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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 07:29

Fin de la campagne pour la présidentielle de mercredi

La campagne pour la présidentielle égyptienne s'est officiellement achevée lundi, à deux jours du début du scrutin au cours duquel les électeurs sont appelés à choisir un successeur à Hosni Moubarak dans un climat d'ouverture démocratique autrefois inimaginable.

Conformément aux règles, la douzaine de candidats ne peut plus apparaître à la télévision, donner des entretiens à la presse ou mener une quelconque activité publique qui pourrait influencer les 50 millions électeurs potentiels avant le premier tour, prévu mercredi et jeudi.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé un plan de sécurité massif pour assurer le bon déroulement de l'élection, notamment le transport des urnes vers les 351 centres de dépouillement du pays.

Un second tour est prévu les 16 et 17 juin au cas où aucun candidat n'obtiendrait la majorité absolue au premier.

L'ancien président américain Jimmy Carter, arrivé en Egypte à la tête d'une délégation du Centre Carter pour observer le déroulement des élections, a rencontré le chef du Parlement, Saad el-Katatni.

"L'Egypte est le théâtre d'une expérience démocratique sans précédent", a dit M. Katatni, membre de la puissante confrérie des Frères musulmans, cité par l'agence Mena. "Les Egyptiens accepteront le résultat des élections quel qu'il soit, tant qu'elles sont transparentes et représentent la volonté du peuple".

Selon les premiers résultats du vote des expatriés qui ont voté il y a quelques jours, le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, est arrivé en tête grâce au soutien massif de la communauté égyptienne en Arabie saoudite.

Il a recueilli 106.252 voix, devançant largement l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh (77.499 suffrages). Le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi est arrivé en troisième position (44.727) devant l'ex-chef de la diplomatie Amr Moussa et l'ex-Premier ministre Ahmad Chafiq, issus de l'ancien régime.

Les candidats ont parcouru le pays en tous sens ces dernières semaines, multipliant les meetings, les débats publics et les conférences de presse pour chercher à convaincre les électeurs.

M. Morsi a lancé un avertissement contre toute tentative de "falsifier la volonté du peuple" comme du temps du régime de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en février 2011 par une révolte populaire.

L'armée, au pouvoir depuis son départ, avait promis un scrutin "100% honnête" et assuré ne soutenir aucun candidat en particulier.

Les Frères musulmans, première force politique du pays et grands vainqueurs des premières législatives post-Moubarak, espèrent pouvoir accéder désormais au pouvoir exécutif.

Leur campagne a toutefois été marquée par de nombreux faux pas et revirements qui ont brouillé leur image dans une partie de l'opinion.

M. Aboul Foutouh, exclu des Frères musulmans en 2011, leur fait une rude concurrence en ayant le soutien d'une partie de la confrérie, des fondamentalistes salafistes mais aussi de jeunes laïques.

MM. Moussa et Chafiq font campagne sur le thème du retour à la stabilité et à la croissance économique. Des promesses qui trouvent écho auprès de nombreux Egyptiens après une période de transition marquée par la crise et une insécurité accrue.

D'autres candidats ont mené une campagne active mais avec beaucoup moins de moyens et espèrent créer la surprise, en particulier le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi, ou encore l'islamiste Selim al-Awa et le militant des droits sociaux Khaled Ali.

La mouvance des "jeunes de la révolution", à la pointe du combat pour la démocratie, n'a pas de candidat propre et est divisée sur le choix de celui qui pourra porter ses valeurs à la magistrature suprême.

L'armée a promis de remettre le pouvoir aux civils avant fin juin, une fois le nouveau président élu. Mais de nombreux analystes s'attendent à ce qu'elle continue de maintenir ses privilèges et de jouer un rôle, même de manière plus discrète. la-croix

 

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Qui va gagner l'élection présidentielle?

Egypte: qui va gagner l'élection présidentielle?

LE CAIRE - La campagne pour la présidentielle égyptienne s'est officiellement achevée ce lundi, à deux jours du début du scrutin au cours duquel 50 millions d'électeurs sont appelés à choisir un successeur à Hosni Moubarak, dans un climat d'ouverture démocratique autrefois inimaginable.  afp.com

Les Egyptiens s'apprêtent à élire le successeur d'Hosni Moubarak lors de l'élection présidentielle dont le premier tour se déroule mercredi et jeudi. Le point sur les quatre favoris. 

Les Egyptiens pourront mercredi choisir pour la première fois leur chef de l'Etat librement. La campagne pour la présidentielle égyptienne s'est officiellement achevée ce lundi, à deux jours du début du scrutin au cours duquel les électeurs sont appelés à choisir un successeur à Hosni Moubarak. Ils sont officiellement 13 candidats à se présenter à cette élection, mais quatre se démarquent de leurs rivaux. 

Amr Moussa

Amr Moussa

REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

 

Amr Moussa, le diplomate qui veut contrer les islamistes

Le camp laïque est représenté par l'ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa, 75 ans. Il se veut le garant d'une Egypte pluri-confessionnelle ouverte à la modernité. Face à la poussée des Frères musulmans et des fondamentalistes salafistes, qui contrôlent déjà le Parlement, il dénonce le risque de voir le pays servir de "champ d'expérimentation" aux adeptes de l'islam politique. Mais dans un pays très conservateur, il n'oublie pas de souligner qu'il est de confession musulmane, et assure faire ses cinq prières rituelles par jour. 

Son poste de ministre des Affaires étrangères d'Hosni Moubarak pendant dix ans -de 1991 à 2001- conforte sa stature d'homme d'expérience, mais l'expose aux critiques de ceux qui voient en lui un "vestige" de l'ancien régime. Pour y remédier, il rappelle à mots couverts sa rivalité avec le raïs déchu, que l'on disait jaloux du charisme de son diplomate-en-chef. Il met aussi en exergue ses années passées, de 2001 à 2011, à la tête de la Ligue arabe, où ses envolées à la tribune contre Israël n'ont fait qu'ajouter à sa popularité parmi les Egyptiens. Il ne fait pas mystère de son peu d'enthousiasme pour les accords israélo-égyptiens de camp David de 1979, mais promet ne pas remettre en cause la paix avec l'Etat hébreu. 

 

Aboul Foutouh, islamiste indépendant et rassembleur

 Abdel Moneim Aboul Foutouh

Abdel Moneim Aboul Foutouh

REUTERS/Asmaa Waguih

Curieux personnage que cet ancien haut dirigeant des Frères musulmans, qui obtient à la fois le soutien de salafistes comme de libéraux. Abdel Moneim Aboul Foutouh, médecin de 61 ans, a égalerment reçu le soutien du groupe radical Gamaa Islamiya, qui avait été impliqué dans l'assassinat du président Anouar al-Sadate. Son engagement au sein des frères musulmans lui a valu d'être emprisonné à plusieurs reprises sous l'ère Moubarak. Il a été exclu exclu de la confrérie au printemps 2011 après avoir annoncé sa volonté de se présenter à la présidentielle, alors que les Frères avaient annoncé qu'ils ne présenteraient pas de candidat. 

Il se présente comme le candidat de la révolution qui a renversé Hosni Moubarak en février 2011. Son image de rassembleur vient en partie du fait qu'il s'est entouré d'une équipe variée dont font notamment partie des marxistes, des féministes et des Coptes (chrétiens d'Egypte). 

Il est actuellement le président de l'Union médicale arabe, un groupe d'aide d'urgence, qui a envoyé de l'aide à Gaza, en Syrie et en Libye en temps de conflit. Aboul Foutouh a fait du droit à une couverture médicale et à l'éducation l'un des thèmes majeurs de sa campagne. 

 

Mohammed Morsi, "roue de secours" des Frères musulmans

Mohammed Morsi

Mohammed Morsi

REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

Mohammed Morsi, candidat des Frères musulmans (parti de la liberté et de la justice), est un candidat par défaut. Il est surnommé la "roue de secours" depuis qu'il a remplacé au pied levé le premier choix de la puissante confrérie, Khaïrat al-Chater, invalidé en raison d'une vieille condamnation.  

Mohammed Morsi se présente comme le "seul candidat avec un programme islamiste", partisan d'un "projet de renaissance" fondé sur les principes de l'islam. Il souhaite des relations "plus équilibrées" avec Washington, et menace de revoir le traité de paix avec Israël si les Etats-Unis bloquent leur aide à l'Egypte. Pénalisé par une entrée tardive en campagne et un manque de charisme, Mohammed Morsi est donné éliminé dès le premier tour. 

Pour autant, il est arrivé ce lundi en tête du vote des expatriés grâce au soutien massif de la communauté égyptienne en Arabie saoudite, selon les premiers résultats publiés. 

 

Ahmad Chafic, un ancien de l'ère Moubarak

 Ahmad Chafic

Ahmad Chafic

REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Parmi le trio de tête des candidats figure Ahmad Chafic, 70 ans, pur produit du système politico-militaire égyptien. Dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, il partait pourtant avec un lourd handicap après la révolte de 2011. Ce général qui fut chef d'état-major de l'armée de l'air a failli être disqualifié après l'adoption d'une loi interdisant aux plus hauts responsables de l'ère Moubarak -les "fouloul"- de se présenter à la présidentielle, avant d'être rétabli in extremis dans la course. Chafic espère séduire les Egyptiens lassés des soubresauts politiques et de la détérioration de l'économie, en faisant de la stabilité et de la lutte contre le crime son cheval de bataille. S'il était élu, il s'est dit prêt à nommer un vice-président islamiste, qu'il soit Frère musulman ou salafiste. 

Deux récents sondages, l'un commandé par un quotidien indépendant, l'autre effectué par un organe gouvernemental, l'ont donné en tête au premier tour. Mais ce classement provoque le scepticisme de nombreux observateurs, la méthodologie des sondages -un exercice nouveau en Egypte- étant jugée très incertaine.   lexpress

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Élections _ Constitution
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