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L’union Africaine a officiellement demandé à l’Otan de cesser ses bombardements sur la Lybie. La décision a été prise hier Mercredi lors du sommet de l’UA dans la capitale Ethiopienne (Adiss –Abeba)
Sur la droite de l’image Monsieur Ramdane Laamamra, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine.
« Nous avons demandé à l’Otan de cesser ses bombardements sur la Lybie afin que nous puissions trouver une solution politique à ce conflit» a déclaré le commissaire à la paix et à la sécurité de l'union Africaine Monsieur Ramdane Laamamra. Ce dernier devait ajouter, je cite : « En ce qui concerne les frappes aériennes de l'Otan, vous trouverez [dans la déclaration] un appel des chefs d'Etat et de gouvernement à mettre un terme à ces frappes". Selon le commissaire, l'arrêt des bombardements est une condition sine qua non "pour que des solutions politiques deviennent possibles". Le chef du gouvernement libyen, Baghdadi Mahmoudi, avait auparavant adressé la proposition de conclure un cessez-le-feu à plusieurs pays européens. Outre la cessation immédiate des hostilités sous le contrôle de l'Onu et de l'Union africaine, la proposition de Tripoli prévoit le lancement de négociations avec les rebelles sans aucun préalable, une amnistie pour toutes les parties au conflit et l'adoption d'une nouvelle constitution. L'Union africaine avait proposé auparavant une feuille de route pour l’arrêt des hostilités qui a été acceptée par le gouvernement mais rejetée par les rebelles. L’Otan est accusé par la Russie, la chine et par plusieurs autres pays et organisations internationales d’avoir violé la résolution du conseil de sécurité sur la Lybie. La résolution indique clairement l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne et non pas de bombarder la Lybie, d’aider la rébellion ou de viser le Colonel Kadhafi. Les frappes de l’Otan ont fait jusqu’à là, plusieurs morts et blessés parmi les forces gouvernementales, rebelles et civils.
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Les grandes puissances, réunies jeudi au sein du G8 à Deauville, sur la côte française de Normandie, ont cherché à accentuer la pression sur Bachar al-Assad et Mouammar Kadhafi, et envisageraient une médiation russe pour trouver une issue au conflit libyen.
L'inflexibilité du régime syrien et la résistance du Libyen Kadhafi à l'intervention militaire de l'Otan sont vus comme le risque principal pour la poursuite du mouvement historique de
démocratisation du monde arabe.
Jeudi soir en marge du sommet des chefs d'Etat ou de gouvernement, "des demandes ont été exprimées pour que la Russie assume un rôle de médiateur dans le but de régler la situation en Libye", a
affirmé à la presse la porte-parole de Dmitri Medvedev, Natalia Timakova.
Ces demandes ont été formulées lors de rencontres bilatérales entre le président russe et ses homologues français Nicolas Sarkozy, américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David
Cameron, selon la porte-parole russe.
Aucune confirmation n'avait pu être obtenue dans l'immédiat auprès des délégations concernées.
Un responsable américain a précisé que, lors de ces entretiens, Barack Obama et Dmitri Medvedev avaient discuté des contacts entre Russes et Libyens et étaient convenus, parallèlement, de se
tenir informés sur ce dossier.
Les déclarations russes ne correspondent pas "à quelque chose que nous reconnaissons", a affirmé de son côté un porte-parole de David Cameron.
La France n'a pas commenté jeudi soir les propos de la porte-parole de Dmitri Medvedev.
Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy s'était déclaré ouvert à la "discussion" sur le sort de Mouammar Kadhafi, à condition qu'il "quitte le pouvoir" rapidement.
Les trois pays sont parties prenantes dans la guerre engagée en Libye par les Occidentaux, le 19 mars, et aujourd'hui dirigée par l'Otan.
Parallèlement à la recherche d'une solution politique, ils cherchent à accroître la pression militaire sur Tripoli, et la Grande-Bretagne a confirmé qu'elle enverrait en Libye des hélicoptères
d'attaque Apache, décision similaire à celle annoncée par Paris il y a quelques jours.
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