Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 02:47

Le CNS veut organiser les livraisons d’armes aux rebelles


Des membres de l’ASL vérifient leurs munitions, hier à Bayada, dans le district de Homs. Photo Reuters

Des membres de l’ASL vérifient leurs munitions, hier à Bayada, dans le district de Homs. Photo Reuters


 

Le Conseil national syrien (CNS) a pris acte de la militarisation croissante de la rébellion contre le régime de Bachar el-Assad en créant un « bureau militaire » pour organiser des approvisionnements en armes.
« Nous savons que des pays ont émis le désir d’armer les révolutionnaires. Le CNS, via le bureau militaire, a voulu organiser ce flux pour éviter des livraisons directes d’armes venant de pays particuliers », a précisé le président du CNS, Burhan Ghalioun. « Il est hors de question que les armes passent en Syrie dans le désordre », a ajouté M. Ghalioun alors que certaines sont déjà acheminées en contrebande d’Irak, selon les autorités irakiennes. L’opposant a cependant indiqué qu’il n’avait pas encore reçu de « propositions précises ».
« Ce bureau militaire sera localisé au plus près du champ d’action, probablement en Turquie », a-t-il expliqué. Des officiers rebelles, notamment le colonel Riad el-Assaad, chef de l’Armée syrienne libre (ASL), se trouvent depuis plusieurs mois en Turquie, près de la frontière. « On va déterminer nos demandes, nos besoins en armes, et on verra dans quel pays les chercher », a assuré M. Ghalioun.

Rejetant l’idée que la « révolution » avait vécu et qu’une guerre civile était en cours, Burhan Ghalioun a insisté sur le caractère défensif des armes. « Il s’agit de défendre les civils et pas de lancer la guerre », a-t-il martelé.

 
Doha et Koweït
 
Depuis le blocage de Moscou et Pékin au Conseil de sécurité de l’ONU et l’intensification du pilonnage de Homs, épicentre de la contestation, les appels à venir en aide aux rebelles syriens se multiplient.
Le CNS a longtemps été opposé à l’idée de livraisons d’armes ainsi qu’à toute intervention militaire étrangère. Mais ces dernières semaines, devant la paralysie de la communauté internationale, il a appelé hommes d’affaires syriens et arabes à financer les opérations rebelles, puis a commencé à évoquer la possibilité de livraisons d’armes.
 
Des pays, comme le Qatar, ont déjà indiqué qu’ils y étaient prêts. Le Parlement koweïtien a adopté hier une résolution appelant à armer l’opposition syrienne. Cette idée est officiellement exclue par les pays occidentaux qui craignent l’arrivée de jihadistes aux côtés des rebelles.
 
Signalons que pour mettre en place son « bureau militaire », le CNS sait qu’il doit rassembler l’ensemble des rebelles, insoumis prêts au combat et civils en armes qui combattent pour l’instant sans commandement central. Notons que l’ASL est plus un label adopté par les insoumis sans réelle coordination. Et le général Moustapha al-Cheikh, l’officier insoumis le plus haut gradé, a créé en février une structure concurrente, le « Conseil militaire révolutionnaire supérieur pour la libération de la Syrie ». Selon Burhan Ghalioun, le « bureau militaire » du CNS, composé de civils et de militaires à la manière d’un « ministère de la Défense », coiffera les principales composantes de la lutte armée, l’ASL et le Conseil du général al-Cheikh.
 
Joint récemment depuis le camp d’Apaydin dans le sud de la Turquie, ce dernier estimait qu’il suffirait « de frappes à Damas contre la famille au pouvoir pour faire chuter le régime. Ce que nous voulons, c’est une intervention internationale du type Kosovo, même sans résolution du Conseil de sécurité de l’ONU », disait-il.
source lorientlejour
______________________________________________________

Les forces syriennes accusées d'avoir procédé à des exécutions sommaires à Bab Amr


Des militants syriens ont accusé vendredi les troupes de Bachar el-Assad d'avoir procédé à des exécutions sommaires et brûlé des maisons à Bab Amr, au lendemain de la reprise du contrôle de ce quartier insurgé de Homs par les forces gouvernementales. Un convoi d'aide humanitaire transportant des vivres et d'autres matériels de première urgence devait se rendre dans ce quartier martyre, mais les autorités lui en ont finalement refusé l'accès.


Parallèlement, les journalistes français Edith Bouvier et William Daniels, exfiltrés jeudi de Bab Amr, sont arrivés en France en fin d'après-midi. La correspondante du "Figaro", blessée le 22 février à Homs lors d'un bombardement, est sortie de l'avion sur une civière, alors que le photographe William Daniels semblait en forme.

Le président français Nicolas Sarkozy, venu les accueillir à l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines), a affirmé sur le tarmac que "les autorités syriennes auront à rendre des comptes devant les juridictions pénales internationales de leurs crimes".

"Les crimes qu'ils ont commis ne resteront pas impunis", a-t-il déclaré, avant de remercier les autorités libanaises, et de "saluer le courage de tous les démocrates syriens qui ont accompagné Edith Bouvier et William Daniels jusqu'à la frontière libanaise". Il a salué également "la disponibilité des autorités russes qui étaient prêtes à nous aider lorsque (...) nous avons fait appel à elles".

Peu après son arrivée, William Daniels a déclaré que les habitants de Baba Amr les avaient "traités comme des rois". "Ils ont tout fait pour que Edith soit soignée bien. On était dans une des maisons les plus protégées. Les gens sont des héros qui sont massacrés. Le monde entier le sait et voilà, il ne se passe rien. C'est un désastre", a-t-il affirmé devant la presse.

"Je pense que c'est pas loin de 300 obus qui sont tombés des fois sur Baba Amr en une journée, et dont plusieurs dizaines qui nous cherchaient nous, je crois qu'il n'y a pas de doute la dessus", a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, à Bruxelles, au cours d'une conférence de presse lors du Conseil européen, Nicolas Sarkozy avait annoncé la fermeture de l'ambassade de France en Syrie, et s'était dit prêt à augmenter d'"un cran supplémentaire" le soutien à l'opposition syrienne, mais pas à le faire sans mandat de l'ONU préalable.

Londres avait pour sa part annoncé la veille la fermeture de sa propre ambassade à Damas, ainsi que la Suisse. Les Etats-Unis avaient quant à eux fermé leur représentation début février et évacué leurs derniers personnels sur place.

Jeudi, Edith Bouvier et William Daniels ont été évacués vers le Liban voisin, où la jeune femme a été hospitalisée à l'Hôtel-Dieu de France de Beyrouth dans la nuit, avant de partir vendredi pour la France avec son collègue à bord d'un avion médicalisé.

De son côté, le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire pour "meurtre" après la mort en Syrie du photographe français Rémi Ochlik et pour "tentative de meurtre" à l'encontre d'Edith Bouvier. L'un des objectifs de cette enquête est de recueillir des informations afin d'identifier le corps de Rémi Ochlik et d'organiser le rapatriement de sa dépouille en France.

Dans la soirée, Bijan Farnoudi, porte-parole de la Croix-Rouge a annoncé que les corps de Rémi Ochlik, 28 ans, et de l'Américaine Marie Colvin, tués lors du bombardement du 22 février, leur avaient été confiés et qu'ils étaient transportés à Damas.

Par ailleurs, Bassel Fouad, un militant syrien ayant fui Bab Amr il y a deux jours pour le Liban, a affirmé qu'un de ses camarades, sur place, lui avait dit que des soldats syriens et des membres des "chabbiha", la milice pro-gouvernementale, râtissaient le quartier, maison par maison. "La situation est pire que terrible à Bab Amr", a déclaré Bassel Fouad. "Les chabbiha entrent dans les maisons et les incendient."

Selon sa source, les miliciens ont aligné dix hommes vendredi matin et les ont abattus devant une coopérative gouvernementale. D'après lui, les forces du régime enfermaient dans ce bâtiment de trois étages toute personne de plus de 14 ans. "Ils ont commencé au début d'une rue, ils sont entrés dans les maisons et les ont fouillées une à une", a-t-il dit. "Puis, ils ont recommencé l'opération dans une autre rue."

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres, a pour sa part dit avoir reçu des informations selon lesquelles dix personnes ont été tuées devant une coopérative. Les Comités locaux de coordination ont eux affirmé que 14 personnes avaient été tuées.

A Genève, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les Droits de l'homme faisait pour sa part état d'informations non confirmées au sujet de "l'exécution sommaire dans des conditions particulièrement monstrueuses" d'au moins 17 personnes.

Après avoir obtenu la veille le feu vert du régime, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a envoyé vendredi des camions d'aide humanitaire de Damas à Homs, malgré la circulation rendue difficile par la neige. Mais les autorités syriennes ont finalement empêché le convoi, ainsi que le Croissant-rouge syrien, d'entrer dans le quartier de Bab Amr. Jakob Kellenberger, président du CICR, a qualifié cette décision d'"inacceptable", assurant que son équipe resterait à Homs dans l'espoir d'accéder au quartier martyre "dans un avenir très proche".

A New York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé au gouvernement syrien de permettre immédiatement aux travailleurs humanitaires, "sans conditions préalables", d'avoir accès aux personnes qui ont désespérément besoin d'aide. Il a qualifié les images des violences en Syrie d'"atroces" et d'"intolérables".

Enfin, à Jérusalem, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé que son pays était prêt à soigner les Syriens blessés dans le soulèvement contre Bachar el-Assad. Son porte-parole, Tzachi Moshe, a précisé qu'Israël fournirait de l'aide par l'intermédiaire des Nations unies et d'autres organisations internationales. 

source tempsreel.nouvelobs

 

_________________________________________

 

Syrie :  un accès humanitaire est urgent

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé, hier, aux autorités syriennes «d'autoriser un accès libre, total et immédiat du personnel humanitaire à toutes les populations qui ont besoin de secours».

Dans cette déclaration, les 15 membres du Conseil de sécurité «déplorent la situation humanitaire en rapide aggravation» en Syrie, notamment «dans les régions affectées par les combats et les violences comme Homs, Hama, Deraa et Idlib». Les membres du Conseil «expriment leur profonde déception» à la suite de la décision de Damas «de ne pas autoriser en temps utile» la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valérie Amos, à se rendre en Syrie pour évaluer la situation humanitaire sur place. Ils «demandent aux autorités syriennes de (lui) accorder un accès immédiat et sans entrave».

Le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré hier qu'il était prêt à «discuter de la date» d'une visite en Syrie de Valérie Amos, affirmant que la date proposée auparavant ne convenait pas au régime syrien. Le Conseil demande aussi «à toutes les parties prenantes en Syrie de coopérer pleinement avec les Nations unies et avec les organisations humanitaires pertinentes pour faciliter la fourniture d'aide humanitaire et permettre l'évacuation des blessés des zones affectées» par les violences. Sans doute pour convaincre Russes et Chinois, la déclaration du Conseil de sécurité fait référence à la nécessité pour «toutes les parties prenantes», pouvoir et opposition, de faire preuve de bonne volonté pour évacuer les blessés.

Pourtant, la Russie et la Chine se sont jointes à cette déclaration de nature purement humanitaire. Après avoir lu à la presse cette déclaration, l'ambassadeur britannique, Mark Lyall Grant, dont le pays assume la présidence tournante du Conseil au mois de mars, a souligné qu'il s'agissait d'un texte «approuvé unanimement» et «centré uniquement sur l'accès humanitaire». Il intervient alors que l'armée syrienne a pris, hier, le contrôle du quartier-symbole de Baba Amr, bastion de la rébellion à Homs, après deux jours de combats et des semaines de bombardements.   

source elwatan

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories