Samedi 11 février 6 11 /02 /Fév 06:05

Les guerres de l’an 12 (1)

Nobles causes


Il y a comme un malaise, sur « ces guerres qu’on dit humanitaires ». Ces « guerres justes » qui sont bien souvent « juste des guerres » — sujet d’un récent numéro de Manière de voir —, même si de grandes ou moins grandes figures intellectuelles les défendent au nom d’un providentiel « usage moral de la violence » : de bien « nobles causes », chantent-t-ils, tout en faisant l’impasse sur les critères ou grilles de valeurs leur permettant de les célébrer. Alors que le droit ou devoir d’ingérence, présenté comme impérieux, est souvent une resucée de la loi du plus fort, du plus offrant ou du plus intéressé. Que la « responsabilité de protéger les populations » ne connaît plus trop de limites. Et qu’un bizarre mélange des genres, entre militaire et humanitaire, nations et coalition, public et privé, a tendance à devenir la règle…

 

Les caractéristiques des engagements militaro-« humanitaires » en Côte d’Ivoire, Libye, ou Afghanistan ont été souvent décrites, sur ce blog et ailleurs :

— des résolutions glissantes : on part du minimum (une zone d’exclusion aérienne, pour la Libye ; une condamnation de la violence, pour la Syrie, plus récemment), en comptant bien — de proche en proche — élargir le champ de la « mission » ; 
— des mandats arrachés au Conseil de sécurité des Nations unies (qui ne peut refuser grand-chose à ses puissances fondatrices), et souvent réinterprétés (au grand dam, dans le cas de la Libye, de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de l’Union européenne, et même de la Russie, qui se sont senties flouées) ; 
— un sentiment du « deux poids-deux mesures » (on traite certains cas, d’autres non), qui suscite l’amertume dans le monde arabe et africain (où l’on enrage de constater que, par exemple, la Cour pénale internationale ou les tribunaux spéciaux — Rwanda, Sierra Leone — ciblent surtout des dirigeants africains) ; 
— l’invocation, pour se justifier, du soutien d’une « communauté internationale » largement virtuelle, en tout cas déséquilibrée, la réforme sur l’élargissement du Conseil de sécurité n’ayant jamais abouti.

 

Guerre sana risque

Tout cela est sous-tendu par une sorte de « superbe occidentale » :

— unilatéralisme, difficulté à « penser l’autre », guerre menée « au nom du droit » ou de « l’Etat de droit » (avec même, la présence aux côtés des armées en campagne, de conseillers juridiques militaires) ; 
— distance avec l’ennemi : négation du « dommage collatéral » ; recherche du « zéro mort » (en tout cas, du côté des assaillants, justiciers, etc.) ; frappes lointaines, depuis les airs ou les mers, voire de manière quasi-clandestine (drones), sans troupes au sol ou — quand elles y sont, comme en Afghanistan — en les barricadant.

On y ajoutera cette tendance à l’ingérence tous azimuts dont se gargarise une OTAN se rêvant « sans frontières » (elle qui s’apprête pourtant à mettre fin piteusement à son opération « d’assistance à la sécurité » du régime Karzaï en Afghanistan) ; et dont témoigne la « furia française », avec un président qui aura réussi à se montrer plus vindicatif que les Américains (version Bush) sur des dossiers aussi explosifs que l’Iran, la Syrie, la Libye, Israël…

 

Fabrication de l’ennemi

Et cette autre tendance à se lancer dans des guerres dites « préventives » (où l’on s’érige par avance en juge ou justicier) ou des croisades sociétales (pour la défense des droits des femmes, pour « remodeler le Moyen-Orient ») ce qui revient à s’engager dans une périlleuse « guerre de civilisation » — quitte, en cas de besoin, à fabriquer l’ennemi ou à le démoniser, selon le mode décrit par Pierre Conesa : 
— raconter une belle histoire (avec un scénario simple, opposant les bons aux méchants) ; 
— embarquer les médias dans l’aventure (sans images, pas de crise !) ; 
— identifier si possible la « révolution » grâce à une figure populaire, des héros, des symboles (une couleur, un son, des vêtements, par exemple) ; 
— désigner l’ennemi en inventant une menace, en élaborant un discours stratégique, en impliquant les think tanks, instituts, observatoires, services de renseignement ; 
— faire orchestrer la légitimation de la guerre par des intellectuels ayant accès aux médias dominants, capables de légender cette guerre « juste » et « rédemptrice », voire de présenter des défaites comme des victoires, etc. ; 
— mettre en scène les ONG humanitaires (en sauveurs valeureux, ou en malheureuses cibles).

 

Chauffés à blanc

Le tout sans véritablement se préoccuper des suites ou effets secondaires de ces engagements, rarement à la hauteur des ambitions. Ainsi, en Libye, la guerre des « démocrates » ou « révolutionnaires » aura surtout été menée au nom « d’Allah Akbar ! » ; elle se sera accompagnée d’une « chasse aux Noirs » appuyée sur des considérations racistes ; elle aura contribué à répandre le désordre dans tout le Sahel ; et débouché ces derniers mois sur des affrontements de factions ou de tribus, et desatteintes majeures aux droits de l’homme dans la Libye nouvelle.

N’y avait-il pas, dans ce dernier cas, un calcul « coût-efficacité » à effectuer avant de lancer les machines de guerre ? Quand saura-t-on combien il y a eu au juste de victimes, des deux côtés ? Quand nous prouvera-t-on que « nettoyer » cette dictature finissante était plus important et fécond que la laisser se décomposer d’elle-même, au fil d’une guerre civile qui commençait à se dessiner ?

On insistera aussi sur le rôle central des grands médias, notamment occidentaux, qui multiplient — à chacune de ces crises — les séquences compassionnelles, chauffent à blanc les publics, n’hésitant pas à choisir un camp, attribuant le « beau rôle » à leurs champions — quitte à oublier de rendre compte de la situation « de l’autre côté » (comme en Libye, ou plus récemment en Syrie). La difficulté de « couvrir » l’autre camp, à Tripoli par exemple, en raison de l’hostilité des autorités, ou de la persistance de dangers, ne justifie pas que ce terrain soit déserté, au point de délivrer une information unilatérale, comme ca a été le cas entre mars et septembre 2011 en Libye. Et quitte, aussi, à abandonner franchement le sujet, une fois le Diable liquidé, ou la déception venue : les effets à long terme n’intéressent plus les caméras.


Objectif déminage

Ces considérations, bien sûr, n’empêchent pas qu’il faut « faire quelque chose » face à des situations humainement insupportables, politiquement condamnables, stratégiquement dangereuses, etc. Mais sont à prendre comme une invitation à la prudence, à ne pas banaliser le concept des « guerres justes », à réfléchir à l’avance sur la légitimité des actions entreprises, à s’interroger sur ce recours — faute d’instance opérationnelle à l’ONU — à des alliances marquées politiquement et militairement (comme l’OTAN), à mieux mettre en valeur les outils du droit. Le soutien (et non la guerre) humanitaire, les arbitrages, médiations, négociations, tribunaux internationaux, conférences nationales, commissions vérité et réconciliation sont autant d’instruments de déminage des conflits.

L’idée étant simplement d’obtenir, comme l’écrivait Pierre Micheletti « que la guerre ne fasse pas l’objet d’une “réhabilitation morale”, involontairement aidée par un mouvement humanitaire instrumentalisé ».

par Philippe Leymarie

source mondediplo

 

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"Guerre juste" en Libye : sous l’aile de la Camarde

 

Après huit mois de guerre et de « protection des civils », quel est le bilan humain de l’opération libyenne ? Heu… Il semblerait que ce soit le cadet des soucis de la « communauté internationale ». Mouammar Kadhafi enterré, c’est terminé, tout baigne !

Il y a ces avions de chasse libyens, ces « Sukhoï » [1] que Bernard-Henri Lévy (BHL) prétend avoir vus à la télévision le 23 février 2011, « descendant en piqué sur la foule des manifestants désarmés et qu’ils mitraillent » [2]. Il y a aussi le nombre de victimes avancé par la Ligue libyenne des droits de l’homme, le 2 mars dernier, lors d’une conférence de presse à Paris : six mille morts, dont trois mille à Tripoli et deux mille à Benghazi. Et puis, on se souvient de ces fameuses colonnes de chars kadhafistes en route pour mater Benghazi la rebelle. Tout cela promettait de bien beaux massacres…

par NardoMais le 17 mars 2011, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies a mis le holà. Dans sa résolution 1973, il a autorisé la création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye et la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires, sauf le déploiement d’une force d’occupation étrangère – juré, pfft ! –, en vue de protéger les populations civiles. Il fallait éviter un bain de sang. Et qu’a-t-on obtenu ? N’est-il pas l’heure, après le décès peu ragoûtant de Mouammar Kadhafi le 20 octobre dernier et la libération de la Libye décrétée par le Conseil national de transition (CNT) trois jours plus tard, d’établir un premier bilan humain ? Combien cela coûte de vies, la noble mission de « protéger des civils » ? Les chiffres avancés avant l’intervention militaire de la « communauté internationale » ont déjà été commentés et critiqués. En juin dernier, après trois mois passé en Libye, Donatella Rovera, membre d’Amnesty International, assurait que « le nombre de morts a été grandement exagéré. […] On parlait de deux mille morts à Benghazi. Or la répression a fait dans cette ville de cent à cent dix morts. » Ce qui était déjà énorme, mais peut-être point suffisamment émouvant…

Quant au bilan global, après huit mois de guerre, le CNT estimerait à plus de trente mille le nombre de victimes. Un beau massacre, pour éviter une boucherie… Mais l’information est à prendre avec prudence, étant donné la situation chaotique du pays. Car il faut bien admettre qu’il n’est guère aisé de dégoter des données fiables. Contacté par CQFD fin novembre, le responsable de la commission Libye d’Amnesty International France, Alain Mot, concède : « Nous sommes assez embarrassés pour vous répondre, nous n’avons rien de tangible. »

Peut-être que, en s’intéressant à une ville en particulier, on obtiendrait plus de résultats ? Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi, a été le lieu de très violents affrontements en septembre et octobre derniers entre rebelles, aviation de l’Otan et forces pro-Kadhafi. Sur cent mille habitants, 90 % auraient pu fuir avant les combats. Mais qu’en est-il des dix mille restants ? « Nous savons par ouï-dire certaines choses, notamment que les civils de Syrte auraient eu à subir des exactions de la part des forces du CNT, poursuit le responsable d’Amnesty. Mais nous ne pouvons pas vous répondre de façon sûre. Je pense que nous en saurons peut-être un peu plus long un jour. »

Par ouï-dire ? Il y a effectivement cette dépêche de l’AFP, datée du 30 octobre, et titrée « Libye : chaque jour, Mohammed ramasse les cadavres dans les ruines de Syrte ». On peut y lire que « le parfum lourd et douceâtre de la putréfaction plane avec insistance sur la cité totalement dévastée par des semaines de bombardements et de combats de rue. Pas un jour sans la découverte de dizaines de morts enterrés à la hâte dans un jardin, pris dans les décombres de bâtiments effondrés ou pourrissant en plein air. Des civils et des combattants, tués lors d’affrontements ou de bombardements ou encore exécutés par l’un ou l’autre camp. » Fichtre ! Si BHL avait su, il serait intervenu prestement à la tête de nouvelles brigades internationales.

Marc Bastian, le journaliste de l’AFP auteur de cet article, revient pour CQFD sur son séjour à Syrte : « Quand j’y étais, c’était une ville ravagée, détruite, dans un état hallucinant, il n’y avait plus un bâtiment intact. Avec l’association Human rights watch, pendant plusieurs jours, nous avons compté les cadavres. Ceux que l’on trouvait facilement, car il existe sûrement des fosses communes cachées qui apparaîtront plus tard. Tous les jours, on en trouvait des tas. Dans les deux sens du terme : beaucoup, et empilés… »

Il se souvient de ces cinquante-trois corps – apparemment des partisans de Kadhafi – retrouvés dans un hôtel abandonné de la ville. « Certaines victimes avaient les mains ligotées derrière le dos quand elles ont été abattues », a précisé par ailleurs le directeur de la division Urgences à Human rights watch. « Les cadavres que j’ai vus étaient souvent tués par balles, précise Marc Bastian. Cependant, un jour, près d’un immeuble effondré, une ONG libyenne m’a affirmé que c’était le résultat d’un bombardement de l’Otan, et qu’il y avait une cinquantaine de cadavres en-dessous. À l’odeur, il est sûr qu’il y avait bien plus d’un ou deux morts. Et autour, il y avait trois ou quatre impacts de bombes de l’Otan, des cratères de dix mètres de diamètre. Mais est-ce que l’immeuble lui-même a été frappé par l’Otan, je ne peux le garantir, je n’ai pu enquêter davantage. Ce qui est sûr, c’est que la ville a été sévèrement bombardée, et les rebelles y ont volé, pillé, exécuté. »

Après nous avoir enfumé avec des chiffres bidons pour justifier leur intervention, les libérateurs de la Libye sont maintenant avares de détails sur les dommages collatéraux de la guerre « juste » et les méthodes expéditives de leurs alliés libyens. Comme dit le gars d’Amnesty : « Nous en saurons peut-être un peu plus long un jour. »

Notes

[1] Le Bernard-Henri a une vue de lynx pour reconnaître un Sukhoï, avion de chasse de fabrication russe, d’un Mirage construit dans les usines françaises. L’armée de Mouammar Kadhafi possédait les deux types de zincs.

[2] Bernard-Henri Lévy, La Guerre sans l’aimer, Grasset, 2011.

paru dans CQFD N°95, PAR FRANÇOIS MALIET, ILLUSTRÉ PAR NARDO.   source cqfd

 

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Saadi Kadhafi promet de retourner en Libye 

Saadi Kadhafi... (Photo: AFP)

Saadi Kadhafi, l'un des fils de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a promis de retourner en Libye où, selon lui, une grande majorité de la population n'est pas satisfaite de la situation actuelle, dans une interview diffusée vendredi par la chaîne Al-Arabya.

 «Je retournerai en Libye à n'importe quel moment», a déclaré Saadi Kadhafi interrogé par téléphone depuis le Niger où il s'est réfugié après la chute de Tripoli qui a mis fin aux 42 ans de dictature de son père.

«70% des Libyens ne sont pas satisfaits de la situation actuelle», a-t-il affirmé, ajoutant que «le peuple libyen est gouverné pas de gangs».

Selon lui, «il y a une rébellion qui s'étend jour après jour, et il y aura une rébellion dans tout le pays».

 

Interrogé sur le Conseil National de Transition (CNT), qui a pris les rênes du pays après la chute du régime, Saadi Kadhafi a estimé qu'«il arrivera un jour où le peuple Libyen sera capable d'exterminer ces gangs».

A mon retour en Libye, «je m'efforcerai à assurer qu'il n'y ait pas d'opérations de représailles ou de vengeance», a-t-il promis.

Saadi Kadhafi, 38 ans, s'est réfugié au Niger en août dernier. Ce pays, qui lui a accordé l'asile, refuse de l'extrader malgré les demandes répétées des nouvelles autorités libyennes. Celles-ci l'accusent de «s'être emparé de biens par la force et l'intimidation quand il dirigeait la Fédération libyenne de football», selon Interpol qui avait émis une «notice rouge» pour demander à ses 188 pays membres son arrestation.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait annoncé le 11 novembre que son pays avait accordé l'asile pour des «raisons humanitaires» à Saadi Kadhafi

source cyberpresse

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سعدي القذافي يهدد "بإشعال انتفاضة"

سعدي القذافي

هدد سعدي القذافي نجل الزعيم الليبي السابق معمر القذافي من مكان لجوئه في النيجر بإشعال انتفاضة في ليبيا

وقال في مقابلة تلفزيونية إن لديه أنصارا في ليبيا في داخل المجلس الوطني الانتقالي.

وقال مراسل بي بي سي في طرابلس إن السلطات الليبية قلقة من قيام أنصار القذافي بأعمال مضادة للنظام الجديد، إلا أن احتمال اندلاع انتفاضة كبيرة بقيادة سعدي القذافي بعيد.

وقال القذافي في مكالمة تلفونية مع محطة "العربية" التلفزيونية إنه قد يعود إلى ليبيا في أي لحظة.

وأوضح أن الانتفاضة التي خطط لإشعالها لن تقتصر على مكان واحد بل "ستغطي جميع أنحاء الجماهيرية"، وقال ان الانتفاضة بدأت فعلا وأنها تكبر كل يوم وهو يتابع أخبارها.

وقال انه على اتصال منتظم مع الميليشيات ومسؤولين في المجلس الوطني والجيش وأعضاء عائلة القذافي.

وكان سعدي القذافي قد فر الى النيجر بعد أن استولت قوات المجلس الوطني الانتقالي على العاصمة طرابلس.

وكانت السلطات المكسيكية قد قالت انها أحبطت محاولة لمنظمة إجرامية لمحاولة تهريب سعدي القذافي إلى ليبيا.

source bbc

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Libye : Kadhafi _ Clan_ nomenklatura _Mort
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