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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 06:18

Plusieurs partis dénoncent une fraude et se font menaçants

 

Plusieurs partis politiques, islamistes en tête, ont contesté ce week-end les résultats préliminaires des élections législatives du 10 mai en Algérie, évoquant des "fraudes" ou une "mascarade" susceptibles de provoquer une révolution à la tunisienne.

"Nous ne reconnaissons pas ces résultats, a déclaré à l'AFP le président fondateur du parti radical islamiste Front de la Justice et du Développement (FJD) Abdallah Djaballah, dont le parti tout juste agréé n'a obtenu que sept des 462 sièges de la nouvelle assemblée.

Ils "ont fermé la porte du changement à travers les urnes et il ne reste à ceux qui croient au changement que le choix tunisien", a-t-il dit, en référence au renversement en janvier 2011 en Tunisie de Zine el-Abidine Ben Ali, en place durant deux décennies, évènement qui avait donné le coup d'envoi du Printemps arabe.

Les résultats préliminaires annoncés vendredi placent le Front de Libération Nationale (FLN, présidentiel) en tête avec 220 sièges.

Avec son allié le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia (68 sièges), ils dépassent la majorité absolue. De quoi avoir les coudées franches pour poursuivre les réformes voulues par le président Abdelaziz Bouteflika, dont une révision de la constitution.

A eux tous les partis islamistes totalisent 59 députés, et restent, avec un même nombre de sièges, la 3e force à l'assemblée.

"Le dernier sondage réalisé par le pouvoir après la fin de la campagne électorale -nous avons les documents en notre possession-, nous créditait de 65 sièges", a affirmé M. Djaballah.

Aucun sondage n'est jamais rendue public avant les élections.

 

- Un printemps arabe reporté ? -


"Ces élections sont une mascarade" et "constituent une agression contre la volonté du peuple", a poursuivi M. Djaballah, fondateur des deux partis Al-Islah (Réforme) et Ennahda (Renaissance) dont il a été éjecté et qui ont gagné des sièges dans le nouveau parlement.

Ce scrutin "crée une situation d'insécurité et d'instabilité", a affirmé M. Djaballah, deux fois candidat à la présidentielle de 1999 et 2004 contre Abdelaziz Bouteflika, tenant du poste depuis 12 ans.

"Nous sommes en pourparlers avec les différents partis qui refusent ces élections pour adopter une position commune", a indiqué le bouillant militant islamiste de 56 ans. "Si ces partis décident de se retirer du parlement, le FJD sera à leur tête".

Parmi les contestataires, l'Alliance de l'Algérie Verte, formée du Mouvement de la Société et la Paix (MSP), Al-Islah et Ennahda, pour lesquels "le Printemps algérien par les urnes a été reporté".

Le Front du Changement (FC) du dissident MSP, ancien ministre de l'Industrie Abdelmadjid Menasra, jugeait samedi que "l'Algérie avait raté l'occasion d'un changement pacifique".

Le Conseil consultatif de ces islamistes se réuniront séparément le week-end prochain pour se prononcer.

Abderrahmane Saïdi, président du Conseil consultatif du MSP (ex-membre de l'Alliance présidentielle) a néanmoins souligné que sa formation "ne prendra aucune décision qui menacerait la stabilité du pays".

Pour le directeur-fondateur de l'Observatoire des pays arabes à Paris, Antoine Basbous, "parmi les islamistes, un seul était redouté par le pouvoir, Abdellah Djaballah". Mais, a-t-il déclaré à l'AFP, il est "perçu comme authentique".

Dans le camp laïc, le Front national algérien (FNA, conservateur) de Moussa Touati contestera auprès du Conseil constitutionnel ses neuf sièges obtenus selon des "procédés frauduleux". Sa démarche devrait être suivie par une kyrielle de petits partis.

La présidente du Parti des Travailleurs (PT, extrême gauche) Louisa Hanoune a qualifié le scrutin de "coup de force inacceptable", après la perte d'au moins six de ses 26 sièges précédents.

Sa formation a obtenu 11 sièges à Alger, a-t-elle déclaré, citée par la presse. "Le lendemain, quatre sièges ont été détournés grossièrement".

Des ajustements étaient en cours dans plusieurs wilayas (départements) avant que les résultats définitifs ne soient établis. Le Conseil constitutionnel dispose de 72 heures, après leur réception, pour se prononcer. tempsreel.nouvelobs

 

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Mohand Said conteste la victoire du FLN

 

Lors d’une conférence de presse qu’il a organisé aujourd’hui, dimanche, au siège son parti à Alger, le président Parti de la Liberté et de la Justice a fortement contesté les résultats du dernier scrutin, et particulièrement «la victoire» du FLN.

Mohand Said dont le parti ne sera pas représenté dans la nouvelle formation parlementaire  met en doute le faite que le FLN a  réussi à rafler  220 sièges en dépit de  la crise qu’il traverse actuellement.  «Le FLN est divisé au moins en trois courants. Il est inadmissible qu’il puisse avoir un tel résultat dans de pareilles conditions », estime Mohand Said devant un parterre de journalistes.  «Une situation qui contraste étrangement avec le discours de son secrétaire général si sûr de lui-même au point de promettre en pleine campagne, une surprise», ajout-t-il plus loin.

Le PLJ attire l’attention sur le taux élevé des bulletins nuls qui augmente de plus de 80% par rapport à 2007 (il passe de 961000 à 1668000). « Il s’agit d’un message fort adressé par une partie des électeurs au pouvoir et aux partis politiques », estime le président du parti.

Pour Mohand Said  alors qu’ils s’attendaient à avoir un meilleur avenir, les citoyens ont été déçus par les résultats du scrutin et se sont plus éloignés de la vie politique. «Je crains qu’il y ait des répliques sur l’avenir du pays », dit-il.

Le président du PLJ refuse par ailleurs de qualifier d'echec le fait que son parti n'ait obtenu aucun siège lors des législatives du 10 mai.

«Nous n’avons pas échoué. Nous nous sommes présentés aux législatives mais surtout pour la construction du parti" a-t-il argumenté.

« La division des sièges de cette façon nous a emmené à réfléchir sur la possibilité de quitter la scène politique », reconnaît Mohand Said en faisant allusion de la "victoire" du FLN. Et de préciser que «toutes les alternatives sont possibles, parmi lesquelles se retirer de la scène politique où se regrouper avec d’autres formations politiques ».

La porte-parole du Parti des Travailleurs, Louiza Hanoune, avait appelé samedi les partis à constituer en front commun. Le bureau national du PLJ est convoqué pour une réunion extraordinaire jeudi prochain afin d’étudier l’intérêt de poursuivre ou non l’activité politique partisane dans l’état des données actuelles.

Le PLJ, affirme son président, était certain d’avoir des sièges notamment dans les wilayas de M’sila, Sétif et El Oued.  Interrogé sur le nombre exact de siège qui aurait été enlevé à son parti, Mohand Said répond « nous sommes entrain d’étudier les PV pour le savoir ». 
elwatan


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La mission d'observation européenne plutôt satisfaite du scrutin

Malgré la forte abstention, et malgré les accusations de fraudes, les observateurs européens ont salué « un premier pas positif qui doit être approfondi » et plaidé dans le même temps pour plus de transparence. Les dépassements constatés n'entachent pas la crédibilité du scrutin, selon Jose Ignacio Salafranca, chef de délégation de la mission européenne. A Washington, la secrétaire d'Etat américaine s'est félicitée notamment de l'arrivée de 145 femmes dans l'hémicycle.

Ce n’est pas un chèque en blanc que nous donnons aux autorités, voilà ce qu’a tenu à préciser le chef des observateurs européens à Alger, en réponse à une question d’un journaliste.

Il est vrai que le rapport préliminaire présenté hier, adopte un ton très diplomatique. On le sait, en Algérie, la question de souveraineté est particulièrement sensible. Et pour sa première mission dans le pays, l’Union européenne n’a manifestement pas voulu faire de vagues.

Le chef de la mission d’observation n’a pas voulu se prononcer sur la question de fraudes soulevée par certains candidats. José Ignacio Salafranca a simplement rappelé que pour l’instant, les résultats n’étaient que provisoires.

Les observateurs n’ont pas exprimé non plus de doute particulier sur le taux de participation, jugé irréaliste par certains partis. Les Européens ont salué le calme qui a prévalu jeudi dernier, jour du vote, et se sont dit très satisfaits de voir 145 femmes entrer au Parlement.

La délégation a néanmoins plaidé pour plus de transparence dans le processus, dans l’enregistrement des électeurs sur les listes et dans l’affichage des résultats. Dans 60% des bureaux de vote que les Européens ont observés, les chiffres n’ont pas été rendus publics.

L'entrée en force des femmes dans la nouvelle Assemblée

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est félicitée du nombre de femmes élues dans la nouvelle Assemblée, saluant une « avancée de l'Algérie sur la voie des réformes démocratiques». En effet, les femmes entrent en force dans le nouveau Parlement algérien : elles seront 145, soit plus de 30 % à siéger. C'est le cas de Nabila Adjlout élue députée à Tizi Ouzou, pour le FFS, le Front des forces socialistes, le plus vieux parti d'opposition.

Nabila Adjlout aura bientôt 32 ans. Longue chevelure brune ramassée en queue de cheval, boucles d’oreille discrètes, elle est trilingue mais s’excuse, elle ne parle bien aucune des langues.

Nabila n’est pas novice en politique. Elle a d’abord grandi dans une famille de militants, en Kabylie. Nabila choisit d’étudier les sciences politiques à Alger, puis adhère au FFS à l’âge de 24 ans avant de gravir les échelons et de devenir secrétaire nationale à la culture.
Son parti était contre l’instauration d’un quota pour les femmes car le principe prête le flanc aux critiques.

Nabila promet de s’imposer au Parlement en tant que citoyenne plus qu’en tant que femme. Mais elle se battra pour elle s’il le faut. rfi.fr/afrique

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Algérie
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commentaires

youppi 17/10/2012 22:54

Le ffs est devenu un tremplin pour des gans de tout acabit. affirmer ka nabila adjlout appartient a une famille de militant c de la foutaise. quant à dire kelle est trilingue, oui, elle est
analphabete trilingue... ou va le ffs

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