Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 19:17

 

_______________________________________________________________________________________________________

Les syndicats des forces de l’ordre observent un sit-in suite aux affrontements avec des extrémistes religieux

Des heurts ont eu lieu hier à Douar Hicher (Banlieue ouest de Tunis) entre les agents de la Garde nationale et des extrémistes religieux. Selon le ministère de l’Intérieur, ces affrontements ont été déclenchés suite à l’arrestation d’un homme, appelé Saddam, du même groupe suspecté dans l’agression, survenue dans la nuit du samedi 27 octobre à la Manouba, contre le commandant de la Garde Nationale Wissem Ben Sliman.

Le mardi soir, 30 octobre, les extrémistes ripostent en attaquant le poste de la Garde nationale à la Cité Khaled Ibn Walid avec des sabres et des outils tranchants. Le colonel Sofiane Zaoui nous a informé que trois agents ont été blessés. Les agents des forces de l’ordre tirent alors à balle réelle sur les agresseurs. L’mam de la mosquée Ennour a été tué et l’un des assaillants a été gravement blessé.

M.Sami Gnaoui a fait savoir sur les ondes de la radio Mosaïque FM que cette histoire a pour origine un clan d’extrémistes qui utilisent la violence pour « lutter contre la vente d’alcool ». La mosquée guidée par l’imam tué par les forces de l’ordre, était devenue un fief de djihad armé où des armes, des munitions, des sabres et des cocktails Molotov sont stockés.

Suite à ces graves incidents, les syndicats nationaux des forces de l’ordre et l’Union Nationale des Syndicats des forces de l’ordre tunisiennes ont publié un communiqué où ils annoncent qu’ils observent demain 1er novembre un sit-in devant le ministère de l’Intérieur (à Tunis). Toutes les unités sécuritaires, pénitentiaires et celles de la Garde présidentielle (du Grand Tunis) vont y participer pour répondre, selon eux, à la passivité des pouvoirs exécutif et législatif pendant que les agents des forces de l’ordre sont pris pour cible, notamment par des extrémistes religieux qui se prennent pour des justiciers.

Selon le colonel Zaoui, plus de 600 agressions ont eu lieu ces six derniers mois contre les agents de forces de l’ordre. D’après lui, « ceci est dû principalement à l’absence de directives claires concernant la loi 69 relative à l’usage de procédures sécuritaires lors d’affrontements de ce genre. Jusqu’à aujourd’hui, cette loi n’est ni vraiment appliquée ni suspendue ni changée. Quand le policier fait son travail, il risque aussi de se faire emprisonner, ce qui a été déjà le cas pour certains » nawaat.

 

 

______________________________________________________________________________________________

Le gouvernement déterminé à combattre les islamistes radicaux ?

 

Un islamiste radical a été tué, mardi 30 octobre.Un islamiste radical a été tué, mardi 30 octobre. © AFP

 

Les forces de sécurité utiliseront "tous les outils permis par la loi" en cas d'attaque des islamistes radicaux, a déclaré, mercredi 31 octobre, le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, Khaled Tarrouche.

 

Le gouvernement tunisien, dirigé par les islamistes d'Ennahdha, est-il enfin prêt à s’atteler au problème salafiste ? C'est en tout cas ce que l'on peut penser en entendant le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, qui a affirmé, mercredi 31 octobre, que les forces de sécurité utiliseraient désormais « tous les outils permis par la loi » en cas d'attaque des islamistes radicaux. Une menace qui laisse entendre que des balles réelles pourraient être utilisées à l'avenir.

 

Mais au lendemain de violences dans le quartier de Douar Hicher (La Manouba, banlieue de Tunis) qui ont fait un mort, aucun dispositif de sécurité renforcé n'a été déployé, et des personnes semblant appartenir à la mouvance salafiste, certaines armées de couteaux, promettaient de venger la répression policière de la veille. Les avis sont en tout cas nuancés sur la volonté affichée par les autorités à faire appliquer la loi.

 

Un haut responsable policier affirme, sous couvert de l'anonymat, que les forces de l'ordre n'ont reçu que tardivement l'autorisation du ministère de l'Intérieur de lancer des opérations contre les salafistes de Douar Hicher. « On n'a reçu qu'hier [mardi, NDLR] les instructions du ministère de l'Intérieur pour appliquer la loi sérieusement », a-t-il indiqué. « Je m'étonne de ce laxisme », ajoute l'officier. Et de commenter : « C'est le début de la guerre entre nous et les salafistes ».


 

"De la menace à l'acte"


 

« La tendance a bien changé depuis le 14 septembre, la société civile et les politiques sont plus à l'écoute des policiers », estime de son côté Rached Mahjoub, président de l'Association tunisienne pour une police citoyenne, qui rassemble les cadres du ministère de l'Intérieur. « Et pour moi, le ministre de l'Intérieur est clair et net dans ses instructions depuis une semaine », a-t-il ajouté.


 

 

Selon lui, le gouvernement a pris conscience que les forces de l'ordre étaient devenues une cible des islamistes radicaux depuis l'attaque de l'ambassade des États-Unis, le 14 septembre. Les salafistes « sont passés de la menace à l'acte contre la police nationale. On en est conscient et nous sommes prêts à riposter », a souligné Rache Mahjoub.

Les syndicats des forces de sécurité réclament, eux, plus de moyens pour lutter contre les islamistes radicaux, et se sont particulièrement mobilisés après qu'un responsable de la garde nationale a été attaqué et blessé au hachoir à Douar Hicher, samedi dernier.Jeuneafrique

 

 

__________________________________________________________________________________________________

Un imam radical expulsé vers la Tunisie


Le ministère de l’intérieur a annoncé mercredi 31 octobre l’expulsion de l’imam Mohamed Hammami en application d’un arrêté du 8 octobre 2012. Président de la fédération Foi et pratique, qui représente le mouvement tabligh en France, et responsable religieux de la Mosquée Omar (XIe arrondissement de Paris), il a été éloigné vers la Tunisie, pays dont il est ressortissant.

« Je crois qu’il a été arrêté par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dans la rue, aujourd’hui à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) où il habite », avant d’être conduit à l’aéroport, a déclaré à l’AFP le fils du religieux, Hamadi Hammami, considéré comme plus modéré, et qui siège au bureau du Conseil français du culte musulman dont Foi et Pratique est depuis sa création en 2003 l’une des composantes

« Les faits qui lui sont reprochés sont particulièrement graves », insiste le ministère de l’intérieur selon qui, lors de ses prêches, l’imam Hammami « a tenu des propos ouvertement hostiles envers les valeurs de la République ». « Il a valorisé le djihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes », explique le ministère pour qui « ces provocations, délibérées, répétées et inacceptables à la discrimination et à la violence constituaient une menace pour la société française et pour sa sécurité ».

« SAS » VERS DES ENGAGEMENTS PLUS RADICAUX


Dans son communiqué, Manuels Valls « rappelle que la République restera inflexible envers ceux qui tiennent des propos de haine et instrumentalisent le discours religieux pour en faire un discours d’intolérance et d’obscurantisme ».

En début d’année, le précédent ministre de l’intérieur, Claude Guéant, avait déjà tenté d’expulser Mohammed Hammami mais la commission d’expulsion avait, le 15 mai, rendu un avis défavorable estimant que cette expulsion porterait atteinte à la vie familiale de l’imam.

L’association Foi et Pratique, implantée en France depuis 1968 et qui a acquis une existence légale en 1972, appartient à la Jamaat Tabligh (« Société pour la propagation de la foi »), un courant piétiste et prosélyte de l’islam qui a vu le jour dans les Indes britanniques en 1927. Elle gère trois mosquées à Paris, une à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), une à Creil (Oise) et une au Mans (Sarthe).Ses comptes et avoirs avaient été gelés le 5 mai par décision de Claude Guéant.

Selon les observateurs de l’islam de France, le Tabligh, dont Foi et Pratique est l’une des deux branches, peut constituer pour certains jeunes musulmans réislamisés une sorte de « sas » vers des engagements plus radicaux.  lacroix

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunsie _ Justice_Sécurité
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories