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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 05:21

 

 

 

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Grèce: nouvelles manifestations avant un vote crucial

 

 

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui ont signifié explicitement qu'elle devait consentir des mesures d'austérité supplémentaires à l'accord gouvernemental trouvé cette semaine pour que soit débloqué cet argent.

 

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui ont signifié explicitement qu'elle devait consentir des mesures d'austérité supplémentaires à l'accord gouvernemental trouvé cette semaine pour que soit débloqué cet argent.

 

La Grèce au bord du gouffre financier depuis deux ans vit de nouvelles journées décisives dans l'attente, dimanche, d'un vote du parlement sur un nouveau programme d'austérité qui divise la classe politique et a de nouveau poussé, samedi, des milliers de manifestants dans les rues.

 

A Athènes, pour la seconde journée consécutive, environ 3.500 manifestants se sont rassemblés en milieu de journée sur la place centrale de Syntagma. Quelque 4.000 personnes ont également manifesté à Salonique, la grande ville du nord du pays, selon la police.

 

Les banderoles dénonçant "le chantage de la troïka" ou demandant "l'effacement de la dette" étaient brandies par une foule pacifique encadrée par un imposant dispositif de policiers, presque aussi nombreux que les manifestants.

 

La journée avait commencé par une action coup de poing des militants du front communiste syndical grec Pame qui ont déployé sur l'Acropole deux banderoles géantes dénonçant "la dictature des monopoles de l'Union européenne".

L'absence de transports en commun dans la capitale grecque, paralysée par les débrayages dans les services publics, était l'une des explications données à cette faible mobilisation.

 

Vendredi, à Athènes, quelque 17.000 manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats qui ont lancé jeudi un mouvement de 48h de grève générale. En marge de leur rassemblement, des affrontements avaient opposé de petits groupes d'individus jetant des pierres et des cocktails Molotov à la police qui a riposté par des tirs de gaz lacrymogènes.

 

Pour les syndicats, la véritable épreuve sociale doit se jouer dimanche quand les contestataires de tous bords sont appelés, vers 15H00 GMT, à affluer devant le parlement avant le vote nocturne du plan de rigueur exigé par les bailleurs de fonds de la Grèce pour débloquer un nouveau prêt vital de 130 milliards d'euros.

 

Les manifestations massives de juin et octobre 2011 contre l'austérité supportée par le pays depuis deux ans avaient massé entre 50.000 et 100.000 personnes dans les rues de la capitale.

 

Le nouveau programme d'austérité, dont le contenu exact n'est pas encore connu, devrait notamment inclure une réduction de 22% du salaire minimum dans le cadre d'une déréglementation générale du marché du travail, la suppression dans l'année de 15.000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite.

 

Après avoir annoncé jeudi un accord à l'arraché entre les trois partis de la coalition gouvernementale (socialiste, conservateur, extrême droite), le Premier ministre Lucas Papademos s'est trouvé confronté dès le lendemain à de profondes dissensions au sein de son équipe.

 

Vendredi, le gouvernement a enregistré la démission des quatre ministres d'extrême droite, ainsi qu'une ministre socialiste, portant à six le nombre de départs depuis le début de la semaine, en réaction à la sévérité du nouveau paquet de mesures.

Le quotidien Ta Nea (pro-gouvernemental) décrivait samedi une équipe ministérielle en pleine "crise de nerfs", jouant "un jeu dangereux".

 

L'accord qui doit sauver la Grèce de la faillite sera soumis dans la nuit de dimanche à lundi au vote des parlementaires qui n'auront pas à se prononcer sur un programme détaillé de mesures économiques mais devront donner mandat au Premier ministre et au ministre des Finances Evangélos Vénizélos pour signer avec les bailleurs du pays le plan qu'ils exigent de la Grèce.

En plus de cette procuration, les députés devront également voter sur l'accord d'effacement de 50% de sa dette que le pays a conclu avec ses créanciers privés et les modalités de recapitalisation des banques grecques.

 

Les débats débuteront vers 14h00 (12h00 GMT) au parlement.

Dans une intervention aux accents dramatiques devant le conseil des ministres vendredi, Lucas Papademos a mis en garde contre un risque de "chaos incontrôlé" sans accord parlementaire et prévenu que le pays se trouvait dans "un moment de responsabilité historique".

 

Si le pays renonçait aux efforts demandés par les bailleurs de fonds et acceptait un défaut de paiement désordonné, l'Etat serait "incapable de payer les salaires, les pensions et de maintenir des services de base comme les hôpitaux et les écoles" a-t-il prédit.

 

Les chefs des deux partis politiques restant au gouvernement (socialiste et conservateur) y sont également allés samedi de leur appel à la responsabilité, adjurant leurs députés de voter la rigueur, alors que plusieurs d'entre eux ont exprimé leurs réticences à cautionner un tour de vis supplémentaire.

 

Même sans le parti d'extrême droite Laos, qui ne compte que 16 députés, M. Papademos dispose encore d'une majorité confortable pour faire voter ce plan. Un remaniement ministériel est attendu lundi pour remplacer les quatre ministres du Laos, qui ont démissionné vendredi, selon les médias grecs.

 

Sans aval du parlement, la Grèce n'a aucune chance de recevoir le premier centime de l'aide européenne visant à lui éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars lorsqu'elle devra rembourser une échéance de 14,5 milliards d'euros.

 

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui ont signifié explicitement qu'elle devait consentir des mesures d'austérité supplémentaires à l'accord gouvernemental trouvé cette semaine pour que soit débloqué cet argent.

sourcefr/monde/grece


 

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  Voir également : Toutes les générations sont révoltés 

 

 

 

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Rigueur budgétaire: ça grogne en Grèce, au Portugal et en Espagne

 

Manifestations en Grèce et au Portugal contre l'austérité, appel syndical à la mobilisation générale en Espagne contre un projet de réforme du marché du travail: la grogne sociale s'étend dans les pays du sud de l'Europe les plus frappés par la crise.

 

Alors que la contestation s'est poursuivie samedi en Grèce contre les nouvelles mesures de rigueur pour la seconde journée consécutive, avec plus de 7000 personnes dans les rues à Athènes et Salonique (nord), des milliers de personnes venues de l'ensemble du pays ont également manifesté à Lisbonne.

 

«Non à l'exploitation, non aux inégalités, non à l'apauvrissement» ou encore «une autre politique est possible et nécessaire», pouvait-on lire sur les banderoles déployées par des manifestants qui scandaient: «la lutte continue!».

 

«Mon pouvoir d'achat a baissé, les jeunes sont au chômage, les entreprises ferment les unes après les autres. Je ne vois pas d'issue», a déploré une retraitée lisboète.

 

 

«Je suis au chômage depuis trois ans. Aujourd'hui je dois vivre avec une retraite de 419 euros et payer un loyer de 150. C'est intenable», a confié de son côté une ancienne ouvrière d'une entreprise textile de la région de Guimaraes (nord).

 

Cette journée d'action intervient à quelques jours de la troisième mission trimestrielle de la Troïka (UE, BCE et FMI), représentant les créanciers du Portugal, chargée d'évaluer l'exécution du plan d'aide financière accordé en mai dernier, d'un montant de 78 milliards d'euros.

 

 

Les manifestants ont pris d'assaut les rue en... (Photo Reuters)

Photo Reuters

 

En échange de cette aide, le Portugal s'est engagé à mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur prévoyant diverses hausses d'impôts, une baisse des prestations sociales, une forte augmentation des tarifs des transports publics urbains ou encore une révision du code du travail introduisant un assouplissement des horaires et la suppression de jours de congés.

 

En Espagne, où le gouvernement a également adopté vendredi une réforme du travail pour flexibiliser le marché de l'emploi, les deux principaux syndicats, UGT et CCOO, ont appelé à la mobilisation générale et à manifester dans tout le pays le 19 février contre ces nouvelles mesures.

 

Les syndicats critiquent cette réforme qui démantèle, selon eux, les droits sociaux, détruisant «des emplois» et attaquant «les bases fondamentales du modèle de bien-être social».

 

Les manifestations doivent se poursuivre dimanche en Grèce, où les contestataires de tous bords sont appelés à affluer devant le parlement avant le vote nocturne du nouveau plan de rigueur exigé par les bailleurs de fonds de la Grèce pour débloquer un nouveau prêt de 130 milliards d'euros pour sauver le pays de la faillite.

 

Ce programme d'austérité, dont le contenu exact n'est pas encore connu, devrait notamment inclure une réduction de 22% du salaire minimum dans le cadre d'une déréglementation générale du marché du travail, la suppression dans l'année de 15 000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite.

 

Le comportement des dirigeants européens face à la crise en Europe a encore une fois essuyé plusieurs critiques samedi.

 

«La crise grecque est précisément le résultat du manque d'initiative européen, du manque de solidarité», a affirmé l'ancien chef du gouvernement italien, Massimo D'Alema, déplorant «l'absence de vision» de l'Union européenne dans la gestion de la crise de la dette grecque, dans un entretien au quotidien belge Le Soir.

 

En visite officielle en Finlande, le président portugais Anibal Cavaco Silva a appelé l'UE à se «débarrasser du mot ''crise''» pour se concentrer sur d'autres objectifs importants pour l'Europe.

source :presseaf

 

 

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Les Allemands doutent (sondage)

 

Près de deux tiers (66%) des Allemands doutent de la volonté de la Grèce d'épargner, selon un sondage publié vendredi par la chaîne de télévision allemande ZDF.



A l'inverse, seulement 27% des Allemands sont convaincus que les Grecs s'efforcent sérieusement de mettre en oeuvre leurs promesses d'économies et 7% refusent de se prononcer, d'après cette enquête réalisée par téléphone entre le 7 et le 9 février auprès de 1.272 personnes. Un peu moins de la moitié des Allemands (46%) s'accommoderaient d'une faillite de la Grèce et le même nombre pense le contraire, tandis que 8% ne savent pas, selon ce sondage réalisé par Forschungsgruppe Wahlen.



69% salue le travail de Merkel

Une majorité (62%) des Allemands s'attend à des conséquences négatives pour la situation économique allemande en cas de faillite de la Grèce, 18% escomptent des effets positifs et 20% sont indécis.

La gestion de la crise de la dette en zone euro par la chancelière allemande Angela Merkel est largement saluée par ses concitoyens: 69% la trouvent "plutôt bonne", 23% "plutôt mauvaise" et 8% ne savent pas.

lien : AFP Publié le 10/02/2012 à 11:35

 

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detente 12/02/2012 12:48

coucou
viens mon blog de voyages
si tu aime
je te propose un bo voyage de normandie en passant par marakech ou encore la turquie

valerie 12/02/2012 12:47

je sais que c'est dure ce qu'on annonce
maintenant regardons la réalité en face
c'est un pays qui n'acessé de triché
c'est la population qui en est responsable
donc aujourd'hui le premier ministre semble seulement proposez a son peuple un plan de rigueur
mais ce n'est pas une proposition , la grèce vit aujourd'hui avec notre argent

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