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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 08:45

Langue de bois tournant en rond et accusant tous ceux qui sont en dehors de l’orbite islamiste, partuculièrment les médias et les journalistes… Cette personne ne sait même pas s’exprimer… Il ne fait qu’accuser,  confondant démocratie et dictature et tel un chien de garde, il aboie des mots confus et imbibés de mensonges et de tromperies… Cette personne, représentant du gouvernement islamiste, ressemble, dans sa façon de parler, de gesticuler et d’accuser,  davantage à Goebbels qu’à un tunisien paisible… Écouter le...

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 La comédie de la liste noire, du SNJT à Lotfi Zitoun

 

 

lotfi-zitounPar l’une de ces déclarations incendiaires dont il a le secret, Lotfi Zitoun, le conseiller du chef du gouvernement, change encore une fois de cap. Voici qu’il annonce la publication imminente de la liste noire des journalistes, par le gouvernement. Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) riposte. Mais est-il hors de cause pour autant ?

 

Les autorités ont jusqu’ici refusé d’ouvrir les archives de la police politique. Lotfi Zitoun s’était même permis le luxe d’exhorter les Tunisiens à ne plus évoquer la question, sous prétexte que ces hommes impliqués dans la promotion du régime dictatorial de Ben Ali ont aussi des familles à nourrir. Un prétexte pour le moins fallacieux, puisque selon cette même «logique», les criminels ne devraient plus passer devant le tribunal, s’ils ont, eux aussi, des familles à nourrir. Autant dire que le gouvernement en général, et Ennahdha en particulier, paraissait plus enclin à passer l’éponge qu’à aller au charbon.

 

Nominations de Benalistes par le gouvernement
 

D’autant plus que les nominations gouvernementales de benalistes confirmés à la tête d’importantes institutions médiatiques tunisiennes ne sont pas de nature à rassurer les citoyens sur les intentions réelles d’Ennahdha. Surtout qu’il ne s’agit pas de la première fois où le mouvement de Rached Ghannouchi tente le passage en force. Le 7 janvier dernier, le gouvernement avait profité du weekend pour annoncer la nomination des directeurs de la chaîne de télévision nationale, des deux quotidiens La Presse et Essahafa, de l’agence Tunis Afrique Presse. Ce qui avait déjà déchaîné les passions, et suscité une manifestation… Et voici que le même scénario se répète, sept mois plus tard.

 

Or le SNJT a officiellement annoncé, dès le 17 septembre, que la «liste noire des journalistes», était en cours d’élaboration. Une commission a même été créée en ce sens. Une année plus tard, toujours rien à l’horizon. Jusqu’ici, les représentants du SNJT ont invoqué  l’inaccessibilité des fameuses archives de la police politique et celles de l’Agence Tunisienne des Communications Extérieures (ATCE) pour justifier l’éternel ajournement de la publication de la liste noire. Or le manque de coopération de la part des autorités, excuse-t-il à lui seul, le retard du SNJT ? Les archives de la police politique et celles de l’ATCE seraient-elles les seules sources permettant au syndicat de dégager l’ivraie ?

 

L’inaction du syndicat des journalistes

 
nejiba-hamrouniLa revendication du SNJT sur le droit d’accéder aux archives de l’ATCE et celles de la police politique est légitime. Pour déterminer précisément ceux qui ont touché des prébendes du régime, et ceux qui ont joué les flics en sa faveur. Or il ne s’agit certainement pas des seuls indices incriminant les brebis galeuses de la profession. Le SNJT aurait par exemple pu mettre à l’index ceux qui ont renversé la direction syndicale élue, dans le putsch qui a eu lieu en 2009. Un renversement de la direction légitime du syndicat, télécommandé par Ben Ali via Abdelwahab Abdallah, et appliqué sur le terrain par les journalistes à leur service. Or même ceux-là ont été épargnés. Ils continuent aujourd’hui à jouir de leurs prérogatives, et à sévir. Certains d’entre eux ont même eu des promotions. Or le SNJT a-t-il vraiment besoin des archives de la police politique pour démontrer leur implication ?

 

Les archives de la presse tunisienne, bien avant le lancement d’internet en Tunisie, sont disponibles, dans leur intégralité, au Centre de Documentation National. Tous les citoyens, moyennant un ou deux dinars, peuvent accéder aux archives de toutes les publications tunisiennes. Tous les numéros de tous les titres de la presse nationale sont disponibles, quasiment en libre accès. Ce qui permettrait de dévoiler le rôle réel de nombreux journalistes qui posent aujourd’hui aux donneurs de leçons, alors qu’ils sont impliqués, jusqu’au cou dans la propagande Benaliste.

 

Et ces thuriféraires de Ben Ali, payés pour faire l’éloge du dictateur assument aussi une grande part de responsabilité dans la dégradation des médias en Tunisie, et dans leur mise sous tutelle directe par le régime déchu. Or est-il normal que les laudateurs, ces fameux «mounachidinnes», puissent continuer à sévir après la Révolution ? De quelle crédibilité peuvent se prévaloir des médias dont les pages sont noircies par ceux-là mêmes qui faisaient l’éloge de la dictature, et qui soutenaient par leurs écrits Ben Ali, jusqu’au 13 janvier ? Comment expliquer le silence du SNJT sur les plus flagrants de ces cas ?

 

En définitive, le citoyen moyen semble assister à un jeu de dupes. Où il apparait que ni le gouvernement, ni le syndicat des journalistes, ne semblent avoir réellement l’intention de nettoyer la profession. En d’autres termes, les snipers des médias tunisiens ne seraient donc qu’une rumeur. Que celui qui déniche l’un de ces mercenaires de la plume, le ramène à Lotfi Zitoun, ou au SNJT. C’est selon…  Vous avez dit Révolution ?

Moez El Kahlaoui, mag14.com

 

 

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La mainmise du gouvernement Jebali sur les médias publics se renforce

La mise au pas des médias publics par le gouvernement islamiste d’Ennahdha se poursuit. Notre consœur Boutheïna Gouiâ, journaliste animatrice de la radio nationale, vient d’en avoir la preuve à ses dépens.

 

Le gouvernement Hamadi Jebali ne se contente pas de nommer les Pdg et directeurs généraux des médias publics, comme le faisait l’ancien régime, et de choisir de préférence parmi les anciens propagandistes de Ben Ali devenus pro-Ennahdha. Il va encore plus loin dans sa politique d’intimidation des journalistes et de mise au pas des médias.

 

Boutheïna Gouiâ a eu le malheur de consacrer ce matin son émission aux récentes nominations par le gouvernement, à la tête de l’Etablissement de la télévision nationale et du groupe de presse de Dar Assabah, de journalistes réputés pour les services rendus, avant le 14 janvier 2011, au Rcd de Ben Ali, et, après cette date, à Ennahdha de Rached Ghannouchi, en retournant seulement leur veste.

 

Elle a commis aussi le «crime» d’inviter à son émission des collègues représentant le Syndicat nationale des journalistes tunisiens (Snjt) et le Syndicat national de la culture et de l’information dépendant de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), Ziyed El Hani et Nabil Jmour en l’occurrence.

 

Ces derniers, on l’imagine, ont défendu crânement l’indépendance des médias publics et critiqué les nominations à la tête de ces médias sur la base de l’allégeance politique et non sur celle de la compétence.

 

Deux heures après l’émission, Mme Gouiâ s’est vue annoncer par son collègue Habib Jegham que le directeur général de la Radio nationale, un ex-Rcd lui aussi, recyclé par Ennahdha, a décidé de suspendre son émission. Pour les responsables syndicaux, cette décision est nulle et non avenue, tant qu'elle n'a pas été justifiée et notifiée.

 

Faut-il encore des preuves de la volonté d’Ennahdha de mettre au pas définitivement les médias publics en prévision des prochaines échéances politiques? La sanction infligée à Mme Gouiâ est un message envoyé à tous les journalistes qui défendent encore l’éthique et l’indépendance de leur métier: le gouvernement Ennahdha ne va pas hésiter à sévir. En d’autres termes : la recréation «démocratique» est finie, et retour à la case départ d’une information publique au service d’une dictature en gestation.

 

Qu’en pensent le président de l’Assemblée nationale constituante (Anc), Mustapha Ben Jaâfar, et le président de la république, Moncef Marzouki, alliés d’Ennahdha au sein de la «troïka», la coalition tripartite au pouvoir?

 

Ils vont encore une fois regarder ailleurs, comme ils ont habitué les Tunisiens à chaque fois que leur allié (et employeur) islamiste commet une grave entorse aux principes de la bonne gouvernance. french.irib.ir/

 

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