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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 05:29

Morsi abandonne ses pouvoirs renforcés, maintient le référendum

Le président égyptien Mohamed Morsi a accepté samedi soir d'abandonner ses pouvoirs renforcés pour sortir de la plus grave crise depuis son élection, mais a maintenu au 15 décembre un référendum sur un projet très controversé de Constitution.

Ces décisions ont été annoncées à l'issue d'une rencontre entre le chef de l'Etat islamiste et des personnalités politiques, quelques heures après que l'armée égyptienne eut appelé au dialogue pour éviter que la crise ne débouche sur un "désastre".

"Le décret constitutionnel est annulé à partir de maintenant", a déclaré Selim al-Awa, homme politique islamiste et conseiller de M. Morsi, en faisant le compte-rendu de la rencontre lors d'une conférence de presse à la présidence, en présence du porte-parole du chef de l'Etat.

Ce décret qui plaçait les pouvoirs de M. Morsi au-dessus de tout recours en justice avait provoqué une tempête de protestations et déclenché une fronde au sein de la magistrature. Un nouveau décret le remplace, qui ne comprend plus cette clause.

L'opposition avait dénoncé une dérive autoritaire, M. Morsi se défendant en faisant valoir que la mesure ne durerait que jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution.

M. Morsi a en revanche confirmé la date du 15 décembre pour la tenue du référendum sur le projet de Constitution, car la modifier est juridiquement impossible, a-t-il ajouté en présence du porte-parole du chef de l'Etat.

Le référendum doit légalement être organisé deux semaines après la remise du projet de loi fondamentale au chef de l'Etat, ce qui a été fait le 1er décembre.

L'opposition souhaite qu'un report permette d'élaborer un texte plus consensuel. Elle accuse la mouture actuelle d'ouvrir la voie à une islamisation accrue de la législation et de manquer de garanties pour les libertés, en particulier d'expression et de religion.

"Le président était présent pendant la réunion et a affirmé qu'il acceptait et qu'il s'engageait à respecter les décisions qui y ont été prises", a rapporté M. Awa, un ancien rival de M. Morsi à l'élection présidentielle de juin dernier.

La principale formation de l'opposition, le Front du salut national (FSN), ne participait pas à la rencontre. Il a fait du report du référendum l'un de ses chevaux de bataille, avec l'annulation du décret sur les pouvoirs présidentiels.

"Sentier obscur"

Ces annonces ont été faites quelques heures après que l'influente armée égyptienne eut lancé un appel solennel au dialogue.

Dans son communiqué, l'armée a prévenu que, faute de dialogue, l'Egypte emprunterait "un sentier obscur qui déboucherait sur un désastre", ce que l'institution militaire "ne saurait permettre".

Ces derniers jours, l'armée a assuré la protection du palais présidentiel au Caire visé par des manifestations, tout en faisant savoir qu'elle n'emploierait pas la violence.

L'armée joue traditionnellement un rôle important en Egypte, même si M. Morsi, premier président civil du pays, l'avait rendue moins présente en août en mettant à la retraite son chef, le maréchal Hussein Tantaoui.

Le Front du salut national a appelé dans la journée à poursuivre le mouvement de protestation jusqu'à ce que ses "revendications légitimes et pacifiques se concrétisent".

Le FSN a également laissé planer une menace de grève générale pour faire plier M. Morsi, dont elle avait la veille décliné une offre de dialogue jugée "pas sérieuse".

Les formations islamistes qui soutiennent M. Morsi, dont le puissant mouvement des Frères musulmans dont est issu le président, ont en revanche refusé catégoriquement tout report du référendum constitutionnel.

De petits groupes de manifestants ont continué samedi de se rassembler à proximité du palais présidentiel, épicentre des manifestations massives des pro et anti-Morsi ces derniers jours, et désormais protégé par des soldats et des chars qui en bloquent l'accès.

Des affrontements entre partisans et adversaires du président mercredi soir avaient fait sept morts et des centaines de blessés à proximité du palais. liberation.fr/depeches

 

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Les partis islamistes refusent le report du référendum

Une coalition de partis islamistes a rejeté la demande de l'opposition de repousser le vote du 15 décembre sur le projet de Constitution.

Le référendum voulu par Mohamed Morsi ne sera pas reporté. Une coalition de treize partis et mouvements islamistes égyptiens, dont celui des Frères musulmans, a rejeté, samedi, tout report du référendum sur le projet de Constitution qui divise le pays, réclamé par l'opposition au président islamiste Mohamed Morsi.

Ces partis "insistent pour que le référendum sur la Constitution ait lieu à la date prévue (15 décembre, ndlr), sans modification ni report", selon un communiqué lu à la presse par le numéro deux des Frères musulmans, Khairat Al-Chater.

Le communiqué est signé par le mouvement des Frères musulmans et son bras politique, le parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), ainsi que par le parti Al-Nour, principale formation fondamentaliste salafiste d'Egypte. Ces partis et mouvements étaient en position de force au sein de la commission qui a élaboré le projet de Constitution. Ce texte doit être soumis à référendum le 15 décembre.

 

Calme précaire

Samedi matin, le calme était revenu au Caire, après plusieurs jours d'affrontements entre pro et anti-Morsi. Aucun mouvement de foule n'était à signaler aux abords du palais présidentiel, cerné la veille par les opposants au chef de l'Etat. Mais ce refus du report du référendum devrait à nouveau attiser les tensions.

Vendredi soir, le vice-président Mahmoud Mekki avait annoncé qu'un report du scrutin pouvait être envisagébfmtv

 

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Yahia Al Gamel. Constitutionnaliste et opposant

«Le président Morsi a divisé le pays»

 

Grande figure de l’opposition du temps de Moubarak, le juge Yahia Al Gamal craint que son pays sombre dans l’inconnu en raison de l’attitude du président Morsi. Il décrit un pays divisé : les Frères musulmans et le reste du peuple égyptien qui rejette au prix du sang «les dérives du nouveau pouvoir».  

- L’Egypte franchit un cap dangereux avec des affrontements d’une rare violence, causant la mort de manifestants. La situation risque-t-elle de s’aggraver ?

Le pays traverse un moment d’une extrême gravité. Le sang des valeurs révolutionnaires, qui ont réussi à faire chuter le tyran Moubarak au cours de la révolution du 25 janvier 2011, a coulé encore. Les milices des Frères musulmans ont commis l’irréparable en s’attaquant à des manifestants pacifiques, femmes et hommes. Elles ont enlevé et torturé des protestataires. Les décisions du président Mohamed Morsi ont envenimé la situation. Le président Morsi a renié tous les engagements qu’il avait pris pendant la campagne présidentielle. En six mois, il a réussi à diviser le pays. D’un côté les Frères musulmans et de l’autre le reste du peuple égyptien qui rejette les dérives autoritaires du pouvoir. Il est apparu comme le chef d’un clan. Le pays vit une tension dangereuse et il est exposé à un péril réel.

 

- Le président Morsi a appelé à un dialogue national pour aujourd’hui, alors que les forces révolutionnaires et toute l’opposition rejettent l’appel, pourquoi ?

Le président Morsi n’a pas appelé au dialogue. C’est de pure forme. Il feint d’ignorer la crise et ses causes. Après son silence incompréhensible alors que le pays brûlait, il sort de son mutisme pour s’adresser au peuple dans un discours qui n’est pas à la hauteur de la gravité de la situation. Un discours qui ne diffère pas de celui de Moubarak. L’opposition démocratique, des nationalistes, des libéraux, des partis de gauche et toutes les forces révolutionnaires rejettent «l’appel» de Morsi, et ils ont raison. A quoi sert-il de dialoguer, alors que le président campe sur ses positions ? Les Egyptiens en majorité exigent l’annulation de la déclaration constitutionnelle qui octroie au Président des pouvoirs hors de portée de la justice. Plus grave encore, Morsi s’entête à organiser le référendum dans une semaine. C’est une absurdité.

 

- Justement, c’est la déclaration constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres. Se base-t-elle sur un fondement juridique ou constitutionnel ?       

En aucun cas. Cette déclaration constitue une grave atteinte à la justice et menace ses fondements. Elle vise à soumettre le pouvoir judiciaire. C’est une remise en cause des acquis de la révolution. Morsi veut s’octroyer des pouvoirs absolus. Une dérive dictatoriale. Mais il ne savait pas que les Egyptiens, à leur tête les juges, sont vigilants et qu’ils ne sont pas résignés.

 

- Comment voyez-vous la tenue du référendum sur la Constitution prévu pour le 15 décembre, alors que le pays est en proie à une crise profonde ?

S’obstiner à organiser un référendum sur la Constitution c’est courir le risque de plonger le pays dans l’inconnu. Le pays est sur un brasier. Comme Moubarak, Mohamed Morsi est aveuglé par le pouvoir. Il est quasi impossible de tenir ce référendum à moins que Morsi cherche un affrontement aux conséquences incalculables. Mais ce qui est encore plus dangereux pour le pays, c’est de vouloir imposer une Constitution qui a été rédigée dans des conditions très discutables. En réalité, ce n’est pas une Constitution. C’est un texte qui a été bâclé dans l’urgence sur instruction du Président dans le seul but est de prendre de court le mouvement de contestation. C’est une grande supercherie. Cela dénote de la légèreté avec laquelle le pouvoir actuel traite des questions fondamentales qui engagent le pays sur des décennies. Morsi n’a d’autre choix que d’annuler la déclaration constitutionnelle et le référendum, s’il ne veut pas vivre le même scénario que celui de Moubarak.

 

- Face à cette situation, l’opposition organisée au sein du Front de sauvegarde nationale est-elle capable de barrer la route aux dérives autoritaires du pouvoir ?

Il est évident que les Frères musulmans ont totalement échoué à réaliser les objectifs de la révolution. La situation que traverse le pays, aujourd’hui, a poussé les forces démocratiques à s’unir, à s’organiser et à prendre sérieusement les choses en main. A charge à elle d’ouvrir des perspectives politiques sérieuses à cette insurrection. Le pays est en train de vivre un souffle révolutionnaire. elwatan

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 مرسي يستبدل الإعلان الدستوري بآخر والاستفتاء في موعده

 

ألغي الرئيس المصري محمد مرسي الإعلان الدستوري الذي أثار جدلا سياسيا في مصر مع الابقاء على ما ترتب عليه من آثار وذلك عقب اجتماعه مع بعض رموز القوى السياسية لحل الأزمة في البلاد.

وكان رئيس الوزراء هشام قنديل صرح في وقت سابق بأن "المجتمعون مع الرئيس محمد مرسي اتفقوا على تشكيل لجنة لتعديل الإعلان الدستوري، بما لا يفرغه من مضمونه، ويزيل المخاوف منه في جميع المؤسسات".

 

وأشار إلى أن اللجنة تتكون من الدكتور محمد سليم العوا، والدكتور محمد محسوب، وأيمن نور، الفقيه الدستوري ثروت بدوي وأحمد كمال أبوالمجد، جمال جبريل، مضيفًا إذا انتهت إعادة الصياغة سيصدر في صورة إعلان دستوري جديد.

وفي مؤتمر صحفي بمقر رئاسة الجمهورية أوضح السياسي سليم العوا، إنه تم الاتفاق على الابقاء على موعد 15 من ديسمبر / كانون الأول الجاري للاستفتاء على مشروع الدستور لانه لا يمكن قانونيا تغيير هذا الموعد.

ونص الاعلان الدستوري الجديد الصادر عن مرسي وتلاه العوا على التالي :

المادة الأولى:

يلغى الإعلان الدستوري الصادر بتاريخ 21 نوفمبر اعتبارًا من اليوم، ويبقى صحيحًا ما ترتب عليه من آثار.

المادة الثانية:

إعادة التحقيقات في جميع جرائم قتل الثوار التي ارتكتب إذا ما توفرت أدلة وقرائن جديدة، وتتم إعادة المحاكمة، حتى لو كان قد صدر حكم نهائى بالبراءة.

المادة الثالثة:

في حالة عدم موافقة المواطنين على مشروع الدستور يدعي رئيس الجمهورية لانتخاب جمعية تأسيسية خلال 3 أشهر انتخابًا حرًا من الشعب على أن تنهي الجمعية الجديدة إعداد مشروع الدستور خلال 6 أشهر على أن يطرح الرئيس للاستفتاء في مدة لا تزيد عن شهر.

المادة الرابعة:

لا يجوز الطعن على الإعلان الدستوري ولا الإعلانات الدستورية السابقة الصادرة أمام المحاكم.

المادة الخامسة:

ينشر هذا الإعلان في الجريدة الرسمية ويعمل به من تاريخ صدوره.

وكانت جبهة الإنقاذ الوطني المعارضة في مصر قد دعت في وقت سابق إلى الاحتشاد والاعتصام في الميادين حتى تتحقق مطالبها ومن بينها إسقاط الإعلان الدستوري ورفض إجراء استفتاء على الدستور وإلزام رئيس الجمهورية باتخاذ تدابير فورية "لحل الميليشيات شبه العسكرية المنظمة داخل جماعة الإخوان".

كما تضمنت المطالب حماية المظاهرات والمسيرات السلمية، وندب قاض للتحقيق في "الجرائم التي وقعت في دائرة قصر الرئاسة مساء الأربعاء".

الجيش يحذر

وكانت القوات المسلحة المصرية قد أصدرت بياناً أذاعه التلفزيون الرسمي قالت فيه "إنها تؤكد على أن منهج الحوار هو الأسلوب الأمثل للوصول الى توافق يحقق مصلحة الوطن والمواطنين".

وأضاف الجيش المصري في بيانه "إن استمرار عدم التوافق لن يكون في مصلحة أي طرف من الأطراف، وحذّر من العنف مشيراً إلى أن الجيش لن يقبل بوقوع أعمال عنف".

وذكر الجيش أن "المؤسسة العسكرية دائما إلى شعب مصر وتحرص على وحدة صفه".

مصدر في رئاسة الجمهورية صرح لبي بي سي بأن الرئيس وافق من حيث المبدأ على تعديل الإعلان الدستوري الصادر في 21 نوفمبر وشكل لجنة قانونية لدراسة تعديل الإعلان الدستورى حتى لا يتم الطعن عليه.

وأوضح المصدر أن هناك طرح لم يتخذ قرار بشأنه حتى الآن بشأن اقتراح آلية للتصويت بإضافة المواد الخلافية في ورقة التصويت ولكنه لم يدل بمزيد من التصريحات.

bbc

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