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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 05:36

La guerre des milices

 

Libye : la guerre des milices

Il aura fallu les combats du mardi et du mercredi 2 et 3 janvier pour que la presse française se décide enfin à reconnaître que les milices s’affrontent en Libye, notamment à Tripoli.

Les « analyses » confuses des médias français ne permettant pas d’y voir clair, quelle est donc la situation sur le terrain ?

Tripoli est l’enjeu d’une lutte entre quatre principales factions armées :

1- Les miliciens de la ville de Misrata, ceux qui ont ignominieusement lynché à mort le colonel Kadhafi, refusent de quitter la capitale où ils constituent en quelque sorte la garde rapprochée du ministre de l’Intérieur, Faouzi Abdelal, lui-même originaire de Misrata. C’est entre ces miliciens et ceux qui soutiennent le Conseil national de transition (CNT), que se déroulent les actuels combats. Pour tenter de se concilier Misrata, le faible et impuissant CNT vient de nommer un autre originaire de cette ville, le général Youssef al-Mankouch, chef d’état-major d’une armée fantôme avec pour tâche d’intégrer les diverses milices. Il n’est pas interdit de rêver.

2- Les milices islamistes de Tripoli, dont les principales constituent le bras armé du CNT et qui sont soutenues par le Qatar,cherchent actuellement à s’imposer dans la capitale tout en tentant de prendre le contrôle de la route menant à l’aéroport international qui est sous le contrôle de la milice de Zenten.

3- La milice de Zenten que la presse présente comme arabe est authentiquement Berbère. Zenten est d’ailleurs un nom berbère puisqu’il s’agit de la déformation de Z’nata ou Zénète, l’une des principales composantes du peuple amazigh. Cette « tribu » berbère arabophone occupe une partie du djebel (Adrar en berbère) Nefusa, autour de la ville de Zenten. L’actuel ministre de la défense, Oussama Jouli est de Zenten. Cette milice détient Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, qu’elle traite avec égards et même considération.

4- Dans le reste du jebel Nefusa ainsi que dans la ville côtière de Zuwara vivent les cousins des précédents qui, eux aussi sont des Berbères, mais des Berbères berbérophones et qui disposent de leur propre milice. Si les berbérophones ne constituent qu’un peu plus de 10% de la population de toute la Libye, ils totalisent au moins 20% de celle de la seule Tripolitaine ce qui leur donne un poids régional considérable. Alors qu’ils eurent un rôle militaire déterminant dans la prise de Tripoli, ils sont aujourd’hui les grands perdants de la nouvelle situation politique car, comme avant la chute du régime Kadhafi, ils se retrouvent face à un nationalisme arabo-musulman niant leur existence. Aucun ministre du nouveau gouvernement n’est berbérophone.

Dans cet imbroglio politico tribal, le CNT, insolitement reconnu comme le seul représentant de tous les Libyens par la France suivie par la communauté internationale, parait bien seul et bien impuissant. Sa seule marge de manœuvre est de donner des gages aux uns en essayant de ne pas s’aliéner les autres.

Pour le moment, son coup est raté car il a déjà contre lui les berbérophones ainsi que la fraction tripolitaine des Warfalla dont le cœur est la ville de Bani Walid.

Le grand danger qui menace le CNT serait la constitution d’une alliance des mécontents qui engloberait outre les milices de Zenten et du jebel Nefusa, la fraction tripolitaine des Warfalla ainsi que les tribus de la région de Syrte et de Sebha lesquelles n’ont pas oublié le traitement ignominieux qui fut réservé au colonel Kadhafi.

Sans compter qu’au Sud, les Touaregs et les Toubou n’ont jamais manifesté de sentiments particulièrement amicaux à l’égard des nouvelles autorités libyennes.

 

En Libye, tout ne fait sans doute que commencer. Il eut été sage d’analyser la situation en profondeur avant de céder aux injonctions médiatiques de BHL et de foncer tête baissée dans le piège de l’ingérence dite humanitaire.

source vilistia

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Des centaines de GI en Libye

kadafi_soldier.jpg

Un accord secret a été trouvé entre les renégats du CNT et les Etats-Unis, pour venir à bout de la vraie révolution qui commence en Libye. D’après nos informations, un premier contingent de ces soldats en provenance de Malte  s’est implanté à Benghazi pour tenter de mettre fin au sit-in des anti-CNT qui n’en démordent pas. Une rumeur a même couru dans les rues de Benghazi faisant état d’une tentative d’assassinat  ratée contre Moustapha Abdeljalil, le chef du CNT, à l’aide d’une bombe artisanale. 


 

Le deuxième contingent, fait de forces spéciales américaines, s’est implanté à Tripoli. Le but serait de sécuriser l’Ambassade américaine, les ambassadeurs occidentaux et certains membres du CNT installés dans les palaces de la ville. En effet, des rumeurs persistantes annoncent que l’armée verte a projeté de faire une attaque d’envergure dans la ville. Dans la foulée, le CNT a demandé à ses renégats qui ont volé des biens immobiliers, notamment à Bab el Azizia, de les restituer.

A Syrte, la ville martyre, la population s’est encore soulevée. De violents combats ont eu lieu sur place, entre les traîtres de Misrata, des jeunes volontaires de la cité, et des membres de l’armée libre de Libye. Plus de 20 rebelles ont été tués, leur matériel confisqué, et plusieurs ont été fait prisonniers. Syrte s’attend donc à une riposte et s’y prépare.


Décidément, les Occidentaux ont réussi leur coup, déstabiliser tous les pays qui ne leur sont pas favorables, installer leurs sous-fifres puis des bases militaires. La Libye en prend le chemin.

PS: le CNT aurait convaincu la CPI de juger Seif al-Islam à Tripoli, et payer les rebelles de Zentan, pour qu’il soit livré. 

source infosdumonde

      

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Ce que j’ai vu à Tripoli ? Le calme avant la tempête

 

Par Simon Beer


J'ai écrit ce texte de retour de Libye, en août dernier. La « chute » de Tripoli m'avait dissuadé de le publier, estimant que personne ne prendrait mon témoignage au sérieux. Aujourd'hui que la Libye est plongée dans le chaos, qu'islamistes et milices y font – comme c'était prévisible – la loi tandis que grands patrons et industriels occidentaux négocient de juteux contrats (1) ; aujourd'hui que la Syrie est à son tour menacée d'une guerre basée sur des mensonges et dont les conséquences seraient encore une fois pires que le mal que l'on prétend combattre (2), j'ai pensé qu'il était utile de le publier pour montrer à quel point les grands médias peuvent déformer la réalité d'un conflit et tromper ainsi l'opinion.

 

Manifestation contre la guerre de l'OTAN, Tripoli, 8 juillet 2011

 

En Libye, je pensais me retrouver au centre de violents combats. Les jours précédant notre départ, les médias occidentaux n'avaient cessé de dire que les rebelles gagnaient du terrain vers Tripoli, notre destination. Le 28 juin, Le Figarorévélait que la France avait parachuté des armes aux insurgés, ce qui leur avait permis de progresser au sud de la capitale. Selon Paris, l'OTAN espérait ainsi réveiller les mouvements d'opposition qui s'y trouvaient et « provoquer un soulèvement de Tripoli contre le clan du dictateur. » Le 3 juillet – date de notre départ – TF1 rapportait que « La rébellion libyenne [...] se prépar[ait] à une offensive majeure dans les 48 heures ». Selon la chaîne française, « les insurgés cherch[aientnotamment à reprendre Bir Al-Ghanam [...] afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne. »

 

Lorsque nous avons passé la frontière à Ras Jedir, j'ai été surpris par l'absence de soldats et d'infrastructures militaires. Il y avait certes des check-points sur la route, gardés par quelques kadhafistes armés, mais pas de chars, de canons ou d'armement lourd. Tout était calme. Cela contrastait avec ce que j'avais pu voir deux ans plus tôt au Kosovo. Dans cette province de la Serbie, où l'OTAN mène depuis douze ans une « opération de soutien de la paix » pour instaurer la « stabilité (3) », l'entièreté du territoire est quadrillée par des patrouilles internationales sans lesquelles la situation exploserait immédiatement. Visiblement, dans les parties de la Libye que nous avons traversées le premier jour, l'opposition à Kadhafi était marginale. Il n'y avait pas besoin de répression pour la contenir.

 

Même impression à Tripoli, où la vie semblait suivre son cours habituel. Je me suis baladé, seul ou avec d'autres journalistes, dans plusieurs quartiers. Partout, les magasins étaient ouverts et approvisionnés, les terrasses des cafés étaient remplies, des enfants jouaient dans la rue. Des drapeaux verts flottaient en signe de soutien au gouvernement, des slogans anti-OTAN résonnaient de place en place. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans plusieurs journaux, les plages étaient fréquentées. Seuls les chantiers de construction – dirigés par des compagnies étrangères ayant quitté le pays – étaient désertés.


Sur son site, Le Monde a écrit le 9 juillet que des «  restrictions importantes, notamment d'essence, contraignaient les habitants à l'inactivité ». Effectivement, j'ai pu constater de longues files d'attente devant les stations-services. Cependant, pour être complet, Le Monde aurait dû préciser que les rebelles avaient pris possession d'un grand nombre de puits de pétrole et que, la majorité des raffineries libyennes se trouvant en Italie, il était désormais impossible à l'État libyen de se procurer de l'essence en suffisance. Il ne s'agissait donc pas de restrictions, comme le prétendait Le Monde, mais de pénuries voulues et organisées par l'OTAN et ses alliés. Plus tard, le détournement d'un pétrolier libyen amarré dans les eaux européennes confirmera la volonté des rebelles d'étouffer économiquement le régime libyen (4). Par ailleurs, le journal a caché à ses lecteurs une série d'informations importantes concernant les prétendues restrictions. Notamment que, en Libye, un plein coûtait environ un euro, prix qui n'avait pas augmenté depuis le début de la guerre malgré la forte demande ; que les Libyens, plutôt aisés, avaient tous deux ou trois voitures (voire plus), ce qui démultipliait leurs besoins en essence ; ou encore que les habitants de Tripoli, lorsqu'on leur demandait quelle était la cause des pénuries, répondaient tous les rebelles et l'OTAN, jamais Kadhafi.

 

La vie à Tripoli semblait donc normale dans son ensemble, sans tensions. Toutefois, à plusieurs reprises, j'ai entendu des rafales de coups de feu. Un soir, de la fenêtre de ma chambre, j'ai aperçu la lumière d'un fusil qui déchargeait à quelques dizaines de mètre de l'hôtel. Croyant être enfin le témoin des violences dont me parlaient quotidiennement les grands médias, j'ai demandé à différentes personnes s'il s'agissait de combats. Les réponses ont été unanimes : c'était – m'assurait-on – des coups tirés en l'air en signe de joie et de soutien au régime en place, coutume courante en Libye. Dans un premier temps, j'étais sceptique, pensant qu'on essayait de me manipuler. Par la suite, j'ai remarqué que les Libyens n'accordaient aucune importance au bruit des tirs. Les enfants, en particulier, n'arrêtaient pas leurs jeux, tandis que le moindre bruit d'avion les faisaient lever la tête au ciel d'un air inquiet. Aussi l'idée qu'il s'agissait de tirs en l'air m'a-t-elle semblé plausible, même si cela n'excluait pas qu'il y ait aussi des combats. Cependant, en huit jours sur place, je dois admettre que je n'en ai jamais vu. J'ai en revanche eu l'occasion d'observer plusieurs scènes de liesse où, effectivement, des salves étaient tirées. Il faut dire que le gouvernement libyen avait distribué dès le début de la guerre des milliers de kalachnikov à la population au cas où l'OTAN se serait engagée dans une intervention au sol (les estimations montent jusqu'à deux millions). Les armes ne manquaient donc pas à Tripoli, ce qui prouve le soutien qu'avait Kadhafi parmi la population.

 

Un jour que je me trouvais à une manifestation pro-Kadhafi, j'ai entendu un journaliste du Nouvel Observateur demander à son voisin si les coups de feu qu'on percevait la nuit provenaient d'échanges de tirs entre rebelles et militaires. Son interlocuteur, habitant de Tripoli, lui a répondu avec beaucoup de tact qu'il pensait que c'était des coups de feu en l'air. Le journaliste, visiblement insatisfait de cette réponse, a insisté. Rien à faire : le tripolitain maintenait qu'il s'agissait de tirs de joie, enjoignant le journaliste à aller vérifier par lui-même s'il le désirait. C'était le jeudi 7 juillet. Deux jours plus tard, on lisait dans Le Nouvel Observateurqu'il y avait « de plus en plus de tirs à Tripoli  », que ces tirs provenaient « d'échanges entre rebelles et militaires » et qu'on ne pouvait les confondre « avec des tirs de joie », ce qui est «  monnaie courante » en Libye.

 

« Les journalistes occidentaux », m'a un jour dit un Libyen, «  ce ne sont pas des journalistes. Ils disent le contraire de la vérité. S'il vous plaît, quand vous serez de retour chez vous, tenez-vous en aux faits. »

 

Notes : 

(1) Les articles qui décrivent l'actuelle situation ne manquent pas, y compris dans presse qui a soutenu la guerre. Voir par exemple dans Le Monde, « Washington s'inquiète de la campagne de recrutement d'Al-Qaida en Libye », 31/12/2011 ou « En Libye, le chef du CNT craint une "guerre civile" », 4/1/2011. Cette situation était évidemment prévisible et constitue l'une des raisons pour lesquelles une opposition à la guerre était justifiée.

(2) Voir Bahar Kimyongür, Syriana. La conquête continue, Investig'Action/Couleur Livres, décembre 2011.

(3) Voir sur le site de l'Alliance « Le rôle de l'OTAN au Kosovo ».

(4) L'Express, 4/8/2011.

source michelcollon.info/Ce-que-j-ai-vu-a-Tripoli-Le-calme.html

 

 

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Le directeur d’Errai TV va diffuser des enregistrements

secrets envoyés par Kadhafi


Michane Djabouri

Michane Djabouri

 

 

Des bandes audio de chefs d’Etat arabes enregistrés à leur insu par Mouâamar Kadhafi sont détenues par Michane Djabouri. L’ancien député irakien de l’ère de Saddam Hussein refugié en Syrie et, surtout, propriétaire de la chaîne satellitaire Errai est connu pour avoir diffusé les derniers messages de Kadhafi entre son départ de Tripoli et sa mort à Syrte. Il a, ce jeudi, réservé à l’Algérie, à l’émission de la radio chaîne 3 « L’histoire en marche », l’exclusivité de quelques révélations importantes, parmi lesquelles le fait que Kadhafi avait renoncé à toute prudence dans ses dernières communications téléphoniques et que son dernier message était « personnel ».


A la question directe de savoir s’il détenait des enregistrements secrets qui appartenaient au clan Kadhafi, le directeur de la télévision arabe basée à Damas Errai a répondu « oui », ajoutant qu’il les a obtenus par des voies légales. Michane Djabouri a annoncé à Meriem Abdou, la productrice de « L’Histoire en marche » de la chaîne 3 de la Radio algérienne, qu’il allait faire un tri dans les enregistrements dont il dispose et qu’il diffusera « probablement sur la chaîne Echâab, un substitut à Errai », ceux qui ne desservent pas les intérêts arabes.

Ces enregistrements, réalisés par le dictateur libyen déchu à l’insu de ses hôtes, impliquent de nombreux chefs d’Etat étrangers, dont des présidents et des émirs arabes. Michane Djabouri a affirmé, notamment, vouloir éclairer l’opinion sur les pratiques d’un « petit Etat arabe qui se croit grand » ciblant, sans le citer, l’émirat du Qatar. Les enregistrements en question sont, en effet, réputés contenir des déclarations personnelles de l’émir du Qatar lors d’anciennes entrevues avec Mouaâmar Kadhafi qui pourraient nuire à son image. 

Michane Djabouri a raconté à l’antenne de « L’Histoire en Marche » comment il en est arrivé à devenir le diffuseur exclusif des messages du leader libyen en fuite de Tripoli à partir du 22 août 2011. « Je n’avais aucun lien personnel avec la famille des Kadhafi, mais j’ai jugé utile de faire passer leur message à partir du moment où ils combattaient une agression étrangère. » « Une grande partie de son entourage refusait de communiquer avec nous et considérait que le régime était fini une fois quittée Tripoli », a-t-il affirmé, insistant sur l’ampleur des défections dans le camp des Kadhafi au tournant du mois d’août dernier. 


Le dernier appel de Kadhafi était « personnel »


« C’est une fois arrivé à Syrte que le contact a été renoué. Il était quotidien », a déclaré Michane Djabouri. L’opposant irakien a apporté des précisions sur les imprudences commises par l’ancien dictateur libyen dans sa cache de Syrte. « Les premiers temps, les messages étaient enregistrés et envoyés par Internet. Mais une fois Internet coupé, Kadhafi, qui se présentait sous le nom d’« Al Akid » (le colonel), nous contactait directement par téléphone satellitaire Thuraya ». 

Michane Djabouri a affirmé avoir prévenu son interlocuteur du risque qu’il encourait en utilisant un tel moyen de communication. Des sources convergentes ont révélé que le « guide » libyen a été trahi par sa voix (voir édito du supplément TIC de Maghrebemergent.info). Le directeur d’Erraï a révélé, au micro de Meriem Abdou, que le dernier appel de Kadhafi remontait à la veille de son arrestation et son exécution par les rebelles à la sortie de Syrte, le 20 octobre dernier : « Son contenu (…) était personnel. Il m’a demandé de veiller à préserver quelque chose. Un jour peut-être j’en parlerai », a-t-il déclaré. 

La situation de Michanel Djabouri et de sa chaîne de télévision s’est compliquée dans son exil syrien ces dernières semaines avec l’isolement du régime d’Al Assad qu’il a félicité pour son soutien politique à ses projets audiovisuels. 

source maghrebemergent

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