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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:07

À Siliana, douleurs, blessures et combat pour la DIGNITÉ …

Siliana n'est pas seule ! Tunis dans la Rue pour dénoncer le crime du gouvernement islamiste contre la pulpation de Siliana


 
Le ministre de l'intérieur : les impacts par chevrotine ne sont  pas dangereux !

 
 

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Cadeau de la «Révolution» islamisée : Blessures par chevrotine de petit calibre 

 

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Plus de 200 blessés dans des violences persistantes à Siliana

Un homme reçoit des soins après avoir été blessé lors des heurts avec la police à Siliana (sud-ouest de Tunis), le 28 novembre 2012

Un homme reçoit des soins après avoir été blessé lors des heurts avec la police à Siliana (sud-ouest de Tunis), le 28 novembre 2012 (Photo Fethi Belaid. AFP)

Plus de 200 personnes ont été blessées mercredi au deuxième jour de violences entre manifestants et forces de l'ordre tunisiennes à Siliana, ville déshéritée au sud-ouest de Tunis, où les autorités ne semblaient pas en mesure de ramener le calme.

Selon le registre de l'hôpital, 206 personnes ont été soignées, souffrant d'impacts de chevrotine de petit calibre, de contusions, de fractures et de coupures, a indiqué un médecin urgentiste interrogé par un journaliste de l'AFP.

Dix-neuf personnes ont été éborgnées ou aveuglées par les tirs et certains ont été transférés à Tunis à la clinique ophtalmologique.

Un correspondant de la chaîne d'information France 24, David Thomson, et son collègue tunisien ont été touchés au corps par des tirs de chevrotine de la police, a-t-il indiqué à l'AFP. Leurs jours ne sont pas en danger et les deux hommes étaient traités aux urgences.

Les tensions étaient accrues par des rumeurs faisant état de manifestants tués. Les sources hospitalières et policières interrogées par l'AFP sur place ont démenti dans l'immédiat tout décès.

Le ministère tunisien de l'Intérieur s'est refusé à tout commentaire et n'a pas fourni de bilan.

Les urgences étaient pourtant visiblement débordées, et des proches des victimes s'y étaient rassemblés pour manifester leur colère. "Nous allons brûler la ville", criait un homme dont le fils a été blessé.

Plusieurs blindés de la garde nationale --l'équivalent de la gendarmerie-- ont été déployés, selon le journaliste de l'AFP. Comme la veille, des axes de Siliana ont été barricadés notamment par des piles de pneus enflammés.

En début de soirée, des affrontements sporadiques avaient toujours lieu entre une foule armée de pierres et les policiers. D'épais nuages de gaz lacrymogènes étaient visibles dans la ville toute la journée.

Des milliers de manifestants s'étaient rassemblés à partir de 09H00 GMT mercredi devant les locaux du gouvernorat (préfecture) de Siliana pour une deuxième journée de grève et de manifestations.

Ils réclament le départ du gouverneur, la libération de personnes détenues depuis avril 2011 et des aides économiques pour cette ville déshéritée, comme l'essentiel des provinces de l'intérieur de la Tunisie.

"Les habitants de Siliana les plus touchés par la pauvreté ne se mettront jamais à genoux", a déclaré le secrétaire général du bureau régional de la centrale syndicale UGTT, Néjib Sebti.

Le gouvernement appelé à sortir de son mutisme

L'UGTT a dénoncé dans un communiqué "la répression des manifestations pacifiques" et appelé "le gouvernement à sortir de son mutisme, à intervenir d'urgence pour faire cesser la répression". Le syndicat a aussi appelé à poursuivre la contestation.

Le gouvernement, qui avait dénoncé dans la matinée les violences de mardi contre la police, n'a pas réagi à la recrudescence des affrontements. Il a cependant démenti une rumeur faisant état d'un lien de parenté entre le Premier ministre, Hamadi Jebali, et le gouverneur de Siliana Ahmed Ezzine Mahjoubi, déplorant dans un communiqué une "tentative d'inciter les personnes à la violence".

Quelque 200 personnes ont également manifesté à Tunis en soutien aux habitants de Siliana.

La région de Siliana est très affectée par des difficultés économiques. Selon des statistiques officielles, les investissements y ont baissé de 44,5% et les création d'emplois de 66% sur la période janvier-octobre 2012 par rapport à la même époque de l'année précédente.

Des violences éclatent régulièrement en Tunisie entre policiers et manifestants excédés par la pauvreté.

Les revendications économico-sociales étaient au coeur des causes de la révolution de 2011 et les lenteurs de la reprise économique ont nourri les tensions. liberation.fr

 

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Siliana, une ville déshéritée qui s'embrase

 

La situation dégénère à Siliana, dans la partie intérieure de la Tunisie. Près de 200 personnes ont été blessées, ce 28 novembre, au deuxième jour de violences entre manifestants et forces de l'ordre tunisiennes dans cette ville déshéritée située à 127 km au sud-ouest de Tunis.

Pour rappel des milliers de manifestants s'étaient rassemblés tôt devant la préfecture de Siliana. Ils réclamaient notamment le départ du gouverneur, la libération de personnes détenues depuis avril 2011 et des aides économiques et sociales pour leur ville. 

Les autorités n'ont pas réussi à ramener le calme, rapporte le site tunisien Business News. Et les affrontements ont commencé. 

Les blessés souffrent d'impacts de munitions non létales, de contusions, de fractures et de coupures, a indiqué un médecin urgentiste de l'hôpital de Siliana interrogé par un journaliste de l'Agence France presse (AFP).

Un correspondant de la chaîne d'information française France 24, David Thomson et  son collègue tunisien Hamdi ont été touchés par des tirs de la police, a-t-il indiqué à l'AFP. Leurs jours ne sont pas en danger et les deux hommes étaient traités aux urgences.

Plus tôt dans la journée, la radio tunisienne Mosaïque Fm a déclaré que son journaliste Abdessalem Somrani ainsi que la journaliste d’Al Massira, Hend Jebali, ont été agressés par les forces de l'ordre.

 

 

S'ajoute que les urgences sont saturées.

«L'hôpital de Siliana a lancé (…) un appel de détresse en raison du manque de médicaments et des ambulances pour transporter les blessés aux établissements sanitaires de Tunis», annonce la radio tunisienne Shems FM.

«Il manque des antidouleurs de type Doliprane, Adol, Dialgesic, etc., de matériels, de spécialistes notamment en ophtalmologie et d'ambulances pour transférer les blessés. Un responsable a, d’ailleurs, lancé un appel aux médecins ophtalmologues volontaires disponibles pour venir les aider», indique Business News.  

Le personnel de l'hôpital de la région de Siliana est d’ailleurs entré en grève en signe de protestation contre la descente policière de la veille dans leurs locaux, a indiqué Abdessattar Manaï, secrétaire général de la Fédération régionale de la santé à Siliana, dans une déclaration à Shems Fm.

«Le personnel assurera, quand même, les cas d’urgences», a-t-il précisé, soulignant que c’est leur devoir.  www.slateafrique

 

Business New

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Origines des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants dans la ville de Siliana

Photo d'un manifestant dans la ville de Siliana 28 novembre 2012

Le mardi 27 novembre, une manifestation pacifique a été organisée à Siliana (ville à l’ouest de la Tunisie située à 127 kilomètres de Tunis) par l’UGTT principalement réunissant des milliers de citoyens. Les revendications sont : le départ du gouverneur Ahmed Ezzedine Mahjoub (Ennahdha) jugé incompétent et la mise en place de projets de développement dans la région. Devant le gouvernorat, la situation dégénère suite à des jets de pierres. Les forces de l’ordre réagissent contre les manifestants en utilisant des bombes de gaz lacrymogène mais aussi des balles -utilisées pour la première fois en Tunisie- de la société italienne NobelSport, ce qui entraîne vingt blessés du côté des civils et neuf blessés parmi les policiers selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur Khaled Tarrouch.

Actuellement, la situation est loin d’être calme et les affrontements continuent entre manifestants et forces de l’ordre. Plus de 80 blessés ont été décomptés jusqu’à maintenant à l’hôpital régional de la ville.

Origine du conflit

Ahmed Chafii, le SG adjoint de l’UGTT à Siliana, avec qui nous sommes en contact, nous a informé du fait que les demandes sont claires :

On n’arrive plus à dialoguer avec le gouverneur, on veut son départ. On veut surtout la création de l’emploi et la mise en place de projets de développement dont la priorité serait la construction d’infrastructures. A Siliana, on a 6600 chômeurs (enregistrés) dont 4000 ont des diplômes de l’enseignement supérieur Nous voulons aussi la libération des manifestants détenus depuis le 26 avril dernier et qu’il y ait justice

Selon l’UGTT, après plusieurs tentatives de communication avec le gouverneur, le syndicat a entamé un sit-in devant le gouvernorat, le 22 novembre dernier, notamment suite à une querelle entre la secrétaire générale du syndicat des fonctionnaires de l’administration régionale et un autre fonctionnaire du gouvernorat.

Selon le SG adjoint du CPR à Siliana, Sadok Ferchichi, une réunion devait avoir lieu ce lundi 26 novembre entre des représentants de la société civile, les SG des bureaux régionaux de partis, entre autres Ennahdha et le CPR mais l’UGTT n’a pas voulu se joindre aux pourparlers.

D’après M. Chafii, il était vain de continuer les discussions avec un gouverneur qui a fait appel aux forces de l’ordre pour réprimer les manifestants vendredi dernier. Iyed Dahmani, député à l’Assemblée Constituante et originaire de la région s’est indigné de la réaction outrageuse des autorités et du gouverneur rappelant également aujourd’hui sur Radio Mosaique FM que la ville de Siliana est de surcroît en isolement suite à la détérioration de la route n°4 reliant Siliana à la capitale.

Par ailleurs, Zouheir Rjibi, SG du bureau régional d’Ennahdha à Siliana a démenti les efforts fournis par l’UGTT et a assuré que le syndicat s’est même absenté à plusieurs reprises des réunions organisées avec le gouverneur pour discuter des projets de développement en cours dans la région. D’après M. Rjibi, l’Etat a prévu 334 millions de dinars pour la ville, dont 90 millions de dt pour l’infrastructure.

Problèmes de communication et de transparence

Quand on consulte le site du ministère du Développement Régional et de la Planification, on remarque à la page 25 que la région de Siliana bénéficierait, jusqu’à maintenant, de 6 projets en cours d’exécution sur 81 en train d’être étudiés. Le gouverneur, en fonction depuis le 28 février 2012, aurait beaucoup de problèmes de communication avec la population de la région pour expliquer ce qu’il en est au niveau du développement régional.

Par ailleurs, vous pouvez consulter sur le site du ministère du développement l’état d’avancement des projets publics en cours pour l’année 2012 en Tunisie, notamment pour la ville de Siliana (page 25) :

Cliquez pour télécharger le document 1.39MB

 

Voulant avoir plus de détails auprès du ministère du Développement pour une vulgarisation des chiffres, nous avons appelé à plusieurs reprises le numéro de téléphone inscrit sur le site du ministère mais personne n’a décroché. Ainsi, le dialogue de sourd continue entre les autorités et la société civile qui demande du concret quand il s’agit d’emploi et de développement régional. Du côté du gouvernement, les demandes des citoyens sont considérées comme légitimes mais il ne peut y répondre en peu de temps.

Cependant, du côté de l’UGTT et des citoyens à Siliana, un vrai problème de dialogue existerait avec les vis-à-vis du gouvernement, notamment le gouverneur en place qui manquerait de tact et surtout de compétence. En effet, ce dernier a déclaré hier dans les médias que “les pierres utilisées par des manifestants seraient importées et que ceux qui sont dans la rue ne sont pas originaires de la région mais venus d’ailleurs. Cela inférerait bien entendu des théories de complot argumentées par les pro-gouvernementaux. Sur les réseaux sociaux, entre autres sur la page facebook Radio Siliana, ces affrontements auraient une liaison avec le projet d’exclusion des RCDistes de l’ancien régime proposé à l’Assemblée Constituante par Ennahdha et le CPR. En outre, selon la même page en question, l’homme d’affaire Kamel Letaief, aurait un lien avec les perturbations qui ont lieu dans la région.

Entre théorie du complot et réalité, seuls les chiffres comptent. Tant que le gouvernement continuera à procéder d’une manière abrupte sur le plan sécuritaire, de la communication et surtout au niveau de la transparence et de la vulgarisation de l’information par rapport aux projets de développement en cours, l’UGTT continuera à organiser des manifestations. http://nawaat.org

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