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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 02:40

1844148 egyptetensions

leparisien

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[EN DIRECT] PLACE TAHRIR 

 

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Port-Saïd

Suez

 

Le Caire

 

 

 

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Nouveaux heurts entre manifestants et policiers, cinq morts


Cinq personnes ont été tuées vendredi en Egypte au cours de nouveaux affrontements entre forces de l'ordre et manifestants réclamant le départ du pouvoir militaire, dans une nouvelle flambée de violences après le drame du match de football meurtrier à Port-Saïd.

Les protestataires sont descendus dans les rues à travers le pays pour exiger que les généraux au pouvoir remettent immédiatement les rênes du pays aux civils, après une nuit de manifestations au cours de laquelle deux personnes étaient par ailleurs mortes à Suez (nord-est).

Signe de la menace croissante que représente la tourmente politique pour le tourisme, des Bédouins ont brièvement enlevé deux touristes américaines et leur guide égyptien dans le Sinaï, selon des responsables de la sécurité.

Au Caire, deux manifestants sont morts après avoir inhalé du gaz lacrymogène aux abords du ministère de l'Intérieur. Selon l'agence officielle Mena, un soldat blessé devant ce ministère est décédé à l'hôpital vendredi. Deux manifestants ont également été tués à Suez dans de nouvelles violences, selon une source de sécurité.

D'après le ministère de la Santé, 1.051 personnes ont été blessées dans les affrontements de vendredi dans la capitale.

La fumée des gaz lacrymogènes flottait sur le centre-ville, où se trouve le ministère de l'Intérieur et où les heurts entre policiers et manifestants ont repris.

Les manifestants, dont certains étaient des "Ultras" --de fervents fans de football très organisés-- ont brandi face à la police une pancarte proclamant: "Ceux qui ne méritaient pas de mourir sont morts par la main de ceux qui ne méritent pas de vivre".

Les manifestants ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre, dont les véhicules chargeaient avant de se retirer. Des policiers anti-émeutes ont matraqué des manifestants qui s'étaient avancés à quelques mètres du ministère.

De l'autre côté de la rue, le bâtiment de l'Autorité des taxes était en feu, a indiqué la télévision d'Etat sans plus de détails.

Non loin de là, des centaines de personnes rassemblées sur l'emblématique place Tahrir scandaient des slogans hostiles au régime militaire qui gère le pays depuis la chute du régime de Hosni Moubarak il y a un an.

A Suez, la police a fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine pour tenter de disperser les manifestants, selon un journaliste de l'AFP qui a vu des ambulances évacuer les blessés sous une pluie de pierres.

Des milliers de personnes ont aussi manifesté contre l'armée à Alexandrie et Port-Saïd (nord).

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui et chargé de la délicate transition démocratique, a accusé "des mains étrangères et intérieures de viser le pays".

Dans un communiqué publié sur Facebook, il a appelé "toutes les forces politiques et nationales de cette grande nation à adopter un rôle historique (...) et à intervenir pour rétablir la stabilité".

Régulièrement accusé de mal gérer cette transition, le CSFA est tenu pour responsable des 74 morts et des centaines de blessés mercredi au stade de Port-Saïd après la première défaite de la saison pour le célèbre club cairote Al-Ahly face aux locaux d'Al-Masry (3-1).

Ce drame, l'un des plus lourds bilans de l'histoire du football, avait déjà provoqué jeudi des manifestations contre l'inertie des forces de sécurité, relançant la contestation et l'incertitude sur la transition.

Le procureur général a interdit vendredi au chef de la Fédération égyptienne de football Samir Zaher --au lendemain de son limogeage-- et au gouverneur de Port-Saïd Mohammad Abdallah de quitter le pays. Ce dernier avait démissionné à la suite des violences.

Le drame de Port-Saïd "a eu lieu alors que les services de sécurité sont restés debout sans rien faire", écrit Ibrahim Mansour, un éditorialiste du journal indépendant Al-Tahrir, estimant que le CSFA "a fait la preuve de son échec".

Les Egyptiens sont de plus en plus exaspérés par le pouvoir militaire, qu'ils accusent de violations des droits de l'Homme, et réclament depuis des mois la fin des procès de civils devant des tribunaux militaires, une refonte du ministère de l'Intérieur et le respect des libertés et de la justice sociale.

Le CSFA s'est engagé à maintes reprises à céder ses pouvoirs aux civils après la présidentielle prévue d'ici fin juin.

Il avait avancé l'exemple des élections législatives remportées par les islamistes pour preuve de sa bonne foi. Mais cela n'a pas calmé les esprits et beaucoup estiment que les militaires chercheront à garder certains pouvoirs.

Preuve de la dégradation de la sécurité dans la capitale, des hommes armés ont attaqué et incendié vendredi un poste de police dans l'est du Caire, libérant les détenus après de violents affrontements avec les policiers, a indiqué une source des services de sécurité.

source tempsreel.nouvelobs

 

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_______La sexualité débordante  de ``l’homo «golfien»`` s’invite dans la misère du printemps arabe  

Quand les pays du Golfe dopent le tourisme sexuel


De plus en plus de jeunes filles sont forcées de se prostituer ou «d'escorter» des hommes d'affaires.

 

Le départ d’Hosni Moubarak a entraîné un afflux d’hommes d’affaires issus des pays du Golfe en Egypte. Cependant, de nombreuses Egyptiennes dénoncent les crimes sexuels et abus de plus en plus fréquents de la part de ces«touristes» d’un nouveau genre.

 Elle s’appelle Marwa, elle a 20 ans et son histoire a été vécue par de trop nombreuses jeunes Egyptiennes, raconte le site égyptien bikyamasr. «J’étais dehors avec des amis et nous avons un homme qui avait l’air très sympathique. Nous avons discuté puis il m’a proposé de le suivre pour aller boire un verre. Je me suis dit Pourquoi pas? Nous sommes dans un pays libre, après tout.». Arrivée dans la chambre d’hôtel de cet homme, un saoudien s’est jeté sur elle et lui a arraché ses vêtements. La suite de son histoire est particulièrement horrible.

«Il m’a violé plusieurs fois pendant des heures. C’était horrible, j’étais en pleurs. Ensuite, il m’a donné de l’argent puis un de ses amis est arrivé. Il a fait la même chose avant qu’un troisième homme ne prenne la suite. J’ai été emprisonnée pendant plusieurs jours. Ils m’ont donné de l’argent et ont dit que si je parlais à la police, ils raconteraient que je suis une prostituée.»


Tourisme sexuel et prostitution, dopés par les pays du Golfe

Le trafic d’êtres humains est en forte augmentation en Egypte, où de plus en plus de jeunes filles sont forcées de se prostituer dans des lieux sales et dangereux ou d’escorter des hommes d’affaires du Golfe. Ceux-ci sont en effet dénoncés comme étant la cause principale de cet essor de l’esclavage sexuel en Egypte, comme l’explique Waleed Abdelrahman, un tour-opérateur du Caire qui aide des ressortissants de pays du Golfe à trouver un appartement dans la capitale égyptienne.

«Je suis inondé d’appels de saoudiens qui me demandent les endroits où trouver les meilleures filles. (…) dans chaque hôtel 5 étoiles du Caire, il y a des dizaines de call girls attendant des hommes saoudiens pour une ou plusieurs nuits.»

L’Egypte n’a cependant pas attendu la chute d’Hosni Moubarak pour être un haut-lieu du tourisme sexuel. Depuis plusieurs années, le pays est connu pour être un pays de transit, de destination, mais aussi source de prostitution.

L'Egypte, une plaque tournante

D’après l’ONG ECPAT international, l’Egypte est un pays de transit pour de nombreuses filles ukrainiennes, moldaves ou russes, par exemple, qui se retrouvent en Egypte avant d’être envoyées être exploitées en Israël. L’Egypte est également une destination pour les esclaves sexuelles pour des hommes et des femmes d’Asie du sud-est, mais aussi du Soudan et d’Ethiopie. Ces personnes sont souvent des demandeurs d’asile ou des immigrants se retrouvant rapidement contraints au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle dans les boîtes de nuit cairotes.

Enfin, l’Egypte est un pays source de prostitution et d’exploitation notamment à cause de la pratique du «mariage temporaire», le «zawaj mutaa». Cette pratique chiite a toujours été déclarée contraire à la loi par l’orthodoxie sunnite, elle a néanmoins «fait son apparition en Égypte notamment pour éviter la police des moeurs aux riches estivants du Golfe qui contractent, contre quelques dollars, ce type d’engagement pour quelques semaines, voire quelques heures, avec de jeunes filles dans le cadre d’une prostitution déguisée.

« La famille reçoit souvent de l’argent lorsqu’une fille contracte un mariage temporaire avec un riche homme d’affaires du Golfe. Personne ne se plaint, du coup le gouvernement ferme les yeux», explique Dina Radwan, une jeune égyptienne, qui ajoute que le besoin d’argent du secteur du tourisme en Egypte fait partie de«l’hypocrisie croissante régnant dans le pays».

Société au double visage

«Ici, les mêmes personnes vilipendant les relations sexuelles hors mariage ou voulant envoyer des femmes en prison parce qu’elles embrassent quelqu’un dans la rue sont celles qui supportent la prostitution.  (…) Ils ne s’intéressent qu’à l’argent et c’est une des principales sources de revenus pour eux car les saoudiens payent énormément», dénonce-t-elle.

Yasmin Abdelrahman, une militante égyptienne des droits de la femme, abonde dans ce sens: 

«Il faudrait un effort concerté afin de créer une société qui ne permette pas aux jeunes filles d’être considérées comme une source de revenus par la famille. (…) Ce phénomène est en constante augmentation et crée également de nombreux problèmes en terme d’accès à l’éducation pour les jeunes filles», expliquait-elle en août 2010.

L’Egypte n’est pas le seul pays frappé par l’exploitation sexuelle de «touristes» du Golfe. Au début du mois, le magazine kenyan Identity relatait l’explosion du nombre de kenyans se retrouvantesclaves sexuels aux Emirats Arabes Unis, au Qatar ou encore en Arabie Saoudite après s’être vus promettre de l’argent ou un emploi sans avoir la possibilité de porter plainte, l’homosexualité étant illégale aussi bien au Kenya que dans les pays du Golfe.

Dans un contexte de faibles perspectives économiques, l’argent des pétromonarchies est souvent vu comme une bouée de sauvetage. Il convient pourtant de s’interroger sur le sentiment d’impunité régnant chez certains de ces «touristes» bénéficiant de la mansuétude des conservateurs. Tant que les problèmes socio-économiques ne seront pas réglés et que l’Etat continuera de fermer les yeux sur les crimes subis par la population, l’esclavage sexuel ne pourra que perdurer.

par Arnaud Castaignet

source slateafrique

 


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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Place TAHRIR jan25
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