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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 17:42

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Confusion autour du sort de Moussa Ibrahim, ex-porte-parole de Mouammar Kadhafi

Des annonces contradictoires se sont succédé ces dernières heures sur le sort de Moussa Ibrahim. Son arrestation a été annoncée par le bureau du chef du gouvernement libyen, par les médias officiels, puis les autorités ont commencé à manifester des réserves. Enfin, une personne se présentant comme Moussa Ibrahim a finalement démenti, sur internet, l'arrestation. Mais cet enregistrement lui-même n'est pas authentifié.

Où se trouve donc Moussa Ibrahim, l'ancien porte-parole de Mouammar Kadhafi ? L'homme qui, depuis le début de la révolte, incarnait devant les caméras de télévisions internationales le point de vue loyaliste. A-t-il été pu être arrêté par les autorités libyennes?

Alors qu'on le disait jusqu'ici en fuite à l'étranger, la rumeur de son arrestation a commencé à circuler, samedi 20 octobre en Libye, dans la matinée. Puis le gouvernement, dans un bref communiqué, a annoncé sa capture à un barrage de Tarhouna, à une cinquantaine de km au sud-est de Tripoli. Le vice-Premier ministre, Moustapha Abouchagour lui-même, a confirmé l'interpellation sur son compte twitter : «Le criminel Moussa Ibrahim, pouvait-on lire, a été arrêté et il est en route pour Tripoli

Quelques heures après, le doute commence cependant à naître quand le porte-parole du gouvernement libyen intervient sur la chaîne privée Libya Al-Ahrar. «Le gouvernement,indique-t-il, n'a rien donné d'officiel jusqu'ici sur l'arrestation de n'importe quel membre de l'ancien régime

C'est une déclaration, diffusée sur internet, qui a fini de semer la confusion. On y entend un homme, qui dit parler de l'extérieur de la Libye. «Je suis le docteur Moussa Ibrahim, affirme cette voix qui n'a pas pu être authentifiée. Au sujet des informations sur mon arrestation aujourd'hui», déclare cet homme, «il s'agit d'une tentative pour détourner l'attention sur les crimes commis par les rebelles de l'OTAN contre nos gens à Bani Walid

Les combats à Bani Walid, ancien bastion de Mouammar Kadhafi encerclé par les forces pro-gouvernementales, ont fait au moins 26 morts et quelque 200 blessés ces dernières heures.rfi

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Les combats entre milices libyennes continuent à Bani Walid

 

Des miliciens affiliés à l'armée et venus majoritairement de la ville voisine de Misrata ont bombardé dimanche le centre de Bani Walid, un ancien bastion de Mouammar Kadhafi, symbole des profondes divisions qui minent la Libye un an après la mort du dictateur.

Des groupes armés opérant avec l'aval du ministère de la Défense pilonnent depuis plusieurs jours cette ville de 70.000 habitants située à 150 km au sud-est de Tripoli.

Selon l'agence nationale de presse LANA, les récents combats ont fait 14 morts et 200 blessés.

"Les attaques se poursuivent. Les bombardements proviennent de partout", a déclaré par téléphone Abdelkarim Ghomaid, responsable d'une milice de Bani Walid.

Selon lui, les combattants de la ville ont mis la main sur 16 voitures appartenant à des miliciens de Misrata. Cette information n'a pu être vérifiée.

"Les combats se poursuivent aujourd'hui. De la fumée s'élève dans certains quartiers de la ville", a déclaré un habitant de Bani Walid. Des centaines de familles ont fui les combats ces dernières 48 heures pour se réfugier à Tarhouna, à 80 km de là.

Les nouveaux dirigeants libyens sont parvenus à organiser des élections, mais peinent à imposer leur autorité sur l'ensemble d'un territoire regorgeant d'armes et de munitions.

A Tripoli, plusieurs dizaines de personnes ont fait irruption dimanche au siège du Parlement pour exiger un arrêt des violences à Bani Walid.

 

CONFUSION

La rivalité entre Misrata et Bani Walid, distantes de 140 km, trouve notamment son origine dans l'enlèvement et la mort d'Omran Chaban, un ancien rebelle décédé après deux mois de détention à Bani Walid, où il aurait été torturé.

Omran Chaban, originaire de Misrata, est l'homme qui a découvert Mouammar Kadhafi terré dans une canalisation à Syrte le 20 octobre 2011. Selon ses proches, il a été blessé par balles et torturé par ses ravisseurs. Libéré à la suite d'une médiation, il a succombé le 24 septembre dans un hôpital parisien des suites de ses blessures.

Le Congrès national libyen au pouvoir a ordonné aux ministères de la Défense et de l'Intérieur de retrouver ses ravisseurs.

La confusion qui règne en Libye a été illustrée samedi par l'annonce par les autorités de l'arrestation de l'ancien porte-parole de Kadhafi, Moussa Ibrahim. Un homme se présentant comme l'intéressé a ensuite démenti cette arrestation dans un message audio sur Facebook, qui n'a pu être authentifié.

Le gouvernement libyen a déjà par le passé annoncé sans fournir de preuves l'arrestation de responsables de l'ancien régime. Il n'a cette fois diffusé aucune photographie montrant Ibrahim en détention.

Certains responsables libyens ont annoncé la capture à Bani Walid du fils de Mouammar Kadhafi, Khamis, puis sa mort après son transfert à Misrata. Le gouvernement n'a toutefois publié aucun communiqué officiel à ce sujet. tempsreel.nouvelobs

 

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La Libye depuis un an est devenue source d’insécurité

C’est dans la crainte de lendemains incertains que les Libyens ont fêté hier le premier anniversaire de la chute du régime de Mouammar El Gueddafi. Un an n’a, en effet, pas été suffisant pour que la stabilité revienne en Libye et dans les régions avoisinantes, tout particulièrement au Sahel. Au contraire, la situation s’empire de jour en jour au Mali où les éléments d’Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) contrôlent plusieurs villes du nord. Abandonnée à elle-même par ceux-là mêmes qui l’avaient aidée à se débarrasser de la famille El Gueddafi, l’ex-Jamahiriya reste aujourd’hui une poudrière. En l’absence d’institutions crédibles et fortes… ou tout simplement d’un Etat libyen, les spécialistes les plus optimistes soutiennent qu’il faudra entre 3 et 10 ans pour la remettre sur les rails.
Et le premier défi pour les Libyens sera de maintenir leur unité nationale.

 

Morcelé entre tribus et clans surarmés, le pays menace d’éclater à tout moment. En l’absence d’une police et d’une armée libyenne, les ex-rebelles, constitués en milices, font la loi. La tribu des Warfalla, qui était celle d’El Gueddafi, continuerait pour sa part à résister et à contester la légitimité du pouvoir en place. Il en va de même pour les populations Toubou du Sud libyen qui accusent les rebelles du nord de chercher à les exterminer et, donc, à les exclure du nouvel ordre libyen en construction.

 

Le tout nouveau président de l’Assemblée libyenne (Congrès général national, CGN), Mohamed El Megaryef, voit par contre dans l’attitude de ces tribus rebelles de la défiance. Une défiance qui, pour lui, doit recevoir une réponse musclée. M. El Megaryef a estimé, à ce propos, que la «libération» du pays du régime de Mouammar El Gueddafi n’a pas été complètement réalisée et qu’il faut donc terminer le travail. «La libération du pays n’a pas été complètement réalisée dans certaines régions», a-t-il dit dans un discours diffusé dans la nuit de vendredi à samedi, citant en particulier la ville de Bani Walid, présentée comme un des derniers bastions de l’ancien régime. Cette semaine, des groupes d’ex-rebelles se réclamant de l’armée libyenne ont d’ailleurs attaqué la localité pour, ont-ils dit, y déloger les pro-Gueddafi. Depuis plusieurs mois, les rebelles accusent la ville d’abriter des criminels et des partisans de l’ancien régime recherchés par la justice.

 

Très violents, les affrontements aurait ainsi empêché jeudi le président du CGN, la plus haute autorité politique du pays, d’entrer dans Bani Walid, où il devait tenter de négocier un compromis avec les chefs tribaux et militaires. La rupture des négociations a certainement du réjouir les partisans de la solution du «tout-militaire». Les dignitaires de Bani Walid refusent, quant eux, l’entrée de «milices hors la loi» et mettent en doute la neutralité de l’«armée nationale» qui n’existe pas encore, selon eux. Ils redoutent un sort similaire à celui réservé à la ville de Touarga, dont les habitants accusés d’avoir participé aux exactions de l’ancien régime contre Misrata durant le conflit de 2011, avaient été chassés de chez eux et leurs maisons détruites et brûlées.     

 

Dans sa plaidoirie, M. El Megaryef ne s’est par ailleurs pas empêché de critiquer le bilan du Conseil national de transition (CNT) présidé par Mustapha Abdeljalil et de dresser un bilan sombre de la période post-El Gueddafi. Il a particulièrement parlé d’un «retard et d’une négligence» dans la constitution d’une armée et d’une police, le contrôle des armes, et la non-intégration des ex-rebelles dans les institutions de l’Etat.

 

El Megaryef tire sur le CNT et les Gueddafistes


Le président du CGN a cité, en outre, un retard dans la réforme de la justice ainsi que le dossier de la réconciliation nationale.
«Cette situation a engendré un état de mécontentement et de tension parmi les différentes composantes de la société ainsi que la propagation du chaos, du désordre, de la corruption, ce qui a engendré une faiblesse dans le rendement des différents organismes gouvernementaux», a-t-il déclaré. Mohamed El Megaryef a sans doute raison de noircir le tableau.

 

En témoigne l’attaque, le 11 septembre dernier, du consulat américain à Benghazi, l’instabilité chronique qui caractérise la Libye depuis un an est devenue une importante source d’insécurité. La chute de Mouammar El Gueddafi a, de plus, ouvert un grand boulevard aux islamistes. Et même si le Parti pour la justice et la construction (PJC), vitrine des Frères musulmans en Libye, n’a pas obtenu la majorité au Parlement, celui-ci dispose tout de même de relais importants dans la société.
 

 

L’influence des Frères musulmans dépasse de loin – y compris au Parlement – celle du parti qui les représente. Et tout indique qu’ils ne négligeront aucun moyen, le moment venu, pour marquer de leur emprunte le système politique libyen en construction. Au plan économique, la situation est beaucoup moins catastrophique.

 

L’extraction de pétrole, qui était tombée à presque zéro durant la guerre, est repartie de plus belle. Elle atteint presque le niveau d’avant l’intervention franco-italo-britannique. Les affaires semblent aller tellement bien que le Fonds monétaire international (FMI) prédit à la Libye une croissance record de 116,6% cette année.Il est peu probable toutefois que les Libyens profitent de cette croissance. Ils manquent tellement de tout qu’ils sont souvent obligés d’aller faire leurs emplettes en Tunisie ou en Egypte. Le pétrole surnage en quelque sorte au-dessus d’un chaos institutionnalisé. Et la situation est malheureusement bien partie pour durer. elwatan

 

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Libye : Kadhafi _ Clan_ nomenklatura _Mort
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