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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 07:04

 L’Irak totalement détruit par l’invasion et l’occupation

 

 

« C’est avec une grande fierté – et une fierté durable – que vous quitterez ce pays d’entre les fleuves », a déclaré le ministre américain de la Défense, Leon Panetta, à l’adresse de ses soldats lors de la cérémonie d’adieu qui s’est déroulée à Bagdad le 15 décembre 2011. Et Panetta, ancien patron de la CIA, d’ajouter que « la guerre en Irak a bien valu son coût énorme en sang et en argent ». Un récapitulatif s’impose.

 

Au moins 31 pour 100 du million cinq cent mille soldats environ qui rentrent de la guerre en Irak souffrent de dépression ou de trouble de stress post-traumatique, lesquels influencent de façon très négative leur travail, leurs relations et leur existence familiale. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’armée américaine. Tant en 2009 qu’en 2010, un plus grand nombre de soldats américains sont morts de suicide que lors des combats.

Cela en valait-il vraiment la peine ?

 

 Le déclin de l’empire américain

 

Le 18 mars 2003, ECAAR (EConomists Allied for Arms Reduction – Économistes unis pour la limitation des armements) rédigeait un pamphlet contre le déclenchement d’une guerre unilatérale en Irak. Le texte était signé par plus de deux cents économistes américains, dont sept lauréats du prix Nobel et deux anciens présidents du Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Ce texte constituait la base d’une annonce publiée dans le Wall Street Journal. En voici quelques extraits :

« En tant qu’économistes américains, nous nous opposons à une guerre unilatérale contre l’Irak que nous considérons comme inutile et néfaste pour la sécurité et l’économie des États-Unis et de l’ensemble de la communauté mondiale. »

« (...) Nous doutons que la guerre serve la sécurité et qu’elle n’accroisse le risque d’instabilité future et de terrorisme. Nous pressentons clairement l’immédiate tragédie humaine et les destructions de la guerre, ainsi que la potentialité de dégâts économiques graves pour notre nation et le monde entier. »

« (…) Nous ne croyons pas que cette guerre soit nécessaire pour la sécurité nationale des États-Unis. Une économie saine est nécessaire pour la sécurité des États-Unis et le développement économique pacifique du reste du monde. »

 

 

La guerre contre l’Irak est la cause de la crise économique

 

Cette explication donne une image douloureusement précise de ce qui allait suivre : Cette guerre a plongé les États-Unis et le reste du monde dans une crise économique et elle a indiqué clairement les limites de la puissance américaine. La résistance irakienne contre l’occupation est coresponsable du déclin de l’Amérique tel qu’il fut prédit en 2004 : « Nous figerons les occupants ici en Irak, épuiserons leurs moyens et effectifs et briserons leur volonté de combattre. Nous les obligerons à investir autant qu’ils pourront voler, si pas plus. Nous perturberons le flux du pétrole volé, puis l’arrêterons de sorte que leurs plans deviendront inutiles. »

 

 

Le lauréat du prix Nobel Joseph Stiglitz a calculé le prix de la guerre

 

 

Joseph E. Stiglitz, lauréat du prix Nobel et l’un des signataires de la déclaration susmentionnée, a calculé les coûts de la guerre en Irak dans son ouvrage paru en 2008, The Three Trillion Dollar War (La guerre à trois mille milliards de dollars). Il conclut : « Il n’existe pas de déjeuner gratuit, pas plus qu’il n’existe de guerre gratuite. L’aventure irakienne a gravement affaibli l’économie américaine et la misère va bien plus loin que la crise des hypothèques. On ne peut dépenser 3.000 milliards de dollars – oui, 3.000 milliards de dollars – dans une guerre ratée à l’étranger sans en ressentir la douleur dans son propre pays. »

 

Stiglitz décrit ce qu’on pourrait payer avec ces milliards de dollars : 8 millions d’habitations ou 15 millions d’enseignants, les soins de santé pour 530 millions d’enfants pendant un an, des bourses universitaires pour 43 millions d’étudiants. Ces 3.000 milliards de dollars résoudraient le problème de la sécurité sociale de l’Amérique pour un demi-siècle.

 

En ce moment, dit Stiglitz, l’Amérique consacré 5 milliards de dollars par an à l’Afrique et se fait du mouron parce qu’elle est sur le point d’y être supplantée par la Chine : « Cinq milliards de dollars, cela représente en gros 10 jours de guerre. Cela vous donne une idée du gaspillage de moyens ! »

 

 

Cela s’aggrave encore

 

« Maintenant que les États-Unis vont mettre un terme à la guerre en Irak, il s’avère que notre estimation de 3.000 milliards de dollars (couvrant aussi bien les dépenses publiques pour la guerre que l’impact plus large sur l’économie américaine) était bien trop basse. Ainsi, les coûts du diagnostic, du traitement et des compensation des vétérans handicapés se sont révélés plus élevés que nous ne nous y étions attendus », écrivait Joseph Stiglitz le 3 septembre 2010 dansThe Washington Post.

 

Encore plus dramatiques sont les conséquences pour le Moyen-Orient même. Un rapport publié par le Strategic Foresight Group en Inde, dans un ouvrage intitulé Les coûts du conflit au Moyen-Orient, a calculé que, ces vingt dernières années, les conflits dans la région ont coûté aux pays et aux habitants 12.000 milliards de dollars (!). Le rapport indien ajoute que le Moyen-Orient « a consacré un montant record aux dépenses militaires des vingt dernières années et qu’il est considéré comme la région la plus armée du monde ».

 

Imaginez que ce montant soit consacré au développement des régions rurales et des infrastructures urbaines, des barrages et des réservoirs, de la désalinisation et de l’irrigation, du reboisement et des pêcheries, de l’industrie et de l’agriculture, de la médecine et de la santé publique, du logement et des technologies de l’information, des emplois, de l’intégration équitable des villes et des villages et aux réparations des dégâts de la guerre au lieu de produire des armes qui ne sèment que la destruction.

 

Les conséquences dramatiques de la prétendue « démocratie florissante » pour l’Irak

 

L’argent de la guerre du contribuable américain a non seulement ruiné l’économie américaine et plongé le reste du monde dans une crise économique, il a aussi anéanti une nation souveraine qui ne souhaitait aucunement faire partie du « Nouvel Ordre mondial ». La situation dramatique qui règne en Irak dément de façon criarde les échos positifs du « progrès en Irak » tel que le présentent les mass media.

 

Pour le contrôle de la perception par l’Américain moyen de la guerre en Irak, le ministère de la Défense a payé à des entrepreneurs privés américains jusqu’à 300 millions de dollars dans les années 2009-2011 pour la production d’informations et de programmes de distraction dans les médias irakiens et ce, dans une tentative de présenter une image sympathique à la population locale afin que celle-ci soutienne les objectifs américains et le gouvernement irakien.

 

 

La désinformation, une arme stratégique de la guerre

 

« Cette année, les dépenses en public relations du Pentagone censées ‘rallier les cœurs et les esprits’ tant au pays qu’à l’extérieur, s’élèveront à 4,7 milliards de dollars au moins », communiquait en 2009 la Fondation Nieman pour le journalisme à l’Université de Harvard, se demandant où se situe exactement la frontière entre information et propagande.

 

Le public n’est pas censé être mis au courant de tous les méfaits de la machine de guerre américaine et la désinformation se diffuse à grande échelle pour être avidement reprise par un appareil médiatique ami.

 

« Il est essentiel aussi essentiel pour le succès du nouveau gouvernement irakien et pour les troupes américaines de communiquer efficacement avec notre public stratégique (c’est-à-dire le public irakien, panarabe, international et américain) que de recevoir un large soutien dans nos thèmes centraux et nos informations », disait l’annonce de recrutement d’une équipe de 12 entrepreneurs civils en Irak.

 

 

Une catastrophe humanitaire encore jamais vue

 

Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), António Guterres, a constaté que la guerre de l’Irak est le conflit le plus retentissant au monde, mais également la crise humanitaire la moins connue. Examinons donc quelques-uns des « résultats » destructeurs de cette guerre et de cette occupation de ce même Irak que l’élite américaine qualifie de « démocratie florissante » :

- 1,45 million de victimes. Le nombre est choquant et dégrise. Il est au moins dix fois plus élevé que la plupart des estimations citées dans les médias américains, mais il s’appuie sur une étude scientifique portant sur les morts irakiens par violence suite à l’invasion de mars 2003 dirigée par les États-Unis ;

= la mortalité infantile irakienne a augmenté de 150 pour 100 depuis 1990, lorsque, pour la première fois, les Nations unies ont imposé des sanctions ;

= en 2008, 50 pour 100 seulement des enfants en âge de fréquenter l’école primaire allaient en classe, contre 80 pour 100 en 2005 ;

- en 2007, l’Irak comptait 5 millions d’orphelins, selon les statistiques officielles du gouvernement ;

- l’Irak compte entre 1 et 2 millions de veuves ;

- d’après des chiffres de l’UNHCR, il y a 2,7 millions d’Irakiens expatriés et 2,2 millions de réfugiés, surtout dans les pays voisins. Un Irakien sur six a quitté son pays. Le Croissant-Rouge irakien estime que plus de 83 pour 100 des expatriés irakiens sont des femmes et des enfants, dont la majorité de moins de 12 ans ;

-on estime que 8 millions d’Irakiens ont besoin d’aide humanitaire ;

- 70 pour 100 des Irakiens n’ont pas accès à l’eau potable. Le taux de chômage est officiellement de 50 pour 100 et, officieusement, de 70 pour 100. 43 pour 100 des Irakiens vivent dans une pauvreté profonde. 4 millions de personnes souffrent d’un manque de nourriture. 80 pour 100 des Irakiens n’ont pas accès à des équipements sanitaires décents ;

- 60 pour 100 seulement des 4 millions de personnes dépendant de l’aide alimentaire ont accès aux rations distribuées par le Système de distribution publique (PDS) contre 96 pour 100 en 2004 ;

- l’Irak n’a plus d’argent pour le paiement des indemnités aux veuves, les plantes servant dans l’agriculture et autres programmes pour les pauvres, a déclaré le président du Parlement, le 21 novembre 2010, et ce dans une des nations les plus riches en pétrole de la terre ;

- diverses minorités confessionnelles irakiennes (chaldéens, orthodoxes syriens, chrétiens assyriens et arméniens, communautés yezidi et mandéennes) courent le risque d’être éradiquées parce qu’elles sont confrontées à des niveaux inouïs de violence, d’après un rapport de Minority Rights Group International  ;

- d’après un rapport d’Oxfam, 33 pour 100 des femmes n’ont pas reçu la moindre aide humanitaire depuis 2003 ; 76 pour 100 des veuves n’avaient pas reçu la moindre pension ; 52 pour 100 étaient au chômage ; 55 pour 100 s’étaient expatriées depuis 2003 et 55 pour 100 avaient été victimes de violence(s) ;

- des années d’instabilité et de guerre ont fait qu’entre un et deux millions de femmes sont chefs de famille (FHoH) en Irak : veuves, divorcées et soignante de leur époux malade. À peine 2 pour 100 de ces femmes chefs de famille travaillent régulièrement, selon l’Organisation internationale de la migration (OIM).

Prendre la vie à des personnes innocentes est devenu une composante de la vie quotidienne.

 

par Dirk Adriaensens, coordinateur de SOS Iraq et il est membre du BRussells Tribunal. Entre 1992 et 2003, il a dirigé plusieurs délégations en Irak afin d’y observer les effets des sanctions. Il est également coordinateur de la Global Campaign against the Assassination of Iraqi Academics(Campagne mondiale contre l’assassinat d’universitaires irakiens).

Sources  michelcollon.info et dewereldmorgen

 

 

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Jamal Jawahiri :  « En Irak, on ne construira pas un État stable seulement avec l’armée et la police »
 Membre fondateur de l’Ong Al-Amal, Jamal Jawahiri dresse un bilan mitigé des années de présence américaine en Irak.
 Selon lui, le partage des institutions sur une base ethnique et confessionnelle risque de conduire à la guerre civile.

 

ENTRETIEN   Jamal Jawahiri,responsable de l’ONG irakienne Al-Amal

AU LENDEMAIN DU RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES, L’IRAK SE RETROUVE PLONGÉ DANS UNE CRISE POLITIQUE. QUEL BILAN FAITES-VOUS DE CES ANNÉES DE PRÉSENCE AMÉRICAINE ?

 

Jamal Jawahiri : Le côté positif, c’est que la société civile bénéficie aujourd’hui d’un espace pour travailler et se développer indépendamment du gouvernement, même si cet espace est parfois limité. La loi irakienne sur les organisations non gouvernementales est excellente. 

Après les élections de 2010, notre recours devant la Cour suprême, avec trois autres organisations non gouvernementales, a forcé le parlement à se réunir pour élire le président de la République, conformément à la Constitution, ouvrant la voie à la formation du gouvernement.

En revanche, nous nous inquiétons de deux projets de loi récemment examinés en première lecture par le Parlement, l’un sur la liberté d’expression, l’autre sur les crimes d’information, deux textes rédigés par les commissions de la défense et de la sécurité intérieure. 

À travers ces deux initiatives, les responsables de ces commissions, proches du premier ministre Nouri Al Maliki, lancent à la société civile et aux médias un message en forme d’avertissement : votre liberté d’expression sera très limitée. C’est la même mentalité que du temps de la dictature de Saddam Hussein.

QUELLE EST LA PART DE RESPONSABILITÉ DES AMÉRICAINS DANS CETTE SITUATION ?

 

Les Américains ont détruit l’État et les institutions du pays, du gouvernement au parlement, en passant par l’administration et la justice, sans construire un nouveau système. Dans le vide ainsi créé, la corruption a prospéré. L’Irak doit maintenant relever ses défis, sans aucun soutien de l’extérieur. La tâche sera difficile. 

Les partis politiques religieux se partagent le pays et cela peut déboucher sur une guerre civile entre les communautés. Nous ne sommes pas opposés à l’idée d’un État fédéral mais il ne s’agit pas de cela.

Aujourd’hui, les partis religieux ou ethniques se partagent les postes au gouvernement et au Parlement, ce qui aboutit à une cantonisation du pays sur une base ethnique et confessionnelle. Le président est kurde, le premier ministre est chiite, le président du parlement est sunnite.

Le partage des institutions sur une base partisane et confessionnelle ne permet pas à des citoyens indépendants et qualifiés d’entrer au gouvernement et au Parlement. Les partis au pouvoir veulent même contrôler les nominations dans les commissions indépendantes comme la Commission des droits de l’homme, dans la justice et même à la banque centrale.

QUE PENSEZ-VOUS DU CONFLIT QUI OPPOSE LE PREMIER MINISTRE ET LES LEADERS SUNNITES ?

 

La sécurité des citoyens n’est pas assurée. La semaine dernière, une bombe a explosé à une centaine de mètres de nos bureaux. Le premier ministre et ses supporteurs veulent utiliser l’appareil sécuritaire pour construire le nouvel Irak, en recourant à la force et à l’intimidation, au lieu du dialogue et du compromis politique. Nouri Al Maliki veut concentrer plus de pouvoir entre ses mains et cette tendance autoritaire est dangereuse.

On ne construira pas un État stable et sûr seulement avec l’armée et la police. La démocratie exige que le pouvoir de la majorité ne s’exerce pas aux dépens des minorités, que ce soit sous la forme d’un gouvernement d’union nationale ou d’un gouvernement majoritaire, ceci d’autant plus que la majorité manque de technocrates et de personnalités qualifiées.

source la-croix.

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Le vice-président accusé d'avoir dirigé un escadron de la mort

Le vice-président sunnite de l'Irak, Tarek Al-Hachémi, a donné une conférence de presse depuis Erbil, mardi.Le vice-président sunnite de l'Irak, Tarek Al-Hachémi, a donné une conférence de presse depuis Erbil, mardi.   © AFP/SAFIN HAMED   

L'Irak est de nouveau secoué par des troubles politiques, après que le vice-président sunnite du pays, Tarek Al-Hachémi, eut été accusé d'avoir dirigé un escadron de la mort. L'affaire menace de raviver les tensions entre la minorité sunnite et la majorité chiite.

 

Tarek Al-Hachémi fait l'objet d'un mandat d'arrêt relatif aux « lois antiterroristes » du pays. Le mandat a été lancé lundi par un comité judiciaire du ministère de l'Intérieur, qui demeure sous contrôle du premier ministre chiite, Nouri Al-Maliki.

La télévision publique Al-Iraqiya a diffusé lundi des images montrant, selon le ministère de l'Intérieur, des gardes du corps du vice-président sunnite qui avouent avoir planifié et commis des attentats. Ils affirment recevoir des fonds et un soutien du vice-président.

 

Al-Hachémi se défend et accuse le premier ministre

M. Al-Hachémi nie avoir fait quoi que ce soit de répréhensible. Dans une conférence de presse télévisée donnée depuis Erbil, capitale du Kurdistan irakien, il a soutenu que les accusations portées contre lui s'expliquent par une campagne de dénigrement orchestré par le premier ministre Al-Maliki.

Les aveux télédiffusés l'impliquant dans des attentats, dit-il, sont montés de toutes pièces.

Selon M. Al-Hachémi, des forces de sécurité se sont présentées à son domicile de Bagdad pour emporter des ordinateurs et d'autres documents. Les membres de son bureau, dit-il, ont été priés de retourner chez eux.

« Al-Maliki est derrière tout ça. Le pays est entre les mains d'Al-Maliki. Tous les efforts faits en vue de parvenir à une réconciliation nationale et pour unifier l'Irak appartiennent au passé. Alors oui, je blâme Al-Maliki », a-t-il déclaré sans détour.

M. Al-Hachémi, qui est membre du bloc laïc Iraqiya, a dit du même souffle qu'il est « prêt à être jugé » si le procès a lieu au Kurdistan irakien.

Il a également appelé à la participation de représentants de la Ligue arabe à l'enquête et aux interrogatoires.

Le vice-président sunnite s'est réfugié dimanche dans le Kurdistan irakien, une région autonome du nord du pays. Il a d'ailleurs remercié mardi le président Jalal Talabani, un Kurde, qui se serait porté garant de sa sécurité.

M. Al-Maliki exclut pour sa part toute médiation dans ce dossier. Il affirme qu'il ne « fera pas de compromis en ce qui concerne le sang versé par des Irakiens », selon un porte-parole du premier ministre, Ali Moussawi.

« Personne ne doit entraver le travail de la justice, et nous devons lui permettre de mener à bien toutes les étapes de l'enquête sur le dossier Al-Hachémi », a-t-il ajouté.

 

Le vice-premier ministre Moutlak dans le collimateur d'Al-Maliki

La situation actuelle est d'autant plus tendue que le premier ministre Al-Maliki cherche à obtenir le limogeage du vice-premier ministre sunnite du pays, Saleh Moutlak, qui l'avait qualifié de « dictateur pire que Saddam Hussein ». Le Parlement doit se pencher sur cette demande le 3 janvier.

Le bloc Iraqiya a décidé lundi de boycotter le gouvernement pour protester contre la « dictature » de Nouri Al-Maliki. Le parti politique avait déjà suspendu sa participation au gouvernement.

Officiellement laïc, mais essentiellement soutenu par les sunnites, Iraqiya contrôle neuf portefeuilles au gouvernement. Ses 82 députés au Parlement en font le deuxième groupe parlementaire en importance derrière une coalition de partis religieux chiites comprenant 159 élus.

Ces troubles politiques éclatent alors que les derniers soldats américains ont quitté le pays dimanche.

source radio-canada.ca

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