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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 03:14

Une page entière dans le Parisien ce mardi 11 janvier, et plusieurs reportages sur TF1 dans les derniers jours. Après un lent démarrage, la machine médiatique semble désormais fonctionner normalement pour relater les émeutes en Tunisie, qui ont déjà fait, selon les estimations, 20 à 50 morts. Dans un pays réputé pour son contrôle sur les médias, y compris étrangers, cette liberté d'action est à signaler.

Cela ne signifie pas encore que l'ensemble des journalistes peuvent travailler en toute tranquillité.Le Monde n’a pas eu l'autorisation d'envoyer de journaliste sur place, et est donc contraint de travailler depuis Paris. Un grand reporter de Libération n'a pas pu partir. L'envoyé spécial de France info a, de son côté, été suivi tout au long de son reportage par des policiers. Etdans un premier temps,TF1 n’avait pu accéder aux villes de province où se déroulent les émeutes.

Mais tant bien que mal, les journalistes étrangers parviennent à travailler sur place. Ce n’est pas le cas des journalistes tunisiens. Et pour pallier ce musellement des médias locaux, les opposants se sont donc lancés dans une cyber-guerre avec le régime.

"A 17h30, le poste de police installé derrière la mairie est en feu, la fourrière aussi. Alors que l'armée protège les bâtiments officiels, Kasserine s'embrase". Pour son reportage publié ce mardi, le journaliste du ParisienPascal Lemal était aux premières loges, à Kasserine, un des centres des manifestations contre le pouvoir en Tunisie. TF1, pour sa part, a réussi à tourner un reportage à Jemal, au coeur de la région la plus en pointe dans les affrontements. France 2 et Le Figaroont aussi un envoyé spécial sur place. Est-il donc désormais facile pour les journalistes français de travailler sur place ?

"Dimanche, à son arrivée, notre journaliste n'a pas pu accéder aux lieux des manifestations les plus importantes", tempère Patricia Allémonière, rédactrice en chef du service étranger de TF1, interrogée par @si. Dans un premier temps, le journaliste a donc été contraint de réaliser un reportage à partir de sources gouvernementales, et sans images tournées par son équipe. Mais dès le lendemain, le problème semblait en partie résolu : l'équipe était sur place, mais toujours pas autorisé à filmer ce que bon lui semblait.

 

Pourquoi cette évolution entre dimanche et lundi ? Allémonière ne souhaite pas en dire davantage, ne préférant pas trop "parler au téléphone", par "précaution". Une chose est sûre, Olivier Santicchi est arrivé "officiellement" en Tunisie, c'est-à-dire, qu'il s'est fait connaître auprès de l'Agence de communication extérieure de la Tunisie, qui lui a délivré une autorisation de tournage. Peut-être une volonté du régime de "montrer patte blanche" : le gouvernement a envoyé à l'AFP un communiqué dans lequel il fustige "l'acharnement de certains médias étrangers, qui n'hésitent pas à exagérer les faits ou à les déformer", mais souligne aussi son "geste d’ouverture", celui d’avoir accepté que l'équipe de TF1 filme dans le principal foyer de la révolte.

C’est peut-être cette volonté de communiquer sur une certaine ouverture qui a également permis au journaliste du Parisien de se rendre à Kasserine, avance son rédacteur en chef à Paris, Henri Vernet. Selon lui, le journaliste n’aurait pas eu de problème particulier pour se rendre dans cette région. Mais il a bien fait attention à ne partir avec "rien d’ostentatoire", à être le plus discret possible, et son photographe est parti "avec du matériel léger". A l'inverse de TF1, l'équipe du Parisienne s’est pas présentée, d'ailleurs, à l’Agence de communication extérieure. "Les journalistes ne sont pas obligés de passer par elle", estime Vernet. "J’ai dit à mon journaliste de faire du mieux qu’il pensait pour entrer sur le territoire."


Policiers en civil dignes d'un film

Sur place, d'autres journalistes ont été confrontés à des conditions de travail très difficiles. C'est le cas de Nasser Madji, journaliste franco-algérien, resté trois jours sur place pour France info et France inter. "J’ai été tout le temps suivi par des policiers en civil, et très probablement mis sur écoute", indique-t-il à @si. Deux, trois, jusqu’à cinq policiers le suivaient. Toujours en civil, mais "ils ne se cachaient pas, probablement pour m’intimider, et intimider mes témoins". Dans un autre contexte, les scènes pourraient être drôles et dignes d'un film : "Des jeunes hommes toujours habillés de la même manière, 50 m devant et 50 m derrière moi, lunettes de soleil, casquettes, journal pour faire semblant de se cacher en lisant. Et toujours une voiture à proximité pour me suivre si je prenais un taxi."

Impossible de travailler dans ces conditions: "J’ai dû annuler plusieurs rendez-vous avec des témoins, pour ne pas les mettre en danger." A chaque fois, la course pour semer les policiers, d'autant qu'un Tunisien n’a pas le droit d’inviter un étranger chez lui. Il s'agit donc de trouver des lieux de rendez-vous dans la ville, si possible sans être suivis. Madji avait ainsi rendez-vous avec un jeune diplômé sans travail, Ali. Lorsqu’ils sont passés à pied devant les policiers en civil, "l’un d’entre eux lui a fait le signe du couteau sous la gorge. Ali n’a pas voulu que l’on se revoie". Même difficultés avec la jeune bloggeuse Lina, qui tient le blog "A Tunisian girl", que Madgi a contacté sur place, via Twitter. "J’avais rendez-vous avec elle dans un hôtel. Lorsqu’elle est entrée, elle s’est tout de suite rendue compte qu’il y avait des policiers partout. Elle m'a demandé de repartir, m’a donné rendez-vous à un autre endroit. Là, elle m’a donné un papier, avec une adresse, pour me donner rendez-vous dans un autre lieu. Elle était terrorisée."

Madji est passé au préalable lui aussi par la fameuse Agence de communication. "Je leur ai passé un coup de fil depuis la France, pour leur dire que j'allais venir." Mais il n'a pas demandé d'autorisation proprement dite. Sur place, il est venu les voir, pour ce qu'il appelle "une visite de courtoisie". Le journaliste a alors été soumis à la com' du gouvernement : "On vous rappelle que Ben Ali est reconnu sur la scène internationale, que la Tunisie est le pays d’Afrique qui a le plus fort taux de croissance..." Pourquoi a-t-il fait cette démarche? "Mieux vaut nous faire connaître,estime-t-il, faire semblant de jouer leur jeu. On est de toute façon empêché de travailler, mais au moins, il ne peuvent pas nous reprocher de ne pas avoir été les voir." Jusqu'au bout, il aura été pisté : "Quand je suis reparti, à l'aéroport, tous les douaniers avaient ma photo sur leur guichet".

Même difficultés pour le journaliste du Figaro, François Hauter, envoyé spécial, interviewé ici par Lefigaro.fr. "Théoriquement, je suis contraint de rester à Tunis par les autorités, mais je vais quand même en reportage dans le pays",explique-t-il à @si. "J'ai été suivi par 6 ou 7 policiers tous les jours", raconte-t-il. Mais pour cet habitué de la Tunisie, "c'est assez banal". Le journaliste parvient tant bien que mal à travailler - "ce n'est pas un régime dictatorial, mais paternaliste autoritaire",analyse-t-il. Sa préoccupation est avant tout de "protéger ses sources".

Le Monde,banni

Le régime peut aussi tout simplement interdire à un journal de venir sur son territoire. L'Agence de communication extérieure a opposé une fin de non-recevoir au Monde, qui lui en avait fait la demande. La directrice de la rédaction, Sylvie Kauffmann l'a précisé dans le journal du 7 janvier. "Le Monde essaie depuis une semaine d'envoyer en reportage en Tunisie sa journaliste chargée des pays du Maghreb, Isabelle Mandraud, mais les autorités tunisiennes ont jusqu'ici refusé d'accéder à nos demandes de la laisser entrer sur leur territoire." Pourquoi un tel refus? Le Mondeest persona non gratadepuis un précédent, en 2009, lorsque une autre journaliste, Florence Beaugé, avait été expulsée pour avoir écrit des portraits et interviews d'opposants ayant déplu fortement à Ben Ali. Le Monde était-il tenu de demander l'autorisation d'entrer sur le territoire ? "C'est la façon de faire duMonde, qui est légaliste, répond Mandraud. De toute façon, le journal est trop connu : si j'y allais sans demander, je pourrais me faire arrêter à la frontière." Ce qui lui est d'ailleurs arrivé voici quelques mois, dès sa descente d'avion, la dernière fois qu'elle a voulu y aller, sans autorisation. Pour contourner le refus de la Tunisie, Le Mondefait donc travailler, sous pseudonyme, un pigiste qui travaillait déjà sur place pour d'autres titres du groupe.

Libération Tunisie

Autre exemple, Libération, qui ne souhaite pas préciser s'il a obtenu une autorisation. Le journal n'a en tout cas pas tenté d'y envoyer son spécialiste du Maghreb, Christophe Ayad : "Mon nom est trop connu par le régime, je ne pourrais pas travailler sur place", confie-t-il à @si. Le journal a donc envoyé une plume moins connue, José Douglas. "Cela ne veut pas pour autant dire qu'il travaille comme il veut", glisse Ayad, qui refuse de s'étendre davantage sur le sujet.

Comment travaille-t-on, alors, lorsqu’on est à Paris? "Grâce à un très bon réseau", explique Mandraud, constitué notamment lors de précédentes visites. Ses sources ? Des opposants, des syndicats, mais aussi des familles de manifestants. "Certaines familles m'appellent directement, mon nom et mon numéro circulent sur place", assure la journaliste. Même chose pour Ayad, qui a un réseau de contacts très important. Depuis Paris, les journalistes peuvent aussi compter sur les opposants au régime réfugiés en France. C'est le cas de Taoufik Ben Brick, journaliste réfugié en France après six mois d'emprisonnement, de Souhayr Belhassen, la présidente de la Fédération Internationale des droits de l'homme, interviewée ce mardi sur France inter, ou de Moncef Marzouki, interviewé par Libé. Rue89 a, lui, interviewé Rabhi Samir, syndicaliste et militant des droits de l'homme.


"Internet est devenu un titan que rien ne peut arrêter"

Et quid des réseaux sociaux ? "C'est une source parmi d'autres", sans plus, indique Ayad. Pour les journalistes français, certainement. Mais pour les Tunisiens, il en va autrement . En effet, en Tunisie, la télévision et les journaux, quand ils ne soutiennent pas officiellement le régime de Ben Ali (comme Le Temps), sont soumis à la censure. Il est donc illusoire d'y trouver de réelles critiques du pouvoir, ou des informations sur les manifestations. Au point que le Syndicat national des journalistes tunisiens a appelé ses confrères à "une journée de grève générale dans le secteur de l’information"pour ce mardi. Le syndicat entend ainsi protester contre les tirs à balles réelles des policiers en direction des manifestants, mais aussi contre "l’utilisation de l’information nationale publique et privée en tant qu’instrument de propagande, de désinformation et de dénaturation des faits, et en tant que moyen légitimant la répression et les tueries que subit notre peuple".

On ne peut être plus clair. Et, de fait, en Tunisie, la contestation s'est largement réfugiée sur le net. Malgré la politique de contrôle sévère du régime, qui surveille de près le web. "Même s'il est sous haute surveillance, même s'il est entouré de barbelés, Internet est devenu un titan que rien ne peut arrêter", assure ainsi au NouvelObs.com Taoufik Ben Brik.

blog A Tunisian girl

Il existe bien sûr des sites journalistiques qui se font les porte-voix des opposants, et interdits d'accès depuis la Tunisie. Meilleur exemple : le site Kalima, magazine indépendant fondé en 2000, et censuré depuis dans son pays. Mais ces représentants traditionnels de la contestation ne sont plus seuls sur la toile. Ils sont rejoints depuis peu par des internautes et des blogueurs, comme le soulignent par exemple Libérationou le site du Nouvel Observateur. Tous les journalistes français qui se penchent sur ces activistes citent "A Tunisian girl", le blog de Lina Ben Mhenni, la jeune femme rencontrée à Tunis par Nasser Madji, de France Inter. Depuis une quinzaine de jours, elle relaye les manifestations, et tente d'énumérer les exactions policières. "Elle a mis en ligne les photos de cinq «martyrs»vraisemblablement tués à Regueb, une ville située à une trentaine de kilomètres de Sidi Bouzid, où ont démarré les manifestations contre le chômage à la mi-décembre', détaille Libé. Elle a également répercuté les arrestations des blogueurs et activistes Slim Amamou, Aziz Amami, Hamadi Kaloutcha, ainsi que du leader étudiant Wissem Sghaier. La blogueuse s’est rendue à Regueb dimanche, et a tenté d’y retourner hier. Via son compte Twitter, "elle témoignait de tirs entendus, de fumée noire au-dessus de la ville, en attendant d’être autorisée à y entrer à nouveau", raconte le quotidien. Ce mardi, elle décrit ce qu'elle voit dans la ville de Kasserine, notamment le pillage en cours, qui lui "déchire le cœur".

Logo Nawal.org

Ces témoignages sont certes utilisés par les journalistes français, mais ils sont aussi, et sans doute surtout, destinés à la population tunisienne qui cherche à s'informer. Même chose pour les photos et les vidéos réunies sur le site indépendant Nawaat.org, qui a dédié une page spéciale à l'actualité. Fondé en 2004, Nawaat dispose aussi d'un compte Twitter. "Nous avons en moyenne 80 000 visiteurs uniques par jour, c’est huit fois plus que d’habitude. C’est un mouvement d’ampleur qui touche tout le monde",témoigne à Libération Malek Khadhraoui, un des trois administrateurs du site. Le site peut reprendre des reportages de télés françaises, comme ceux de TF1 ou un sujet de LCI revenant sur les déclarations du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, qui a assuré dimanche que la Tunisie n'est pas "une dictature univoque".

 

Facebook, rare espace de liberté

Mais pas besoin de se diriger vers des sites spécialisés pour s'informer ou crier sa colère. Facebook est devenu un autre foyer de rassemblement des mécontents. Lina Ben Mhenni a ouvert une page Facebook, mais elle est loin d'être seule. Selon le site CheckFacebook, la Tunisie compte près de deux millions d'inscrits, pour une population de 10 millions d'habitants. LeMonde.fr explique que le réseau social est "perçu comme l'un des rares espaces de liberté d'expression dans un pays qui censure très largement Internet, avec un système de filtrage qui bloque par intermittence les sites d'information et les sites de partage de vidéos comme Youtube ou Dailymotion".

Evidemment, une population s'emparant de Twitter et de Facebook pour décrire la réalité des affrontements dans le pays rappelle la situation de l'Iran après les élections de juin 2009, où Twitter avait servi aux manifestants à se coordonner et à faire passer des messages vers l'extérieur (nous le racontions en détail ici). En Iran, les opposants avaient utilisé Twitter car il était quasiment impossible pour le pouvoir de bloquer l'accès à tous les canaux différents permettant d'envoyer des messages sur ce site de micro-blogging, alors que Facebook était beaucoup plus facilement contrôlable. Mais si les Tunisiens utilisent Facebook, cela veut-il donc dire que le régime de Ben Ali a renoncé à surveiller ce réseau ? Pas vraiment., mais la censure est un peu plus fine. Au lieu de bloquer l'accès à tout le site, comme il avait tenté de le faire en 2008 avant de reculer devant les fortes protestations, le pouvoir a opté pour une stratégie plus sélective, comme le détaille le site du Monde: "D'après le site Assabilonline, plus de 100 pages personnelles et des groupes critiques envers le pouvoir, ou relatant les manifestations, ont été désactivées soudainement, dont la page Facebook du site Débat Tunisie. Le groupe Facebook en langue arabe"M. Le Président, les Tunisiens s'immolent par le feu", comptait plus de 12 000 membres avant d'être désactivé."

Le pays, qui fait partie de la liste des "ennemis d'Internet" établie par Reporters sans frontières, a utilisé une technique originale pour fermer ces pages gênantes. C'est ce qu'a révélé le site anglo-saxon Tech Herald, relayé par LeMonde.fr. Le pouvoir n'interdit pas l'accès à Facebook, mais désactive l'accès via le protocole "https", beaucoup plus sécurisé que le classique http. L'agence tunisienne d'Internet, le principal fournisseur d'accès du pays, contrôlé par le régime, peut ensuite injecter discrètement quelques lignes de code supplémentaire sur la page d'accès à facebook, qui servent à enregistrer les noms d'accès et les mots de passe qu'utilisent les internautes pour se connecter. Ce qui permet ensuite de modifier les mots de passe pour prendre le contrôle des pages Facebook, voire les fermer carrément. Selon nawaat.org, cité par Libé, "600 policiers environ seraient chargés des basses œuvres sécuritaires sur le Web".


"Anonymous a entendu le cri de liberté du peuple tunisien"

Ces entraves n'ont pas échappé, un peu partout dans le monde, à des internautes militants, regroupés (de façon floue et très informelle) sous le terme Anonymous. Nous racontions le mois dernier comment ce collectif très souple avait décidé de défendre Wikileaks.

Anonymous - Tunisie

Certains de ces anonymes ont cette fois décidé de s'attaquer au gouvernement tunisien, si l'on en croit une lettre ouverte qu'ils lui ont adressée début janvier : "«Vous avez unilatéralement déclaré la guerre à la liberté d'expression, à la démocratie et à votre propre peuple. Anonymous a entendu le cri de liberté du peuple tunisien. Anonymous est disposé à aider le peuple tunisien dans cette lutte contre l'oppression.» Le groupe s'est ainsi livré à de nombreuses attaques informatiques -dites de DDoS- contre différents sites gouvernementaux, mettant hors ligne plusieurs sites web dont celui du Premier ministre", relève le NouvelObs.com.

Un soutien inattendu, apparemment expliqué par l'action du Parti pirate tunisien, qui regroupe des hackers, et dont un des membres a été interrogé par leMonde.fr : " Nous avions pris contact avec Anonymous, et notre cause leur a plu. Beaucoup de Tunisiens ont rejoint les attaques."

Sur le net tunisien, les digues de la censure sont peut-être en train de s'affaisser doucement. Les opposants de tous les pays voisins, l'Algérie par exemple, n'ont apparemment pas cette chance. Selon le site géré par Alain Bertho, professeur d'anthropologie à Paris 8, qui répertorie de nombreux articles sur les émeutes au Maghreb, Facebook et Twitter ont été discrètement bloqués en Algérie. Sans que cette censure ne fasse, pour l'instant, trop de vagues.

(par Laure Daussy et Dan Israel)

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