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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 02:11

La guerre d’Algérie, de Yaha Abdelhafidh

 

L’homme qui a connu deux maquis signe un livre magistral. Les acteurs politiques et militaires de l’époque doivent eux aussi accoucher leurs vérités, leurs témoignages. Suivre l’exemple, ne pas laisser l’histoire aux seuls historiens.

«Notre combat a été beau à certains égards, mais incomplet à d’autres. Beau, car les grands espoirs de lendemains qui chantent l’ont nourri. Il a même été un parangon pour plusieurs révolutions tiers-mondistes. (…) Cette liesse qui a célébré la renaissance de notre pays a été hélas ! de courte de durée. (…) En quelques jours, l’élan révolutionnaire de toute une génération d’Algériens s’est brisé contre le mur des ambitions d’un clan qui a pris en otages la révolution et son devenir.» Yaha Abdelhafidh donne le ton très vite. L’ancien officier de la Wilaya III veut témoigner, dire ses vérités, les trahisons dont il a été victime. Dans Ma guerre d’Algérie, Riveneuve éditions, il raconte les événements de l’intérieur, sur le terrain, dans les montagnes escarpées.

Il n’a toujours pas digéré la trahison des idéaux de la Soumman par les nouveaux maîtres d’Alger. Il voue un mépris cinglant pour le «clan d’Oujda», coupable, selon lui, de la situation actuelle de l’Algérie. «A l’aube de l’indépendance, des hommes, qui ont passé toute la période de la guerre tapis derrière les frontières, au Maroc et en Tunisie, en Libye et en Tunisie, ont commis un coup d’Etat contre la Révolution. (…) Ces militaires ambitieux et suffisants, qui n’ont, pour la plupart d’entre eux, jamais tenu une arme face à l’ennemi, n’ont malheureusement pas hésité après l’indépendance à dresser leurs canons tout neufs contre nous, leurs frères. Nous (…) avons été sommés donc de céder devant la force brutale de cette armée stationnée à l’extérieur, dirigée par le colonel Houari Boumediène.» Pour Yaha Abdelhafidh, la seule élection véritablement démocratique que l’Algérie aura connue est le référendum de 1962 approuvant les Accords d’Evian et la fin de la guerre avec la France. Depuis, rien ou presque, entre dictature et autoritarisme.

A 79 ans, il est sans haine, désabusé sûrement, blessé de voir l’Algérie, incarnation de ses rêves, dans l’impasse. Sa lecture est simple : la victoire de «l’extérieur» sur «l’intérieur» après la guerre d’Algérie est la cause de tous les maux. Dans ce premier tome, le fondateur du FFS en 1963, avec Aït Ahmed, ne cache pas les paradoxes et les crispations durant le conflit. Comme un amghar azemni, un sage, il se confie sans haine, il offre généreusement ses souvenirs aux nouvelles générations. «En dépit des risques et de la dureté de ma traversée, j’avoue que j’ai vécu. Deux maquis successifs et près de vingt-quatre ans d’exil. Un exil d’activités politiques, de lutte et non de luxe, comme beaucoup l’ont mené sans vergogne.» Yaha Abdelhafidh nous livre un document exceptionnel, le témoignage d’un faiseur d’histoire, d’un responsable politique et militaire. «Cette première salve mémorielle finie, l’hiver peut maintenant cingler à sa guise», dit-il. La nature l’a entendu, jamais il n’a autant neigé. Et les hommes ? Ils feraient bien d’imiter la nature, comme toujours.

source elwatan

 

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 Désobéir en République. Un éditeur dans la guerre d’Algérie

 

Les Éditions de Minuit ont mené pendant la guerre d’Algérie un combat à la fois moral et politique. Il s’agissait, souligne Anne Simonin, à la fois de dénoncer la torture en faisant valoir les droits de la conscience et de réaffirmer les valeurs universelles de la République française, renouant ainsi avec l’engagement dreyfusard et résistant.

La Vie des Idées  : Pourquoi les Éditions de Minuit ont-elles souhaité rééditer, à l’occasion du cinquantième anniversaire des accords d’Évian, sept ouvrages du catalogue algérien ?

Anne Simonin  : Peut-être parce que l’engagement dans la dénonciation de la guerre d’Algérie est une prise de position encore aujourd’hui souvent mal comprise, et facile à délégitimer. Lus ensemble, les sept livres (dont celui qui est devenu un classique, La Question d’Henri Alleg) disent que la dénonciation de la torture, axe fondamental de la production éditoriale des Éditions de Minuit, n’est pas une position « morale » mais bel et bien une position « politique » qui conduit, à partir de 1960, à valider un comportement extrême : la désertion. Les livres qui ont été réimprimés ont pour fonction d’expliquer comment des hommes marqués par la Résistance, et son héritage patriotique, ont été conduits à opérer une véritable révolution, et à devenir traîtres pour rester fidèles à cet héritage, et préserver l’identité de la France patrie des droits de l’Homme. Dans Le Désert à l’aube, Favrelière raconte comment il devînt déserteur : pour sauver un jeune combattant algérien d’une exécution sauvage.

 Dans Itinéraire, Robert Bonnaud, lui aussi témoigne que ce qu’il a vu d’horreurs ordinaires en Algérie en tant que rappelé. Et comment, de retour en France, cette expérience oblige, et pousse au militantisme, et à la critique des positions adoptées par les partis de gauche, le parti communiste en particulier. Dans Les Belles Lettres, Charlotte Delbo, auteur à venir d’une trilogie majeure sur Auschwitz, laisse exploser son « indignation », – la chose était alors moins à la mode qu’aujourd’hui –, en produisant un livre d’une forme très neuve : une parodie de roman épistolaire, coupé-collé commenté des attaques et des réponses qu’échangent dans la presse les intellectuels des différents bords. Avec Provocation à la désobéissance, publication des actes du procès intenté en décembre 1961 à Jérôme Lindon pour la publication d’un roman, Le Déserteur de Jean-Louis Hurst (sous le pseudonyme de Maurienne), les motivations de l’engagement dans la dénonciation de la guerre d’Algérie sont précisément explicitées devant les juges. La Ve République n’a jamais été menacée de devenir totalitaire sous les différents régimes d’exception imposés par « les événements », elle n’a, en revanche, pas échappé à l’absurde ou à l’ubuesque, en poursuivant un éditeur pour des opinions émises par un personnage de roman dans un livre saisi que, pour condamner, les juges ont dû résumer de façon détaillée à l’audience...

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La Vie des Idées  : Dans le commentaire qui accompagne cette réédition, vous évoquez, pour qualifier le combat mené par ces intellectuels et porté par les Éditions de Minuit, la « tradition dreyfusarde ». Pour quelles raisons ?

Anne Simonin : C’est Pierre Vidal-Naquet qui, dans un article devenu classique, a inventé une typologie pour penser les divers engagements dans la dénonciation de la guerre d’Algérie, et identifié les « dreyfusards », les « bolcheviques » et les « tiers-mondistes ». Les Éditions de Minuit exemplifiant la première catégorie, celle des « dreyfusards ». Pierre Vidal-Naquet était un ami personnel de Jérôme Lindon, mais il fut aussi l’historien maison pendant la guerre d’Algérie, celui qui écrivait des textes (L’Affaire Audin), celui qui expertisait certains textes, celui qui apportait des textes, celui qui, grâce au Comité Audin, dont il était l’un des membres fondateurs, aidait à leur diffusion... Qualifier de « dreyfusard » le combat mené par les Éditions de Minuit insiste sur la dimension morale de leur engagement, et son inscription dans une sphère franco-française. Ce que Jérôme Lindon résumera en une phrase, citée par Pierre Vidal-Naquet : « Ce que j’ai fait, je l’ai fait pour la France, non pour l’Algérie ». Si cette typologie a une portée heuristique évidente, il me semble toutefois nécessaire de lui apporter un correctif : le « dreyfusisme » des Éditions de Minuit traduit, entre 1957 et 1962, la permanence d’un gaullisme de gauche, peu ou pas institutionnalisé, qui permet de comprendre qu’en 1965, après avoir été dans une opposition apparemment radicale à la politique menée par le général de Gaulle, Jérôme Lindon puisse rédiger une tribune dans Le Monde... et annoncer qu’il votera de Gaulle.

 

La Vie des Idées  : C’est aussi de la Résistance que ces intellectuels engagés se réclament. Est-ce là une manière de légitimer la désobéissance, en montrant que, en faisant la guerre en Algérie, la République française a cessé d’être pleinement républicaine ?

Anne Simonin : La référence à la Résistance est effectivement essentielle, moins pour délégitimer la République, que pour légitimer le combat des insoumis. Les Éditions de Minuit sont la seule maison d’édition à avoir été fondées dans la clandestinité, sous l’Occupation allemande en 1942, et à avoir toujours pignon sur rue en 1957.

La Résistance dans l’histoire de la maison c’est, pour le dire dans les termes de Pierre Bourdieu, un « capital symbolique » prestigieux qui anoblit les causes défendues. Mais la résistance c’est aussi, et ça c’est lié au facteur homme, à la personnalité de leur directeur, Jérôme Lindon, une obligation. Résistant – il a rejoint le maquis du Tarn à l’âge de dix-huit ans –, Jérôme Lindon a toujours eu une claire conscience de l’importance de son engagement, mais en donnait aussi toujours une version minimaliste : dans la mesure où il était juif, il avait bien été obligé de... Quand il arrive aux Éditions de Minuit, après guerre, Jérôme Lindon appartient à la fois à la « génération de la Résistance », mais pas à la génération « fondatrice » de la maison (Pierre de Lescure, Jean Bruller-Vercors, Yvonne Paraf-Desvignes). Et s’il en devient le président-directeur général en 1948, il ne « reprend » véritablement les Éditions de Minuit qu’en 1958-1959, quand il publie La Question d’Henri Alleg – le livre emblématique de la lutte des intellectuels pendant la guerre d’Algérie –, et La Gangrène – le recueil des plaintes de cinq étudiants algériens pro-FLN torturés, à Paris, rue des Saussaies. Autrement dit, la Résistance survit aux Éditions de Minuit sous la forme non d’une dévotion au passé, mais d’une perplexité – « Serais-je jamais capable, ou en mesure de, faire aussi bien que mes prédécesseurs ? ». À cette question, les choix de l’éditeur pendant la guerre d’Algérie fournissent une réponse positive : La Question et La Gangrène étant, en quelque sorte, l’équivalent historique du Silence de la mer. En conservant toutefois toujours présent à l’esprit que cette équation est vouée à demeurer imparfaite, parce que, j’y insiste, la République en état d’exception reste un régime démocratique, ce que n’a jamais été le régime de Vichy. En publiant La Question et La Gangrène, les Éditions de Minuit risquaient la faillite ; en publiant Le Silence de la mer, la déportation et la mort.

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La Vie des Idées  : La République en état d’exception reste démocratique, mais en pratiquant la torture, en appliquant la censure, elle se coupe des valeurs qui doivent l’inspirer : celles des Lumières, qui sont invoquées par ceux qui s’engagent contre la guerre en désobéissant. Leur combat n’est-il donc pas tout autant politique (pour le bien commun) que moral (le cas de conscience) ?

 

Anne Simonin : Oui, tout à fait. Mais l’enjeu est de « reprendre » plutôt que de « délégitimer » la République. Le combat des Éditions de Minuit est incontestablement un combat politique. Leur grande réussite, si je puis dire, est d’être parvenu à transformer une mobilisation « morale » (la dénonciation de la torture) en une position politique. Faire consensus autour de la dénonciation de la torture s’est révélé assez vite une bonne stratégie : quand Pour Djamila Bouhired de Georges Arnaud et de Jacques Vergès est publié, à l’automne 1957, c’est la presse de droite qui est le premier relais de la dénonciation. Ensuite, le scandale de La Question, l’écho et la saisie du livre après que 70 000 exemplaires aient été vendus, en juin 1958, la protestation au nom de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, signée par les prix Nobel (à l’exception de Camus, qui refusa, et en incluant Sartre qui accepta de signer) auraient pu faire penser que « c’était gagné », et qu’il y allait avoir un mouvement fort de l’opinion publique pour contraindre les pouvoirs publics à interrompre une guerre coloniale, donc par nature injuste.

La guerre d’Algérie ne devait s’interrompre que quatre ans plus tard. Le calendrier politique contraindra les intellectuels oppositionnels à une très nette radicalisation. La pratique de la torture, consubstantielle à la guerre coloniale, est une atteinte directe aux Droits de l’Homme et du Citoyen. Formulés en 1789, ces derniers ont été constitutionnalisés en 1946 : « Toute rigueur ou contrainte qui n’est pas nécessaire pour appréhender une personne ou la maintenir en détention ainsi que toute pression morale ou brutalité physique, notamment pendant l’interrogatoire, sont interdites » (art. 9). Le combat pour la dénonciation de la torture est un combat légal.

Que faire quand les pouvoirs publics d’un régime démocratique, connaissant de façon indiscutable l’existence généralisée de la torture, tolèrent cette pratique ? « Quand le gouvernement viole les libertés et les droits garantis par la Constitution, la résistance sous toutes ses formes est le plus sacré des droits et le plus impérieux des devoirs. » (art. 21). Ces principes ont été réaffirmés au sortir de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible épreuve de l’Occupation. Dix ans après, ils sont impunément violés. Ce qui atteste, à tout le moins, que les gouvernants ont « la mémoire courte », – selon le titre du pamphlet publié par Jean Cassou aux Éditions de Minuit en 1953... La « résistance » à la guerre d’Algérie est un rappel des positions de principe au fondement de la République démocratique.

 

La Vie des Idées  : Comment expliquer que l’engagement contre la guerre coloniale et contre la soi-disant mission civilisatrice de la France, se fasse, paradoxalement, au nom des valeurs de la France universelle et dans une veine patriote ?

Anne Simonin  : La fin des années 1950, et le début des années 1960 est une période difficile à penser parce qu’elle se trouve « coincée » en quelque sorte entre deux événements majeurs : la fin de la Seconde Guerre mondiale suivie par la Guerre froide et Mai 68. Pour comprendre ces années 1955-1965, il convient de retirer ces deux focales : la Guerre froide et la banalisation de l’anticommunisme ; Mai 68 et la généralisation d’une idéologie libertaire, pour le dire vite. Quand, le 23 avril 1961, à minuit quarante-cinq, à la suite du putsch des généraux à Alger, Michel Debré lance à la télévision un appel à la population à se rendre sur les aéroports « à pied ou en voiture » pour barrer la route aux éventuels parachutistes, certains commentateurs sont goguenards.

Pierre Goldman, lui, y croit. Dans Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France (1975), il évoque « le frisson de plaisir » éprouvé au « signe d’un orage majeur et historique » : « J’ai informé mon père que j’allais répondre à l’appel du Parti et de la CGT, que la radio avait répercuté et diffusé. Il [...] me dit : « Ils vont se rendre, c’est du cinéma, [...] ». Et il s’endort. Mais je sens qu’il est heureux de ma décision. J’attendis les parachutistes toute la nuit, et des armes pour les combattre [...]. Ce fut une nuit d’attente impatiente et exaltée [...] ». Nulle honte à se revendiquer patriote, et à mobiliser ce patriotisme contre des généraux félons. Et si le patriotisme fait alors bon ménage avec tout ou presque, (la gauche, la famille, le tiers-monde, la désertion), c’est à une certaine idée de la Résistance qu’il le doit. La dénonciation de la guerre d’Algérie ne ferait ainsi que réactiver les valeurs (patriotisme, humanisme, lutte pour la dignité de l’homme) d’une Résistance idéelle. Si l’on fait intervenir la Résistance comme « répertoire » de valeurs et d’actions, plutôt que comme « mémoire », rien de surprenant à ce que le patriotisme soit l’une des clefs explicatives du refus de la guerre d’Algérie.

Florent Guénard

source laviedesidees

 

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Arthur Smet, photographe inconnu et œil de Bigeard

Doublure du photographe de Bigeard, il a tout fixé de la guerre d'Algérie : la propagande et les corps mutilés. Pour la première fois, Arthur Smet raconte en six diaporamas sonores comment les « évènements » ont fait de lui un photographe.

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Arthur Smet chez lui à Dax en février 2012 (Audrey Cerdan/Rue89)

Comme il a vécu l'Algérie, il a fait ses photos. 14 700 clichés inédits. En soldat, sans point de vue autre que celui de ses « frères » de commando. Ils menaient une « guerre juste », pour « défendre la France » et leurs « frères » musulmans de la France d'Algérie :

« Ils avaient tout pour être bien. Ils ne cherchaient même pas plus de liberté. Les enfants allaient à l'école, il n'y avait pas de discrimination. »

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Arthur Smet en Algérie en 1959 (Arthur Smet)

Arthur Smet, bientôt 80 ans, ne sait pas quels trésors il tient entre ses mains. Il vit près de Dax, avec des palombes et ses souvenirs, dans une maison qu'il a entièrement construite de ses mains.

Il est indifférent aux compliments sur la qualité de ses photos. Il connaît les noms de tous les hommes qu'il nous montre – surtout les Harkis – et pleure beaucoup quand il raconte.

Il faut entrer dans son histoire nu de tout ce que l'on pense de cette catastrophe coloniale. Homme simple, qui n'avait de sa vie ouvert un magazine lorsqu'il a commencé à mettre en images ses camarades, qui ne saurait citer un photographe célèbre, Arthur Smet n'a pas de sang sur les mains. Mais il a tout fixé. Les opérations, les corps mutilés des deux camps, les montagnes, les enfants, les enterrements, les bidasses, le général de Gaulle, le colonel, photos de propagande et photos de la guerre sale...

Il est devenu photographe parce qu'en 1959, un colonel – Bigeard – l'a remarqué avec son Typhon qui ne quittait pas sa poitrine. D'un clin d'œil, il lui a dit que désormais, il allait couvrir « le secteur » pour lui.

Smet est devenu la doublure du sergent-chef Marc Flament, « le » photographe du colonel Bigeard. Ancien de l'Indochine, Flament va diriger la propagande photographique des actions des paras du 3e RPC (régiment de parachutistes coloniaux). Ses clichés – ou crédités comme étant de lui – vont nourrir la légende d'une France qui officiellement n'est pas en guerre : la France défend la population autochtone contre des terroristes.

Dans ces années-là, on pouvait faire de la photo simplement parce qu'on avait un appareil et que les autres n'en avaient pas. Mais comment devenait-on photographe ? Par amour du colonel :

« Il nous aurait fait marcher sur l'eau. »

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Arthur Smet chez lui à Dax en février 2012, devant des photographies du colonel Bigeard (Audrey Cerdan/Rue89)

1953, Donau Schingen (RFA) : un Voigländer de la gamme Vito

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« J'étais l'aîné d'une famille de sept. Mon père était mineur, à Valenciennes, illettré comme ma mère. Chez mes parents, il y avait deux valeurs : le travail et le respect. D'abord pour ses outils de travail.

Quand j'ai annoncé que je restais dans l'armée, mon père à dit à ma mère : “Maria, fais sa valise, y a jamais eu de fainéants dans la famille.” Dans les corons, les voisins disaient : “Il va à l'armée, ils ont pas mérité ça.”

Le maître à penser dans les corons, c'était Maurice Thorez (leader communiste). On ne savait pas ce que c'était mais on était communiste, contre la guerre, c'était obligé. »

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Arthur Smet à Donaueschingen en 1954 (A. Smet)

« Moi en Allemagne, j'étais plus heureux que mes frères et sœurs. J'avais à manger au matin, midi et soir, je faisais du sport, je chantais dans l'orchestre.

Un jour, le colonel m'a envoyé chanter pour une réception au château du prince de Furstenberg. Quinze jours après, le prince m'a fait porter deux cadeaux, au choix : des patins à glace ou un appareil photo. Un Voigtländer. Je n'avais même pas d'argent pour les films, j'envoyais toute ma solde à la maison. Le vaguemestre m'a acheté mon premier film. Du 120. Douze vues 6x6. J'ai commencé à faire les photos des copains. »

Septembre 1955, embarquement pour Oran : premières photos fauchées

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Embarquement pour l'Algérie (A. Smet)

« J'avais mon certificat d'études, je connaissais “La Marseillaise” et le chant du départ. Là, sur ce gros bateau, chanter ça, ça faisait quelque chose dans le ventre que les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent pas comprendre.

A Oran, on nous a mis dans un camion pour Alger. La grandeur de ce que je découvrais... Je dormais avec mon appareil. Je faisais développer mes films chez les photographes des villes où on nous envoyait. Je prenais les gens en turban [les Algériens, ndlr], tout le monde était très gentil.

Très vite on nous a envoyés en “opération”, le maintien de l'ordre. Là, mes photos étaient fauchées tout de suite par les gradés – enfin celles qui ne convenaient pas – quand elles rentraient de chez le photographe.

Et on me prévenait. Motus. Les hommes égorgés avec les testicules dans la bouche, les femmes pendues par les pieds. Nous, on ne pouvait pas comprendre pourquoi il y avait la guerre. »

Oued el-Hadjar/Sidi Bela Abbès, un Foca Sport : débuts dans la photo

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« Là-bas, il y avait un labo photo. Mais moi, je ne savais pas faire. Un rappelé, chef de gare dans le civil, m'a dit : “Je rentre à Paris, je te rapporte du matériel.” Il m'a appris. Un châssis en bois, la lampe rouge avec le bouton sur la douille. Cet homme-là m'a montré comment développer un film, on avait du vinaigre à la place du bain d'arrêt.

Le capitaine m'a dit : “Maintenant, vous êtes le photographe de la compagnie.” A partir de là, j'ai eu mon appareil sur le ventre, sans le cacher. Vis-à-vis des officiers, des sous-officiers, je n'étais plus un pousse-cailloux, tout le monde voulait mes photos, les attendait. »

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En opération en Algérie (A. Smet)

« Le capitaine, un jour, me dit : “Il faut vous acheter un agrandisseur, et passer au 24x36.” J'étais fiancé à la fille du boucher [pied-noir, ndlr] de Saïda, qui m'a envoyé chez son ami qui avait un magasin de photos. Il m'a donné unFoca Sport, 24 ou 36 poses, 35 mm.

Le capitaine m'avait acheté une boîte pour développer : “Là, c'est sous-ex[sous-exposé, ndlr], là c'est sur-ex [sur-exposé, ndlr]”. Ça a été mes débuts dans la photo.

A Bel Abbès, à la légion, on m'a installé mon labo dans les chiottes du théâtre, avec de l'eau courante, une pancarte “interdit de rentrer, ne pas déranger”. J'étais le roi du pétrole. »

Saïda, janvier 1959, 8e RIM (régiment d'infanterie de marine) : le hall d'information

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Arthur Smet et un autre soldat à Saïda, devant un panneau d'information (A. Smet)

« Il y avait un nouveau colonel, Bigeard. Ce colonel-là, c'était un tel “déraisonnement”, un jeune homme au milieu des vieux gros en képi. Il me fait signe avec son doigt, comme ça, venez : “Si j'avais mon photographe avec moi, mes photos je les aurais ce soir.” J'ai fait l'aller-retour en moins d'une heure.

Il disait au gars pas bien rasé : “Faudra se raser pour faire un beau mort.” Aux gradés avec des gros ventres qui tombaient : “Il est temps de se mettre au sport.”

Là, ça a commencé à changer, on avait un soldat comme chef, pas un militaire.

Il avait son photographe, le sergent-chef, Marc Flament qui se baladait avec son Rolleiflex, flash éclaton 2 étoiles. Il se présente, me dit : “Je suis Marc.” Voilà, c'était l'ambiance. Plus de sergent-chef à vos ordres, rompez. Je l'ai suivi dans son labo, une grande villa où chaque pièce était un laboratoire. Des glaceuses, des rotatives, des G3. On se parlait en photographes, sans distinction de grades. Je découvrais un monde.

Lui, Marc Flament, un grand photographe, il m'explique : “Moi, je fais mes bouquins (‘Aucune bête au monde’, ‘Piste sans fin’), toi tu feras le hall d'information du chef [le colonel Bigeard, ndlr]. Tu glaneras tout ce que tu pourras, et on l'exposera dans le hall, pour la population de Saïda. Voila un Rolleiflex. Tu as ton permis moto ? Bon, on va te donner une moto pour tes reportages.”

Un appareil-photo avec un objectif qui fermait à f/16 et ouvrait à f/2,8, une moto, plus d'autorisation à demander, je pouvais aller partout sans rendre compte, c'était pas croyable.

Je suis rentré au 8e RIM [son régiment d'origine, ndlr] pour expliquer ma situation. Vous voyez, les beaux bureaux, le grand drapeau, le portrait du général de Gaulle, tout le cinéma. “Qu'est-ce que vous voulez ? ”, comme à un chiffonnier. Et moi : “Le colonel Bigeard veut savoir tout ce qui se passe dans le secteur et que tous les habitants puissent le voir”. »

Le commando Georges

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Le colonel Bigeard présente une brochure (A. Smet)

« Je partais en moto, j'étais invité partout, les matches de foot, les communions, à la gendarmerie. “Bonjour mon ami.” Et tout le monde venait voir les photos au hall d'information.

L'autre travail, c'était d'aller photographier les gens que le colonel voulait voir de près. Et de lui montrer ce qui se passait sur le terrain. C'était des demandes “spéciales”. Ça pouvait être 200 km, l'aller-retour en moto dans la journée. Il regardait les clichés, un clin d'œil, ça voulait tout dire, ça vous transperçait. “C'est pas mauvais.”

Le commando Georges, et le commando Cobra, c'est Bigeard qui l'a inventé, qui lui a donné la fierté, l'esprit de famille et de soldats. J'ai appris qu'il était possible de s'aimer les uns les autres. Des appelés, des soldats, des Harkis, comme des frères. Le premier qui critiquait les musulmans, c'était huit jours d'arrêt, ou pire : “Tu fous le camp, tu n'as rien à foutre dans le commando.” »

Après Bigeard

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Cadavres de fellaghas étendus (A. Smet) Lire la suite

 

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Les traumatismes sont toujours présents

 

 

 

Alors que l’on va célébrer le 50e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, certains anciens combattants souffrent toujours de traumatismes profonds. Cela n’est d’ailleurs pas le propre de ce conflit. Mais durant longtemps, ils ont été ignorés et l’on portait plus d’intérêt à la santé physique que mentale. Depuis, ces traumatismes portent un nom : le PTSD. C'est l'occasion de se pencher sur cesséquelles qui peuvent être graves. Nous reviendrons sur ce thème avec le témoignage de Jacques Inrep, ancien appelé devenu psychologue puis avec le psychiatre Boris Cyrulnik.

Un demi-siècle. Cela va faire un demi-siècle que l’Algérie a obtenu son indépendance à la force des armes. Et malgré les décennies écoulées, certaines plaies béantes n’ont jamais été pansées. Les traumatismes, vécus dans les deux camps, hantent encore les anciens soldats, qu’ils aient été combattants, bourreaux, ou même simples spectateurs de l’horreur et de la mort. Pourquoi, lors d'événements de ce genre, ces souvenirs violents sont-ils toujours là ? Il aura fallu des décennies, voire des siècles, de déni et d’ignorance avant que des observations scientifiques et des témoignages n’apportent enfin une réponse à cette question.

L’Homme s’est de tout temps engagé dans des guerres. Pourtant, le sort des survivants n’intéresse les psychiatres que depuis peu. Même durant la première guerre mondiale, les soldats pris de tremblements incontrôlés sont le plus souvent passés pour des simulateurs. Ces trembleurs de la guerre, comme on les appelle, ont parfois péri sous le feu des pelotons d’exécution. Délaissés par la psychiatrie, de la même façon, souvent, que les revenants de la Shoah à leur retour des camps de concentration. Personne (ou presque) pour écouter leur souffrance, pas même le milieu médical.

Bis repetita quinze ans plus tard. À leur retour, les soldats d’Algérie avaient besoin de s’exprimer. Raconter les événements les plus marquants. Mais la culture, et souvent la famille, leur ont ordonné de se taire. Alors ils ont obéi, rejetant dans un coin de leur tête ce qu’ils venaient de vivre. Le refoulement. Mais cela ne dure qu’un temps.

 

 

 

 

ATTENTION, CETTE VIDÉO CONTIENT DES SCÈNES SUSCEPTIBLES DE HEURTER LA SENSIBILITÉ DE CERTAINS INTERNAUTES. Elle montre ce qu'étaient les trembleurs de la guerre, ces soldats de la première guerre mondiale incapables de contrôler leurs mouvements. Traduction du texte : « Trembleurs de la guerre, Verdun, 1916. La guerre détruit les corps... mais aussi les esprits. Voilà les tremblements tels qu'ils ont été vécus. À la guerre, il n'y a pas de soldat qui rentre indemne. José Narosky ». © YouTube

 

 

 

L’Algérie : une guerre sans nom


Un beau jour, de préférence quand on s’y attend le moins, l’objet de l’angoisse resurgit telle une bombe. Peut-être même celle qui a tué son camarade de chambrée. À vouloir trop faire tomber la pression dans lecerveau, elle n’a cessé de croître et se manifeste par un violent retour du refoulé, comme le qualifient les psychologues. On s’y revoit. Ces cris de terreur, ces relents pestilentiels, cette vision fantomatique d’un être humain que l’on sait vivre ses dernières minutes… Le traumatisme, le vrai.


Les séquelles ne s’effacent pas d’un coup de baguette magique.Cauchemars, mutisme, comportements violents, alcoolisme, suicides, crimes, accidents étranges… La liste est encore longue. L’État français n’a jamais fourni de chiffres officiels. Il n’en dispose pas, tout simplement. Il faudra attendre les calculs, approximatifs, de spécialistes, dont ceux des deux psychanalystes, tous deux acteurs malgré eux du conflit, Jacques Inrep et Bernard Sigg, pour avoir les premières estimations : entre 250.000 et 300.000 traumatisés, parmi les quelques millions de militaires engagés. Fin 2000, un article de Florence Beaugé, journaliste au Monde évoque même le chiffre de 350.000. Combien de combattants et de civils algériens ont pâti psychologiquement de cette guerre ? Difficile d’avoir des données précises…

Il n’est probablement pas inutile de rappeler que ce conflit a, pendant près de quarante ans, été qualifié « d’événement » et « d’opération » plutôt que de « guerre ». Il faudra attendre le 18 octobre 1999 pour qu’une loi soit adoptée par le Parlement français et substitue ce dernier terme aux deux premiers.

Mais il y a peut-être encore plus grave. Dans un documentaire appelé, et pour cause, La guerre sans nom, sorti en 1992 et signé Patrick Rotman, on apprend même que certains de ces vétérans n’ont toujours pas quitté l’hôpital psychiatrique trente ans après que les explosions n’ont plus retenti.

 

 

Traumatisme, effroi : le PTSD les guette


Il faudra finalement attendre la guerre du Viet Nam avant que l’on s’intéresse au sort des soldats perturbés. C’est précisément cet affrontement qui marquera un tournant dans la prise en charge des traumatismes de guerre. Alors que l’Amérique en avait retiré ses soldats, ils mouraient encore :suicides, consommation de drogues et overdoses, accidents inexpliqués, etc. Les chiffres officiels dénombrent davantage de victimes après l’arrêt des combats que durant les échanges de feu. Rien de plus anormal. Cela alertera les thérapeutes américains qui définiront alors le PTSD : Post Traumatic Stress Disorder, que l’on peut traduire par « syndrome de stress post-traumatique ».

 

 

 

La fameuse « gégène », comme les militaires l'appelaient, était un instrument de torture utilisé par l'armée française. Il s'agit d'une dynamo manuelle qui générait un courant électrique qui circulait dans le corps de la victime. Pourtant, à l'origine, elle devait fournir de l'énergie aux téléphones.

 

La fameuse « gégène », comme les militaires l'appelaient, était un instrument de torture utilisé par l'armée française. Il s'agit d'une dynamo manuelle qui générait un courant électrique qui circulait dans le corps de la victime. Pourtant, à l'origine, elle devait fournir de l'énergie aux téléphones. © PRA, Wikipédia, cc by sa 30

 

 

 

Il s’agit d’un trouble de l’anxiété, consécutif à une expérience traumatisante. Il faut cependant s’accorder sur la définition du traumatisme psychique. Nous retiendrons l’acception qu’en a le psychiatre militaire François Lebigot dansTraiter les traumatismes psychiques, qui évoque la rencontre avec le réel de la mort, du néant. Lorsque l’impression d’immortalité s’échappe. Sigmund Freud remarquait dans ses Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort (1915) que bien qu’aucun de nous n’ignore sa propre mortalité, nous refusons d’y croire vraiment et nous la nions. Jusqu’à ce que la mort nous effleure et qu’on la croise du regard à son passage…

Cet événement s’accompagne toujours d’un moment d’effroi. La pensée vide, le cerveau en pause : ni affect, ni représentation, même la peur ne se fait pas ressentir. Il faut le vivre soi-même pour le comprendre. Aucun récit, aucun documentaire, aussi horribles soient-ils, ne pourront le déclencher. Et le traumatisme qui s’ensuit est d’autant plus pernicieux que ce rendez-vous avec la mort était inattendu.

 

 

La fin n’a pas justifié les moyens

La guerre d’Algérie, comme tout conflit, a confronté ses acteurs (mais aussi certains de ses spectateurs malheureux) à ces situations effroyables. La surprise d’un attentat, la perte d’un ami, la vue de cadavres mutilés, la participation à la torture… Et puis, la fin. Lorsque les mitraillettes se sont tues, que les bombes n’explosaient plus, chacun est rentré paisiblement chez soi. Et d’un coup de stylo, celui qui ratifie les accords d’Évian, on pensait pouvoir faire table-rase du passé. Comme s’il n’en avait jamais rien été.

Ce stylo, il aurait également fallu en léguer un exemplaire à bon nombre de ces soldats qui, grâce à lui, auraient pu y déverser les pires souvenirs de leur récit. Mais les langues commencent petit à petit à se délier. Chez certains, pas chez tous. La parole est souvent libératrice, même si elle n’efface pas tout ce qui est passé. Elle permet d’exorciser ses peurs pour mieux les affronter. C’est ce que nous expliqueront Jacques Inrep et Boris Cyrulnik dans les articles à venir.

source futura-sciences

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hhhh 10/04/2012 17:47

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Le Monde dentaire : journal des dentistes français




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Laïcité latitudinaire par Mathieu Touzeil-Divina - 06/10/2011
Résumé : ... rillettes puisqu'il était « destiné à fonctionner essentiellement pendant les trois jours de la fête de l' Aïd -el-Kébir »(2). ... fluctuant chaque année) de l' Aïd -el-Kébir et par
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Matière : Pénal - Thème : Droit pénal généralKIRSTEN MULLENBROCK EX DIOR18-1-12, réception de M. Henry de Régnier à l'Institut [foule massée à l'entrée] : [photographie de presse] / [Agence Rol]
--1912 Informations détaillées L'Aïd al-AdhaCour administrative d'appel de Douai - 2e chambre - formation à 3 (bis) - 07DA01300 - 11 mars 2008 - Inédit au Recueil Lebon
Résumé : ... Delta State, pratiquant des sacrifices humains , il a refusé de lui succéder ; que le Tribunal n'a pas tenu compte de deux documents qui ont été produits, ... pratiquant les sacrifices
humains , il n'établit pas, par les éléments qu'il a ...


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CA Douai - Douai - CH. 01 SECT. 01 - 06/04704 - 17 décembre 2007
Résumé : Représenté par la SCP CARLIER REGNIER, avoués associés à la Cour Ayant pour conseil Maître Marc ... centimes au titre du remboursement des frais d' orthodontie et ce, avec intérêts légal à
compter du 13 février 1998 avec capitalisation, ...




1922/02 (A30,N331)-1922/03.
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L'alchimie du calcul du montant de la contribution aux frais d'éducation et d'entretien des enfants et les barèmes - l'apport du droit comparé par Jean-Claude Bardout - 14/04/2008
Résumé : A l'instar d'autres pays, il pourrait être envisagé en France la création de barèmes facilitant l'évaluation de la pension ; ... Pourtant, en France, contrairement à de nombreux autres
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Matière : Civil - Thème : Droit international et communautaire | Famille - Personne



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CA Versailles - Versailles - CH. 02 SECT. 02 - 10/04633 - 09 juin 2011
Résumé : représentée par la SCP LISSARRAGUE DUPUIS BOCCON GIBOD - N° du dossier 1047864 assistée de Me ... remboursés des soins médicaux, notamment d' orthodontie et d'ophtalmologie et la moitié
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1922/05 (A30,N333).
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CA Versailles - Versailles - CH. 02 SECT. 02 - 07/09200 - 09 mars 2009
Résumé : représenté par la SCP LISSARRAGUE DUPUIS BOCCON GIBOD, ... en plus de la pension alimentaire susvisée, la moitié des frais d' orthodontie engagés pour Brice, sur justificatifs et après
déduction du montant remboursé par la Sécurité sociale, ...










1922/06 (A30,N334).
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CA Grenoble - CH. CIVILE 02 - 06/00232 - 26 février 2008
Résumé : représenté par la SCP HERVE JEAN POUGNAND, avoués à la Cour assisté de Me Marie Bénédicte PARA, ... dire que les frais exceptionnels en soins dentaires, orthodontie , optique ou
d'hospitalisation seront partagés par moitié entre les parents, ...







1922/07 (A30,N335).
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Cour d'appel de Lyon - 8ÈME CHAMBRE - 09/01898 - 25 janvier 2011
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1922/08 (A30,N336).
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N67BSG PARIS P375 A SPIRE PLAISIR POETIQUE ET MUSCULAIRE


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CUVELIER CLAIRE P355 POUGEOISE DICTIONNAIRE POETIQUE


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COLLEGE SEVIGNE POETIQUE ET TEXTES COLIN P209


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IDEM N 97 H MORIER DICTIONNAIRE DE POETIQUE ET RHETORIQUE P1073








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CA Pau - Pau - CH. 02 SECT. 02 - 04/03443 - 20 mars 2006
Résumé : ... les frais de scolarité étant toujours acquittés directement par le père outre la moitié des frais d' orthodontie sur justificatifs. ... dit que M. F. réglera les frais relatifs à l'
orthodontie des enfants par moitié sur justificatifs.






1912/07 (A26,N303)-1912/12 (A26,N308).
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CA Versailles - Versailles - CH. 02 SECT. 01 - 08/08578 - 01 avril 2010
Résumé : ... des deux enfants, ainsi que les frais d' orthodontie et d'orthophonie de Mélissa ; en toute hypothèse - condamner Marie Aline B. R. aux entiers dépens. Eddy T. expose que les relations
entre Kassandra et Marie Aline B. R. son extrêmement ..VANYNA HOTLE DE VILLE DE PARIS ANCIENNE SALARIEE ET BIBLIOTHEQUE UNIVERSITE PARIS PARIS 2 DROIT







1902/12 (A16,N186).
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CA Nancy - Nancy - 09/01404 - 26 mars 2010
Résumé : Par requête du 9 juillet 2008, Madame C. a sollicité la suppression du droit de visite et d' ... il s'agit de contrats à temps très partiel, elle doit faire face à des frais d' orthodontie
, sa situation sociale et financière reste inchangée.





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CA Reims - Reims - CH. CIVILE SECT. FAMILLE - 08/01174 - 12 juin 2009
Résumé : Faits et procédure : Monsieur Laurent L. et Madame S. se sont mariés le 26 mars 1994 devant l'officier ... coût de la vie ; Attendu que les frais d' orthodontie ne sont que ponctuels et
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Résumé : Jugement J. A.F. du 20 Novembre 2009 Tribunal de Grande ... mais encore et surtout pour Marie et Pierre, * les frais d' orthodontie de Claire, non pris en charge par la mutuelle
complémentaire maladie, * les frais de formation au BAFA, ...





1902/03 (A16,N180).
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CA Douai - Douai - CH. 03 - 07/00593 - 11 juin 2009
Résumé : représentée par la SCP LEVASSEUR CASTILLE LEVASSEUR, avoués à la Cour ayant pour ... soins dont le recours à l'ostéopathie et l' orthodontie dento faciale pour la pose d'une gouttière,
afin de rééquilibrer la mâchoire et donc l'équilibre ...





1902/04 (A16,N181).
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Cour administrative d'appel de Nancy - 4eme chambre - formation a 3 - 04NC00659 - 09 janvier 2006 - Inédit au Recueil Lebon
Résumé : ... certificat d'études cliniques spéciales mention orthodontie ; Vu l'arrêté du 18 mars 1992 modifié relatif à l'organisation du premier cycle et de la première année ... mention
orthodontie (C.E.C.S.M.O.) ; qu'il a été déclaré non admis ... COLLEGE SEVIGNE
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1902/05 (A16,N182).
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CA Montpellier - Mont - CH. 01 D - 09/00066 - 09 décembre 2009
Résumé : La MACIF n'a pas contesté le droit à indemnisation de Isabelle B. qui à la date des faits était en outre en traitement orthodontique . Trois expertises judiciaires ont été ordonnées :
l'expert Liliane B., stomatologue a conclu à :






1902/06 (A16,N183).
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CA Besançon - Besançon - CH. SOCIALE - 10/01362 - 27 mai 2011
Résumé : a.r. l. Nettoyage Industriel dans un premier temps sous contrat à ... insatisfaisantes sur le site de Saint Amour ( toile d' araignée , dépoussiérage des bureaux, nettoyage des
sanitaires') ; A ce jour aucune amélioration n'a été remarquée...' ...







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Renonciation tacite au bénéfice d'un testament contenant un legs universel par Jean Patarin - 15/09/1992
Résumé : La Cour de cassation reconnaît que la renonciation aux legs, même universels, peut être simplement tacite, en ... une personne un peu faible ou un peu étourdie

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