderrezak Mokri de l’Alliance pour l’Algérie verte (islamiste modéré) dénonce ce résultat et évoque la fraude. Il reste que les algériens ne s’étant pas remis à voter, - plus d’un million de bulletins blancs en plus des 57% d’abstentionnistes - le risque statistique d’un chamboulement de la représentation politique était mineure.  

 

Le FLN ferait donc mieux qu’en 2007, mais moins bien qu’en 2002. Il est la première force parlementaire au Maghreb par l’ampleur de sa victoire – 47,6% des sièges contre 27,08% pour le PJD marocain et 41,01% pour Ennahda tunisienne.

 

Le RND a réussit, avec 68 sièges,  à préserver sa position de seconde force de l’alliance présidentielle menacée, sur fond de mimétisme maghrébin, par la « vague verte » de l’Alliance islamiste construite autour du MSP de Abou Djerra Soltani. Le parti du premier ministre sortant, Ahmed Ouyahia, se situe avec 14,7% des sièges sensiblement au même niveau qu’en 2007.

 

Ce qui n’est pas, paradoxalement, le cas des trois partis MSP, Ennahada et Islah, qui obtiennent, coalisés dans l’Alliance, moins que chacun séparément : 60 sièges en 2007 contre 48 sièges en 2012. Le tassement de la représentation islamiste à l’assemblée nationale n’est pas le fait seulement de ceux qui ont participé au gouvernement depuis 15 ans.

 

Le vote contestataire fragmenté entre boycotteurs et participants

 

Le PJD de l’opposant islamiste Abdallah Djaballah n’obtient que 07 sièges.  Presque autant que le MPA (06 sièges) du moderniste Amara Benyounès qui espérait sans doute tirer meilleur parti de l’absence du RCD qui chasse traditionnellement sur le même corps électoral des classes moyennes hostiles à l’islamisme politique.

 

Le Front des Forces socialistes (FFS) ne peut pas se prévaloir lui non plus d’une bonne performance avec 21 sièges obtenus essentiellement sur les wilayas du centre.

 

Si l’abstention importante a profité au vote loyaliste, le vote contestataire s’est clairement fragmenté entre boycotteurs et participants, y compris dans la mouvance large du parti de Hocine Ait Ahmed, comme le montre la prise de position publique de deux anciens premiers secrétaires du FFS – Mustapha Bouhadef et Djamel Zenati - contre la participation aux élections du 10 mai décidée par le parti.

 

Le  Parti des Travailleurs a perdu 07 sièges comparativement à 2007  - 26 contre 20 en 2012. Le parti de Louiza Hanoune peut toujours se satisfaire d’avoir contribué à mobiliser sur le thème souverainiste de la défense de « l’Algérie assaillie », ce qui a, semble-t-il, plus nettement profité au FLN, comme cela avait profité précédemment au président Bouteflika lors de l’élection présidentielle de 2009.

 

Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati ne confirme pas sa percée aux élections locales de novembre 2007 et rentre dans le rang avec 09 députés élus, il en avait 13 lors de la précédente législature. 26 partis politiques différents ont au moins un élu à l’assemblée nationale. Un niveau d’éclatement qui facilite la domination du jeu parlementaire par la majorité autour du FLN.

 

Les dissidents des grands partis politiques n’ont pas pu, à l’exemple de Menasra ex MSP, rivaliser avec les machines électorales aguerries de leur ancienne structure militante. Comme dans le même temps la naissance d’une alliance électorale inédite, l’Alliance pour l’Algérie verte, n’a pas connu une meilleure fortune devant les urnes, la classe politique algérienne sort très désorientée de ce vote.

 

Sans avoir de quoi pavoiser, ceux qui ont choisi de ne pas contribuer à faire  croire aux réformes du président Bouteflika paraissent finalement, au soir de ces résultats, les moins malheureux de leurs choix. maghrebemergent

 

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