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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 04:47

La révolte se poursuit au Bahreïn

 

 

 

La monarchie de Manama et ses alliées du Golfe ne lâchent pas d’une semelle les protestataires chiites. Constituant la majorité de la population du Bahreïn, les chiites tentent, ces dernières semaines, de relancer la contestation contre la dynastie sunnite, lancée en février 2011. Une contestation durement réprimée.

 

 

Les protestataires revendiquent l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. Cependant, les forces de l’ordre continuent à user de la répression dans le silence des monarchies voisines du Golfe et de la communauté internationale, sous prétexte que les manifestants sont manipulés par l’Iran. Des hommes armés en civil, soutenus par des membres des forces de sécurité bahreïnies, ont jeté vendredi des cocktails Molotov sur des maisons et des voitures dans le village chiite de Dar Koulaib, a rapporté hier l’AFP, citant un communiqué du groupe d’opposition Al Wefaq.
 

 

Des dizaines d’hommes armés, «soutenus par des véhicules de police, ont commis des actes criminels, attaquant les maisons avec des cocktails Molotov», a affirmé le principal groupe de l’opposition chiite dans ce communiqué. Selon lui, 29 maisons ont été attaquées de la sorte et deux de ces maisons ont été prises d’assaut par des hommes armés, dans ce village situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale Manama. L’attaque de Dar Koulaib est la troisième de ce type cette semaine, a déclaré de son côté l’ancien parlementaire d’Al Wefaq, Matar Matar. «Le fait que les autorités ne réagissent pas fermement à ce type de comportement montre qu’elles les approuvent», a-t-il relevé.

 

Le même jour, le militant des droits de l’homme et figure de l’opposition chiite Nabil Rajab a été attaqué par la police, à Manama, a affirmé Al Wefaq. Nabil Rajab, qui dirige le Centre bahreïni pour les droits de l’homme et qui est à Manama pour «exprimer sa solidarité avec les (protestataires) détenus», a été hospitalisé après cette attaque qui a aussi visé le militant Yossef Al Mahafdha, a expliqué Matar Matar. Le ministère de l’Intérieur a indiqué que «la police avait emmené M. Rajab à l’hôpital après qu’il eut été retrouvé étendu sur le sol», à la suite de la dispersion par les forces de sécurité d’une manifestation non autorisée dans le quartier de Makharka.
Une commission d’enquête indépendante a rendu, le 23 novembre 2011, un rapport dénonçant notamment «un usage excessif et injustifié de la force» de la part des autorités lors de la répression, à la mi-mars, d’une contestation qui avait duré un mois.

 

 

Un peuple face à six monarchies


Pour réprimer les manifestants au Bahreïn, l’Arabie Saoudite a envoyé, en mars, plus de 1000 soldats à Manama. Les Emirats arabes unis y ont dépêché 500 policiers et le Koweït a mobilisé une unité maritime. Cet arsenal fait partie des forces communes d’intervention du Bouclier de la péninsule regroupant les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à savoir l’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar. Le CCG a été créé en 1981 suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique et à la révolution iranienne en 1979. Il vise la coordination, l’intégration et la coopération des Etats membres dans les domaines économique, social, culturel et militaire.

 

Concernant ce dernier volet, en 1984, les six pays membres ont créé une force commune d’intervention appelée «bouclier de la péninsule». Avec l’Occident, à leur tête les Etats-Unis, ils ont soutenu l’Irak de Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran. Et cela, par souci d’affaiblir Téhéran qui constituait un danger pour ces monarchies.

 
Le royaume wahhabite est relié au Bahreïn par un pont-digue. Achevé au milieu des années 1980, il permet à l’Arabie Saoudite d’acheminer ses forces vers Manama le plus vite possible en cas de troubles, pour prêter main-forte à la monarchie bahreïnie. Ainsi, le 29 décembre 1994, le ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Nayef Ben Abdelaziz, avait déclaré à Manama que «les intérêts de sécurité des deux pays sont indivisibles». L’opposition affirme que cette visite a été précédée par deux brigades de la Garde nationale saoudienne, soit 4000 hommes, qui ont franchi ce pont-digue pour prêter main-forte aux forces répressives du royaume voisin.
Le Bahreïn abrite le quartier général de la Ve flotte américaine, ce qui permet aux Américains de surveiller l’Iran et le détroit d’Ormuz.

 source elwatan

 

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 Des centaines de personnes défient l'interdiction de manifester

 

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Bahreïn à l'appel de l'opposition menée par les chiites pour protester contre l'interdiction de manifester imposée par la police, selon un militant des droits de l'Homme et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
 

 

Cheikh Ali Salman, le chef du Wefaq, principale formation de l'opposition chiite, a participé au rassemblement aux côtés d'autres figures de l'opposition.

 

La manifestation s'est déroulée sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute reliant les villages chiites à Manama, la police anti-émeute ayant bloqué les routes menant à Toubli, point de rassemblement annoncé au sud-ouest la capitale, a précisé à l'AFP Matar Matar, ancien député de l'opposition. Après des négociations infructueuses avec la police, cheikh Salman a demandé aux manifestants de rentrer chez eux, assurant que le message était passé.

 


Le ministère de l'Intérieur avait annoncé vendredi dans un communiqué avoir rejeté une demande de rassemblement déposée par le Wefaq, estimant que cela risquait de bloquer le trafic sur la principale artère du pays.

 

 

Un mouvement de contestation avait éclaté mi-février à Bahreïn sur fond de Printemps arabe, essentiellement mené par des chiites réclamant une véritable monarchie constitutionnelle dans le pays dirigé par une dynastie sunnite.
Il a été réprimé un mois plus tard avec l'appui des autres monarchies du Golfe, Arabie saoudite en tête, qui ont dépêché des troupes.

 

 

Une commission d'enquête indépendante a ensuite dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force" en faisant état de 35 morts durant ce mois.
 

 

Des manifestations de moindre ampleur se poursuivent cependant de manière ponctuelle, essentiellement dans les villages chiites. Ces dernières semaines, plusieurs rassemblements ont été dispersés et un adolescent a été tué le 31 décembre par un tir de bombe lacrymogène.

source lorientlejour

 

 

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Au Bahreïn, l'opposition accuse la police de prêter main-forte à des attaques contre des chiites


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Au Bahreïn, les chiites ont tenté ces dernières semaines de relancer la contestation contre la dynastie sunnite lancée en février 2011, à Sitra le 1er janvier 2012.   REUTERS/Hamad I Mohammed

 

L'attaque du village chiite de Dar Koulaib serait le troisième incident du genre en une semaine. La police aurait laissé faire des civils armés de bâtons et de cocktails molotov, selon l'opposition. Celle-ci accuse aussi les forces de l'ordre de la monarchie sunnite d'avoir tabassé une figure des droits de l'homme du Bahreïn, Nabil Rajab, attaqué hier dans la capitale. Il était venu exprimer sa solidarité avec les opposants en prison. Plusieurs centaines d'entre eux devraient bénéficier de l'abandon des charges touchant à la « liberté d'opinion et d'expression ».

 

Une recommandation de la commission d'enquête indépendante qui a dénoncé le 23 novembre dernier un « usage excessif et injustifié de la force » dans la répression du mouvement de contestation en mars 2011. La commission a recensé 35 morts dont cinq policiers, mais aussi des cas de torture dans les prisons.

 

Les autorités de Bahreïn ont promis une « tolérance zéro » au chapitre des violations des droits de l'homme. Elles ont aussi annoncé la révision du procès des médecins lourdement condamnés pour avoir soigné des opposants.


Avec cette commission, qui a soigneusement évité le terrain politique, Manama entendait redorer son image internationale mais certainement pas avancer vers la monarchie constitutionnelle comme le demande l'opposition.

source rfi.fr

 

 

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Du Liban à Bahreïn, y a-t-il un arc chiite ?

 

Des communautés chiites manipulées par l'Iran et cherchant à profiter du printemps arabe… Mensonge avancé par des gouvernants inquiets ? Ou existe-t-il une internationale chiite ?

 

Le printemps arabe a relancé le débat sur le " croissant chiite ". Un terme forgé par le roi Abdallah II de Jordanie en décembre 2004, peu avant les premières élections législatives irakiennes. Le monarque avait alors exprimé à la presse internationale sa crainte que l'arrivée au pouvoir des chiites à Bagdad ne donne lieu à la formation d'un " croissant chiite " susceptible de déstabiliser le Moyen-Orient. Par cette formule, qui a fait mouche au point de devenir l'un des concepts clés de l'analyse de la géopolitique moyen-orientale, il souhaitait rendre compte de la manière dont l'Iran exerce son influence dans le monde arabe. A ses yeux, ce pays, seul Etat au monde où le chiisme dispose du statut de religion d'Etat, utilise la solidarité confessionnelle entre chiites pour tisser des réseaux d'influence transnationaux qui minent la souveraineté des Etats de la région et affaiblissent leur cohésion interne. Qu'en est-il exactement ? En quoi les soulèvements du " printemps arabe " changent-ils la donne en la matière ?


Stratégie. Au lendemain de sa création en 1979, la République islamique d'Iran avait clairement affirmé que l'exportation de la révolution islamique était l'un des fondements de sa politique étrangère. Dans la décennie 1980, plusieurs régimes arabes ont été victimes de tentatives de déstabilisation menées par des réseaux islamistes chiites transnationaux basés à Téhéran, notamment l'Irak, l'Arabie Saoudite et le Bahreïn.


Initialement, la politique d'exportation de la révolution s'est appuyée sur les réseaux islamistes chiites créés en Irak dans les années 1950 et 1960. Nés au sein des institutions religieuses, ces réseaux avaient mis à profit la structure transnationale du clergé chiite pour se diffuser dans le monde arabe. En fonction des situations nationales, leurs objectifs oscillaient entre obtenir une plus grande reconnaissance des chiites en tant que communauté religieuse (Liban, Koweït, Emirats arabes unis, Oman) et un renversement des régimes en place (Irak, Arabie Saoudite, Bahreïn). Très vite cependant, l'Iran a souhaité mettre en place un réseau plus malléable que les anciens réseaux irakiens, mus par une logique propre et refusant leur subordination aux intérêts nationaux iraniens. Dans les milieux islamistes chiites, on désigne ce nouveau réseau par le terme générique de " Hezbollah ", dont la création a divisé la mouvance islamiste chiite entre pro et anti-Iraniens. L'influence iranienne sur les mouvements chiites de la région s'est du même coup diluée, et, à la faveur de la libéralisation politique menée dans de nombreux pays arabes dans les années 1990 et 2000, beaucoup de mouvements islamistes chiites se sont transformés en partis politiques légaux et légalistes (Liban, Irak, Koweït, Bahreïn).


La chute de Saddam Hussein en avril 2003 a donné à l'Iran une opportunité unique de développer ses réseaux d'influence en Irak, mais les chiites irakiens n'en ont pas moins poursuivi leur mouvement d'autonomisation idéologique vis-à-vis de Téhéran. Ils savent cependant que, dans un contexte d'absence d'un Etat central fort et des luttes de faction acharnées qui les opposent entre eux, le soutien iranien est vital à qui veut acquérir ou conserver une forme de pouvoir. Loin d'être régies par des affinités religieuses et idéologiques, les relations des mouvements chiites irakiens avec Téhéran relèvent dès lors de calculs politiques permanents.


Répression. Le soulèvement du Bahreïn en février-mars 2011 a fait ressurgir la question de l'arc chiite. Près de 70 % de la population de ce petit archipel du Golfe persique professe le chiisme mais le pouvoir y est aux mains de la minorité sunnite. Historiquement, l'Etat du Bahreïn s'est construit sur la soumission manu militari des chiites par une coalition de tribus sunnites. Des difficultés économiques ont par la suite approfondi ce clivage, notamment le fort taux de chômage qui affecte surtout les chiites. Dans ce contexte, les mouvements d'opposition ont été dominés par les chiites et cette prépondérance s'est renforcée depuis les années 1980. Le soulèvement de 2011, définitivement maté le 18 mars avec l'aide de troupes saoudiennes et émiraties, a donné lieu à une campagne virulente orchestrée par le gouvernement du Bahreïn pour dénoncer un mouvement manipulé par Téhéran, afin de légitimer la répression aux yeux de l'opinion publique arabe et occidentale. Une manoeuvre dont les chancelleries occidentales n'ont pas été dupes, mais dont se sont saisis nombre de régimes arabes voisins : des témoignages font état de pressions accrues sur les chiites des monarchies du Golfe, allant jusqu'au licenciement de certains d'entre eux occupant des postes jugés sensibles. En Arabie Saoudite, où les chiites sont concentrés dans la province Est qui abrite les ressources pétrolières du royaume, plusieurs leaders religieux qui demandaient des réformes ont été arrêtés. Au Bahreïn, la répression s'est accompagnée d'un déchaînement de haine à l'encontre des chiites. Des lieux saints ont été vandalisés tandis que des leaders religieux sunnites lançaient des appels au boycott de magasins et d'entreprises dirigés par des chiites.


Cette répression a donné lieu à une série de protestations des mouvements et responsables chiites de la région. Le Hezbollah libanais, le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, le leader politico-religieux chiite irakien Muqtada Al-Sadr, le grand ayatollah Ali Al-Sistani et bien sûr l'Etat iranien ont officiellement condamné le gouvernement du Bahreïn. Si elles témoignent de l'existence d'une solidarité religieuse transnationale, ces protestations n'ont pas été coordonnées et émanent d'instances aux statuts et aux intérêts différents. De façon significative, les diverses initiatives iraniennes ont été froidement accueillies par les protagonistes chiites du soulèvement bahreïni, pour qui elles sont apparues comme faisant le jeu de la rhétorique du régime. Ce soulèvement a confirmé que l'arc chiite n'existe pas, si l'on entend par là un réseau transnational chapeauté par l'Iran et mu par une logique et des objectifs politiques communs. De peu d'utilité pour analyser la géopolitique moyen-orientale, l'arc chiite est en revanche un épouvantail facile à manier pour les régimes arabes. Il permet en outre à l'Iran d'entretenir l'image, très surfaite , d'un Etat capable d'intervenir où bon lui semble.


En savoir plus

 

Le chiisme dans le siècle, par Sabrina Mervin, Flammarion, novembre 2011. Chiisme et politique au Moyen-Orient. Iran, Irak, Liban, monarchies du Golfe, par Laurence Louër, Perrin, 2009.
L'Iran et le Moyen-Orient, in revue Maghreb-Machrek n° 201, automne 2009.
Le renouveau chiite, Vali Nasr, Demopolis, 2008.
Les mondes chiites et l'Iran, par Sabrina Mervin, Karthala, 2007.

 

Laurence Louër, Chercheuse au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri- Sciences Po-CNRS)
source alternatives-internationales
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 الشرطة "تعتدي بالضرب" على ناشط حقوقي

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قال معارضون بحرينيون إن الشرطة اعتدت بالضرب على ناشط حقوق الانسان نبيل رجب، مما استوجب نقله الى المستشفى لتلقي العلاج.

وقال محمد الجيشي، محامي رجب، إن موكله تعرض "لضرب مبرح" اثناء تجمع جرى بالعاصمة المنامة.

الا ان السلطات البحرينية تقول إن رجال الشرطة عثروا على رجب وهو "ملقى على الارض" وقامت بنقله الى المستشفى.

يذكر ان الاغلبية الشيعية في البحرين ما لبثت تتظاهر منذ فبراير / شباط الماضي من اجل الفوز بمزيد من الحقوق، وما زالت المواجهات بينهم وبين قوات الامن تحدث بشكل شبه يومي.

وقال مركز البحرين لحقوق الانسان الذي يترأسه نبيل رجب قد قال إنه غادر المستشفى بعد "تلقيه العلاج اللازم."

وقال المركز إنه اخضع للتحقيق من جانب قوات الامن اثناء رقوده في المستشفى.

وقال المركز في تصريح نشره في موقعه الالكتروني إن رجب قد اخبر محاميه ان رجال الشرطة احاطوا به وانهالوا بالضرب عليه دون سابق انذار.

وقال إنه تعرض للضرب على ظهره ووجه اصيب جراءها باصابات "بليغة" في وجهه.

الا ان الحكومة تصر على ان الشرطة عثرت على رجب "ملقى على الارض حيث كان قد اصيب بجروح اثناء مشاركته في مظاهرة غير مصرح بها."

ونقلت وكالة فرانس برس عن النائب البرحيني المعارض السابق مطر مطر قوله إن الناشط يوسف المحافظة قد استهدف ايضا في نفس الحادثة.

وقال مطر إن رجب هوجم "عندما كان يزور المنامة للتعبير عن التضامن مع المعتقلين."

من جانبها، ادانت جماعة الوفاق المعارضة الاعتداء الذي تعرض له رجب، وطالبت الحكومة باعتذار.

وكان اكثر من اربعين شخصا قد قتلوا في الربيع الماضي نتيجة قمع السلطات البحرينية للمحتجين. وقد استنتجت لجنة تحقيق مستقلة في

وقت لاحق ان السلطات "استخدمت القوة المفرطة" لقمع الاحتجاجات.

source bbc

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