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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 02:14

Radhia Nasraoui à la Commission de lutte contre la torture des N.U.: veto de Jebali ?


Décidément, l'alliance au sein de la Troika ne cesse de donner des signes d'incohérence et de mésentente sur quasiment tous les sujets. Le dernier couac à la tête de l’État entre Moncef Marzouki et Hamadi Jebali est inhérent aux informations qui circulent, depuis hier, concernant la nomination de la personne qui devrait représenter la Tunisie au sein de la Commission de lutte contre la torture, organisme qui relève des nations Unis.

 

En effet, pour sa part le Président de la République a proposé le nom de Radhia Nasraoui, présidente de l'Association tunisienne de lutte contre la torture (ALTT). Cette candidature ne semble pas du goût du chef du Gouvernement, Hammadi Jebali, qui, selon toute vraisemblance, s'y oppose préférant octroyer ce poste à Saida Akremi. Celle-ci n'est autre que l'épouse de Noureddine Bhiri, le ministre nahdhaoui de la justice.

 

Contactée, Maître Radhia Nasraoui ne nous a pas démenti l'information tout en exprimant son étonnement quant au veto de Hammadi Jebali.

 

Est-il besoin de rappeler que la présidente de l'Association tunisienne, dont on connaît le militantisme courageux, n' a eu de cesse de dénoncer sous la dictature les violations des droits de l'homme. Radhia Nasraoui a été de toutes luttes et a défendu les islamistes lorsque ces derniers avaient subi les affres de l'oppression exercée par l'ancien régime.

 

Il est à noter que depuis quelques heures, une campagne sur les réseaux sociaux soutient la candidature de Maître Radhia Nasraoui eu égard au passé qui est le sien marqué par son attachement au respect des droits de l'homme. webdo.tn

 

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La Tunisie perd un poste onusien, vu un désaccord entre Jebali et Marzouki

 

Marzouki et Jebali ont du mal à accorder leurs violons. Mondher Cherni, Secrétaire Général de l’organisation tunisienne contre la torture, a déclaré que la Tunisie a perdu une place au sein du sous-comité de lutte contre la torture du fait des tiraillements politiques. Il a ajouté, dans une déclaration à Assabah de ce jeudi, qu’un désaccord a opposé Hamadi Jebali, chef du gouvernement et Moncef Marzouki, président de la République, au sujet de la nomination à ce poste. 

Hamadi Jebali a proposé la candidature de Me Saïda Akremi, (épouse de Noureddine Bhiri, ministre de la Justice),  alors que Moncef Marzouki, a suggéré la candidature de Radhia Nasraoui, présidente de l’organisation tunisienne de lutte contre la torture. 

Ce sous-comité de lutte contre la torture relevant des Nations-Unies est une organisation régie par le protocole complémentaire anti-torture, et est constitué de 25 experts internationaux dans le domaine des droits de l’homme, dont la candidature est promue par les pays ayant ratifié ledit protocole et la convention internationale de lutte contre la torture, a-t-il souligné.

Mondher Cherni a indiqué que "Me Radhia Nasraoui avait de grandes chances d’être admise au sein de cette commission, dans la mesure où elle jouit d’une renommée mondiale dans le domaine de lutte contre la torture, et a travaillé sur ce dossier pendant de longues années". Il aurait fallu mettre le critère de la compétence au dessus de toute autre considération, a-t-il dit, déplorant cette crise politique. 

Les missions de ce sous-comité consistent à effectuer des visites inopinées dans les lieux de détention et de garde à vue dans les pays signataires dudit protocole, d’élaborer un rapport qu’il transmet à l’Etat sans le publier. S’il observe des cas de torture, il attire l’attention du gouvernement, et lui demande de mettre fin à ces pratiques, a-t-il fait savoir.  

S’agissant du comité national de prévention de torture et des pratiques humiliantes, Cherni a indiqué qu’après l’adoption la semaine dernière du projet de loi le régissant en conseil des ministres, il est attendu qu’il fasse l’objet de concertations avec les organisations des droits de l’Homme pour qu’elles expriment leurs opinions dessus. Après quoi, il sera soumis de nouveau au conseil des ministres et puis à l’assemblée nationale constituante. 

Il s’agit, a-t-il expliqué, "d’un comité public indépendant qui regroupe des personnalités compétentes dont la mission est d’effectuer des visites impromptues à tous les lieux où se trouvent des personnes privées de liberté dont les postes de police, les lieux de garde à vue, les centres des réfugiés illégaux, les prisons, et même les véhicules transportant les personnes en arrestation". 

Ce comité publie un rapport annuel, et peut rendre public des rapports périodiques, sur les cas de torture, et transmettre ces affaires à la justice. gnet

 

 

 

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Nouvelle pomme de discorde entre Marzouki et Jebali

 

 

altLe président de la république et le chef du gouvernement n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le nom du Tunisien qui siègera à la Sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture.


 

Notre pays, qui a ratifié le Protocole facultatif à la Convention de lutte contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est appelé à nommer un représentant (ou une représentante) pour siéger à la Sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture, un instrument important des Nations Unies pour la lutte contre la torture dans le monde.

 

Il y a cependant un problème: le président provisoire de la république Moncef Marzouki a promis ce poste à l’avocate Radhia Nasraoui, militante des droits de l’homme depuis plus de trente ans et qui s’est illustrée particulièrement dans la lutte contre la torture. Elle est aussi la fondatrice, en 2003, de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie (Altt), dont elle est présidente. Elle est aussi, si l’on peut dire «accessoirement», l’épouse de Hamma Hammami, célèbre militant de la gauche tunisienne et actuel porte-parole du Parti des travailleurs tunisiens (nouvelle dénomination du Parti communiste des ouvriers tunisiens, Poct).

 

Le chef du gouvernement Hamadi Jebali propose, pour sa part, un autre nom, celui de la militante des droits de l’homme Saïda Akremi, secrétaire générale de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (Aispp). Elle est aussi, tout aussi «accessoirement», l’épouse du dirigeant du parti Ennahdha et actuel ministre de la JusticeNoureddine Bhiri.

 

Tout en espérant voir les deux têtes de l’exécutif se mettre enfin d’accord – leurs désaccords devenus criards menacent la cohésion de la «troïka», la coalition tripartite au pouvoir –, on eut estime cependant que l’«accessoire» est ici très déterminant: l’indépendance politique des candidats étant un critère important aux yeux des hauts fonctionnaires des Nations unies. Cela donne, en tout cas, plus de crédibilité aux candidatures.kapitalis

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Amnesty international _ Human Rights Watch
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