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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 04:07

Tout va bien à Bahreïn


Ecclestone : Tout va bien à Bahreïn

Bernie et la méthode Coué...



La situation est toujours aussi préoccupante à Bahreïn, mais comme à son habitude, Bernie Ecclestone fait mine de ne rien savoir.

"Le seul message que j’ai reçu, c’est que de jeunes gens ont des problèmes avec la police," déclare Bernie Ecclestone dans les colonnes du Telegraph."Nous prévoyons d’aller là-bas. Les gens à Bahreïn sont convaincus que la course va bien se dérouler dans deux mois."

 

Les équipes de F1 vont-elles par leur présence à Bahreïn cautionner la répression du pouvoir en place ? "Les équipes ne sont pas du tout inquiètes. Elles sont heureuses d’aller là-bas, car il n’y aura pas le moindre problème. L’année passée, la décision de ne pas y aller était plus facile à prendre, mais cela a beaucoup changé depuis lors. Nous n’avons jamais fait de politique, toutes nos décisions sont prises en donnant la priorité à la sécurité." poursuit Ecclestone.

 

"C’est un fait qu’il y a eu de petites émeutes à Bahreïn, mais ce n’est en rien comparable à ce qu’il s’est passé lors des émeutes à Londres l’été passé," affirme un responsable du circuit de Bahreïn sous le couvert de l’anonymat. "Lorsque les pilotes et les équipes seront sur le circuit, ils seront totalement en sécurité. Vous pouvez en être assurés."

 

Selon l’AFP qui relaye un rapport d’Amnesty International, ces "légères émeutes" ont fait 55 morts depuis février 2011.

par D. Thys 

source motorsport

 

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Après un an, le respect de l'obligation de rendre des comptes reste une aspiration lointaine


Bahrein : gaz lacrymogène contre manifestants ©AFP/Getty Images

Bahrein : gaz lacrymogène contre manifestants ©AFP/Getty Images


Le gouvernement risque de ne pas respecter le délai qu’il s’était imposé lui-même, à savoir fin février, pour mettre en œuvre les recommandations de la Commission d’enquête indépendante de Bahreïn.

 

Amnesty International a appelé à libérer tous les prisonniers condamnés ou détenus uniquement pour avoir mené des manifestations ou pour y avoir participé pacifiquement, ainsi qu’à amener tous les responsables présumés des violations flagrantes des droits humains commises l’an dernier à rendre compte de leurs actes.

 

Alors que des milliers de personnes, membres pour la plupart de la communauté chiite (majoritaire dans le pays), se préparent à commémorer le premier anniversaire du début des manifestations antigouvernementales de grande ampleur, l’organisation a par ailleurs sommé les autorités du pays de ne pas faire usage d’une force excessive contre eux.

 

Elle leur a en outre demandé de lever toutes les restrictions appliquées aux déplacements des journalistes étrangers et des organisations internationales de défense des droits humains.

 

«Malgré les promesses faites par le gouvernement, les victimes et proches de victimes des graves atteintes aux droits humains – torture, détention arbitraire et recours excessif à la force – qui ont eu lieu depuis le début des manifestations il y a un an attendent toujours d’obtenir justice.»


 

 

 

Hassiba Hadj-Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

 

 

Le gouvernement a formulé un certain nombre d’annonces concernant ce qu’il a fait pour améliorer la situation des droits humains, mais en réalité, il n’a toujours pas tenu ses engagements dans les domaines les plus importants.

 

Ce n’est que quand nous verrons les prisonniers d’opinion libérés et les auteurs présumés des violations, y compris ceux qui ont donné les ordres, traduits en justice que nous pourrons juger si cela représente plus qu’un exercice de communication.

 

Des avancées lentes et peu transparentes


Depuis la fin juin 2011, le gouvernement avait pris certaines mesures positives, bien que limitées, notamment les suivantes : la levée de l’état d’urgence ; la mise en place d’une commission d’enquête indépendante composée de cinq experts internationaux ; la libération de certains détenus ; le transfert de tous les procès des juridictions militaires aux tribunaux civils ; et la réintégration de centaines de travailleurs licenciés.


Le 23 novembre, la Commission d’enquête indépendante de Bahreïn a présenté son rapport au roi et émis des recommandations pratiques et législatives détaillées. Ce document confirmait que des violations flagrantes des droits humains avaient été commises.


Le roi a accepté les conclusions du rapport et nommé une commission nationale de 19 personnes, composée principalement de partisans du gouvernement, pour suivre le processus d’application.

 

Cependant, les Bahreïnites se plaignent que ce processus est très lent et n’aborde pas les questions les plus importantes.

 

Au début de l’année 2012, le gouvernement a affirmé que 48 membres des forces de sécurité faisaient l’objet d’une enquête sur leur rôle dans la répression des manifestations. Jusqu’à présent, seuls huit policiers, cinq Pakistanais, un ressortissant yéménite et deux Bahreïnites, semblent avoir été jugés pour des violations des droits humains.

 

Très peu d’informations ont été rendues publiques quant à la manière dont se sont déroulées ces enquêtes et à leur mandat.


Usage abusif de la force, torture, licenciements  injustifiés


Des cas de torture et d’autres mauvais traitements continuent d’être signalés.

Selon des syndicalistes bahreïnites, plus de 1 000 personnes démises de leurs fonctions au cours des troubles n’ont toujours pas été réintégrées.

 

Les forces de sécurité ont continué d’avoir recours à une force excessive face aux manifestants. En particulier, plusieurs d’entre eux sont morts depuis la fin novembre en conséquence directe ou indirecte d’une utilisation inadaptée des gaz lacrymogènes. Ces derniers sont utilisés même à l’intérieur des logements, lorsque les forces de sécurité pénètrent au domicile de suspects.

 

Pour en savoir plus, lisez le Communiqué de Presse

source amnesty

 

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La police réprime des manifestants commémorant la contestation

Les forces anti-émeutes ont violemment réprimé mardi des manifestants chiites marquant l'anniversaire du déclenchement de la contestation à Bahreïn, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique

Les forces anti-émeutes ont violemment réprimé mardi des manifestants chiites marquant l'anniversaire du déclenchement de la contestation à Bahreïn, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique

Les forces anti-émeutes ont violemment réprimé mardi des manifestants chiites marquant l'anniversaire du déclenchement de la contestation à Bahreïn, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique.

 
Depuis la matinée, de jeunes militants ont tenté sans succès de gagner la place de la Perle, symbole de la contestation à Manama, qui était entourée d'un impressionnant dispositif de sécurité.
Les jeunes manifestaient à l'appel de la coalition des "Jeunes du 14-Février", un groupe radical qui utilise les réseaux sociaux pour mobiliser ses partisans.
Ils ont été dispersés à coups de grenades lacrymogènes, de bombes assourdissantes mais également de balles en caoutchouc, selon des activistes.

 
Plusieurs protestataires dont au moins neuf femmes ont été arrêtés, a indiqué Mohamed Mascati, président de l'Association des jeunes bahreïnis pour les droits de l'Homme.
L'agence de presse officielle BNA a elle fait état de l'arrestation d'"un groupe de saboteurs" qui seront poursuivis en justice.

 
En outre, ajoute BNA, des "saboteurs" ont incendié un transformateur du réseau électrique à Al-Muqsha, un village chiite près de Manama, et attaqué au cocktail Molotov des agents de défense civile qui tentaient d'éteindre le feu.
La police s'est massivement déployée sur les principaux axes routiers et a encerclé les villages chiites entourant Manama, pour empêcher leurs habitants de se joindre aux manifestations, selon des témoins.
"Les accès à ces villages sont bloqués, toutes les voitures qui y entrent ou en sortent sont fouillées", a affirmé M. Mascati à l'AFP.

 
"Nous sommes dans un état d'urgence non déclaré", a commenté un responsable du Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite, Matar Matar.
Les autorités ont multiplié les restrictions à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement, s'abstenant notamment de délivrer des visas aux correspondants de la presse internationale.
 

Certains des jeunes manifestants, venant des villages chiites entourant Manama, dont Sanabès, Deih et Jidhafs, sont parvenus à tromper la vigilance des forces de sécurité et ont pu s'approcher jusqu'à environ 500 mètres de la place de la Perle, selon les témoins.
"A bas Hamad", le roi, scandaient les jeunes, dont certains étaient vêtus de linceuls blancs pour marquer leur disposition au martyre.
 

Depuis dimanche, des militants tentent de braver la police et de marcher sur la place de la Perle, où des opposants avaient observé un sit-in du 14 février à la mi-mars 2011 avant d'en être violemment chassés par les autorités.
 

Mais les partis de l'opposition traditionnelle, dirigés par le Wefaq, n'ont pas soutenu l'appel à marcher sur la place.
"Toutes les places et les rues de notre pays sont des lieux où nous renouvelons notre engagement à poursuivre la lutte jusqu'à obtenir satisfaction de nos revendications", ont-ils dit dans un communiqué, exigeant une nouvelle fois un Parlement aux pleins pouvoirs et un gouvernement issu d'élections.
Le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa a appelé à "la cohésion" entre les communautés chiite et sunnite, plus que jamais divisées.

Il a prôné "un esprit de cohésion et de réunification entre toutes les composantes du peuple", dans un discours à la nation au cours duquel il n'a pas fait allusion à l'anniversaire du soulèvement.
Dans un communiqué en soirée, le Wefaq a dénoncé "la dictature et la tyrannie" du pouvoir qui "fuit la vraie solution politique devant engager Bahreïn sur la voie du changement démocratique".
"Les Bahreïnis poursuivront leur mouvement (...) et les autorités ne pourront pas infléchir leur détermination", ajoute-t-il.

Les Etats-Unis avaient appelé lundi à la "retenue" à Bahreïn, siège de la Ve Flotte, invitant toutes les parties à "éviter la violence" et "à trouver le moyen d'entamer un vrai dialogue sur l'avenir politique" du pays.

source elwatan

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Bahreïn _ Qatar
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