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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 03:47

La décision des frères musulmans de présenter un candidat à la présidentielle avivent les inquiétudes de la classe politique et de la société civile

 

 

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Washington jugera les politiciens sur le respect des droits du peuple

 

 

Les Etats-Unis jugeront les politiciens égyptiens sur le respect porté aux droits de leur peuple, a déclaré dimanche la secrétaire d'Etat Hillary Clinton alors qu'elle était interrogée à Istanbul sur la désignation par les Frères musulmans de leur candidat à la présidentielle.


"Nous allons suivre de près ce que que font les acteurs politiques en Egypte. Nous verrons leur engagement vis-à-vis des droits et de la dignité de chaque Egyptien" et "nous les tiendrons pour responsables de leurs actes", a-t-elle affirmé, à l'issue de la conférence des Amis de la Syrie.

 

 

Mme Clinton a dit "réellement" espéré que le peuple égyptien atteindra les objectifs de la révolte de janvier-février 2011, à "savoir une démocratie ouverte et pluraliste qui respecte les droits et la dignité de chaque Egyptien".
"Nous voulons que l'Egypte s'engage dans la transition démocratique", ce qui implique l'absence "de discrimination envers les minorités religieuses, les femmes et les opposants politiques", a-t-elle encore dit, sans mentionner les Frères musulmans.

 


La confrérie, première force politique d'Egypte, a désigné samedi son numéro deux, Khairat al-Chater, comme candidat à la première présidentielle du pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, sous la pression de la rue.
Pendant des mois, les Frères, qui dominent le Parlement, avaient pourtant assuré vouloir soutenir un candidat d'union, compatible avec leurs idées, mais pas affilié à leur formation, afin de ne pas donner le sentiment de vouloir accaparer le pouvoir.


Le scrutin, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai, est censé clore une transition agitée, au cours de laquelle l'armée au pouvoir, portée aux nues pendant le soulèvement populaire, est devenue la cible des militants ayant mené la révolte contre l'ancien régime.


M. Chater, un professeur d'ingéniérie de 61 ans ayant fait fortune dans les affaires, devrait affronter notamment le salafiste Hazem Abou Ismaïl, partisan d'un islam rigoriste, l'ex-secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et l'ex-membre des Frères musulmans Abdel Moneim Aboul Foutouh.  lorientlejour

 

 

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Après le Parlement, les Frères musulmans à l'assaut de la présidence

 

En se lançant dans la course à la présidence égyptienne, les Frères musulmans, déjà forts du contrôle du Parlement, affichent une ambition de contrôle total du pouvoir, mais ce pari pourrait se révéler difficile, estiment des experts.

Le mouvement islamiste a annoncé samedi soir la candidature de son "numéro deux", Khairat al-Chater, riche homme d'affaires considéré comme le premier financier de la confrérie et son éminence grise politique.

L'annonce bouleverse la donne politique à moins de deux mois du premier scrutin présidentiel depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai.

"Les Frères musulmans essaient d'avoir tous les outils du pouvoir dans le pays, il n'est donc pas étonnant qu'ils aient un candidat", affirme à l'AFP Moustafa Kamel Sayed, professeur de sciences politiques à l'université du Caire.

"Puisqu'ils ont gagné les législatives, on peut penser (...) qu'ils ont de bonnes chances de se retrouver au second tour" de la présidentielle, ajoute-t-il.

Mais pour le politologue et éditorialiste Hassan Nafea, la bataille s'annonce rude pour les Frères, dont la volonté hégémonique de plus en plus évidente "peut s'avérer très dangereuse et conduire à une polarisation" du pays.

"Ils vont être perçus comme voulant contrôler tout l'appareil d'Etat, en reniant leurs promesses de coopérer, pas de dominer", ajoute-t-il.

Pendant des mois, les Frères ont assuré vouloir soutenir un candidat d'union, compatible avec leurs idées, mais pas affilié à leur formation, afin de ne pas donner le sentiment de vouloir accaparer le pouvoir.

Leur revirement a été précédé de plusieurs jours de débats internes houleux.

L'annonce de cette candidature survient de surcroît dans un climat de crise autour de la commission de rédaction de la future Constitution, boycottée par les partis laïques qui accusent les Frères de monopoliser cette instance en s'alliant pour la circonstance aux fondamentalistes salafistes.

La confrérie a expliqué son choix de se lancer dans la présidentielle par sa frustration de voir les militaires -qui dirigent le pays depuis la chute du président Moubarak- de refuser de révoquer le Premier ministre Kamal al-Ganzouri, issu de l'ancien régime.

Le secrétaire général de la confrérie, Mahmoud Hussein, a aussi estimé que "la révolution et le processus démocratique sont réellement menacés" par la présence à la présidentielle de candidats issus de l'ancien pouvoir.

Parmi eux, le populaire ancien chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, ex-ministre des Affaires étrangères de M. Moubarak, ou encore le dernier Premier ministre du raïs déchu, Ahmad Chafic.

Des rumeurs selon lesquelles l'ancien chef des services secrets de Hosni Moubarak et longtemps ennemi juré des islamistes, Omar Souleimane, pourrait se présenter, ont également pu aviver les inquiétudes de la confrérie.

Des candidats islamistes ont par ailleurs déjà engagé sur le terrain des campagnes très actives qui lui font de l'ombre. C'est notamment le cas du salafiste Hazem Abou Ismaïl, dont les meetings font salle pleine, ou Abdelmoneim Aboul Fotouh, un ancien dirigeant des Frères musulmans, exclu mais populaire parmi les jeunes du mouvement.

"En désignant un candidat malgré leurs promesses de ne pas le faire, les Frères ont fait un choix difficile, notamment dû au fait que d'autres islamistes sont déjà dans la course", estime Hassan Nafea.

Pour Rabab al-Mahdi, de l'université américaine du Caire, les atermoiements de la confrérie avant de décider de se lancer dans la course à la présidence traduisent son embarras sur la stratégie à suivre.

Les Frères "ont une machine politique puissante, mais ils ont épuisé toute chance de trouver un candidat de consensus. Khairat al-Chater est en fait leur dernier recours", affirme Mme al-Mahdi. tempsreel.nouvelobs

 

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Le casier judiciaire du candidat des Frères musulmans effacé

 

L'armée au pouvoir en Egypte a effacé deux condamnations à des peines de prison infligées au dirigeant des Frères musulmans Khaïrat al Chater, ce qui lui permettra de se présenter à l'élection présidentielle du mois de mai, a annoncé dimanche son avocat. Selon la loi égyptienne, une personne préalablement condamnée ne peut pas occuper un poste officiel. 

 

C'est le cas de Khaïrat al Chater, 61 ans, auquel un tribunal militaire - juridiction non susceptible d'appel souvent utilisée contre les opposants par le régime d'Hosni Moubarak - avait infligé une peine de cinq ans de prison en 1995 pour avoir «ranimé» la confrérie interdite, puis une autre de sept ans en 2007 en l'accusant d'avoir entraîné paramilitairement des étudiants. Il a été libéré peu après la chute d'Hosni Moubarak en février 2011, après avoir passé quatre ans et demi derrière les barreaux. 


«Tous les chefs d'accusation et toutes les poursuites contre Khaïrat al Chater ont été abandonnées», a déclaré à Reuters l'avocat des Frères musulmans, Abdel Moneim Abdel Maksoud. «Al Chater a récupéré tous les droits civiques dont il avait été privés et il peut donc exercer ses droits politiques, y compris en se présentant à un poste officiel», a-t-il précisé. 

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir n'a pas confirmé cette information mais une source militaire a confié à Reuters que les Frères musulmans n'auraient pas annoncé publiquement le nom de leur candidat sans avoir obtenu des garanties de l'armée. 

Abdel Moneim Abdel Maksoud a ajouté avoir récupéré auprès de la commission électorale un dossier de candidature à l'élection présidentielle, dont le premier tour se déroulera les 23 et 24 mai. 

Le parti Liberté et Justice (PLJ) des Frères musulmans est déjà sorti vainqueur en début d'année des élections législatives, avec plus de 40% des sièges.  20minutes

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Élections _ Constitution
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