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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:19

Hamnma El Hammami : « Il s'agit d’accusations dangereuses et si ce site possède des documents secrets, il est nécessaire qu'ils soient publiés. Cela servira à rendre justice au peuple tunisien et à tous les partis victimes de ces falsifications. Également, j'invite tous ceux mis en cause par ces rumeurs de réagir publiquement …»


 

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Sans les ONG américaines, les islamistes tomberont aux prochaines élections

« Rached Ghannouchi tombera dans les prochaines élections, mais je conseille aux Tunisiens de demander que ces élections soient placées sous le contrôle de l’ONU et pas des ONG américaines », déclare le célèbre chroniqueur d’une TV égyptienne, qui révèle par ailleurs l’existence d’une base américaine en Tunisie. Nous en déduisons que l’ISIE n’est pas une instance proprement tunisienne, mais un cheval de Troie de la CIA.

Sans la corruption de l’ISIE et la complicité de Kamel Jendoubi, Ennahda n’aurait pas été majoritaire et le CPR aurait obtenu un score inférieur à celui du POCT. Les documents explosifs que nous venons d’obtenir et qui feront l’objet d’un dossier complet, nous permettent d’affirmer que les premières élections « transparentes » et « démocratiques » du 23 octobre 2011 ont été trafiqué. 

L’ISIE, instance-écran de la NED 

 
L’on peut d’ores et déjà avancer que l’ISIE n’était qu’une instance écran, crée à la hâte pour réaliser « les objectifs de la révolutions » selon l’agenda américain. Ceux qui ont préparé, financé et organisé les élections tunisiennes sont en réalité de pseudo ONG américaines, principalement l’International Foundation for Election Systems(IFES), qui est une ramification de la National Endowment For Democracy (NED), l’organisation secrète de la CIA qui a joué un rôle majeur dans le démantèlement de l’URSS, qui a été le laboratoire du « printemps arabe » et qui continue aujourd’hui à mener une campagne subversive contre la Chine, l’Iran, le Venezuela et Cuba. Joe Lieberman et John McCaïn en sont les principaux dirigeants. 

 
Pour ne pas s’enfoncer dans les théories du complot, nous allons laisser un ancien haut fonctionnaire du Département d’Etat américain nous présenter cette ONG de bienfaisance, fondée par Ronald Reagan en 1983, qui, en amont (formation des cybers-collabos) et en aval (mainmise sur les différentes structures postrévolutionnaires), a restructuré le paysage politique tunisien. Dans son livre Rogue State : A guide to the World’s Only Superpower (Common Courage Press, 2001), William Blum écrit que le NED « allait pouvoir faire à peu près ouvertement ce que, pendant des années, la CIA avait fait en douce », en agissant « souvent dans le sens opposé à sa vocation proclamée ». Selon lui, le NED « intervient dans les affaires intérieures de pays étrangers de plusieurs façons. Il fournit fonds, savoir-faire techniques, entraînement, matériel didactique, ordinateurs…, à des organisations de citoyens, à des syndicats, à des mouvements de dissidents politiques ou d’étudiants, à des éditeurs, à des journaux et autres médias ». 

 
La rencontre secrète du 25 octobre 2011 

 
C’est donc cette ONG qui a pris le contrôle du processus « révolutionnaire » jusqu’à son aboutissement logique : les élections du 23 octobre 2011, qui ont consacré le triomphe d’Ennahda, du CPR et du Ettakatol. La Fondation Carter, plus crédible et bénéficiant de l’aura moral de son créateur, n’a été associée en tant qu’observateur que pour faire passer la pilule. Nous reviendrons sur le rôle trouble d’une autre ONG suédoise. 

 
Selon les documents que nous avons reçus, une réunion secrète a eu lieu, le 13 août 2011 entre Rached Ghannouchi, Hammadi Jebali, Moncef Marzouki et Mustapha Ben Jaafar. Elle s’est déroulée dans la nuit du 13 août dans le domicile de Nasr Ali Chakroun. 
C’est ce soir-là qu’a été décidé le partage du gâteau tunisien et la
 répartition des quotes-parts.
Plus importante encore que cette réunion, la rencontre du 25 octobre 2011, dans un appartement au quartier Ennasr, avenue Hédi Nouira, entre Kamel Jendoubi (ISIE), Mohamed Abbou (CPR), Mohamed Bennour (Ettakatol), Ali Larayedh (Ennahda), et un certain Marc Zartmann, un américain dont nous n’arrivons pas encore à identifier la fonction, ni à délimiter le rôle exact qu’il a joué dans l’organisation des élections du 23 octobre. Pour nous, Marc Zartmann est un proche collaborateur de John McCaÏn au sein de la National Endowment For Democracy (NED). Nous en apporterons les preuves. Tout porte à croire donc que les résultats du scrutin ont été arrangé selon les exigences américaines et conformément à l’accord secret du 13 août 2011 entre les responsables de la future Troïka. Ce qui expliquerait d’ailleurs le retard de plusieurs jours avant de rendre public les résultats de ces « premières élections démocratiques » dans l’histoire de la Tunisie. 

 
Une leçon pour l’avenir  

 
A notre avis, avec ou sans ces combines mafieuses entre partis, Ennahda aurait de toute façon gagné ces élections, pour des raisons tout à fait objectives : psychologie sociale d’une grande partie de Tunisiens qui voyaient dans l’islamisme un retour à la morale religieuse, décapitation préalable du RCD, métastase de partis parasitaires (plus de 120), dispersion des forces de gauche, financement occulte d’Ennahda par le Qatar…  L’enjeu n’était donc pas la victoire d’Ennahda, qui est acquise, mais le choix des partenaires qui devaient servir au décor démocratique. 
                 
 
Et ceci nous amène aux propos du chroniqueur égyptien Taoufik Okacha, qui semble bien informé. Ce dernier « conseille au peuple tunisien d’exiger le placement des prochaines élections sous le contrôle des Nations Unies et non point des organisations non gouvernementales…pour que ne se reproduise pas en Tunisie ce qui s’est passé dans les élections égyptiennes ». On notera que pour plusieurs observateurs égyptiens, celui qui aurait gagné les élections n’est pas le Frère musulman Mohamed Morsi mais le nassérien Hamdeen Sabbahi. Il a dû se passer en Egypte ce qui s’est passé en Tunisie le 23 octobre 2011, choix stratégique américain oblige !   http://www.tunisie-secret.com  Karim Zemerli


 

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Le Wikileaks tunisien jette un pavé dans la marre

Tunisie, Mohamed Abbou, qui méprise l'opinion tunisienne, a raison : nos informations ne sont pas absolument fausses, mais elles sont, comme il le dit, "vagues et imprécises". Si la réunion du 25 octobre 2011 n'était pas aussi secrète, pourquoi donc s'y était-il rendu en taxi et non pas dans sa propre voiture? Les nouvelles révélations de Tunisie-Secret sur les relations troublantes entres l’ISIE et la NED, ainsi que sur les réunions du 13 août 2011 et du 25 octobre 2011 ont provoqué la panique dans les rangs des fossoyeurs de la démocratie en Tunisie. Voici notre message « rassurant » pour eux.



Le Wikileaks tunisien jette un pavé dans la marre
Une fois de plus, l’article que Karim Zemerli a publié au sujet des élections du 23 octobre 2011 a fait l’effet d’une bombe. Notre confrère Brahim de la radio Jawhara FM, recevant à l’occasion M.Hamma Hammami, n’a pas hésité à dire que « les informations de Tunisie-Secret ont foudroyé certains et glacés certains autres ». Nous sommes vraiment désolés pour les uns et pour les autres. Nous conseillons aux premiers de s’équiper de bons paratonnerres pour éviter la foudre et aux seconds de réussir leur décongélation ! En tout cas, inutile de lancer des attaques contre notre site. Avant de le mettre en ligne il y a quatre semaines, nous avions pris toutes les précautions informatiques. Jusqu’à présent, nous avons pu faire face à toutes les attaques et, même si nos ennemis parviennent à détruire notre site, nous réapparaitrons sous une autre configuration dans les 48h. Alors, message à tous ceux que Tunisie-Secret empêche de dormir : ne perdez pas votre énergie et votre argent ; vous allez devoir vous habituer à notre présence.  

Pour lever toute confusion 

 
Nous disons cela car, le présentateur de Politica a lui-même constaté à la fin de son émission que l’article par lequel le scandale est arrivé a disparu. Mieux encore, nos amis à Tunis nous ont confirmé que, dans la journée du 15 novembre, c’est tout le site de Tunisie-Secret qui n’était plus accessible entre 10h21 et 11h45, heure locale, puis entre 16h05 et 17h10. La censure est donc de retour et dans peu de temps, elle touchera tous les autres sites et comptes facebook qui ont su garder leur indépendance. 

 
A l’origine de cette panique, la reprise de notre article par le quotidien arabe  Attounissia, dans sa livraison du 15 novembre. Nous remercions nos courageux confrères et nous attirons leur attention sur le fait que, dans leur article, il y a eu confusion entre les propos du chroniqueur égyptien Taoufik Okacha et les affirmations de Tunisie-Secret. Ce n’est pas de leur faute puisque la vidéo d’Okacha que nous avons joint à notre article comme pièce à conviction n’était plus visible pour nos lecteurs en Tunisie ! Dès que nous en avons été alertés par nos correspondants à Tunis, nous y avions remédié. C’est donc Tunisie-Secret qui assume l’entière responsabilité des propos repris par Attounissia et Jawhara FM

 
Qui est Marc Zartmann ? 

 
Il va sans dire que nous garderons le secret absolu sur l’origine de nos sources. Notre devoir est de protéger nos informateurs et de publier ce que nous recevons, après investigation et authentification. D’ailleurs, dans la plupart des cas, c’est de façon anonyme que nous avons reçu certains dossiers effectivement explosifs. Notre seul point faible dans l’article en question, c’est que nous avons beaucoup de mal à identifier le mystérieux Marc Zartmann. A ce jour, et malgré des recherches poussées, nous n’arrivons toujours pas à le situer. Nous lançons par conséquent cet appel à tous nos lecteurs qui détiendraient des informations sur cette personne américaine (c’est certain) travaillant pour la National Endowment For Democracy (NED).
Marc Zartamann –est-ce son vrai nom ou une fausse identité comme cela est de coutume dans les services de renseignement- est au cœur de cette affaire d’Etat, que nous ne lâcherons plus avant de l’élucider totalement. Qui est Marc Zartmann ? Que faisait-il dans la réunion tenue secrète du 23 octobre 2011 ? Quel a été le rôle exact (apport financier, soutient logistique, lobbying) de la NED lors des élections du 23 octobre 2011 ? De quelle nature et à quel degré ont été les rapports entre l’ISIE et la NED ? 

 
La National Endowment For Democracy  pourrait d’ailleurs répondre à ces questions, puisqu’elle se présente (www.ned.org/node/529 ) comme étant une organisation non gouvernementale, transparente et comme une « Fondation privée à but non lucratif, engagée dans le renforcement et le progrès des institutions démocratiques dans le monde entier » ! Que son porte-parole nous dise alors quels individus et quelles associations elle a financé avant le 14 janvier 2011, et quels partis politiques et journaux numériques elle a financé depuis la chute du régime. Et si cette Fondation « transparente » conjointement crée par les démocrates et les républicains américains ne daigne pas communiquer, que nos lecteurs le lui demandent à ce numéro : (202) 378 9700. 

 
Mohamed Abbou méprise l’opinion tunisienne 

 
Au moment où nous nous apprêtons à mettre en ligne le présent article, nous apprenons que Mohamed Abbou a démenti nos informations dans le quotidienAttounissia de ce matin (16 novembre). Il a déclaré que les propos de Tunisie-Secret sont « vagues et imprécis », donc peu crédibles. Nous lui posons alors cette question qui n'est pas vague et imprécise mais claire et limpide et qui va lui rafraichir la mémoire : puisque la réunion du 23 octobre 2011 dans un appartement avenue Hédi Nouira à la cité Ennasr n’était pas si secrète, pourquoi donc est-il arrivé en taxi et non pas dans son propre véhicule ? Est-ce que ce petit détail lui suffit pour prendre au sérieux les informations de Tunisie-Secret et pour cesser de prendre les Tunisiens pour des imbéciles ? 
       
 
Pourquoi accordons-nous une telle importance à cette affaire ? Pour que les coupables et complices en rendent compte devant la justice et, surtout, pour que cela ne se reproduise pas dans les prochaines élections qui vont définitivement sceller l’avenir de la Tunisie. Mais d’ores et déjà, trois conditions sont absolument nécessaires pour garantir à ces élections la transparence, la régularité et l’authenticité. 

 
Comment garantir la transparence des prochaines élections ? 

 
Premièrement, contraindre l’ISIE à publier son rapport détaillé sur les 140 millions d’euros dépensés pour les élections du 23 octobre 2011, avant de dissoudre cette instance transnationale et procéder à la création d’une nouvelle instance nationale qui sera constituée par des spécialistes en droit électoral, par les représentants des quinze premiers grands partis du pays, par les représentants de la centrale syndicale (UGTT), par les représentants de la société civile, ainsi que par cinq personnalités politiques au-dessus de tout soupçon et sans aucune ambition politique (un comité de sages en quelque sorte).
Deuxièmement, placer ces élections sous le contrôle exclusif des Nations Unies en interdisant à toutes les ONG américaines et européennes d’y mette leur nez. Ces pseudo-ONG ne sont pas financièrement indépendantes ni politiquement désintéressées. De façon très subtiles, elles travaillent pour les intérêts stratégiques de leurs Etats. Troisièmement, réactiver l’ancienne loi sur les financements des partis et en garantir la stricte application. Même dans les démocraties les plus anciennes, l'argent a toujours été le principal talon d'Achille. A plus forte raison dans la jeune démocratie tunisienne que les dollars du Qatar, d'Arabie Saoudite et des Etats-Unis ont déjà gangréné.  http://www.tunisie-secret.com/Le-Wikileaks-tunisien

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