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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 03:42

Réalisation de l’Union du Maghreb Arabe

 

C’était déjà une utopie; avec l’internationalisme islamique, c’est fini !

 

 

L’accession des partis islamiques au pouvoir dans les pays maghrébins, notamment en Tunisie, au Maroc et en Libye risquerait de retarder davantage la réalisation du projet maghrébin tendant à l’édification de l’Union du Maghreb Arabe, resté lettre morte et un slogan creux, depuis la convention de Tanger en 1958, ont estimé des professeurs universitaires tunisiens, mardi 10 janvier.

 


 

Intervenant lors d’un colloque scientifique tenu, mardi 10 janvier, à Tunis, sur les retombées maghrébines et arabes de la Révolution tunisienne, le professeur Moncef Ouannès, enseignant chercheur en histoire à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, a indiqué que conformément à leurs convictions idéologiques, les partis islamiques, qu’ils soient modérés comme en Tunisie et au Maroc, ou fondamentalistes comme en Libye, sont plutôt intéressés par la réalisation de l’unité islamique et par l’Internationalisme islamique, voire même par la restauration du Khalifat islamique.


 

Il a ajouté que les programmes politiques et électoraux des partis islamiques en Tunisie et au Maroc ne font aucune mention du projet maghrébin et occultent la question de l’édification de l’Union du Maghreb Arabe, perçu à la rigueur comme étant un simple espace de proximité géographique propice à l’intensification des échanges commerciaux entre les pays qui le composent.


Or, le Maghreb arabe est un impératif civilisationnel et stratégique, a-t-il ajouté, appelant les nouveaux gouvernements en place issus des Révolutions et des insurrections populaires à réviser leurs positions à ce sujet et à s’engager fermement en faveur de la reconstruction maghrébine.

Il a souligné qu’en cas de persistance dans cette occultation du projet maghrébin au niveau officiel, les composantes de la société civile devraient agir et prendre la relève des pouvoirs politiques afin d’accorder à la question de l’édification du Maghreb arabe, la place qu’elle mérite dans les préoccupations nationales et maghrébines.


Des menaces réelles pèsent sur le projet maghrébin, selon le conférencier qui a évoqué la réaction très tiède enregistrée concernant la proposition de fusion économique et stratégique entre la Tunisie et la Libye faite par le président tunisien Moncef Marzouki, en Libye où des responsables de milices militaires parmi le courant fondamentaliste, formés dans les camps du mouvement fondamentaliste Al Qaida, en Afghanistan, ont déclaré voir dans la Tunisie et l’Egypte un danger pour les richesses libyennes.’’


A cet égard, les participants ont fait remarquer que la convention de Tanger sur l’édification du Maghreb arabe, a été signée en 1958, presque à la même date que les premières conventions relatives à la construction européenne, mais le projet d’union européenne a abouti alors que le projet d’union maghrébine a complètement échoué, à cause des politiques étriquées des anciens régimes despotiques et risque de péricliter, encore, pour longtemps, sous les nouveaux régimes démocratiques.


Le colloque était organisé dans le cadre de la célébration du premier anniversaire de la Révolution tunisienne du 14 janvier, au siège des Archives nationales à Tunis, à l’initiative de plusieurs partenaires dont l’Association des recherches et des études sur l’Union du Maghreb Arabe.

 

Salah Ben Hammadi

 

source letemps

 

 

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La présidence tunisienne rassure sur les relations avec l'Algérie

 «Bouteflika à Tunis pour célébrer l’an I de la Révolution»

 

Le président Abdelaziz Bouteflika sera à Tunis la semaine prochaine pour participer aux festivités officielles de l’an I de la Révolution du 14 janvier qui a chassé Zine Al Abidine Ben Ali et Leïla Trabelsi, son épouse, du pouvoir.

L’annonce a été faite par la présidence tunisienne à travers un communiqué rendu public à Tunis le 9 janvier et transmis aux rédactions d’Alger à travers l’ambassade de Tunisie. «Les relations et historiques stratégiques qui relient nos deux pays sont anciennes», a écrit le palais de Carthage dans ce qui ressemble à une mise au point aux écrits et analyses de presse sur les dernières déclarations du président Moncef Marzouki sur l’Algérie, lors d’une récente visite en Libye. Moncef Marzouki est revenu sur l’interruption du processus électoral en Algérie en 1992. «Si les Algériens avaient accepté les résultats du vote, le pays n’aurait pas sombré dans la violence et les bains de sang», a-t-il dit, repris par des médias tunisiens.


Selon lui, il faut respecter la victoire électorale des islamistes pour éviter la reproduction du scénario algérien. Il évoquait l’arrivée des islamistes au pouvoir en Tunisie et au Maroc. La présidence tunisienne s’est dit étonnée par les commentaires suscités par ces déclarations et a indiqué que Moncef Marzouki n’avait aucune intention de s’immiscer dans les affaires de l’Algérie. «Les propos du Président ont été dénaturés et accompagnés d’analyses erronées, dépourvues d’objectivité», a encore écrit la présidence tunisienne. Le journal tunisien en ligne Business News a évoqué «l’incident diplomatique» qu’auraient provoqué les propos de Moncef Marzouki.


A Alger, les déclarations du chef d’Etat tunisien, connu pour son franc-parler et  son engagement pour les droits humains, n’ont pas de suscité de réactions officielles. Hier, Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a, dans une interview au quotidien Liberté, souligné que les relations avec la Tunisie et l’Egypte sont excellentes : «Certains auraient souhaité que nous allions voler au secours des révolutions de pays voisins. Ce n’est pas dans la tradition algérienne», a-t-il soutenu. La présidence tunisienne, qui a souligné «le respect total et absolu par la Tunisie de la souveraineté de l’Algérie, président, gouvernement et peuple», a annoncé la venue prochaine à Alger de Moncef Marzouki. Cette visite serait programmée pour le 19 janvier. Le président tunisien devrait également se déplacer au Maroc et en Mauritanie à la faveur d’une tournée maghrébine.  


Par ailleurs, la présidence tunisienne a confirmé la nomination, le 9 janvier 2011, de Abdelkader Hadjar comme ambassadeur d’Algérie à Tunis. «Cette nomination n’a pas respecté les traditions diplomatiques qui prévoient 48 heures au moins pour parachever la procédure. Cela confirme le caractère excellent et profond des relations entre la Tunisie et l’Algérie», est-il écrit dans le communiqué du palais de Carthage. Avant Tunis, Abdelkader Hadjar était en poste au Caire. Il a eu notamment à gérer, fin 2009, la crise entre l’Algérie et l’Egypte après le match qualificatif à la Coupe du monde de football.

source elwatan

 

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Marzouki, les islamistes et nous

 

Quelle mouche a piqué Marzouki pour s’auto-déclarer Vrp d’Ennahdha et des islamistes et rejouer l’air obscurantiste de «l’islam est LA solution» ?

Par Karim Ben Sliman 


 

En visite en Libye, le président de la République a tenu des déclarations qui ont résonné très fort aussi bien à Tunis qu’à Alger. Le quotidien londonien ‘‘Al Qods al Arabi’’ a consigné dans sa livraison du 4 janvier les propos recueillis dans une conférence tenue par Moncef Marzouki. Le propos tournait autour de la montée fulgurante des islamistes après les printemps arabes en Tunisie, en Egypte et en Libye.

 

Le président s’invite dans le débat… algérien  

Selon le président, cette victoire est naturelle et elle est un signe que les Tunisiens et les Egyptiens ont finalement compris que l’islam pouvait être LA solution à leurs maux. Et d’ajouter que les partis victorieux des dernières élections démocratiques ont eu le mérite d’avoir concocté des programmes qui répondent aux aspirations à la liberté et à la dignité de leurs peuples. Il n’a pas manqué de frôler l’incident diplomatique avec Alger en affirmant que le maintien du Front islamique du salut (Fis) aurait pu éviter à l’Algérie le bain de sang et les années noires qu’elle a vécues. Les Algériens ont peu apprécié ces propos et ils l’ont fait savoir au locataire de Carthage. En plein remous électoral, la question de la participation des islamistes aux prochaines élections législatives en Algérie est un dossier très sensible. A ce titre, la sortie du président relève de la «gaffe» politique.


 
Marzouki-Jebali : les yeux dans les yeux 

 

Que le président envoie des signaux rassurants quant au risque de dérives liberticides exprimées par beaucoup après la victoire des islamistes d’Ennahdha est une chose qu’on pourrait justifier par le fait que les islamistes lui ont permis d’accéder au trône. Mais que le militant des droits de l’homme et l’opposant historique à la dictature, Moncef Marzouki reprenne à son compte le slogan «L’islam est LA solution» parait intriguant et inquiétant.

 

Pour rappel, tous les mouvements islamistes ont eu en commun ce slogan magique «L’islam est LA solution». Néanmoins certains l’ont délaissé car il cachait l’étroitesse de leur vision politique et l’absence de tout programme politique sauf celui d’accéder au pouvoir.

 

La politique et l’art du travestissement 

En effet, beaucoup de ces partis, dont le parti Ennahdha, préfèrent maintenant parler de référentiel islamique où ils puisent leurs préceptes et lignes directrices. Encore une pirouette intellectuelle car l’expression consacrée de référentiel islamique ne renvoie à rien de précis sur lequel on peut juger les orientations politiques des islamistes et leur projet de société. Le flou sur l’islam politique demeure donc entier, même si l’urgence des enjeux sécuritaires et économiques actuels détourne notre attention.


 
Marzouki et Jebali regardent-ils dans la même direction ?

 

Si les islamistes bénéficient aujourd’hui d’un blanc-seing pour gouverner le pays dans cette période transitoire, ils ne manqueront pas, bientôt, lors de l’élaboration de la constitution, de rendre leurs positions claires quant aux libertés individuelles, aux droits des minorités, à la sécularisation de l’enseignement et aux droits de chacun de disposer de son corps.

 

Mais quelle mouche a piqué Marzouki pour s’auto-déclarer VRP d’Ennahdha et des islamistes et rejouer l’air obscurantiste de «l’islam est LA solution» ? Comment un défenseur des droits de l’Homme, un rationaliste, un scientifique reconnu et un épris de démocratie et de liberté d’esprit peut-il reprendre à son compte ce slogan contre lequel toute argumentation et critique condamnerait son auteur à l’excommunication ?

Il y a beaucoup de choses qui font changer un homme d’avis et il y a la politique pour le pousser à se travestir.

source kapitalis

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Partis politiques_ Programmes
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