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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 20:06

Écouter bien et protéger vos fillettes ! Et continuer à voter islam politique… Tant pis pour vous!

 

«Nous avons tous vu et entendu les propos de ce psychopathe de Bahri Jelassi qui revendique le mariage des filles à l'âge de 13, 14 et 15 ans sous prétexte que la fille qui atteint les 20 ans ne donne plus envie, et qu'elle n’est pas excitante. Cet homme dont les propos touchant aux droits de l'enfant, à la dignité de la femme et à la stabilité de la société doit être traduit en justice et condamné sévèrement. Pour tous ceux qui veulent agir en portant plainte contre cet homme, signez cette pétition s'il vous plaît... Ce qu'il dit est une menace pour les enfants, les femmes et les hommes, tous confondus», lit-on dans la pétition que l’on peut signer sur le site Pétition24.net’’.

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Bahri Jelassi : le Code du Statut Personnel est une « destruction massive »


Au moment où la Tunisie célèbre la fête de la femme en souvenir de la promulgation du statut du code personnel par Bourguiba le 13 août 1956, Bahri Jelassi, président du Parti de l’ouverture et de la fidélité (POF), a jeté un pavé dans la mare comme pour jouer le trouble-fête. Interrogé par la chaîne privée de télévision( Hannibal )qui organise ce soir une émission « Parole de femmes », Bahri Jelassi a qualifié le statut du code personnel de « destruction massive ».

 

Connu pour ses déclarations fracassantes, le président du POF qui a toujours revendiqué le rétablissement de la polygamie, considère que le Code du Statut personnel est à l’origine des problèmes sociaux dans lesquels le pays se débat depuis plusieurs années.

 

Présentes sur le plateau, Mmes Sihem Badi (ministre de la femme), Maherzia Laâbidi (vice-présidente de l’ANC), et les militantes Radhia Nasraoui, Sihem Ben Sedrine ont exprimé leur indignation et rejeté à l’unisson les déclarations provocatrices de Bahri Jelassi. Ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué d’égratigner Habib Bourguiba connu, selon lui, pour son appartenance à l’idéologie maçonnique.

Bahri Jelassi dont les propos ne manqueront pas d’alimenter la polémique ignore que le Code du Statut Personnel est le couronnement du mouvement réformateur tunisien auquel ont participé plusieurs dignitaires religieux. webdo.tn

 

 

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Droits de l'enfant et Constitution - Critique ministérielle

 

 

Le ministère des Affaires de la femme et de la famille a appelé, dans un communiqué publié hier, à réviser l'article 31 du brouillon de la Constitution relatif aux droits de l'enfant.

La nouvelle Constitution doit garantir, clairement, les droits fondamentaux de l'homme y compris les droits de l'enfant sans discrimination aucune.

Fondés sur les valeurs de dignité et du développement harmonieux de l'enfant, ces droits sont axés, comme le stipule la convention internationale relative aux droits de l'enfant, sur le droit à la vie, à la survie et au développement ainsi que sur le droit d'être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l'exploitation ; celui également de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale.

L'article, dans sa première et deuxième mouture proposées, considère que l'enfant a seulement des besoins spécifiques dont il faut tenir compte et omet d'énoncer la garantie de ses droits, précise le communiqué.

Le document ajoute que la commission des droits et des libertés n'a fait aucune allusion au principe fondamental qui régit les droits de l'enfant, à savoir son intérêt supérieur, le droit de s'exprimer et de participer.

Le communiqué indique que l'égalité des chances n'est pas garantie par l'article en question, dans sa première mouture, puisqu'il stipule que le droit de l'enfant à l'enseignement, à la santé ... doit être garanti par les parents quelle que soit leur situation matérielle et n'évoque aucune responsabilité de l'Etat à cet égard.

Le ministère a mis l'accent sur la nécessité d'inscrire dans la Constitution les principes généraux, et ce, en se référant à la convention internationale des droits de l'enfant et au code de protection de l'enfance.

Le ministère des Affaires de la femme et de la famille propose dans une nouvelle formule de l'article 31, élaborée en collaboration avec des juristes et l'organisation des Nations unies pour l'enfance, Unicef, de permettre à l'enfant, en tant qu'être humain, de jouir pleinement des droits garantis par la Constitution du pays, les législations nationales, et les conventions internationales ratifiées par la Tunisie sans aucune forme de discrimination. Le devoir de protéger l'enfant et la mère incombe à la famille, à la société et à l'Etat.

L'article met l'accent, notamment, sur le droit de l'enfant à une identité qui comporte son nom de famille, son prénom, sa date de naissance, sa nationalité et l'appartenance à une famille et souligne que l'enfant porteur de handicap a le droit à la protection, à l'éducation intégrée et à une formation adéquate sans discrimination aucuneallafrica

 

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Droits de l'enfant - Dénoncer toute atteinte et violation

 

Depuis la ratification de la convention des Nations unies pour la protection de l'enfance, la Tunisie a mis en place le dispositif juridique ainsi que les mécanismes et les outils qui sont destinés à protéger les droits de l'enfant.

 

Avec sa batterie de dispositifs, de textes, de mécanismes dont s'est progressivement doté l'Etat, ce dernier s'est trouvé aussi avancé que les autres pays signataires en matière de protection des droits de l'enfant, mais sur le terrain, la réalité est tout autre et les droits des enfants sont soit bafoués, soit insuffisamment protégés, en raison d'une volonté faisant souvent défaut à faire appliquer les principes de la convention ainsi que les textes de loi.

 

La situation des droits de l'enfant reste, en effet, marquée par un décalage entre les textes juridiques et leur mise en œuvre.

 

Dans son rapport sur la Tunisie, le Comité des Nations unies des droits de l'enfant a apporté plusieurs recommandations sur les mesures à prendre pour conférer plus d'efficience à l'application des textes juridiques et améliorer la situation des droits de l'enfant en Tunisie.

 

Parmi les recommandations émises, celle de la création d' une institution nationale indépendante des droits de l'homme, conformément aux principes relatifs au statut des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l'homme (résolution 48/134 de l'Assemblée générale).

 

Cette institution aura pour rôle de suivre et d'évaluer les progrès accomplis dans l'application de la convention relative à la protection des droits de l'enfant au niveau national et local.

 

«En matière de politique de l'enfance, la Tunisie s'est dotée d'une infrastructure juridique et institutionnelle assez étoffée : un cadre légal, des dispositions juridiques, des stratégies, des institutions et des programmes, a souligné Mme Luisa Fornara, représentante de l'Unicef en Tunisie.

 

Elle a été parmi les premiers pays à signer la convention et les deux protocoles additionnels consacrés à la défense, la protection et la promotion des droits des enfants. Mais les lois ne suffisent pas si leur mise en oeuvre et les pratiques ne suivent pas.

 

L'expérience a démontré que dans les pays où un médiateur national des droits de l'enfant a été institué, les droits de l'enfant sont mieux protégés et les politiques relatives à l'enfance sont mieux appliquées».

 

Le ministère de la Femme et de la Famille a organisé, en collaboration avec l'Unicef, une conférence nationale s'étalant sur deux jours (28 et 29 septembre), qui a réuni des membres de l'Assemblée nationale constituante, des représentants des institutions gouvernementales, des membres d'ONG actives dans le domaine des droits de l'homme et de l'enfant et des experts en matière de droits et de protection des enfants.

 

Des ateliers ont été organisés pour débattre des modalités de mise en place d'un mécanisme indépendant de suivi des droits de l'enfant en Tunisie.

 

Faut-il créer le statut d'ombudsman (médiateur) pour les enfants, expérience qui a réussi dans plusieurs pays ou plutôt intégrer une section spécialisée dans les droits de l'enfant au sein de l'institution nationale des droits de l'homme ? Cette question a été soulevée dans l'un des ateliers qui s'est tenu au cours de la conférence.

 

Quel rôle ?  Va-t-il s'inscrire dans un rapport de complémentarité ou jouer un rôle tout a fait différent ? Quelles garanties d'indépendance, d'accessibilité et quels moyens d'action ?

 

Autant de thèmes qui ont été débattus et qui permettront d'aboutir à un consensus autour de la création d'une institution indépendante qui permettra de contrôler , d'une part, l'application des principes de la convention des Nations unies et, d'autre part, les actions de l'Etat en matière de protection des droits de l'enfant. allafrica

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Femmes et révolution
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