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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 18:48

Lettre ouverte de Belhassen Trabelsi à Noureddine Bhiri


Tunisie : Lettre ouverte de Belhassen Trabelsi à Noureddine BhiriLe beau-frère de l'ex-président Ben Ali, Belhassen Trabelsi, en fuite au Canada, nous a fait parvenir cette «Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la Justice», authentifiée par son avocat Mohamed Hedi Lakhoua, joint par téléphone.

 

Monsieur le Ministre,

Depuis votre accession au poste de ministre de la Justice et à chaque fois que vous avez eu à faire des déclarations de presse, qu'elles soient écrites ou audiovisuelles, vous n'avez pas manqué une occasion pour évoquer les affaires intentées contre moi et en portant atteinte à ma personne en utilisant des surnoms dégradants comme chef de bande, bande des Trabelsi, tête de vipère, etc., affirmant même que j'ai spolié les richesses du pays et l'argent du peuple tunisien.

 

Monsieur le Ministre,

Premièrement: je ne suis pas l'unique parent de l'ancien président, alors pourquoi cette fixation sur ma personne sans citer les autres membres de la famille sachant qu'ils ont tous des affaires en cours.

Pourquoi cet acharnement sur ma personne allant même jusqu'à me citer une quinzaine de fois lors de l'interview à la chaîne El Moutawasset donné dernièrement.

 

Deuxièmement:

Homme de Loi que vous êtes, avocat et militant des droits de l'homme, vous savez parfaitement que tout citoyen est innocent jusqu'à preuve de sa culpabilité par un jugement définitif rendu en dernier ressort et que, jusqu'à présent, la justice tunisienne n'a pas encore prononcé de jugement définitif me condamnant dans ce qu'on appelle les affaires de corruption.

L'utilisation de ces surnoms, même à l'encontre de ma personne, est considérée comme étant de la diffamation. La révolution tunisienne est une révolution de la dignité; dignité de la personne humaine, cette dignité s'applique à tous les citoyens quelle que soit leur catégorie, et l'Etat à travers le gouvernement doit le préserver pour tout citoyen.

Certes l'erreur est punissable mais par une justice équitable et transparente non par la diffamation, les insultes et autres surnoms dégradants visant l'accusé.

 

Troisièmement: les déclarations d'un homme politique peuvent avoir une finalité électorale et populiste et ne sont limitées que par l'obligation de réserve supposée dans toute personne à chaque fois qu'il s'agit d'affaires pendantes devant la justice.

Il est en effet défendu d'évoquer le contenu de ces affaires devant l'opinion publique pour garantir l'indépendance et l'impartialité de la Justice, encore moins par le ministre concerné lui-même et de cette manière.

C'est l'ingérence même dans la Justice.

Le ministre de la Justice ne doit-il pas, comme dans toute démocratie, avoir une obligation de réserve totale et s'abstenir de tout commentaire à propos des présumés innocents et des affaires en cours?

N'est-ce pas là le devoir d'un ministre de la Justice dans n'importe qu'elle démocratie qui respecte les principes universels des droits de l'Homme?


Comment puis-je croire en une justice équitable et indépendante alors que je suis l'objet d'insultes et de diffamations par le ministre de la Justice représentant de la justice et de tous les magistrats.

Dieu a dit dans le Coran: «Et quand vous jugez entre les gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait!»
 

Allah est en vérité celui qui entend et qui voit tout.

Dans l'attente d'une justice équitable, veuillez croire Monsieur le Ministre, en l'expression de mes salutations les plus distinguées.

Signé Belhassen Trabelsi

 

 

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“Sheraton Gate” : Rafik Abdessalem dans l’œil du cyclone !

 

Abdessalem, le pauvre, il est beaucoup plus à plaindre qu’à condamner. A chaque pas, il trébuche, à chaque parole il commet un impair. Il n’arrive pas à assurer ses sorties ni médiatiques ni nocturnes. Pas de veine ! La dernière affaire, la “Sheraton Gate” pour certains, toute aussi sulfureuse, montre que le bonhomme utilise mal son arme, il se tire une balle dans le pied croyant tirer un coup. Qu’il serait tenté de goûter à une autre chair ou de nourrir une relation extraconjugale, cela n’intéresse personne, c’est sa vie privée, quoique pour un ministre, homme public, qui plus est représentant d’un  gouvernement d’obédience islamique, l’opinion publique est en droit d’avoir voix au chapitre.

 Pour se justifier, Rafik Abdessalem se surpasse en invectives et ressort de sa manche des farces en guise d’arguments. Dire que l’Etat ne lui a pas accordé un logement de fonction est un non sens dans la mesure il n’en a pas tout simplement  le droit puisque ce privilège a été banni par Ben Ali lui-même il y a quelques années. En effet, s’il était en droit d’obtenir un logement de fonction, comment se fait-il qu’il ne l’ait pas eu depuis toute une année ?! Il serait impensable qu’il soit contraint d’arpenter les hôtels alors qu’il ait à sa disposition ce type de logement. Sinon quel ministre tunisien dispose d’un logement de fonction ? A priori personne, sous réserve de vérification bien sûr !

 Autre point : Il a précisé que son séjour à l’hôtel Sheraton était de routine s’inscrivant dans le cadre de ses activités en tant que Ministre des Affaires étrangères, là l’argument est plutôt cocasse, et ce pour deux principales raisons : D’abord, un ministre, n’importe quel ministre, passerait la nuit dans un hôtel s’il assurait quelques activités à l’intérieur de la république, c’est dans l’ordre naturel des choses, mais dès lors qu’il est à son bureau à Tunis, il est tenu de rentrer à son domicile fixe. Et Rafik Abdessalem en a bien un sinon il aurait élu domicile dans un hôtel d’une manière permanente, durant toute l’année et non sporadiquement. Ensuite, selon des informations recueillies à ce sujet, le Sheraton n’était pas le seul hôtel à avoir reçu notre chef de diplomatie, d’autres établissements hôteliers, à Gammarth et à Hammamet, ont gouté au même honneur, et ces séjours n’étaient aucunement pour des contraintes professionnelles.

 Dans le même ordre d’idées, est-ce qu’un ministre tunisien, n’importe quel ministre, est en droit de puiser dans les deniers publics pour payer ses notes d’hôtel suite à un séjour privé et non professionnel ? Le doute est permis dans la mesure où le salaire rétribué comprend une indemnité de logement. Donc, et à moins d’une rectification tranchante, Rafik Abdessalem ne serait pas habilité à s’acquitter de ce genre de facture (hôtel et blanchisserie) sur le budget de son ministère, même en usant de son propre fonds spécial (genre de caisse noire à la disposition de chaque ministre dont l’utilisation n’est pas soumise aux procédures administratives ordinaires préalables mais tout juste à un bref justificatif à postériori. C’est une sorte de facilité de dépense).

 Par ailleurs, il n’est pas exclu que le timing des révélations ne soit ni fortuit ni innocent, les considérations politiques étant vraisemblablement la toile de fond mais ce qui est vraiment habile et bien conçu dans l’affaire, une première tout compte fait pour Rafik Abdessalem, c’est qu’il s’agit de la première fois que ses liens de parenté avec Rached Ghannouci étaient visés, et bien visés, preuve à l’appui et non avec de simples supputations . Il a été attaqué là où est le plus vulnérable, l’objectif consiste à le décharger du ministère. Ses détracteurs obtiendraient-ils finalement gain de cause ? Rached Ghannouchi franchirait-il le Rubicon ? L’avenir en dira plus.

 Sinon, il est surprenant, voire incompréhensible, que Rafik Abdessalem ait choisi le support médiatique de son parti pour publier un communiqué explicatif. Aurait-il voulu se cuirasser derrière l’armure de son appareil partisan pour mieux encaisser le coup ? N’aurait-il pas commis là une bourde dans sa fuite en avant ? Il a été attaqué en tant que ministre,  un homme d’Etat, il devait réagir en tant que tel et non derrière le perchoir de son parti. Il a certes rectifié le tir en écumant les ondes Radio mais les faits sont là, tangibles et têtus.

 Cette attitude d’amalgame ne manquerait pas de se retourner contre lui et contre sa quête de sauver sa peau. Le scénario à double jeu préconisé est bien perceptible si l’on juge par la précipitation du ministre à mettre tout le gouvernement dans l’affaire comme cible des révélations en question en soulignant que celles-ci visent à salir le gouvernement et qu’il s’agit d’une campagne de diffamation politique et médiatique, méthodique et organisée.

 En résumé, Rafik Abdessalem, témoignant encore une fois de son incapacité à faire face et à soutenir la confrontation, s’est barricadé derrière à la fois son parti et son gouvernement pour mieux faire passer l’orage et limiter la casse. Y arriverait-il ? A en croire certaines indiscrétions, dans la sphère médiatique, d’autres affaires, et non des moindres, impliquant directement Rafik Abdessalem, seront déterrées, à la grande liesse de ses ennemis jurés, notamment au CPR dont le porte parole, et Secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères, Hedi Ben Abbes, lorgne sur le poste et il ne s’en cache pas, loin s’en faut. .

 Un dernier mot à l’adresse de la bloggeuse, auteur de l’enquête d’investigation relevant le pot aux roses : Ce n’était aucunement nécessaire de multiplier les indications (son cadre professionnel, son quartier de résidence, la nature de travail de son époux) sur la femme dont   Rafik Abdessalem a payé de sa poche la facture d’hôtel, on dirait que tout est fait pour qu’elle soit reconnaissable, un peu prémédité quelque part. D’un point de vue éthique, ça reste en travers de la gorge pour ne pas dire plus. Les initiales de ses prénom et nom auraient amplement suffit.

 En conclusion, dans n’importe quelle démocratie qui se respecte et respecte son peuple, un tel ministre, objet de telles casseroles, prendrait immédiatement, de sa propre initiative, la décision de démissionner. Mais le gendre de Rached Ghannouchi semble s’agripper au poste, s’accrocher aux basques de son beau-père, mêlant parti et gouvernement à sa volonté de survie. Si Rafik Abdessalem possédait le sens de l’Etat et la notion de responsabilité publique, il aurait foutu le camp pour moins que ça, mais le bonhomme ne semble pas éprouver le moindre respect ni à l’Etat ni à l’opinion publique, encore moins à sa fonction.

 Si jamais il sera évincé du gouvernement, ce ne serait aucunement sa décision mais celle de Rached Ghannouchi si ce dernier consent à franchir le fatidique pas ! tunisienumerique

 

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Les islamistes plus que jamais en sursis

http://nawaat.org/portail/wp-content/uploads/2012/12/ennahdha-elections-goverment.jpg

Fort de ses 37 % des voix obtenues aux élections du 23 octobre 2011 et du soutien de ses supplétifs d’une supposée gauche laïque, le mouvement islamiste a cru pouvoir s’approprier la Tunisie, en instillant dans la vie politique, économique et sociale – à doses régulières et bien calculées – son venin idéologique en vue de concrétiser son projet obscurantiste. Projet qu’il a pris garde de dissimuler tout au long de la campagne électorale, pendant laquelle il a tout simplement dupé les électeurs avec son programme en 365 points, qui s’est volatilisé, même de la toile, dans les premières semaines suivant l’accession au pouvoir du parti islamiste et de sa « troïka ».

L’instabilité comme outil de pouvoir

Le pouvoir islamiste joue depuis à dénoncer publiquement – et à provoquer en douce ? – une instabilité qui sert bien ses intérêts puisqu’elle lui permet de camoufler ses malversations et de consolider ses tentatives de faire main basse sur les institutions de l’État et sur la vie sociale et politique.

Les responsables de ce parti sectaire, à la fois incompétents, sans aucun projet viable et crédible ni culture politique, ont en effet tout essayé pour concrétiser leur projet rétrograde une fois au pouvoir, en jouant sur l’instabilité du pays comme paramètre de renforcement de leur complot, décuplant du même coup cette instabilité devenue désormais endémique dans le pays et qui offre un écran habile à leur prévarication et autres manquements économiques et sociaux.

Après avoir tenté de faire passer, heureusement sans succès, le projet suspect d’une théocratie en Tunisie, ils ont voulu affaiblir le statut des femmes tunisiennes, provoquant une crise profonde dans les convictions sociales et morales des Tunisiens. Dans le même temps, ils continuent leurs malversations à tous les niveaux.

Alors que la population attend avec une impatience chaque jour croissante une feuille de route claire pour la transition démocratique, les responsables du parti islamiste et leurs sbires continuent les provocations qui tournent de facto aux incitations à la haine et la violence, générant ainsi une dangereuse instabilité et une aggravation des difficultés économiques, politiques et sociales dans le pays.

Mais cette situation de crise endémique leur permet d’asseoir leur hégémonie sur l’appareil de l’état et de prolonger sine die – du moins, le croient-ils – leur mandat déjà périmé, tout en taxant d’antirévolutionnaires qui veulent déstabiliser le pays ceux-là même qui désirent instaurer une véritable démocratie conforme aux temps modernes et aux aspirations populaires.

L’impatience irritée du peuple tunisien

À bout de patience, la population manifeste son insatisfaction et son rejet des responsables politiques pour l’absence de réalisations positives concrètes. Elle subit en retour une violence systématique, toujours sous le couvert de lutter contre l’instabilité dans les régions et ailleurs. Une réplique que personne ne croit plus. La mouvance, avec toutes ses composantes, se trouve désormais discréditée. Il ne lui reste que l’acte désespéré de recours aux milices pour terroriser quand et où bon lui semble.

Dans cette situation verrouillée, le peuple se trouve perdant sur toute la ligne. Sur le plan économique, par exemple, l’état actuel du pays n’offre ni la stabilité figée d’un régime dictatorial, ni la stabilité légitime que procure la démocratie. Dans un tel contexte, seuls sont servis les intérêts de la « troïka » dominée par les islamistes.

L’exaspération d’une population lassée de vivre dans l’incertitude et l’inquiétude s’amplifie. L’opposition au mouvement islamiste est plus forte que jamais, ce qui provoque la rage des islamistes et de leurs partenaires, dont l’échec se transforme en une frustration hostile et belliqueuse.

La violence sectaire comme gouvernance

Comme toute idéologie totalitaire, l’islamisme n’accepte ni la défaite ni la concurrence. Il n’accepte pas non plus la critique ni les alternances et, une fois acculé au mur, il opte automatiquement pour la violence. C’est ce qui est en train de se passer en Tunisie. Alors qu’il réalise que se révèle un échec total son projet d’engloutir dans un océan obscurantiste, et sous la houlette d’une internationale islamiste totalitaire, un pays riche de 3000 ans d’histoire et de culture métissées, et que ses tactiques de manipulation des masses n’arrivent plus à convaincre, la mouvance islamiste semble se métamorphoser en une bête blessée et traquée : elle passe à l’attaque en recourant à une violence organisée et bien ciblée à l’instar de tout mouvement sectaire et totalitaire qui croit détenir une vérité absolue lui permettant d’imposer ses choix aux populations.

Ce qui est arrivé samedi 22 décembre 2012 à Djerba, sans constituer une première en son genre, traduit la panique qui s’empare des rangs islamistes et fait la démonstration de leurs véritables méthodes pour intimider, voire anéantir toute alternative menaçant leur survie. Non seulement le mouvement islamiste a perdu sa légitimité électorale, son mandat étant échu sans qu’il ait accompli la moindre réalisation positive, mais aussi perd-il aussi tout sens moral.

Les soubresauts de l’agonie

En effet, le fait de voir converger, de plusieurs régions du pays, des partisans survoltés, tels des hordes barbares assoiffées de sang, sous les ordres des milices du mouvement islamiste, afin d’agresser et de prendre en otages les militants et les responsables en meeting d’une formation politique reconnue mais concurrente – en l’occurrence Nidaa Tounes, qui semble gagner en popularité – sans même que l’État, dominé par les islamistes, ne réagisse à ces attaques graves, traduit une détermination à vouloir s’imposer par la violence et la terreur. Les otages doivent leur salut à l’intervention de l’armée nationale.

Cet épisode illustre l’affolement des islamistes et surtout les soubresauts de l’agonie d’un courant à la dérive car anachronique, illégitime, immoral et qui a démontré qu’il ne croit qu’en la violence comme mode de gouvernance politique et sociale. Le mouvement islamiste prouve une fois encore, dans les faits, qu’il est incompatible avec la démocratie. Ce dernier fait d’armes devrait suffire à réveiller de leur torpeur complice les autres membres de la troïka, à moins que l’exercice du pouvoir entraîne une cécité opportune. nawaat

 

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