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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 06:20

 


 

 

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Libye : un an après le soulèvement, des milices au comportement "anarchique" commettent des violations massives


 

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Un détenu de Misratah montre à Amnesty International les cicatrices de ses blessures (c) AI

 

Le nouveau rapport d’Amnesty International, intitulé "Militias threaten hopes for new Libya", fait état des graves abus systématiques, parmi lesquels des crimes de guerre, commis par une multitude de milices contre des partisans présumés du colonel Kadhafi ; un certain nombre de personnes ont été illégalement placées en détention, puis torturées – parfois à mort.

Des milices armées en activité à travers la Libye se rendent responsables d’atteintes massives aux droits humains en toute impunité, alimentant l’insécurité et freinant la reconstruction des institutions de l’État. Amnesty International fait un constat accablant dans un nouveau rapport publié un an après le début du soulèvement de février 2011.

Migrants et réfugiés africains ont également été pris pour cible, et des attaques en représailles ont été menées, conduisant au déplacement de populations entières – tandis que les autorités n’ont rien fait pour enquêter sur les abus ni pour obliger les responsables présumés à rendre des comptes.

 

« Le fonctionnement des milices libyennes est en grande partie anarchique et l’impunité générale dont elles bénéficient fait le lit de nouveaux abus et perpétue l’instabilité et l’insécurité. »  Donatella Rovera, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International.

 

Il y a un an, des Libyens risquaient leur vie afin de demander justice. Aujourd’hui, leurs espoirs sont menacés par des milices armées criminelles qui piétinent les droits humains en toute impunité. Le seul moyen de rompre avec ces pratiques établies par des décennies d’abus sous le régime autoritaire du colonel Kadhafi est de veiller à ce que personne ne soit au-dessus des lois et à ce que des enquêtes soient menées sur ces violations.

 

La torture pratiquée dans des centres de détention


En janvier et au début du mois de février 2012, des délégués d’Amnesty International se sont rendus dans 11 centres de détention utilisés par diverses milices dans le centre et l’ouest de la Libye ; dans 10 de ces centres, des détenus ont affirmé avoir été soumis à la torture ou à d’autres formes de mauvais traitements sur place, et ont montré à Amnesty International des lésions résultant d’abus récents. Plusieurs détenus ont dit avoir avoué des viols, des meurtres et d’autres crimes qu’ils n’avaient pas commis, dans le seul but que la torture cesse.

Depuis septembre, au moins 12 personnes placées en détention par des milices sont mortes à la suite d'actes de torture. Leurs corps étaient couverts d'hématomes, de plaies et d’entailles, et certaines avaient eu les ongles arrachés.

Des personnes détenues à Tripoli, Gharyan, Misratah, Syrte, Zawiya, et aux alentours ont dit à Amnesty International qu’elles avaient été suspendues dans des positions contorsionnées, battues des heures durant avec des fouets, des câbles, des tuyaux en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, et qu’elles avaient reçu des décharges électriques infligées à l’aide de câbles sous tension et d’armes à décharges électriques semblables à des Taser.

Dans un centre de détention de Misratah, un délégué d’Amnesty International a vu des membres d’une milice armée frapper et menacer des détenus dont la libération avait été ordonnée. Un détenu d’un certain âge, originaire de Tawargha, était accroupi, recroquevillé contre le mur, pleurant alors qu’un milicien lui donnait des coups de pied et le menaçait. Ce milicien avait déclaré à Amnesty International : « Ceux de Tawargha ne seront pas relâchés ou bien nous les tuerons. »

Dans des centres d’interrogatoire de Misratah et Tripoli, Amnesty International a trouvé des détenus que les responsables essayaient de cacher ; ils avaient été sauvagement torturés, l’un d’eux à tel point qu’il pouvait à peine bouger ou parler.

 

Impunité générale et un clair manque d’enquête

 

À la connaissance d’Amnesty International, pas une seule enquête digne de ce nom n’a été menée sur les cas de torture, même lorsque des détenus sont morts après avoir été torturés dans des quartiers généraux de milices ou dans des centres d’interrogatoire officiellement ou officieusement reconnus ou liés aux autorités centrales.

Les milices dont il est établi qu’elles ont fait subir des sévices à des détenus ne doivent tout simplement pas être autorisées à incarcérer qui que ce soit, et l’ensemble des détenus doivent immédiatement être transférés dans des centres de détention autorisés, placés sous le contrôle du Conseil national de transition. 

Aucune enquête n’a non plus été menée sur d’autres graves violations, telles que l’exécution extrajudiciaire de détenus et d’autres crimes de guerre, comme l’homicide de quelque 65 personnes dont les corps ont été retrouvés le 23 octobre dans un hôtel de Syrte qui servait de base à des combattants de l’opposition originaires de Misratah.

Sur des vidéos obtenues par Amnesty International, des membres de milices peuvent être vus en train de frapper et de menacer de tuer un groupe de 29 hommes se trouvant sous leur garde. On peut entendre l’un d’eux dire: « prenez-les tous et tuez-les ». Leurs corps faisaient partie de ceux qui ont été retrouvés trois jours plus tard à l’hôtel ; beaucoup avaient les mains attachées derrière le dos et avaient été abattus d’une balle dans la tête.

Les autorités libyennes n’ont jusqu’à présent pris aucune mesure contre les milices ayant déplacé de force des populations entières – ce qui constitue pourtant un crime de droit international. Des miliciens de Misratah ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan, dans le massif du Nefoussa. Ces populations et d’autres continuent à vivre dans des camps de déplacés improvisés à travers le pays, tandis que rien n’est fait pour amener les responsables présumés à rendre des comptes ni pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux.

« L’impunité générale dont jouissent les milices fait passer le message que ces violations sont tolérées, et contribue à rendre ces pratiques acceptables dans le pays. Les individus responsables de ces abus doivent rendre des comptes pour leurs actions et être suspendus des fonctions qui leur permettraient de répéter ces violations » Donatello Rovera

 

Il est impératif que les autorités libyennes montrent clairement qu’elles sont déterminées à rompre avec des décennies de violations systématiques, en maîtrisant les milices, en enquêtant sur toutes les violations actuelles et passées, et en poursuivant les responsables - quel que soit leur camp - conformément au droit international.

Participez à notre action, signez le message à l’ambassadeur de Libye en France.SIGNEZ

source amnesty

 

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 Minorités en Libye : massacre des Toubous à Koufra

 La fin du régime de Kadhafi laisse la Libye dans une instabilité politique sans précédent, le Conseil national de transition (CNT) n'ayant pas de prise sur le pays et sur des milices prêtes à réprimer les Toubous ou autres « minorités » qui oseraient contester le nouvel ordre.

 

Le racisme envers les Toubous est ancestral. En 2008, de violents affrontements contre des migrants subsahariens s'étaient concentrés sur eux.

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Carte de Koufra, en anglais (Wikimedia Commons/CC)

Depuis dimanche, un massacre est en cours à Koufra, dans le sud libyen. Un appel téléphonique reçu mardi à 11h30 d'un ami toubou depuis Tripoli nous informe d'une « boucherie » (« majzara ») et d'« une guerre raciale » (« harb irqi »).

Plus personne n'est joignable à Koufrapuisque électricité, mobiles et Internet sont coupés. D'après cet ami toubou, il s'agirait de représentants des forces rebelles sous l'égide du CNT, qui auraient pris la ville de Koufra et qui seraient en conflit avec les Toubous.

Rumeurs sur l'anniversaire de la révolution

Suite à ces évènements, des bruits courent sur le premier anniversaire de la révolution libyenne qui aura lieu vendredi 17 février. Ils annoncent un regain de tensions dû à des conflits d'ordres racial et politique issus de la Libye du régime de Kadhafi, et qui furent camouflés aux yeux de l'opinion internationale.

Les Toubous sont une population qui se déploie du nord du Tchad au sud de la Libye et au nord-est du Niger et dont la langue, saharienne, appartient à une autre famille que les langues arabes et amazighes. Des décennies de marginalisation (« tahmich ») et de persécution (« idtihad ») jusqu'à la démolition pure et simple de villages toubous par l'Etat, ont mené ce groupe à des conditions de vie précaires ou à un exil dans les pays africains frontaliers (Niger, Tchad, Soudan).

« Les dents d'un même peigne »

Une délégation de six citoyens toubous était présente au dernier Congrès mondial amazigh en octobre dernier à Djerba (Tunisie).

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« Wind after the revolution(s) » (Lotfi Ghariani)

 


Venus par route des confins du sud-est de la Libye, les Toubous envisageaient la cause amazighe comme leur seule recours de protection, si ce n'est comme une condition de survie : ils ont mis en garde contre leur marginalisation à l'avenir, ne voulaient pas être chassés une deuxième fois et ne demandaient qu'à être traités comme tous citoyens libyens, comme « les dents d'un même peigne »

 

 

source rue89

 

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Nouvel appel du pied de Bouteflika à Mustapha Abdeljalil

 

 

Nouveau message du président Bouteflika à Mustapha Abdeljalil. Cette fois, le président algérien a saisi l’occasion du premier anniversaire de la révolution libyenne pour assurer son homologue libyen  du « soutien et de l'appui » de l'Algérie à la Libye.

« Au moment où la Libye célèbre le premier anniversaire de sa révolution, (...) Je tiens à saisir cette heureuse occasion pour vous exprimer notre soutien et notre appui en cette étape cruciale de l'Histoire de votre pays pour amorcer une ère nouvelle qui reflète la volonté du peuple libyen frère à réunir les conditions d'une vie digne au sein d'institutions démocratiques qu'il aura choisies », écrit le président algérien dans un message, diffusé ce jeudi 16 février.

« Je tiens également à vous faire part de ma ferme détermination à œuvrer de concert avec vous pour renforcer les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage qui unissent nos deux peuples et porter les relations bilatérales à des niveaux supérieurs au mieux des intérêts de nos deux pays et de notre région », a‑t‑il ajouté.

C’est le deuxième message adressé par le président Bouteflika à Abdeljalil en moins de deux mois. Le 27 décembre dernier, dans une lettre adressée au président libyen à l’occasion de la fête de l’indépendance de son pays, il avait réitéré son attachement au renforcement des relations algéro‑libyennes (lire). Le 15 novembre dernier, le chef de l’État algérien s’était déplacé au Qatar spécialement pour rencontrer le numéro un libyen.

Mais ces initiatives du président Bouteflika n’ont pas contribué à améliorer les relations entre les deux pays. Annoncée par les Algériens à plusieurs reprises depuis maintenant plusieurs mois, la visite d’un haut responsable libyen à Alger n’a toujours pas eu lieu. Le CNT reproche toujours à Alger son soutien au régime de Kadhafi. L’Algérie est l’un des derniers pays à avoir reconnu le nouveau pouvoir en Libye. 

source tsa-algerie

 

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Un an après, qu'est devenu le clan Kadhafi ?


L'ancien Guide libyen a été le 20 octobre 2011 près de Syrte, sa ville natale. (Xu Suhui/CHINE NOUVELLE/SIPA)

L'ancien Guide libyen a été le 20 octobre 2011 près de Syrte, sa ville natale. (Xu Suhui/CHINE NOUVELLE/SIPA)


 

  • Mouammar Kadhafi

Capturé vivant après plusieurs semaines de résistance dans sa ville natale de Syrte, l'ancien Guide libyen a été tué par des rebelles le 20 octobre 2011. Il avait été retrouvé dans un tunnel d'une zone industrielle de Syrte, après que l'Otan eut bombardé son convoi qui tentait de fuir la ville. Les images de son lynchage par la foule ont fait le tour du monde.

Son corps sans vie a ensuite été amené à Misrata (ouest), avant d'être enterré quelques jours plus tard dans un lieu inconnu.

  • Seif al-Islam Kadhafi 

Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif al-Islam, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, a été arrêté en novembre 2011 dans le sud libyen.

Il aurait perdu trois doigts dans un raid de l'Otan au sud de la ville de Bani Walid. Il est actuellement détenu à Zenten, dans l'ouest du pays.

  • Mouatassim Kadhafi

Né en 1975, médecin et militaire de carrière, il avait dirigé le Conseil de sécurité nationale et était le principal concurrent de Seif Al-Islam.

Capturé vivant avec son père, le 20 octobre à Syrte, il a connu le même sort que lui. Son corps a également été enterré dans un lieu inconnu.

  • Saadi Kadhafi 

Footballeur à la réputation de playboy, né en mai 1973, il est réfugié depuis le 11 septembre au Niger et recherché par les nouvelles autorités libyennes. Lors d'une déclaration à une télévision arabe, il a récemment promis de retourner en Libye pour y conduire la résistance, provoquant l'ire de Tripoli. Le Niger l'a ensuite placé en résidence surveillée et l'a privé de moyens de communication.

  • Khamis Kadhafi

Khamis a joué un rôle important dans la répression de la révolte à Benghazi et commandait la dernière base militaire tombée à Tripoli.

Sa mort, annoncée fin août par le Conseil national de transition (CNT), a été confirmée mi-octobre.

  • Mohamed, Hannibal et Aïcha Kadhafi 

Mohamed Kadhafi, fils aîné qui présidait l'organisme des Télécommunications et le Comité national olympique, s'est réfugié en Algérie le 29 août avec sa soeur Aïcha, son frère Hannibal et l'épouse de Kadhafi Safia Farkach.

  • Abdallah Senoussi

Visé par un mandat de la CPI pour crimes contre l'humanité, l'ex-chef des renseignements et bras répressif du régime serait toujours en cavale. En novembre 2011, le CNT avait annoncé son arrestation dans le sud désertique avant de se rétracter.

  • Baghdadi Mahmoudi

L'ancien Premier ministre libyen a été arrêté en Tunisie le 21 septembre. Il y était poursuivi pour "franchissement illégal de la frontière" et a été acquitté le 14 février.

Il est sous le coup de deux demandes d'extradition de la part des autorités libyennes. Le président tunisien Moncef Marzouki a promis de remettre à Tripoli Mahmoud Mahmoudi dès que les conditions d'un procès équitable seront garanties.

  • Mansour Daw et Ahmed Ibrahim 

Mansour Daw, chef de sécurité intérieure, et Ahmed Ibrahim, cousin de Kadhafi et principal dirigeant des Comités révolutionnaires, l'épine dorsale de l'ancien régime, ont été arrêtés le 20 octobre 2011. Ils faisaient partie du convoi de Kadhafi. Ils sont détenus à Misrata dans une prison contrôlée par les ex-rebelles. 

  • Moussa Koussa et Chokri Ghanem

Chef des renseignements extérieurs, puis ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, tout comme le président de la Compagnie nationale de pétrole (NOC), Chokri Ghanem, avaient fait défection au cours de la révolution, contribuant à la chute du régime. Ils sont partis à l'étranger.

  • Moussa Ibrahim 

Moussa Ibrahim était devenu, pendant la révolution, la personne la plus en vue du gouvernement. Il apparaissait régulièrement à l'écran en tant que porte-parole pour défendre le régime.

Il avait pu s'échapper la veille de la "libération" de Tripoli et serait actuellement à l'étranger d'où il est toujours actif sur sa page Facebook, continuant à défendre la même cause.

source tempsreel.nouvelobs

 

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Premier anniversaire de la révolution

 Une prière pour une Libye meilleure…


 

C’est un pays presque en lambeaux qui s’apprête à célébrer demain le premier anniversaire de sa révolution du 17 Février. Sans El Gueddafi.

Bien qu’El Gueddafi ne soit plus là, le nouveau régime peine à asseoir son autorité sur un immense territoire où le tribalisme s’est révélé être le plus grand défi à résoudre. En effet, il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’un accrochage meurtrier ne soit signalé dans les quatre coins de la Libye entre les éléments des tribus rivales. Le fait est que, malgré les promesses du CNT de Abdeljalil d’assurer la sécurité des gens, les armes lourdes sont encore à la portée de tout le monde.  Les différends entre groupes sociaux et parfois entre personnes se règlent, hélas, à coups de kalachnikov. Une année après le prometteur soulèvement contre la dictature d’El Gueddafi, les Libyens, sous la férule du CNT, semblent, eux aussi, avoir perdu la boussole.

 

Le nouveau gouvernement dirigé par Abderrahim El Kib peine lui aussi à régler l’épineux problème de la dissémination des armes. Les images retransmises par les chaînes de télévision, montrant des civils armés régler la circulation, inquiètent plus qu’elles ne rassurent. Rien n’est vraiment fait ou si peu pour restaurer l’ordre dans un pays ouvert aux quatre vents. Les ex-rebelles (thowar), qui ont combattu El Gueddafi, se donnent désormais tous les droits au nom d’une «légitimité révolutionnaire». Après avoir abattu leur ex-guide le 20 octobre 2011, ces derniers n’ont pas rendu leurs armes. Ils ses sont transformés en miliciens, qui agissent en «redresseurs des torts» s’offrant des pouvoirs de police et de l’armée. «Ils ont pris les armes pour se libérer du joug de la dictature. Mais quand ils ont obtenu la liberté, ils n’ont pas lâché les armes», déplore Issam, un journaliste tripolitain cité par l’AFP.    Hafedh Al Ghwell, un conseiller à la Banque mondiale, pense que ces milices ont développé des «intérêts qu’elles refusent d’abandonner», dans un rapport récent. Ayant puisé dans l’arsenal hérité de l’ancien régime, les milices sont très armées et n’hésitent pas à sortir l’artillerie lourde au moindre conflit d’intérêt, faisant à chaque fois des victimes.  

 

Et «l’ordre» que font régner ces thowars est loin de rassurer les Libyens et les voisins immédiat de ce pays. Pour cause, ce pays dépourvu d’Etat et d’institutions est devenu un cadavre encerclé pour ceux qui voudraient le transformer en poudrière. La nébuleuse Al Qaîda ne se fera pas prier pour planter son étendard dans ce pays stratégique près du Sahel et du Maghreb et même de l’Europe. Le pétrole libyen qui chatouille les narines des dirigeants occidentaux est aussi un motif d’inquiétude, surtout dans un contexte marqué par la crise économique et énergétique. Après avoir détruit l’infrastructure du pays, les pays atlantistes voudraient se réserver la part du lion dans la reconstruction et, pourquoi pas, la réorientation stratégique de la Libye.

 

Le fait que le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir a du mal à tenir parole en organisant les élections, autorise toutes les possibilités. Preuve en est, les nombreuses manifestations contre le ce conseil accusé de vouloir «voler la révolution».
 

En attendant les élections promises pour le mois de juin prochain, les Libyens vivent la peur au ventre. Maigre consolation : le nouveau régime a élaboré une loi électorale qui donne un rôle privilégié à la femme et aux jeunes. Pour autant, le cœur n’est pas encore à la liesse d’une célébration festive. Ce vendredi, premier anniversaire de la révolution, sera juste un jour de prière pour les Libyens. Une prière pour une Libye meilleure..

source elwatan

 

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Le fameux discours de  Kadhafi du 22 févier 2011

 

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