Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 05:37

Anonymous 

Ne pas oublier : 22 mai, grande manifestation à Montéal 

 

 

 

_____________________________________________________________________________________________________

Le gouvernement défend sa loi spéciale, une contestation s'organise devant les tribunaux

 

Le ministre des Transports du Québec, Pierre Moreau

 

Tandis que le gouvernement continue de défendre sa loi spéciale, au lendemain d'une manifestation s'étant conclue par une émeute, à Montréal, une réplique juridique s'organise.

En entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir, dimanche, le ministre des Transports du Québec, Pierre Moreau, a martelé que la loi 78 n'empêchait pas les manifestations. Il a insisté sur la notion de « grave danger pour la sécurité publique » qui encadre le pouvoir des policiers.

« Faudrait pas accuser les pompiers d'avoir mis le feu », s'est défendu M. Moreau, rappelant les objectifs de la loi, selon le gouvernement, soit d'assurer la paix sociale et le droit à l'éducation, ainsi que de sauver les sessions des étudiants qui souhaitent les poursuivre.

Aux critiques du bâtonnier du Québec, M. Moreau a opposé l'appui de Patrice Garant, professeur émérite à la faculté de droit de l'Université Laval. « Un gouvernement ne décide pas d'écrire un projet de loi sur le coin d'une table », a lancé le ministre.

Sur la question de la hausse des droits de scolarité, à l'origine de ce que certains décrivent maintenant comme une crise sociale, Pierre Moreau a rappelé que le gouvernement avait proposé un étalement de l'augmentation, un régime de prêts et bourses plus généreux et un remboursement proportionnel au revenu.

Le ministre Moreau a réitéré que le gouvernement était prêt à maintenir une « ligne de discussion » avec les associations étudiantes, mais qu'il fallait que les deux parties soient prêtes à faire des concessions. « On ne doit pas s'asseoir à une table en se disant : "Il y a un de nous deux qui va mourir, la bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas moi" », a-t-il imagé.

 

Une loi ouvrant la porte à l'arbitraire, selon Juripop

Le directeur général de la clinique juridique Juripop, Marc-Antoine Cloutier, estime que la loi 78 est « tellement discrétionnaire » que son application « ne peut qu'être arbitraire ».

« Il y a une incompréhension citoyenne. Le citoyen qui lit la loi et qui veut donner son opinion ne sait pas trop comment le faire. Comment on fait pour savoir si les organisateurs ont donné leur trajet ou non? Qui décide si 50 personnes manifestent ou prennent simplement une marche? Pour quelle cause, pour quel groupe d'âge peut-on appliquer la loi? Les policiers disent qu'ils vont appliquer la loi avec discernement; ça veut dire quoi? Ça laisse tellement de pouvoir à la police qu'on s'y perd », a expliqué M. Cloutier, dimanche.

Les avocats de Juripop comptent déposer cette semaine, au nom de la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), une requête en Cour supérieure pour modifier certains aspects de la loi spéciale. Ils veulent aussi débattre de l'ensemble de la loi en juin. « Nous avons reçu plus de 500 courriels. Il y a notamment des curriculum vitae d'avocats, des lettres de professeurs et de constitutionnalistes qui nous offrent leur appui », a souligné Marc-Antoine Cloutier, ajoutant que 170 000 personnes appuyaient la contestation de la loi sur Internet. radio-canada

 

 

_______________________________________________________________________Point de vue

Fin de régime à Québec
Ne touchez pas à nos enfants, manants !

Jean Charest haussa le ton et sa voix menue fut entendue jusqu’au fond du Salon bleu par les reporters de la presse docile. Ce n’est pas la fin de règne qu’il avait souhaitée. La clique de journalistes qui lui sont attachée comprit qu’ils devaient s’ajuster, car bientôt eux tous devraient servir un nouveau sous-fifre.

Dans ses rêves les plus fous, Charest s’était vu quittant la vie publique sous les applaudissements de ses partisans, bénéficiant de l’entendement complaisant de ses mandants, hypocrites et soumis,  chacun ayant un bon mot pour lui, plutôt que ces chuchotements venant du fond du parlement en ces derniers moments de son gouvernement décadent.

Foin de cette gloire éphémère! Les rues de Montréal, de Québec, de Sherbrooke, de Gatineau, de Rimouski sont maintenant jonchées de verre brisé, d’affiches le conspuant, de pancartes le ridiculisant, lui le manant. Les rues de ces cités remplies de chiens enragés, de chevaux apeurés, de policiers ameutés, casqués, masqués, armés, rangés, boucliers et matraques levés, discrédités, défiés par ces milliers et ces milliers d’enfants, d’adolescents, de jeunes et de parents endoloris par ce gâchis. Parents heurtés certes mais fiers de leur progéniture - plus déterminée que nous ne l’avons jamais été - à rejeter le diktat des haut placés – des capitalistes milliardaires et de leurs thuriféraires tellement désolés – non pas désolés de voir nos jeunes matraqués, pas du tout – désolés de se voir gâcher leur sortie de piste après des années de bons et loyaux services au service des riches.

Depuis le début de ce conflit le 12 février dernier, contre ces jeunes malappris, pense-t-il; qu’il traita avec mépris du haut de sa grandeur légitime, pense-t-il; jusqu’à ce chant du cygne de la disgrâce commandé par ceux qui à Sagard avaient placé en lui toute leur confiance, aujourd’hui déçue, pense-t-il.

Ti-Jean, transfuge de Conservateur-libéral à Libéral-conservateur, n’a-t-il pas reçu le sceptre du pouvoir des mains de celui qui le détient ? N’a-t-il pas reçu l’onction de l’arrogance des mains de ceux qui font les Premiers ministres dans le richissime domaine privé du haut de la falaise surplombant le fleuve aux grandes eaux ?

Réunie récemment au domaine de Sagard, autour de la Table ronde des chevaliers d’industrie et de la finance, ils ont désigné le   prétendant politique vassal qui lui succédera. Ti-Jean répudié mais quand même décidé à livrer ce qu’il a promis, suit son chemin avant que d’être congédié. 

ILS NE VEULENT PAS FAIRE «LEUR PART» POUR LES RICHES

Ce ne sont que des jeunots délurés, pense-t-il; inconscients et irresponsables, pense-t-il; qui lui ont barré la route vers un nouveau mandat, pense-t-il; qui refusent de faire « leur part » pour sortir les milliardaires de Sagard de la misère pense-t-il. Ces jeunes sont convaincus qu’ils ont assez donné – particulièrement leurs parents ouvriers - travailleurs – chômeurs – petit-bourgeois paupérisés. Ces jeunes effrontés refusent de verser 1778 $ par année pour le profit de ces milliardaires « appauvris » par leurs crises économiques successives; vous savez ces constructeurs de routes, de ponts, d’hôpitaux, de complexes municipaux et autres prévarications qui sont légion en cette fin de régime. Le Président de Rio-Tinto Alcan est présent, qui tend la main et reçoit ses 75 millions de subventions des mains du représentant du gouvernement : il apprécierait ce Président  que les étudiants fassent « leur part » pour le bénéfice de ses actionnaires. Ils sont des dizaines ainsi à se presser dans l’antichambre de la corruption, à inciter Ti-Jean l’ébouriffé à écraser ces jeunes révoltés.

TI-JEAN A SON PLAN

Depuis le début de ce combat, Ti-Jean l’ébouriffé avait espéré qu’ils allaient s’essouffler pensait-il; sa tactique avait consisté à nier. Puis, dix semaines de grève et 300 000 grévistes plus tard, il consentit à   discutailler, mais jamais des droits de scolarité, juste de quoi gagner du temps car, pensait-il, ils allaient s’essouffler. Observant que les jeunes ne s’effondraient pas, il pensa que ses cerbères allaient leur faire leur affaire – les limiers de l’insécurité enragés déguisés en Robocop, largués par camions, chevaux, autos, motos, bicyclettes, hélicoptères, ne firent pas dans la dentelle et y mirent tout leur zèle. 1000 arrestations et 800 blessés et estropiés plus tard, ils allaient s’essouffler, pensait-il; mais rien n’y faisait, alors Ti-Jean le sortant eut une idée – il était ministre de la jeunesse tout de même. Il ordonna aux juges et aux tribunaux de se compromettre et de réaliser par la loi ce qu’il ne parvenait pas à faire avancer par l’effroi.

L’INJUSTICE DES RICHES

Les juges à la solde, l’avant dernier rempart de la loyauté envers les puissants de Sagard, où quelques privilégiés ont été reçus en audience, reconnaissants de pouvoir contempler la Légion d’honneur du seigneur des lieux, heureux de baiser l’anneau et de ployer le genoux devant le pontife de l’assemblée des riches. Les juges se mirent vaillamment de la partie et jetèrent de ce côté-ci de la balance d’injustice leurs misérables injonctions de chiffon, espérant stopper la marée humaine des indignés – outrés – désillusionnés à propos de la justice des milliardaires.

Cinq cents injonctions plus tard, ils allaient s’essouffler, pensa-t-il ! Eh bien non, son dauphin s’approchait déjà et Ti-Jean n’avançait pas d’un pas. S’il ne parvenait pas à créer l’illusion d’une solution, il recevrait une sommation de se présenter au château de Sagard – devant la table de ses pairs – rien d’autre en mains qu’une masse de révoltés refusant de faire ce que leurs pères avaient toujours fait avant eux : payer et se la fermer.

ÉTUDIER PENDANT UNE GRÈVE DES ÉTUDES ?

Empêcher les jaunes étudiants « scabs » de suivre leurs cours pendant une grève votée par la majorité est un devoir pour les Partisans qui doivent faire appliquer les décisions de l'assemblée générale, coûte que coûte. Sinon, inutile de faire grève comme chaque ouvrier en conviendra. Plutôt qu’une loi anti-scab Ti-Jean a concocté une loi pour protéger les « scabs » !

À propos des casseurs - des communistes - des étrangers malfamés, infiltrés, voilà une vieille rengaine chauvine ressortie d’une époque  ancienne. Cette théorie paternaliste-journalistique voudrait laisser croire que les Québécois sont des moutons dociles, soumis, ataviques,  résignés, prêts à la tonte; elle voudrait laisser croire que s'il y a de la résistance aux injustices et une guerre de classes pour défendre le droit à l'éducation pour tous, c'est obligatoirement le fait d'étrangers malveillants – le fait de casseurs infiltrés - qui ne peuvent pas refléter « nos » valeurs en la Vierge Marie et au Frère André (ce furent des arguties déclamées pendant la grève de l'amiante dans les années cinquante).

Vous en conviendrez, cette rengaine des infiltrations est ancienne et elle méprise notre peuple. Nous sommes à majorité des révoltés, des opposants enragés contre le crime consistant à nous transférer sur le dos le coût de leur crise économique et de leur faillite. Que Sagard assume sa crise, désolé si les profits des Desmarais ne sont pas aussi élevés qu’espéré; ceux de Bombardier aussi, et pour les profits des banques et bien tant pis! Que les riches payent et qu'ils se débrouillent avec leurs crises en rafale, nous ne payerons pas.

RACAILLE JOURNALISTIQUE ET ANALYSTES À LA SOLDE

Je sais que l’on m’en voudrait d’oublier les chiens de garde du régime – les prêtres assesseurs – les Fous des puissants – caméra au poing comme une arme sélectionnant minutieusement les images capables de faire paraître coupable le moutard innocent et d’attirer la pitié sur le policier casqué – masqué – armé – blindé – protégé par ses  coéquipiers meurtriers.

Derrière ce compère à la caméra austère, trottine et vitupère le reporter à la langue de vipère, quêtant l’aveu de violence de l’étudiant menotté, isolé, presque nu dans les rues de la ville, éperdu, bloqué, encerclé, matraqué, un caillou entre les genoux, « l’assassin ». Le reporter a trouvé un enfant pleurant dans un coin, une pierre à la main, sous un hélicoptère battant l’enfer – la voilà la violence des manifestants étalée dans toute sa crudité – provocante – capable d’ébranler les fondements de cette société que lui, l’affidé bien payé, veut tant préserver. Il a eu tant de mal à le dégoter cet emploi de journaliste servant, pour ne pas se le laisser chiper par le premier venu plus soumis, plus flagorneur que lui; alors ils crient, le Poirier, le Roy, le Lester, le Mario, le Pratte, le Lapierre, le Martineau et autres misérables : « Qu’on le pende cet enfant, qu’on les pende tous avant qu’ils ne nous aient fait perdre nos emplois fragiles. Voyez, patrons Desmarais, Péladeau, Charest, Harper, je bègue plus fort que tous les autres aspirants. ».

Tous les jours sur les chaînes télé, chaque matin dans les quotidiens, les relayeurs des scribouilleurs sur le terrain, les experts en tout et en rien du tout, faisant fi de leur déontologie et de leur feuille de vigne d’objectivité, se transforment en éditorialistes et s’appesantissent sur la « nouvelle », cherchant à lui faire dire le contraire de ce qu’elle appelle.

« Le gouvernement indifférent a tout fait pour s’entendre avec les étudiants, disent-ils. Les étudiants ont tout fait pour perdre leur session, leur argent et leur avenir. Ils veulent étudier « pour ne pas étudier » et n’être jamais diplômés, disent-ils. Les jeunes se battent très fort pour la gratuité scolaire, juste pour faire l’école buissonnière, disent-ils; et autres salmigondis, disent-ils ».

L’ÉTONNEMENT DES BIEN PENSANTS

Comprenez l’étonnement de tous ces bien-pensants. Ces jeunes gens ne respectent ni monsieur le Premier Ministre, ni son excellence le milliardaire en coulisse, ni les députés dévoyés, ni les juges soudoyés, ni les  journalistes enrégimentés, ni les policiers armés-meurtriers, ni les recteurs surpayés, ni les spéculateurs contributeurs, ni les maires  prévaricateurs, ni les analystes enragés. Mais à la fin, qui respectent-ils ces étudiants ? Leur père ouvrier, leur mère mortifiée, leurs camarades solidaires – grévistes pour la justice et contre la hausse des droits de scolarité - toutes gens inconnues que l’on a jamais vues à la télé de Péladeau ni dans la grosse Presse à Desmarais, ni à Radio-Can à Harper.

Et ces biens pensants de pontifier : « Nous, pauvres gens, nous avons toujours ployé l’échine devant les puissants, pourquoi ces enfants ne peuvent-ils en faire autant ? Ils ne peuvent vaincre les anges de la mort – nous avons essayé et nous avons été écrasés, ils le seront tout autant ».

Jean Charest sait que sa carrière politique se termine ici, qu’à Sagard ils ont déjà décidé de le congédier pour son incapacité à gouverner, qu’il faudra rapidement le remplacer et qu’il ne lui reste que l’indignité de transmettre à son successeur cet héritage désastreux. Pourtant, il doit gagner du temps pour préparer la place de son adjudant. Voilà pourquoi il édicte sa « Loi 78 » pour mépriser – casser – écraser ces jeunes qui pourtant ne peuvent être vaincus.  

Dans un mois, dans six mois, dans deux ans, dans cinq ans, ils reprendront le combat, à moins que la société québécoise ne se résigne à vivre éternellement sous cette loi des mesures de guerre qui ne dit pas son nom. Et même sous cette loi, la résistance est encore possible, le maquis urbain menace tous ces larbins qui demain se demanderont ce qui survient soudain au pays de Maria Chapdelaine, du Survenant, de Ti-Coune Charest et des Partisans.

Ti-Jean prétend vouloir assurer l’accessibilité de l’éducation pour tous et, pour ce faire, il présente une loi ignoble (Loi 78), mais alors pourquoi attaquer l’accessibilité à l’enseignement par une hausse des droits de scolarité qui chassera plus de 7000 étudiants par année des universités ?

Simple, Ti-Jean, décrète le gel des droits de scolarité et le tour est joué. Si ce n’est pas toi ce sera ton Juda qui le fera. Les jeunes peuvent être matraqués mais ils ne peuvent être battus.  

 par Robert Bibeau` mondialisation

 

 

________________________________________________________________________________

Les manifestations se poursuivent

Québec, soir  du 20 mai

 

Montréal , matin du 20 mai

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Indignés (les) _ Idle No More
commenter cet article

commentaires

clovis simard 08/09/2012 14:51

Blog(fermaton.over-blog.com)No-19: THÉORÈME CHAREST LE MAUVE. L'avenir de Jean Charest.

fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 23/05/2012 18:47

blog(fermaton.over-blog.com),No-6. THÉORÈME DE LA CHUTE. - OBSÉDÉ DU POUVOIR ??

fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 22/05/2012 13:57

blog(fermaton.over-blog.com),No.28. - PSYCHOHISTOIRE. -POUR LUTTER CONTRE LA DÉSINFORMATION.

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories