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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 07:37

A l'ONU, la Russie accuse la Libye d'entraîner des rebelles syriens


NEW YORK (Nations unies) - L'ambassadeur russe à l'ONU a accusé mercredi le gouvernement libyen d'abriter un camp d'entraînement pour des rebelles syriens qui ont mené des actions contre le régime de Damas.

Nous avons reçu des informations selon lesquelles il existe en Libye, avec le plein soutien des autorités, un centre d'entraînement spécial pour des rebelles syriens; ces personnes sont ensuite envoyées en Syrie pour attaquer le gouvernement en place, a lancé Vitali Tchourkine lors d'une réunion du Conseil de sécurité dédiée à la Libye, en présence du Premier ministre par intérim Abdel Rahim al-Kib.

Cette situation est totalement inacceptable sur le plan légal et de telles activités sapent la stabilité au Moyen-Orient, a renchéri l'ambassadeur provoquant la fureur du responsable libyen.

Le diplomate a par ailleurs souligné que son pays était certain que l'organisation extrémiste Al-Qaïda est présente en Syrie. D'où cette question à présent: est-ce que l'exportation de la rébellion (syrienne) va se transformer en une exportation du terrorisme?

La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et alliée de Damas, tout comme la Chine, a déjà bloqué deux résolutions des Occidentaux condamnant la répression de la rébellion par le régime de Bachar al-Assad.

Selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les violences dans le pays ont fait 8.458 morts depuis le début de la révolte il y a un an.

M. Tchourkine a par ailleurs demandé une nouvelle fois que l'Otan présente ses excuses pour des attaques lancées l'an dernier contre le régime de Mouammar Kadhafi en Libye et qui s'étaient soldées par la mort de civils. 

Mais le Premier ministre libyen a assuré que l'enquête avait déjà été menée, ajoutant: Cette question, qui touche au sang des Libyens, ne devrait pas devenir une affaire de propagande politique utilisée par un pays contre un autre.

J'espère, a-t-il dit, qu'on n'évoque pas cette question pour empêcher la communauté internationale d'intervenir dans les affaires d'autres pays où la population est massacrée, a-t-il ajouté en réference implicite à la Syrie.

Le premier ministre libyen n'a pas répondu aux accusations russes sur l'entrainement des opposants syriens.

L'ambassadrice américaine Susan Rice a déclaré à la presse que la Russie, un des principaux fournisseurs d'armes à la Syrie, ne manque pas d'air d'accuser la Libye ou tout autre pays de vendre des armes sans discernement à l'opposition -- si c'est bien en fait la vérité.

La Russie devrait commencer par examiner sa propre responsabilité dans le dossier syrien, a-t-elle ajouté.

La Libye a annoncé fin février une aide humanitaire de 100 millions de dollars aux Syriens pour soutenir leur combat pour la liberté contre le régime dictatorial de Bachar al-Assad.

source romandie

 

 

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Très peu de jihadistes étrangers en Syrie, certains proches d'Al-Qaïda 


Des combattants étrangers, certains proches d'Al-Qaïda, soutiennent certes les insurgés de Syrie dans leur lutte contre le régime de Bachar al-Assad, mais ne représentent qu'une proportion "très mince" des opposants armés, explique Karim Emile Bitar, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

Q: Des combattants étrangers se battent aux côtés de l'Armée syrienne libre (ASL) en Syrie. Qui sont-ils? Essentiellement sunnites, ou aussi d'autres courants de l'islam ou d'autres religions? De quels pays viennent-ils?

R: Nous sommes en présence dun cas décole de "prophétie auto-réalisatrice". Pendant les neufs premiers mois de la révolution syrienne, alors que celle-ci était très largement pacifique, la propagande gouvernementale justifiait la brutalité de la répression en prétendant que le régime affrontait des "bandes salafistes armées" et sous-entendait quil sagissait détrangers infiltrés par les ennemis de la Syrie. Au fur et à mesure que la crise sinternationalisait et que le sort du peuple syrien révoltait les masses arabes, on a vu émerger de vrais combattants sunnites étrangers et de hauts responsables américains ont eux-mêmes attribué certains attentats commis en Syrie à des membres dAl-Qaïda.

Q: Quelle proportion des opposants armés ces combattants étrangers représentent-ils?

R: Elle est probablement très mince mais est appelée à croître maintenant que le Qatar et lArabie saoudite ont ouvertement annoncé quils étaient favorables à une militarisation de la révolution syrienne.

Certains sont des membres dAl-Qaïda qui ont répondu à lappel d'Ayman Al-Zawahiri (le chef d'Al-Qaïda) qui les a ouvertement incités à mener le combat en Syrie. La plupart de ces derniers combattaient précédemment en Irak. Dautres sont des jihadistes plus ou moins indépendants, venus de Libye ou dailleurs, qui ont été mobilisés par les images en provenance de Syrie.

Q: Quid des insurgés syriens sunnites eux-mêmes? Sont-ils en général des modérés ou des extrémistes?

R: En règle générale, les sunnites syriens sont réputés modérés, même si les Frères musulmans ont souvent dérapé vers la violence sectaire dans les années 70 et 80. Cela dit, la logique de guerre elle-même favorise les éléments les plus extrémistes, comme nous lavons vu en Libye. Faire le choix de militariser la révolution et darmer les rebelles, cest inévitablement créer un terreau qui sera favorable aux plus intégristes.

Propos recueillis par Marc BASTIAN 

source lorientlejour

 

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Homs "dévastée", selon la responsable humanitaire de l'ONU

 

La responsable des opérations humanitaires de l'ONU est arrivée mercredi en Syrie où elle a pu visiter des quartiers de Homs "totalement dévastés" alors que les violences se sont poursuivies à travers le pays, plusieurs morts ayant été signalés dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Précédant de trois jours l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan, Valerie Amos a rencontré des responsables syriens et s'est rendue dans la ville de Homs (centre).

Elle a pu entrer brièvement dans le quartier de Baba Amr, assiégé et pilonné par l'artillerie pendant un mois avant que les forces gouvernementales ne le reprennent le 1er mars.

La responsable de l'ONU a tenté de se rendre dans des quartiers tenus par l'opposition armée mais "n'a pas été en mesure de le faire" pour des raisons de sécurité, selon sa porte-parole Amanda Pitt.

Le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem lui avait pourtant "confirmé qu'elle pourrait se rendre là où elle voudrait", a souligné la porte-parole de Mme Amos, venue en Syrie pour obtenir un accès humanitaire "sans entrave" aux populations touchées par les violences.

Au cours de ce déplacement de près d'une heure, Mme Amos et les personnes qui l'accompagnaient "ont entendu des coups de feu". "Les parties (de la ville) qu'ils ont vues étaient totalement dévastées", a expliqué Amanda Pitt.

Symbole de la contestation jusqu'à sa chute, Baba Amr était quasi désert, ses habitants ayant fui les combats, a constaté le Croissant rouge, qui accompagnait Mme Amos.

Les bombardements y ont fait quelque 700 morts et des milliers de blessés, selon l'ONG Human Rights Watch. Des tirs de roquettes ont été signalés dans d'autres quartiers de Homs mercredi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Damas interdisait jusque-là l'accès de Baba Amr aux humanitaires, mettant en avant des raisons de sécurité, en particulier la présence de bombes et de mines.

Mais selon Hadi Abdallah, militant à Homs de la Commission générale de la révolution syrienne, les autorités cherchaient en fait à "enterrer et brûler les cadavres et effacer les traces" de leurs crimes afin que la Croix-Rouge "ne s'aperçoive de rien".

La presse syrienne a fait état de la découverte de plusieurs corps d'étrangers à Baba Amr, dont un Européen accusé d'avoir aidé les rebelles.

Entre-temps, la répression a fait mercredi de nouvelles victimes, à Homs même et dans sa province, dans les provinces d'Alep (nord), d'Idleb et de Deraa (sud). Au moins 19 personnes, dont 13 civils et 6 déserteurs, ont été tuées par l'armée syrienne, a rapporté l'OSDH.

Et selon le Conseil national syrien (CNS) --la plus importante coalition de l'opposition--, qui redoute une "réédition du massacre" de Baba Amr, "42 chars et 131 véhicules de transport de troupes" se dirigent vers Saraqeb, dans la province d'Idleb, et "des colonnes militaires se dirigeaient vers la ville d'Idleb" mercredi.

Selon un nouveau bilan de l'OSDH, les violences ont fait 8.458 morts, en majorité des civils, depuis le début de la révolte il y a près d'un an.

Alors que de plus en plus de militants réclament au moins une zone d'exclusion aérienne, le président américain Barack Obama a exclu "de lancer, comme certains l'ont suggéré, une action militaire unilatérale ou de croire qu'existe une solution simple".

"Ce qui se passe en Syrie est bouleversant et scandaleux", a-t-il jugé.

Washington pourrait néanmoins fournir une aide non militaire aux rebelles, comme des moyens de communication, comme l'a affirmé mercredi le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta.

L'Egypte a mis en garde contre une possible guerre civile si des armes étaient fournies à l'opposition qui les réclame.

De son côté, la Russie, comme l'a fait la Chine la semaine dernière, a appelé Damas et les rebelles à mettre "immédiatement" fin aux violences et à faciliter l'arrivée de l'aide humanitaire. La Russie comme la Chine ont bloqué à deux reprises des résolutions de l'ONU condamnant la répression en Syrie.

Un émissaire chinois, Li Huaxin, s'est rendu à Damas pour présenter des propositions de Pékin visant à résoudre la crise.

D'autre part, le président tunisien Moncef Marzouki a répété qu'il était prêt à accorder l'asile au président Bachar al-Assad, après le refus russe de l'accueillir, en vue d'"arrêter les massacres" eu Syrie.

En attendant, la situation humanitaire devient de plus en plus préoccupante, la nourriture et les médicaments se raréfient. Des milliers de Syriens continuent de fuir: environ 2.000 sont arrivés au Liban depuis ce week-end, d'après le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).

Plus de 25.000 réfugiés sont actuellement recensés par l'ONU dans les pays voisins de la Syrie, et les violences ont déplacé entre 100.000 et 200.000 personnes à l'intérieur du pays.

source tempsreel.nouvelobs

 

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Le premier démissionnaire parmi les  haut responsable du régime Assad 


 

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
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