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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 06:20
 

 

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Des milliers d'étudiants marchent dans les rues de Montréal

 

C'est dans le calme et la bonne humeur que des dizaines de milliers d'étudiants des quatre coins du Québec ont défilé dans les rues de Montréal, jeudi après-midi, à l'occasion d'une marche nationale visant à dénoncer la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement de Jean Charest.

 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous à 13 h sur la place du Canada, à l'angle de la rue Peel et du boulevard René-Lévesque.

C'est une foule bigarrée, composée principalement d'étudiants, mais aussi d'enseignants et de travailleurs de tous âges, qui a pris d'assaut le centre-ville. Plusieurs personnalités publiques, dont la chef du Parti québécois, Pauline Marois, et le député indépendant Pierre Curzi, se sont jointes aux manifestants.

Une marée humaine a rapidement envahi les rues Peel et Sainte-Catherine, causant d'importants bouchons de circulation. Le coup d'envoi de la marche a dû être retardé à 13 h 40 en raison de la très grande affluence dans le secteur.

Les manifestants ont d'abord monté la rue Peel vers le nord, puis se sont dirigés sur la rue Sherbrooke, vers l'est.

Quelques bâtons de bois sans pancartes ont aussi été saisis, mais les manifestants collaboraient avec la police. Par mesure préventive, des agents de l'escouade anti-émeute surveillaient de près la situation.

La plupart des manifestants ont emprunté la rue Saint-Denis vers le nord, avant de redescendre vers le sud par la rue Berri. Plusieurs groupes se sont toutefois détachés du noyau central pour emprunter d'autres artères, passant notamment par la rue Sainte-Catherine Est ou par le boulevard René-Lévesque.

La tête du peloton est arrivée vers 15 h 30 au lieu marquant la fin du parcours, le Centre des sciences, dans le Vieux-Montréal. La pluie avait alors commencé à s'abattre sur les manifestants.

Vers 16 h, alors que la manifestation tirait à sa fin et que le ciel s'était éclairci, le SPVM ne rapportait aucun méfait, soulignant que tout s'était déroulé dans l'ordre et dans le calme, et ce, même si quelques personnes cagoulées et habillées de noir avaient été aperçues parmi la foule. En fin d'après-midi, le porte-parole du SPVM Ian Lafrenière traçait un bilan positif de la manifestation. « Les organisateurs ont pris leurs responsabilités et ont partagé leur itinéraire », s'est réjoui le porte-parole.

« C'est une des plus grosses manifestations qu'on a vécues à Montréal ces dernières années et ça s'est très bien déroulé », a-t-il ajouté.

200 000 manifestants?

Les associations étudiantes derrière ce grand rassemblement estiment que quelque 200 000 personnes se sont déplacées au centre-ville jeudi pour signifier leur opposition à la hausse de 1625 $ des frais de scolarité. Si le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a refusé de chiffrer la foule, il a néanmoins parlé de « plusieurs milliers » de personnes.

À ce jour, plus de 227 000 étudiants sont en grève générale illimitée, mais près de 300 000 étudiants étaient en grève pour la grande manifestation de jeudi, organisée notamment par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). canoe.ca

 

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Les partis d'opposition et les syndicats aux côtés des étudiants

Les étudiants ont reçu l’appui de camionneurs au port de Montréal hier matin.<br />

Les étudiants ont reçu l’appui de camionneurs au port de Montréal hier matin. Photo : Jacques Nadeau – Le Devoir

Plusieurs partis politiques d'opposition et grandes organisations syndicales ont profité de la journée de manifestation nationale, hier, pour réitérer leur opposition à la hausse des droits de scolarité et pour exhorter le gouvernement Charest à ouvrir un dialogue avec les étudiants. 

Lors d'une conférence de presse coorganisée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), hier matin, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a demandé à nouveau au gouvernement Charest de changer d'attitude et de discuter avec les étudiants pour trouver un terrain d'entente. «En ce moment, le gouvernement se comporte comme si les étudiants étaient des ennemis de l'État. [...] En refusant de dialoguer avec les jeunes, Jean Charest fait preuve de faiblesse», a affirmé la chef du PQ. 

Mme Marois a en outre rappelé qu'un gouvernement péquiste annulerait cette hausse des droits de scolarité et organiserait un sommet sur l'éducation supérieure afin de revoir le mode de financement des universités. «Personne n'accepterait une hausse de tarifs d'électricité, de taxes ou d'impôts de 75 %. Les familles de la classe moyenne n'ont plus les moyens d'encaisser une hausse brutale des frais de scolarité.»

Aux côtés de Mme Marois, la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a salué la mobilisation étudiante et a indiqué que son parti non seulement s'oppose à la hausse, mais veut même aller plus loin et instaurer «la gratuité scolaire de la maternelle à l'université». «L'éducation est un droit, au même titre que l'accès au système de santé [...], et c'est une richesse pour toute la société québécoise», a-t-elle affirmé.

Gratuité scolaire

La gratuité scolaire est aussi préconisée par le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui estime que la hausse prévue compromet grandement l'accessibilité aux études. «La gratuité scolaire, à terme, ça s'autorembourse, a-t-il ajouté. Dans les pays qui ont fait [ce choix], on a constaté que les gens étudient plus longtemps [...] ont des salaires plus élevés et paient donc plus d'impôts.»

Les représentants des grandes organisations syndicales membres de l'Alliance sociale — qui regroupe notamment la CSN, la FTQ et la CSQ — étaient également présents à cette conférence de presse pour appuyer les étudiants en grève et exiger du gouvernement qu'il entame rapidement un dialogue avec eux.

Tous ces appuis montrent que «la société civile est plus unie que jamais» contre la hausse, selon le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin. «On peut commencer à parler d'une véritable crise politique. [...] Il est temps que le gouvernement Charest rouvre un véritable débat et accepte de discuter avec les associations étudiantes pour envisager des solutions, notamment en réorganisant la façon dont les universités sont gérées», a-t-il ajouté. ledevoir

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Indignés (les) _ Idle No More
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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 21/04/2012 16:36

LE PLAN NORD EST UN GOULAG POUR ÉTUDIANTS (ref: JEAN CHAREST) ??

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