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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 01:21

Les USA apporteront un soutien aérien à la France au Mali

Les États-Unis ont accédé à la demande de la France et décidé de fournir des moyens aériens pour le transport de troupes et de matériel, ce qui constitue un soutien limité à l'opération Serval au Mali, indique un responsable américain.

La décision américaine, largement attendue, intervient après que l'administration Obama a examiné les implications légales d'une telle assistance à la France.

L'armée de l'air américaine pourrait affréter des avions cargos tels que le C-17 mais également le C-5, d'une plus grande capacité de transport, dans un délai d'une journée, a dit ce responsable.  

 "Nous avons accepté d'acheminer des troupes et du matériel", a commenté Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche.  

 Le gouvernement français remboursera aux Etats-Unis les frais entraînés par ce soutien aérien, a-t-il précisé. Suite... 


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Algérie : fin de l'opération militaire d'In Amenas

 

L’assaut mené jeudi par les forces spéciales de l’Armée nationale populaire (ANP) pour libérer les travailleurs algériens et étrangers, retenues en otage depuis mercredi au site gazier de Tiguentourine (40 km d’In Amenas), dans la wilaya d’Illizi, a pris fin jeudi soir, a appris l’APS auprès des services de la wilaya.

Aucun bilan sur cette opération n’a été donné pour le moment. L’assaut mené par les forces spéciales de l’ANP, dans une action terrestre, a permis de libérer près de 600 travailleurs algériens et quatre ressortissants étrangers (2 Ecossais, un Kenyan et un Français), selon des sources locales.

Dans la matinée, 30 travailleurs algériens étaient parvenus à s’échapper, et ont été récupérés par des hélicoptères de l’ANP qui survolaient le site gazier, selon les mêmes sources. D’autres sources sur place évoquent la libération de “la moitié” des otages étrangers sans donner de précision.

Le ministre de la Communication, M. Mohamed Saïd, a indiqué jeudi soir à la télévision nationale qu’un nombre “important” de terroristes a été neutralisé par les forces terrestres de l’ANP au cours de l’assaut. Il a rappelé que toutes les dispositions ont été prises dans le souci de préserver les vies humaines et d’aboutir à un dénouement heureux mais, a-t-il dit, “le jusqu’au-boutisme des terroristes” a conduit à cette opération militaire.

“Ni négociation (avec les terroristes), ni chantage, ni répit” dans la lutte antiterroriste. M. Mohamed Saïd a affirmé, dans ce contexte, qu’il n’y aura aucun répit dans la lutte contre le terrorisme. “Nous disons que face au terrorisme, hier comme aujourd’hui et demain il n’y aura ni négociation (avec les terroristes), ni chantage, ni répit dans la lutte contre le terrorisme”, a-t-il déclaré, rappelant qu’il “s’agit d’une position algérienne connue depuis longtemps”.

Le ministre a qualifié l’attentat terroriste contre le site gazier de Tiguentourine, suivi par une prise d’otages de travailleurs algériens et étrangers, de “nouvelle épreuve qui frappe le peuple algérien”. “Mais, cette épreuve est, cette fois-ci, de nature nouvelle. C’est une agression d’une multinationale terroriste contre le peuple et l’Etat algériens”, a-t-il fait remarquer.

Il a précisé que les objectifs de cet attentat “étaient clairs”, à savoir déstabiliser l’Algérie et l’impliquer directement dans la guerre qui se déroule actuellement au Mali. “Ils ne réussiront pas à atteindre leurs objectifs”, a affirmé le ministre, assurant que les forces de l’ANP “sont là pour défendre les frontières terrestres du pays sans aucun répit”. elwatan


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Pourquoi la guerre au Mali entraîne une prise d'otages en Algérie ?

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5092012.jpg

Le site gazier d'In Amenas, en Algérie. (KJETIL ALSVIK / STATOIL / AFP)

 Mathieu Guidère, spécialiste des mouvements islamistes, professeur à l'Université Toulouse 2, auteur du livre "Les Nouveaux Terroristes", explique au "Nouvel Observateur" pourquoi c'est toute la zone sub-saharienne qui est concernée au travers de la prise d'otages d'In Amenas.

Au début de la prise d'otage, on a parlé de combattants qui venaient du Mali. On a lu aussi dans la pressealgérienne que certains combattants avaient un accentlibyen. Qui compose la brigade qui a attaqué le site algérien ?

- On sait aujourd'hui en recoupant les informations des autorités algériennes, des ravisseurs eux-mêmes et des otages – certains ont pu être joints au téléphone – et en recoupant les informations des médias arabes, que l'action a été menée par un groupe dissident d'Aqmi qui porte le nom de "Signataires du sang". Groupe dirigé par un vétéran de la guerre civile algérienne et du terrorisme algérien qui s'appelle Mokhtar BelMokhtar.

Les brigades dont nous parlons et en particulier celle-ci sont composées essentiellement d'arabes de la région : il y a des Algériens, des Tunisiens, des Mauritaniens, des Libyens, des Maliens… et donc il est tout à fait possible que, dans les deux commandos qui ont attaqué la base, il y ait des hommes qui aient des accents malien ou mauritanien…

La composition de ces brigades est-elle le reflet de la question islamiste dans la région : un problème qui touche toute la zone sub-saharienne ?

- En réalité, aujourd'hui, on assiste à un phénomène en mutation car avec le printemps arabe en Tunisie, en Libye, en Egypte et au Maroc, des gouvernements islamistes sont arrivés au pouvoir. Et lorsque le champ politique a été constitué autour des islamistes, les djihadistes de ces pays là ont perdu de leur poids dans la population. La plupart d'entre eux s'est donc déplacée dans le sud puisque leur opposition au gouvernement n'avait plus lieu d'être, étant lui-même islamiste. Il y a une dynamique djihadiste dans toute la zone subsaharienne, et en particulier au Sahel, qui reflète cette mutation du djihadisme. Il y a un déplacement de son centre de gravité des pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient vers le Sahel.

On parle de mouvements d'armes dans la région. Sont-ils avérés ?

- Depuis le conflit libyen et l'occupation du Nord du Mali par les islamistes, des trafiquants libyens, maliens, nigériens, tchadiens, burkinabés se sont mis sur ce marché. On sait qu'il y a un certain nombre d'armes qui circulent. En particulier depuis l'annonce d'une possible intervention militaire au Mali : l'ensemble de ces groupes a commencé alors à se préparer à cette intervention.

La semaine dernière, une réunion sécuritaire a eu lieu entre les ministres de l'Intérieur algérien, libyen et tunisien. Ces pays peuvent-ils lutter contre ces trafics des djihadistes ?

- Effectivement, cette réunion était nécessaire car toute la région est instable, lieu de trafics d'armes notamment. Cette réunion a abouti à la décision de ces pays de renforcer les contrôles aux frontières, de fermer les frontières, de déclarer comme zone militaire la quasi-totalité de la région. Mais ce sont des décisions formelles plus qu'autre chose car nous sommes en plein désert et il n'y a pas vraiment de frontière. Mais cette réunion soulève la différence d'approche qui existe entre la Libye et la Tunisie d'une part et l'Algérie d'autre part. Les gouvernements islamistes des deux premiers pays ne considèrent pas les salafistes comme des terroristes au contraire de l'Algérie. Il y a donc une différence d'approche et le contexte géographique et politique ne permet pas aujourd'hui de véritablement contrôler toutes ces zones et d'assurer la tranquillité dans ces zones-là.

L'intervention au Mali peut-elle réduire la menace djihadiste au Sahel ?

- Je ne le crois pas. Cette intervention aura dans l'immédiat deux conséquences. La première, c'est le changement de perception de la France qui va apparaître de nouveau comme une puissance interventionniste qui s'ingère dans les pays de la région. On entend déjà sur place des accusations de néocolonialisme. Ce changement de perception va donc se faire dans les semaines qui viennent dans un sens négatif pour les intérêts français. Deuxièmement, on va voir se mettre en place une dynamique djihadiste sur l'ensemble de la partie centrale de l'Afrique, c'est-à-dire de la Somalie au Sénégal. Et cette dynamique risque de nuire aux intérêts économiques de l'ensemble des partenaires occidentaux dans la région. tempsreel.nouvelobs

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La Tunisie s’inquiète des retombées sécuritaires de la crise au Mali

La Tunisie s’est inquiétée des répercussions du conflit armé au Mali sur sa propre sécurité et celle de la région et a condamné la prise d’otages en Algérie, dans un texte publié à l’issue d’une réunion de ses dirigeants politiques et militaires jeudi.

Une déclaration finale de la réunion tenue à l’initiative du président Moncef Marzouki souligne « les graves répercussions sécuritaires de la crise du Mali sur l’ensemble des pays de la région et sur la Tunisie ».

Le texte appelle les Tunisiens à « prendre leurs responsabilités dans la lutte contre la violence et le terrorisme », leur demandant notamment des efforts pour « isoler les groupes violents ».

« La situation exige une grande vigilance sécuritaire », a noté le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem qui a lu le texte à la presse, expliquant le renforcement des mesures de sécurité en Tunisie.

Les autorités tunisiennes ont affirmé en outre leur « soutien à la sécurité du Mali » et condamné la menace que constituent les « groupes terroristes armés ».

Tunis dit « comprendre la décision souveraine du gouvernement malien pour faire face aux risques sécuritaires », en appelant à un « dialogue national global parallèlement à l’action militaire ».

Exhortant les pays du Sahel africain et d’Afrique du Nord « à unifier leurs efforts et leurs politiques sécuritaires », les autorités tunisiennes ont estimé que les pays du Maghreb étaient « les plus exposés aux conséquences » du conflit malien.

La Tunisie a en outre « condamné fermement » la prise d’otages par un commando jihadiste en Algérie et s’est dit « entièrement solidaire » avec Alger face à « une agression de groupes terroristes armés ».

L’armée algérienne a donné l’assaut jeudi contre un site gazier dans le désert du Sahara où des centaines de personnes étaient retenues.

La réunion a regroupé le chef du gouvernement l’islamiste Hamadi Jebali, le président de l’assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar, le chef d’état-major le général Rachid Ammar ainsi que les ministres des Affaire étrangères, de l’Intérieur et de la Défense.

Elle a coïncidé avec le renforcement du dispositif sécuritaire notamment autour de l’ambassade et des services français en Tunisie, l’ambassade ayant appelé mercredi les Français « à la vigilance » en raison de l’intervention contre des combattants islamistes au Mali. maliactu

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Que veut la France au Mali

Et maintenant que vont faire le président Hollande et le gouvernement Ayrault après le carnage de In Amenas ? D’évidence il y a un problème supplémentaire auquel on ne pourra pas se contenter de répondre en haussant le ton ou en montrant nos muscles.

 Il est difficile de croire  que  nos gouvernants ignoraient  la situation sévissant au Mali  depuis de nombreuses années. Le coup d’état contre le président Amadou Toumani  Touré et ses conséquences n’ont certainement pas manqué d’être analysés. La déliquescence du Mali déjà très faible, n’a fait que s’accentuer. Le  Capitaine Haya Amadou Sanogo et ses sicaires ont donné un nouveau coup de grâce au régime. Le président par interim Dioncounda Traoré  n’avait ni légitimité ni autorité. On doit donc  s’étonner que la France justifie son intervention par l’appel reçue de ce gouvernement sous perfusion et une résolution ambigüe du conseil de  sécurité de l’onu.

 Qui pouvait ignorer que le Mali n’a jamais su régler le problème de l’unité du pays  et des diverses ethnies notamment des Touaregs ?

Le moins que l’on puisse dire est que notre président qui a voulu montrer son autorité et son esprit de décision n’a pas su anticiper.  Il a fait preuve d’une manifeste impréparation et de précipitation. Prétendre que la France agissait en accord avec la Cedeao et en accord avec ses alliés européens et américains n’est pas crédible.  Il n’y eut certes pas d’opposition de leur part à l’action de la France mais la moindre des choses n’était elle pas de s’assurer d’un soutien autrement que verbal qui n’engageait apparemment que le président Hollande.  Comment se fait il qu’au bout de six  jours d’un engagement militaire par la France un député européen puisse interpeller  avec raison  la commissaire européenne Catherine Ashton «  Vous dites que cette guerre nous concerne tous, tout le monde dit « nous » mais il n’y a que des soldats français sur place, est-ce à dire que vous enverrez des infirmières et que les Français eux se feront tuer ? ».

Jusqu’à aujourd’hui quoiqu’en dise nos responsables politiques, la France est seule parce qu’elle a pris tout le monde de court, elle est partie seule sans prévenir et s’étonne de se trouver seule.

La question légitime que les Français se posent est simplement de savoir ce que fait la France au Mali et qu’y fait-elle seule ?  Dans le consensus de la classe politique, malgré les réserves que l’on peut percevoir n’est-il pas étrange que les voix qui devraient être écoutées soient celle  paradoxale du « cousin » de Bokassa responsable de l’expédition sur Kolwezi, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing dénonçant aujourd’hui une opération néocoloniale et celle de Dominique De Villepin responsable de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. Il se trouve qu’aujourd’hui la leçon vient de ces deux adversaires politiques que sont  Giscard et de Villepin.

 Il y eut ce mercredi 16 janvier la  spectaculaire prise d’otages  en Algérie sur la base de vie du site gazier de In Amenas  avec les conséquences catastrophiques considérables en pertes humaines. On ne peut pas être certain que cette opération qui nécessitait une longue opération soit liée directement à l’intervention française et à l’autorisation donnée par l’Algérie de survol de son territoire malgré les déclarations des assaillants. Il me parait vraisemblable qu’elle a été soigneusement préparée et il parait difficile qu’elle ait été improvisée depuis le 13 janvier. L’affirmation qu’il s’agit d’une représaille ne change rien mais est  censée lui donner une justification  Il est certain que cette opération et l’intervention de l’armée nationale populaire Algérienne internationalise cette affaire, ce qui ne signifie en rien que  les problèmes du Mali vont se régler. On annonce l’arrivée de soldats africains, mais on annonce en même temps  que la tâche des occidentaux va être de les former. Il est temps  et on peut être sceptique quand on sait que la formation déjà donnée à coup de centaines de millions par les Etats Unis  a servi à des gens comme le capitaine Sanogo pendant que d’autres se trouvent dans les forces anti-gouvernementales maliennes.  Cette formation donnée aux militaires maliens  va t-elle permettre aux soldats français de se retirer. ? Il faut se souvenir que Hollande avait affirmé que nous ne devions pas être engagés mais qu’il s’agissait pour la France d’assurer un soutien logistique comme on avait annoncé l’envoi de quelque 300 militaires alors que nous en comptons déjà à peu près 1500.

Nous sommes loin des diverses déclarations souvent contradictoires de  Hollande et de Fabius. Il serait temps qu’ils fixent clairement leurs positions en précisant le but final de notre intervention qui « d’arrêter l’avancée des islamistes  empêchant la prise de Bamako » est passé à « rétablir l’intégrité du territoire du Mali »,  ambition , selon moi, illégitime, illégale et impossible de la part de la France.

Combien de temps la France va-t-elle restée dans son ancienne colonie appelée le Soudan  français et combien devront nous payer en argent et en vie humaine ? mediapart

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Du vœu pieux au bourbier ?  La France punie d’avoir trop tergiversé

http://www.causeur.fr/wp-content/uploads/2013/01/mali-aqmi-hollande1.jpg

 

L’opération militaire Serval répond à l’appel au secours d’un Etat souverain, le Mali, avec lequel la France dispose d’un accord de défense. D’un point de vue juridique, pacta sunt servanda, la France se devait donc d’intervenir. D’autant que l’enjeu est d’empêcher, coûte que coûte, l’instauration d’une base territoriale islamiste en Afrique occidentale francophone. Ceci posé, on aurait fort envie d’applaudir. Mais qu’on ne s’y trompe pas. D’abord parce que vouloir « détruire » les terroristes (le mot, c’est amusant, sort de la bouche de François Hollande) s’apparente à un vœu pieux. En tergiversant de longues semaines, la France a laissé l’opportunité aux islamistes de s’organiser et de se renforcer à la faveur d’un grand désordre politique au Mali. La confusion qui règne autour des objectifs militaires français n’arrange rien, et sans un règlement politique de la question malienne, le combat contre les islamistes connaîtra un sort analogue aux actions menées dans le bourbier afghan depuis plus de dix ans. Car si infliger des pertes aux islamistes, les contraindre à se réfugier dans les reliefs, et contrarier leurs ravitaillements est envisageable, les détruire assurément pas.

La zone est à ce point instable qu’elle pourrait accoucher d’une Somalie ou d’un Afghanistan. Le coup porté aux intérêts français serait rude, et si la décision d’intervenir paraît avoir été prise brutalement, c’est qu’ils sont aussi cruciaux que nombreux. 5 000 ressortissants français vivent en effet au Mali, auxquels s’ajoutent de nombreux otages détenus aujourd’hui au Sahel — otages que l’on a semblé avoir oublié tout ce temps. À la frontière Est, au Niger, Areva exploite des mines d’uranium, au coeur d’une zone stratégique pour le nucléaire français. Et la faiblesse des intérêts économiques de la France au Mali n’enlève rien à l’importance cruciale de la voisine Mauritanie pour Paris. Depuis 2005, Total mène quantité d’explorations dans cette région riche en gisements pétroliers non exploités. On comprend, dès lors, la nécessité pour la France de ne pas voir le Sahel se transformer en bourbier absolu .

Qu’il nous soit tout de même permis de rappeler deux ou trois choses : François Hollande, si prompt à vouloir faire régner l’ordre en Afrique, avait soutenu, alors qu’il était candidat à la primaire du PS, l’intervention militaire en Libye décidée par son prédécesseur. La France était alors officiellement partie installer la démocratie que le « peuple » réclamait si fort. Sauf qu’en appuyant une faction tribale revancharde, elle permit à la Cyrénaïque d’enfin gifler Tripoli. On installa ainsi des islamistes au pouvoir.

Et de la démocratie surgit la charia. Les armes de Kadhafi tombèrent dans les pires mains qui soient. Alors, quand bien même le fanatisme ébranle depuis belle lurette le Sahel, — fanatisme d’ailleurs un temps soutenu par Kadhafi, — l’intervention libyenne n’a fait qu’aggraver les choses. Vouloir contrôler l’incendie au Mali, c’est oublier le chaos qui fait rage au sud de la Libye. Un péril fondamentaliste qui risque fort de se propager au Tchad, au Darfour, et même jusqu’au Nord-Nigéria où s’organisent les islamistes de Boko Haram. De sorte qu’un cordon islamiste ininterrompu se tisserait d’est en ouest. Au reste, quand on songe au démantèlement de bases militaires françaises en Côte d’Ivoire ou à Dakar décidé par Nicolas Sarkozy et que François Hollande, jadis horripilé par la Françafrique, n’a évidemment pas renié, on dirait bien que c’est une série de mauvaises décisions, validées par les deux partis de gouvernement, que la diplomatie française s’emploie aujourd’hui à rattraper.

Voilà où semble en vérité résider l’incohérence. Comme l’expliquait Gil Mihaely, si Bamako veut éviter l’implosion, elle devra se résoudre au compromis, n’ayant plus d’autre choix que de s’appuyer sur les Touaregs farouchement sécessionnistes. Et parmi eux, il importera de reconnaître les éléments susceptibles de se soulever contre l’islamisme. Vaste programme que celui de François Hollande, désormais porté par son statut de chef de guerre… causeur

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