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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 03:44

__________________________________________________________________________________De l'Algérie 


 

À trois semaines de la fin de la légitimité de l’Assemblée constituante

La grogne reprend de plus belle en Tunisie

 

 

La grogne touche actuellement plusieurs régions de la Tunisie. Après Tataouine, la contestation s’est propagée jusqu’aux régions du Centre du pays. À trois semaines de la fin de la légitimité de l’Assemblée constituante, tous les coups sont bons pour faire valoir ses droits. Avant-hier lundi, quelques centaines de personnes ont manifesté à Sidi Bouzid alors que des enseignants ont observé une grève pour dénoncer l'arrestation de manifestants la semaine dernière dans cette région. 
 

 

La contestation a également gagné la région de Kasserine dans le Centre-ouest non loin de la frontière algérienne, où une grève générale a paralysé la localité de Laâyoune contre l'exclusion et le chômage qui atteint le taux de 50%. À Sidi Bouzid, les manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville avant de tenir un sit-in face au siège du gouvernorat (préfecture), criant des slogans contre les islamistes au pouvoir et réclamant la démission du gouverneur. 

 
Dans la même foulée, une grande partie des enseignants du secondaire ont  boycotté les cours dans la même journée, réclamant la libération d’un de leurs collègues. 
À rappeler que douze personnes avaient été arrêtées mercredi dernier après plusieurs jours de protestation contre le chômage et la précarité, et de nouvelles interpellations s'étaient produites le lendemain. Une grève générale avait déjà été observée samedi dans la localité de Menzel Bouzaïane, dans cette même région, pour la libération des manifestants. 

 
Les trois députés en grève de la faim -- Mohamed Brahimi, Ahmed Khaskhoussi et Tahar El-Ilah -- ont précisé dans un communiqué exiger eux-aussi la libération des personnes interpellées, l'arrêt des poursuites contre les manifestants et le limogeage du gouverneur de Sidi Bouzid. La région --qui compte près de 12 000 diplômés chômeurs--, accuse le gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahda d'ignorer les revendications populaires, en particulier la création d'emplois. Dans la même région du Centre-ouest, à Laâyoune, des habitants ont défilé à l'appel de syndicats, d'ONG et de partis politiques pour dénoncer l'exclusion, le chômage et la pauvreté. Dans le même temps, trois élus à l'Assemblée nationale constituante, de partis différents mais tous les trois représentant la circonscription de Sidi Bouzid, ont entamé, avant-hier, une grève de la faim au siège de l’ANC. 

 
Cette grève exprime leur protestation contre les événements survenus à El Omrane (délégation de Menzel Bouzaïane, gouvernorat de Sidi Bouzid). Ahmed Khaskhoussi, un des grévistes  a déclaré à la radio Shems Fm: "Nous revendiquons la libération des personnes arrêtées à El Omrane, l'arrêt des poursuites judiciaires à leur encontre et l'entame immédiate d'un dialogue pour trouver les solutions pacifiques et adéquates pour sortir le pays du chaos et de la violence". 

 
Tout a commencé à Tataouine le 18 septembre. La mobilisation a commencé après la publication des chiffres du chômage : 51,7 % dans le gouvernorat (région) de Tataouine, contre 17,6 % à l'échelle nationale, et 5,7 % à Monastir (côte). À quelques jours d'intervalle tombaient les résultats d'un concours d'entrée dans la Fonction publique : dans le Sud, le taux de réussite frôlait 0 %. “Nous voulons des quotas de recrutement par gouvernorat”, assène Faouzia Taïeb, 32 ans, titulaire d'une maîtrise de français depuis 2005. 
Travailler “dans le public”, c'est le rêve de beaucoup de Tunisiens, rétifs au privé où les entorses au droit du travail sont la norme. liberte-algerie

 

 

___________________________________________________________________________Du Maroc

LA TUNISIE GAGNÉE PAR LE CHAOS

DE NOMBREUSES MANIFESTATIONS À SIDI BOUZID ET PRÈS DE KASSERINE

MARZOUKI ACCUSÉ D’AVOIR NOMMÉ SON FRÈRE HICHEM CONSUL GÉNÉRAL

LES SALAFISTES ENVENIMENT LA SITUATION

 

 

 

 

 

La Tunisie est sens dessus dessous. Tandis que les mouvements de protestation se multiplient à travers le pays, les salafistes jihadistes exigent que le parti Ennahdha au pouvoir cesse de jouer double jeu et applique de manière radicale la Charia.

 
Les manifestations se multiplient en effet en Tunisie depuis plusieurs jours. Ainsi, plusieurs centaines de citoyens ont protesté le 1er octobre à Sidi Bouzid, berceau du printemps arabe du pays à l’origine de la chute de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011. Les manifestants en question ont défilé dans le centre-ville et notamment devant le siège du gouvernorat, dénonçant, entre autres, l’islamisation poussive du pays, et exigeant la démission du gouverneur. Des enseignants ont également manifesté dans la même région, refusant de travailler durant 24 heures et contestant l’arrestation de bon nombre de manifestants la semaine précédente à Sidi Bouzid. Autre région, autres déboires…

 

A Tunis, trois députés de Sidi Bouzid répondant aux noms de Mohamed Brahimi, Ahmed Khaskhoussi et Tahar El-llah ont débuté une grève de la faim au siège de l’Assemblée nationale constituante pour défendre les revendications de la région, suspendre les poursuites contre plusieurs manifestants ou encore révoquer de ses fonctions le gouverneur de Sidi Bouzid. La colère a aussi gagné la région limitrophe de Kasserine dans le centre-ouest, où une grève générale a frappé de plein fouet la région de Laâyoune et ses 22.000 habitants. Les manifestants en question se sont insurgés en partie contre l’exclusion, la pauvreté ou encore le chômage dont le taux dans la région dépasse les 50%.

 
Par ailleurs, le parti Ennahda au pouvoir, déjà accusé de pratiquer la politique de l’autruche face aux revendications populaires et d’ignorer les problèmes sociaux des Tunisiens tels que la hausse du chômage, est menacé de plus en plus par les salafistes jihadistes, dont le dirigeant Abou Iyadh semble vouloir lui «déclarer la guerre». En effet, selon le chef des radicaux islamistes de la région, le parti dominant au gouvernement a opté pour la voie de la laïcité et s’éloigne progressivement de l’application de la Charia et des fondements de l’Islam. Aussi, le mouvement islamiste radical est décidé à semer le chaos dans le pays et a y multiplié les actes de violences, comme par exemple l’attaque de l’ambassade et de l’université américaines dont il est le principal organisateur. Concrètement, Abou Iyadh demande à Ennahda d’abandonner son double discours et d’assumer entièrement son discours islamique. Le parti, majoritaire au gouvernement, a néanmoins pris plusieurs mesures de sécurité par crainte d’assauts des extrémistes. Ainsi, la coalition vient de placer son siège sous haute protection

 
Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement a été aussi montré du doigt pour «nomination partisane» et «népotisme». La désignation par le président Moncef Marzouki de son frère Hichem Marzouki au poste de consul général de Tunisie a en effet provoqué un véritable tollé dans la région.  
leconomiste

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Gouvernement Hamadi Jebali
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