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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:23

Après les révolutions tunisienne et égyptienne, le possible "printemps des peuples arabes" fait maintenant tourner tous les regards vers l'Algérie, qui semble elle aussi connaître un mouvement de contestation : une marche de l'opposition, samedi 12 février, a rassemblé entre 2 000 et 3 000 personnes, selon le décompte des journalistes ou des organisateurs.

Une mobilisation que l'opposition appelle à poursuivre avec une autre marche samedi 19 février. Mais selon les spécialistes, cette opposition est un mirage : sa faiblesse et son manque de crédibilité pourraient rendre difficile un changement réel en Algérie.

 

"L'ALGÉRIE MANQUE CRUELLEMENT D'UNE OPPOSITION"

Pour Selma Belaala, chercheuse spécialiste des mouvements islamistes à l'université de Warwick (Royaume-Uni), tous les partis d'opposition sont discrédités : "L'Algérie manque cruellement d'une opposition (...). La population est sans représentant, sans organisation politique capable de reprendre à son compte un message protestataire." Surtout, la population ne peut croire en des partis qui constituent une opposition qui "s'est compromise avec le pouvoir et a terriblement vieilli", ajoute la chercheuse.

A l'origine de la marche des 12 et 19 février, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), née après les émeutes de janvier qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés. Cette coordination exige "le changement du système" et regroupe des organisations de la société civile, des syndicats non officiels, la ligue des droits de l'homme et un parti politique, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

 

Algerie_said-sadi-le-leader-du-rassemblement-pour-la.jpg

Saïd Sadi, le leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RDC), lors de la marche du 12 février 2011 à Alger. AFP/FAROUK BATICHE

Or, pour Selma Belaala, le dirigeant du RCD, Saïd Sadi, "n'a plus de crédibilité car il s'est associé au pouvoir" et cela "brouille donc la crédibilité de l'opposition". Lahouari Addi, professeur de sociologie spécialisé dans le Maghreb à l'Institut d'études politiques de Lyon, estime aussi que ce parti joue un rôle ambigu : "Dans [ses] revendications, [le RDC demande] surtout le départ de Bouteflika, sans insister sur le départ du système militaire. Cette position ambiguë explique pourquoi la population ne suit pas", explique-t-il.

 

UNE CONTESTATION HÉTÉROCLITE ET DIVISÉE.

Par ailleurs, tous les partis d'opposition ne se sont pas ralliés à la CNCD. Le Front des forces socialistes n'a pas participé à la marche de samedi. "Dans le cadre d'une vie politique interdite, on ne connaît pas leur impact", estime Lahouari Addi, qui note cependant que la participation à cette marche du parti socialiste algérien – qui reconnaît, lui, les islamistes – aurait pu donner plus de force au mouvement.

Autre incertitude concernant l'écho de la mobilisation auprès de la population : le traumatisme de dix années de violences islamiques. Après un mouvement de contestation en octobre 1988, l'Algérie a connu une courte période de démocratisation, qui a vu l'émergence des islamistes et la guerre civile. "Les Algériens ont été traumatisés, torturés. Ils savent que la politique, c'est dangereux. D'où leur timidité : ils ont peur de la répression", considère Lahouari Addi. En outre, éparpillés en "forces inorganisées", les islamistes n'ont plus de parti depuis la dissolution par le pouvoir en 1992 du Front islamique du salut (FIS), qui avait dominé les élections législatives avortées de 1991. L'absence des islamistes de la CNCD la "prive d'une base populaire", selon Lahouari Addi.

 

Lire le reste ici : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/19/l-algerie-en-manque-d-opposition_1480133_3212.html#xtor=RSS-3208001?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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Merzak OUABED 01/05/2011 23:37


OPPOSITION . . . HAUTES POSITIONS


Ecartez-vous voilà, j'arrive
Pour vous sauver de la dérive,
De la noyade collective
En vous offrant l'alternative

Dès que j'ai su le lendemain
D'un cinq octobre; que nos gamins
Ont chahuté, des roses en main
Vers le pays j'ai pris l' chemin

Aussi; c'est grâce à cet appel
Si pathétique, je me rappelle
Que ma conscience m'interpelle
Pour sauver l'arche et l'archipel

Moi, démocrate je le suis bien
Si ton avis épouse le mien
Mais s'il diffère je te préviens
Mon ennemi, tu le deviens

J'ai des costumes et des cravates
De beaux souliers; pas des savates
Une vraie valise de diplomate
Pour mes voyages, quand ça se gâte

Très élégant; tel un mannequin
J'ai avalé tant de bouquins
Que je me sens républicain
Soucieux des droits, d'tout un chacun

Du pays du cocorico !
Madrid, Genève ou Monaco
Là, où j'médite sur le fiasco
Je vous adresse de doux bécots

Souvent je porte une gandoura
En soie d'orient , ou angora
J'enflamme les jeunes par mon aura
Et puis advienne que pourra

Je peux aussi être une cheftaine
D'une chambrée; presque une centaine
Nez retroussé, belle et hautaine
Une vraie tigresse qui se déchaîne

Comme je peux être un "Ecolo"
Un "Vert" sérieux pas rigolo
Aimant la faune, la flore et l'eau,
Ami des bêtes et du vélo

Dans mes discours, j'ai du bagou
Je sers tout l'monde; chacun son goût
Les jeunes chômeurs pleins de dégoût,
Les nouveaux riches, même les grigous

J'ai tant et tant de militants
Qu'aucun parti n'en a autant
Alors je m'sens très important
Incontournable et seul actant

Vrai opposant; moi je m'oppose
A tout c'qui bouge ou s'interpose
Aux bonnes idées que je propose
Sinon de force je les impose

Pourtant j'aime toutes les libertés,
Celle de la Presse de qualité
Pourvu qu'celle-ci de son côté
Ne cherche pas à m' ligoter

Il faut qu'la Presse sache moduler
Ses analyses acidulées
En sassant ses articulets
Sinon, il faut la museler

Par contre, j'aime pas les controverses
Alors je blague et je converse
Avec les autres; que je renverse
En exigeant toujours l'inverse

Faisant semblant de dialoguer;
L'air détendu, souriants et gais
Au fond, méfiants tous aux aguets
L'on se sépare las; fatigués

Vu cet esprit contradictoire,
Propre et typique à notre terroir
Si l'on dit blanc, moi je dis noir
Pour qu'on voit rouge côté pouvoir

Mais si c'est noir, moi je dis blanc
Pour déjouer projets et plans;
Créer l'impasse à tous les clans
Pendant que moi; je tire au flanc

En fin de compte; si d'aventure
On cherche l'Homme de la rupture
Pour ça; je suis somme toute nature
Votre idéale candidature

Je vous promets une vie meilleure
Dans ce bas-monde; ou bien ailleurs
Sauf aux fainéants, ces roupilleurs
Qui passent leur temps assis-tailleur

Mais . . . naufragés et sans bouée
Tantôt otages, tantôt jouets
Les citoyens; pour l'avouer
Ne savent plus à qui s'vouer

Car faire causette et jacasser
Sans volonté, sans plan tracé
Le petit peuple en a assez
Lui; qui paye fort les pots cassés.

MERZAK OUABED

Alger, 1992

Comme toujours, l’opposition Algérienne qui dès le départ, s’est mise d’accord pour ne pas s’entendre, s’est vite retrouvée devant un choix : la carotte ou le bâton. Alors, la majorité d’entre elle
a choisit « le râtelier », le reste a reçu ‘scientifiquement’ et ‘légalement’ les coups de bâton, pour son musellement et sa mise en hors d’état de nuire. Alors, où est cette opposition Algérienne
opportuniste, qui ne s’oppose qu’après les émeutes spontanées des jeunes ; et que lorsque le vent de la révolte secoue le monde arabe. Alors, ce n’est que dans cette conjoncture que l’opposition
monte sur ses ergots, pendant que le pouvoir fait le dos rond.


Merzak OUABED 30/04/2011 13:58


OPPOSITION . . . HAUTES POSITIONS


Ecartez-vous voilà, j'arrive
Pour vous sauver de la dérive,
De la noyade collective
En vous offrant l'alternative

Dès que j'ai su le lendemain
D'un cinq octobre; que nos gamins
Ont chahuté, des roses en main
Vers le pays j'ai pris l' chemin

Aussi; c'est grâce à cet appel
Si pathétique, je me rappelle
Que ma conscience m'interpelle
Pour sauver l'arche et l'archipel

Moi, démocrate je le suis bien
Si ton avis épouse le mien
Mais s'il diffère je te préviens
Mon ennemi, tu le deviens

J'ai des costumes et des cravates
De beaux souliers; pas des savates
Une vraie valise de diplomate
Pour mes voyages, quand ça se gâte

Très élégant; tel un mannequin
J'ai avalé tant de bouquins
Que je me sens républicain
Soucieux des droits, d'tout un chacun

Du pays du cocorico !
Madrid, Genève ou Monaco
Là, où j'médite sur le fiasco
Je vous adresse de doux bécots

Souvent je porte une gandoura
En soie d'orient , ou angora
J'enflamme les jeunes par mon aura
Et puis advienne que pourra

Je peux aussi être une cheftaine
D'une chambrée; presque une centaine
Nez retroussé, belle et hautaine
Une vraie tigresse qui se déchaîne

Comme je peux être un "Ecolo"
Un "Vert" sérieux pas rigolo
Aimant la faune, la flore et l'eau,
Ami des bêtes et du vélo

Dans mes discours, j'ai du bagou
Je sers tout l'monde; chacun son goût
Les jeunes chômeurs pleins de dégoût,
Les nouveaux riches, même les grigous

J'ai tant et tant de militants
Qu'aucun parti n'en a autant
Alors je m'sens très important
Incontournable et seul actant

Vrai opposant; moi je m'oppose
A tout c'qui bouge ou s'interpose
Aux bonnes idées que je propose
Sinon de force je les impose

Pourtant j'aime toutes les libertés,
Celle de la Presse de qualité
Pourvu qu'celle-ci de son côté
Ne cherche pas à m' ligoter

Il faut qu'la Presse sache moduler
Ses analyses acidulées
En sassant ses articulets
Sinon, il faut la museler

Par contre, j'aime pas les controverses
Alors je blague et je converse
Avec les autres; que je renverse
En exigeant toujours l'inverse

Faisant semblant de dialoguer;
L'air détendu, souriants et gais
Au fond, méfiants tous aux aguets
L'on se sépare las; fatigués

Vu cet esprit contradictoire,
Propre et typique à notre terroir
Si l'on dit blanc, moi je dis noir
Pour qu'on voit rouge côté pouvoir

Mais si c'est noir, moi je dis blanc
Pour déjouer projets et plans;
Créer l'impasse à tous les clans
Pendant que moi; je tire au flanc

En fin de compte; si d'aventure
On cherche l'Homme de la rupture
Pour ça; je suis somme toute nature
Votre idéale candidature

Je vous promets une vie meilleure
Dans ce bas-monde; ou bien ailleurs
Sauf aux fainéants, ces roupilleurs
Qui passent leur temps assis-tailleur

Mais . . . naufragés et sans bouée
Tantôt otages, tantôt jouets
Les citoyens; pour l'avouer
Ne savent plus à qui s'vouer

Car faire causette et jacasser
Sans volonté, sans plan tracé
Le petit peuple en a assez
Lui; qui paye fort les pots cassés.

MERZAK OUABED
Alger, 1992

Comme toujours, l’opposition Algérienne qui dès le départ, s’est mise d’accord pour ne pas s’entendre, s’est vite retrouvée devant un choix : la carotte ou le bâton. Alors, la majorité d’entre elle
a choisit « le râtelier », le reste a reçu ‘scientifiquement’ et ‘légalement’ les coups de bâton, pour son musellement et sa mise en hors d’état de nuire. Alors, où est cette opposition Algérienne
opportuniste, qui ne se réveille, ne se manifeste et ne s’oppose qu’après les émeutes spontanées des jeunes ; et lorsque le vent de la révolte secoue le monde arabe, pour voir le pouvoir faire le
dos rond, en étant permissif et conciliant.


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