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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:16

Roumanie

Ces “indignés” qui défient les politiques

 

Bucarest, le 16 janvier. Lors de la manifestation des "indignés", place de l'Université.

Bucarest, le 16 janvier. Lors de la manifestation des "indignés", place de l'Université.

 

Depuis près d’une semaine, des milliers de personnes de tous horizons manifestent partout dans le pays contre les mesures d’austérité et la corruption qui gangrène la politique. Il serait temps, estime un sociologue roumain, que le gouvernement prenne leurs griefs au sérieux.

par Mircea Kivu

Il s'agit peut-être de la démonstration la moins homogène qu'il m'ait été donné de voir en Roumanie. Tant en raison de la variété des participants (retraités, étudiants, révolutionnaires, intellectuels, chômeurs, supporters de football, chanteurs, etc.), que par leurs revendications et leurs griefs : salaires, retraites, taxe sur les voitures achetées à l'étranger, démantèlement des partis, exploitation de l'or de Roşia Montană, démission du président Traian Băsescu, l'indépendance par rapport à la finance mondiale [en 2009, la Roumanie a signé un accord avec l'UE, le FMI et la Banque mondiale portant sur un prêt global de 20 milliards d'euros. Le gouvernement s'est engagé en échange à réduire son déficit public]. Mais avec un seul dénominateur commun : l'indignation.

La diversité typologique des manifestants implique de même une diversité des comportements . Contrairement à avril 1990 [lorsqu'une manifestation contre le gouvernement de Ion Iliescu fut stoppée net par l'arrivée des mineurs de Valea Jiului], la place de l'Université, à Bucarest, n'est plus peuplée aujourd'hui majoritairement d’intellectuels, avec leur conscience civique et leur art du dialogue cultivé dans des colloques doctes.

Tout le monde espère que quelque chose va changer

Ces jours-ci, parmi les révoltés, on trouve aussi des marginaux, des bandes de jeunes, mécontents – eux aussi – de ne pas trouver de travail, de la réduction des prestations sociales, de l'augmentation du coût de la vie, du fait que la police protège les usuriers et les proxénètes mais les grille à la moindre bévue. Qu'on le veuille ou non, ils font également partie de la société civile.

Pour eux, la confrontation consiste à avant tout causer le plus de dégâts possible à l'adversaire, lui cracher dans l'œil, lui mettre un poing dans le plexus. Ils ont toujours cassé les vitrines des arrêts de bus, pas nécessairement parce qu'elles appartenaient à "l'Etat", mais tout simplement parce qu'il faisait nuit et que personne ne pouvait les voir.

Bon nombre d'entre eux font également partie des clubs de supporters des équipes de football. Ils se déchaînent parce qu'il ont toujours besoin d’un exutoire pour leur esprit grégaire ; parce qu'il leur est facile de diviser le monde en "les nôtres" et les ennemis ; parce que, de toute manière, ils n'ont pas d'autres distractions.

Mais ce ne sont pas ces raisons qui les ont poussés sur la Place de l'Université : ils sont ici, parce qu’ils peuvent hurler à leur guise leur exaspération, parce qu’enfin, ils trouvent une place parmi ceux qui d'habitude les rejettent, parce qu'ils espèrent, comme nous tous, que quelque chose va changer dans leur vie.

Ces jours-ci, les protestataires ont fraternisé avec les gendarmes, les opposants avec ceux qui soutiennent le pouvoir, les journalistes de la chaîne de télévision Antena 3 avec leurs concurrents de B1. Avec tout le monde, sauf avec les casseurs. Les manifestants qui paraissent devant les caméras ont en effet toujours pris soin de dire qu'ils protestaient pacifiquement. La violence nous répugne tous.

"Laissez-les mariner dans leur propre jus !"

Mais la violence, ce n'est pas seulement d'arracher les pavés des rues et de les jeter à la tête du gendarme. La violence, c'est aussi d'imposer une loi électorale sans arguments valables et sans débat public.

Ou la réduction des salaires de ceux qui travaillent honnêtement. Ou encore la démolition des bâtiments faisant partie du patrimoine roumain. Si nous nous bornons à chercher la violence uniquement du côté des casseurs, alors nous perdrons le sens fondamental de la protestation.

Il semblerait que les casseurs aient été identifiés, arrêtés, isolés. Les protestations se déroulent, enfin, pacifiquement. Les gendarmes contrôlent tous les suspects et arrêtent à tour de bras (113 arrestations lundi 16 janvier). Quant au gouvernement, il exprime sa pleine compréhension envers les griefs des manifestants et affirme reconnaître leur respect du droit démocratique de manifester dans des lieux autorisés.

Mais il ne change en rien à sa conduite. Il attend, de toute évidence, qu’une rafale providentielle de blizzard ou bien de lassitude, chasse les manifestants de la Place. J’ai comme l’impression d’avoir déjà entendu cette solution : "Laissez-les mariner dans leur propre jus !", avait dit Ion Iliescu, lors de manifestations d'avril 1990.

Mais cette stratégie comporte des risques : lorsque les gens comprendront qu'il ne suffit pas de manifester symboliquement leur exaspération, il ne seront peut-être pas encore complètement las. Mais ils se sentiront marginalisés. Et ils deviendront eux aussi des marginaux. Et la gendarmerie devra identifier encore plus de casseurs !

source presseurop

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 Les indignés de Londres doivent lever le camp

 

"Remballez vos tentes. Les indignés de Saint-Paul ont perdu le combat", titre le journal. La Haute Cour de Londres a donné raison à la municipalité en autorisant, le mercredi 18 janvier, l'évacuation du camp de manifestants anticapitalistes qui était installé depuis trois mois devant la cathédrale, au cœur de la City. La municipalité considère que ces tentes sont une "obstruction de la voie publique". Les manifestants ont annoncé vouloir faire appel. Ils avaient monté leur camp dans la foulée du mouvement américain Occupy Wall Street. courrierinternational

 


 

 

 

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Les indignés d’Israël : un bref retour...

 

 

 

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Nîmes (sud de la France) : manifestation d'Indignés devant une agence de Pôle emploi

 

Les Indignés ont collé des affiches évoquant une "boucherie sociale".
Les Indignés ont collé des affiches évoquant une "boucherie sociale". (Nîmes Midi Libre)

Depuis ce matin, 10 heures, une dizaine de membres du collectif nîmois des Indignés protestent devant l’agence du Parnasse de Pôle emploi contre la politique gouvernementale à venir qui demandera, selon eux, plus de flexibilité au travail "une légalisation du chantage à l’emploi et de gagner moins pour continuer à travailler."

La manifestation devrait se dérouler toute la journée et pourrait changer d’agence de Pôle emploi dans l’après-midi. Les Indignés ont collé des affiches évoquant une "boucherie sociale" et distribuent des tracts aux chômeurs qui se rendaient à l’agence et qui ont accueilli plutôt bien la manifestation.

Ce rassemblement symbolique est organisé en marge du sommet social de demain initié par le Président de la république Nicolas Sarkozy.

source midilibre.

 

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France 

 Les indignés d'Aix créent une nouvelle monnaie locale

indignes-aix-1

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Il en existe déjà une trentaine en France: la bogue en Ardèche,la mesure à Romans,la violette à Toulouse... Et après avoir hésité avec le calisson, c'est finalement l'allumette qui a été choisie pour représenter "une monnaie d'échange à valeur sociale".

 

17h30. La Rotonde. Les indignés d'Aix-en-Provence se sont donnés rendez-vous comme chaque mercredi en bas du Cours Mirabeau. Après avoir tendu leur drapeau sur l'une des deux statues puis étendus leurs messages comme on étendrait du linge sur une corde à linge, ils ont partagé une cuisine solidaire"pour se nourrir le corps mais aussi l'esprit". Bref, le décor est planté pour débattre.

 

A  l'ordre du jour: l'allumette. Comme nous l'explique Claude Ramin, médecin et indigné:" ce n' est pas pour mettre le feu, ce n'est pas du tout dans ce sens là, mais plutôt pour nous réchauffer" . En référence à l'ancienne manufacture d'allumettes située à Aix-en- Provence, "cette monnaie ne servirait pas à faire de l'argent mais uniquement à échanger des choses. Elle servirait à ce que  les gens se  la réapproprient aussi tout en recréant du lien entre ceux qui ne se parlent pas. Ce serait un peu plus élargi que le troc mais c'est plutôt complémentaire".  Il poursuit en expliquant qu'il s'agirait "d'une monnaie d'échange à valeur sociale". Par exemple, celle-ci permettrait d'acheter de quoi se nourrir:  "l' allumette serait égale à un euro et si je paye un kilo de carottes, je le paye en allumettes sachant que l'agriculteur lui aussi pourrait acheter ses graines ou son fumier en allumettes". A priori, cela devrait prendre au moins une année aux indignés aixois pour mettre cette monnaie locale en place. En bref, par ce système, "un réseau d'échange via l' AMAP mais aussi d'autres artisans comme des peintres, des pompistes ou des mécaniciens, serait ainsi créé". 

Et lorsqu'on demande leur avis aux passants ou à d'autres indignés, René lui estime "qu'il s' agit d'un palliatif mais si on en arrive là, à revenir au troc, c'est un constat d'échec de notre système. Revenir à ce système là ça serait régresser mais aussi prendre conscience de cette crise qui nous pourrit la vie". Barbara, elle pense que "c'est très bien, vu qu'à Aix ça n'existe pas encore. C'est une monnaie qui permettrait de sortir du système monétaire actuel et rien que pour ça c'est très bien. Cela permettrait de refaire autre chose à côté. Aujourd'hui, l'argent n'est plus au service de l'humain c'est l'humain qui est au service de l'argent et pour moi c'est insupportable". Pour William: "ce que j'apprécie énormément dans cette monnaie locale c'est que ça nécessite pour la faire, de comprendre le système d'un vrai apprentissage de l'économie, ce que l'on ne nous apprend pas à l'école. Cela créerait en quelque sorte une école de l' économie" 

A Schongauer en Bavière, ce type de monnaie locale existe déjà depuis des années: "les échanges y sont très importants". 

L'info sur Aix c'est désormais tous les matins de 7h30 à 9h sur maritima radio fréquence 93.8

source maritima.

 

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