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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 07:00

 

 

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Manifestations et sécurité renforcée pour le GP de Bahreïn


Avant l'aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers, avec le début de "trois jours de colère" coïncidant avec ceux de la course, à la suite des appels lancés par un mouvement d'opposants baptisé les "Jeunes du 14 février". (c) Afp

Avant l'aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers, avec le début de "trois jours de colère" coïncidant avec ceux de la course, à la suite des appels lancés par un mouvement d'opposants baptisé les "Jeunes du 14 février". (c) Afp


La contestation menée par des opposants chiites au Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn a pris une tournure plus violente à la veille des essais devant débuter vendredi dans un contexte de sécurité renforcée.

Des mécaniciens de l'écurie indienne Force India qui regagnaient leur hôtel mercredi soir de retour du circuit ont été pris dans un affrontement. Un cocktail Molotov a explosé devant leur voiture mais aucun des occupants n'a été blessé.

Un porte-parole de Force India a confirmé l'incident. Il a précisé qu'un des membres de l'écurie qui n'était pas impliqué dans l'incident ainsi qu'un sous-traitant avaient décidé de quitter Bahreïn pour cette raison.

Un calme apparent régnait cependant jeudi autour du circuit de Sakhir, au sud de Manama, où le pilote espagnol Pedro de la Rosa (HRT), président de l'Association des pilotes de Grand Prix (GPDA), a déclaré ne pas être inquiet.

"Nous ne connaissons pas assez bien la situation ici à Bahreïn pour avoir une opinion et nous faisons confiance aux gens qui se sont renseignés, c'est-à-dire la FIA", a-t-il affirmé, expliquant n'avoir pas cherché de détails: "Les pilotes font confiance aux gens qui l'ont fait".

"Nous sommes des sportifs et notre objectif est d'être bons sur la piste, point final", a ajouté de la Rosa.

Avant l'aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers, avec le début de "trois jours de colère" coïncidant avec ceux de la course, à la suite des appels lancés par un mouvement d'opposants baptisé les "Jeunes du 14 février".

L'année dernière, la course avait été annulée en raison de la contestation, qui a secoué le petit royaume du Golfe de la mi-février à la mi-mars, dont la répression avait fait 35 morts selon une commission indépendante.

Les manifestations ayant repris en juin, après la levée de l'état d'urgence, les "Jeunes du 14 février" ont réclamé une nouvelle annulation du Grand Prix, même si le Wefaq, principal mouvement de l'opposition chiite, n'a pour sa part jamais été si clair.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont également critiqué la tenue de la course en pleine crise politique.

Les mesures de sécurité ont été renforcées, et le gouvernement a interdit jeudi au Wefaq de manifester dans le centre de Manama. Les autorités ont en outre refusé des visas à des journalistes et des photographes d'agence de presse internationales, dont l'AFP, pour couvrir la course.

Selon des témoins, des centaines de manifestants se sont rassemblés jeudi matin à l'entrée de villages chiites, scandant "le peuple veut le chute du régime".

Les forces de l'ordre ont utilisé des bombes lacrymogènes et des bombes assourdissantes pour les disperser. Les manifestants ont répliqué par des jets de cocktails Molotov, ont ajouté les témoins. Selon l'un d'eux, la police a aussi utilisé des cartouches de chevrotine, faisant de nombreux blessés.

"Le Grand Prix est perçu comme lié aux figures du régime et comme un événement qui ne profite pas aux gens ordinaires", a analysé l'opposant Nabil Rajab. Il a dit craindre une escalade de la violence avec la participation de groupes de jeunes qui ne sont pas encadrés politiquement et qui ne demandent aucune autorisation aux autorités pour défiler.

Pour l'économiste bahreïni Jassim Hussein, qui a démissionné du Wefaq l'an dernier, les manifestations n'ont rien à voir avec le Grand Prix: "Il y a eu des manifestations avant l'événement, il y en aura pendant et après, mais il n'y a aucune connexion".

L'influent chef radical chiite irakien Moqtada Sadr a pour sa part appelé "les sportifs honnêtes à ne pas participer à cette course (...) et à soutenir le peuple bahreïni dans son rejet de le tenue de cette épreuve".

Le débat se poursuivait sur les murs: les organisateurs ont accroché des milliers d'affiches proclamant: "Bahreïn, une seule nation (le GP) une seule célébration", tandis que les ont peint: "Non à la Formule 1 du sang" ou "Nous demandons la liberté, non la Formule 1".

Bahreïn est la seule monarchie du Golfe où les chiites sont majoritaires. La répression du mouvement de contestation de février à mars 2011 avait fait 35 morts, dont cinq sous la torture, selon une commission d'enquête indépendante. tempsreel.nouvelobs

 

 

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Un Grand Prix sous haute tension

 

A la veille du début des essais libres du Grand Prix de Bahreïn, les incidents se sont poursuivis jeudi. Des membres du personnel de Force India auraient demandé à quitter le pays après les heurts survenus la veille au soir et dans lesquels plusieurs mécaniciens de l'écurie indienne se sont retrouvés. Mais, pour l'heure, la F1 a choisi de courir malgré tout...

L'incertitude règne toujours à Bahreïn à la veille du début du Grand Prix, plus d'un an après l'annulation de l'édition 2011 qui aurait dû ouvrir le championnat du monde. Toute la journée de jeudi, les informations se sont succédées concernant des manifestations se tenant dans les faubourgs de la capitale, Manama. Mercredi soir, des mécaniciens de l'écurie indienne Force India se sont retrouvés au coeur de troubles sur une route reliant Manama au circuit de Sakhir

Un cocktail molotov aurait explosé à proximité de leur véhicule. Le communiqué officiel, rédigé ce jeudi par l'organisation, évoque "un incident isolé impliquant une poignée de participants à une manifestation illégale qui ont fait preuve de violence envers la police". Dans la foulée, deux membres de l'équipe ont demandé à quitter le pays. Ils pourraient être imités par d'autres employés de l'équipe où évoluent le Britannique Paul di Resta et l'Allemand Nico Hulkenberg. 


Vers le boycott de partenaires ?

Plusieurs groupes ont annoncé ce jeudi qu'ils n'inviteraient pas de clients et partenaires ce week-end. Shell, sponsor historique de l'équipe Ferrari, et Vodafone, sponsor titre de l'écurie McLaren, figurent parmi ces entreprises renonçant aux traditionnelles opérations de relations publiques se déroulant dans les salons des circuits de F1. Selon les dernières informations, UBS, sponsor même de la Formule 1, renoncerait également à inviter des clients. Les essais libres sont toujours prévus vendredi à 9 heures, heure française.

Déjà, une écurie de Porsche Supercup, une discipline disputée en lever de rideau, a choisi de se retirer, invoquant des raisons de sécurité. 

Sur place, les forces de l'ordre s'échinent à éloigner les manifestants du circuit de Sakhir, situé à 30 kilomètres du centre-ville, comme des hôtels de luxe de la région. La nuit de mercredi à jeudi a été agitée avec notamment une manifestation dans le village de Saanabis, situé au nord-ouest de Manama. Dans un communiqué, le ministère de l'Information a révélé que de " nombreux émeutiers et vandales ont été arrêtés pour participation à des rassemblements interdits, blocage de routes, mise en danger de la vie d'autrui."  Aucun chiffre n'a toutefois été transmis.


Des enjeux financiers colossaux

Et la F1 dans tout ça ? Bernie Ecclestone a promis que la course aurait lieu, répétant qu'il avait entièrement confiance dans les autorités locales. Les pilotes sont arrivés au compte-goutte de Shanghai, effectuant pour la plupart une escale à Abu Dhabi. Les consignes sont claires. Hors de question d'attiser la polémique. C'est donc motus et bouche cousue qui prévaut.

La conférence de presse tenue ce jeudi a toutefois contraint certains à s'exprimer. "On ne peut pas ignorer la situation ", a reconnu Romain Grosjean quand Kovalainen ou Hamilton ont affirmé s'être "préparés comme d'habitude ". Massa a déclaré être "venu ici pour le sport. C'est la meilleure chose à faire" alors que Schumacher ou Button ont éludé la question. Il faut dire que les organisateurs jouent gros. Outre les pressions politiques - l'organisation d'un Grand Prix mondialement diffusé serait une publicité conséquente pour un régime secoué depuis plus d'un an par l'opposition -, l'enjeu économique est immense. 

L'an passé, le Sakhir International Circuit s'était échiné à tenter de trouver une nouvelle date, évoquant même un Grand Prix en novembre, prolongeant sensiblement la saison. S'ils avaient fini par jeter l'éponge, Bernie Ecclestone n'avait lui pas renoncé à son chèque perçu en cas d'annulation : 40 millions de dollars ! Or, selon les estimations, le Grand Prix 2010 remporté par Fernando Alonso aurait rapporté près d'un milliard de dollars, 100 000 visiteurs s'étant pressés dans ce petit royaume du Golfe Persique qui ne compte qu'un peu plus d'un million d'habitants ! Alléchant, trop pour renoncer ? Jeudi soir, le doute était encore permis, les sponsors hésitant encore à s'afficher sur un événement qui pourrait devenir pour eux une véritable contre-publicité. sports.fr

 

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Débat  autour du Grand Prix et de sa portée politique au Bahrien (BBC)

 

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Bahreïn _ Qatar
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