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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 05:26

La Chine veut la fin des violences et refuse toute ingérence humanitaire


Syrie: la Chine veut la fin des violences et refuse toute ingérence humanitaire_1

Des funérailles dans le village de Kafr Roma, dans la province d'Idleb, en Syrie. Image tirée d'une vidéo postée sur YouTube le 3 mars 2012.

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La Chine a appelé samedi toutes les parties en Syrie à cesser

"inconditionnellement" les violences et a refusé toute ingérence humanitaire alors que la Croix-Rouge tentait toujours d'entrer dans un quartier de Homs (centre) repris jeudi par le régime après des semaines de pilonnage.

Un haut responsable du ministère chinois des Affaires étrangères "presse le gouvernement syrien et les parties concernées à cesser immédiatement, complètement et inconditionnellement tous les actes de violences, particulièrement les violences contre des civils innocents", a rapporté l'agence de presse officielle chinoise.

La Chine, pays ayant bloqué avec la Russie toutes les tentatives de faire adopter à l'ONU des résolutions condamnant la répression de la révolte en Syrie, a en outre répété qu'elle refusait toute ingérence sous prétextes "humanitaires", alors que les forces du régime bloquent l'aide humanitaire pour le quartier de Baba Amr, à Homs.

Les violences dans le pays ont fait samedi au moins 37 morts, dont 14 membres des forces gouvernementales dans des affrontements avec des déserteurs près de Deraa (sud), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Deux autres victimes sont mortes dans une explosion à Deraa, qualifiée par les autorités d'attentat suicide.

Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, à la mi-mars, les violences ont fait plus de 7.500 morts, selon l'ONU.

Les corps de la journaliste américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlick, tués le 22 février lors d'un bombardement de Baba Amr, à Homs, sont partis dans la nuit de samedi à dimanche de Damas pour Paris, a indiqué à l'AFP l'ambassadeur de France à Damas Eric Chevallier.

Vendredi, le CICR et le Croissant-Rouge syrien (CRAS) avaient envoyé sept camions transportant une aide urgente aux habitants du quartier, mais le convoi n'a pas encore été autorisé à pénétrer dans le quartier, provoquant la colère de la communauté internationale.

Les autorités ont avancé des raisons de sécurité, en particulier la présence de bombes et mines sur la chaussée.

"Aucune de nos équipes n'était entrée samedi après-midi dans ce quartier et (les autorités) n'ont pas autorisé l'entrée des aides. Nous sommes toujours en négociation", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh.

Le chef des opérations du CRAS, Khaled Erksoussi, a confirmé qu'aucune équipe n'était entrée à Baba Amr. "Les autorités nous ont fait savoir que l'accès nous était interdit pour des raisons de sécurité", a-t-il ajouté.

Vendredi, le président du CICR, Jakob Kellenberger avait jugé "inacceptable que des gens qui attendent de l'aide d'urgence depuis des semaines n'aient toujours reçu aucun soutien".

Dans une première réaction officielle à la prise de Baba Amr, le quotidien gouvernemental As Saoura affirmait samedi: "Les services compétents ont rétabli la sécurité et la sûreté dans le quartier de Baba Amr après l'avoir désinfecté des groupes terroristes armés".

Le quartier a été soumis à un pilonnage systématique de l'artillerie, faisant des centaines de morts selon plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme et des dégâts considérables, avant que les forces régulières ne le prennent d'assaut.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé que les autorités syriennes commettaient "un crime" en interdisant l'entrée de l'aide humanitaire et a exhorté la communauté internationale à réagir aux "atrocités" du régime.

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague a lui estimé que le "refus" de laisser passer l'aide humanitaire souligne que le régime de Bachar al-Assad est "devenu criminel".

La situation en Syrie est "inacceptable", avait affirmé vendredi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelant Damas à "laisser entrer sans conditions préalables" l'aide humanitaire.

Sur le plan politique, M. Ban affirmé que la mission de Kofi Annan, nouvel émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, serait "d'obtenir un cessez-le-feu, de mettre fin à la violence et d'aider à une solution politique" par le biais d'un "dialogue politique".

La Chine a répété qu'elle était opposée à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie menée "sous le prétexte de questions +humanitaires+".

"La Chine désapprouve toute intervention armée ou toute pression pour un +changement de régime+ en Syrie", a rapporté l'agence de presse officielle chinoise, citant un responsable du ministère des Affaires étrangères.

"Nous nous opposons à ce que quiconque intervienne dans les affaires intérieures de la Syrie sous le prétexte de questions +humanitaires+, selon cette source.

source aisnenouvelle

 

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Baba Amr (Homs) lepoint

 

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 Au téléphone, le testament des combattants de Bab Amro

Après la reprise par l'armée syrienne du quartier de Baba Amr, dans la ville de Homs, l'aide internationale du CICR aux civils n'est toujours pas autorisée par Damas. Notre partenaire La Liberté avait recueilli les témoignages poignants des résistants avant la chute du quartier rebelle.

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Des combattants rebelles posent devant les restes d'un véhicule militaire détruit à Homs, le 4 février (STR/AP/SIPA)

Une heure du matin à Bab Amro, le quartier de Homs bombardé depuis vingt-six jours et cerné par l'armée syrienne. Au bout du fil, les jeunes défilent les uns après les autres, et témoignent de l'horreur des combats. Comme s'ils devaient faire leurs adieux au monde. Comme un testament.

Il y a Bassil, Omar, Abu Mohamed... Ils parlent de la férocité de l'attaque, de leur résistance, de leurs dernières heures à vivre avant d'être broyés par les chars de l'armée de Bachar dans l'indifférence totale.

Ils savent que leur temps est compté. Leurs fusils et leurs RPG ne pèsent pas lourd face aux 7 000 hommes de la 4e division, dirigée par Maher, le frère de Bachar al-Assad.

Après vingt-six jours de bombardements sur Homs, l'infanterie est entrée en action mercredi. « Je sais que je vais mourir », témoigne Mohamed Al Mahmed, le médecin qui a lancé un SOS dans les colonnes de La Liberté.

« J'ai fait tout ce que j'ai pu pour sauver des vies, des blessés. Je demande encore une fois au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d'assumer sa responsabilité et de venir nous aider. Il y a encore avec nous des milliers de femmes et d'enfants. Il faut évacuer avant l'arrivée des soldats. Nous nous sentons abandonnés. Et tous ceux qui nous regardent mourir sans rien faire seront jugés par l'histoire. »

« Les chars ont du mal à pénétrer les ruelles »

Le médecin sait qu'il est condamné et qu'une fois le quartier tombé, il sera exécuté. « Mais je mourrai en homme libre », lâche cet officier qui a déserté l'armée de Bachar il y a plusieurs mois.

Depuis, il est devenu une icône sanitaire de Bab Amro, en donnant des interviews à CNN, Al-Jazira, BBC... :

« Je ne pardonnerai jamais la lâcheté du monde arabe et de la communauté internationale. »

Pour ces hommes, la chute des derniers bastions de la résistance n'est plus qu'une question d'heures. « L'armée syrienne a déployé beaucoup de militaires sur le terrain », constate Mohamed Al Homssi, membre de la révolution syrienne.

« Les chars de l'armée ont de la peine à pénétrer dans les ruelles étroites de Bab Amro. Mais le pilonnage continue. L'armée syrienne libre (ASL) compte se battre avec son armement modeste. Elle contrôle encore les entrailles de cette médina. Elle se cache pour mieux mener une guérilla urbaine. »

Bassel, lui, pleure. Responsable de la cellule d'information de la ville rebelle, mais écrasée par les bombes, il ne peut que constater l'avancée inéluctable des hommes de Bachar :

« L'ASL tente de résister mais ça va être difficile. Elle ne dispose pas de mortier ou d'arme lourde. Elle a cédé du terrain. On a perdu la bataille. La ville n'a plus d'électricité, plus d'eau. La situation humanitaire est vraiment exécrable. »

Un tunnel secret détruit par l'armée syrienne

Omar al Chami lui craint le pire, lui qui s'occupe de ravitailler la forteresse.

« L'armée a découvert une de nos voies secrètes qui nous permettait de rentrer et sortir du quartier. Ce passage qui consistait en un tube de 2,7 kilomètres de long de de 1,5 mètre diamètre a été dynamité. »

C'est dpar ce tunnel que les journalistes étrangers ont été exfiltrés, notamment Edith Bouvier. La reporter française, blessée à la jambe, a été cachée dans la campagne autour de Homs, avant d'arriver au Liban et de regagner la France.

« On aurait également aimé utiliser ces tunnels pour faire rentrer les armes. Mais pour le moment, la communauté internationale rechigne à nous aider. »

Connectés au monde avec des batteries de voitures, les derniers témoins de Bab Amro craignent d'être oubliés par le reste du monde, alors que les derniers journalistes occidentaux ont quitté les lieux. Et que malgré leur ligne satellitaire, ils ont de plus en plus de mal à communiquer avec les chaînes d'information continue arabes.

« Je dois économiser mes batteries au maximum », explique Omar qui fait partie des jeunes reporters. Chaque jour, ils filment les dégâts causés par les bombardements et les diffusent sur Internet.

« Il y a encore beaucoup de personnes qui sont bloquées et réfugiées dans les caves. Les forces d'Assad vont être sans pitié. Hier, j'ai passé la journée à aider certaines familles à fuir. Même les rues épargnées ces dernières semaines par les bombardements sont devenues dangereuses.

Les barrages de l'armée ont été abandonnés. Les troupes de Maher el-Assad vont pénétrer et nettoyer la ville rue par rue, maison par maison. »

Un massacre attend les derniers défenseurs

C'est un massacre qui attend les défenseurs du bastion de la résistance, tonne Abou Ahmed, combattant de l'ASL. « Pourquoi vous ne faites rien ? », supplie-t-il alors qu'au même moment la télévision officielle syrienne annonce que le quartier va être nettoyé de ses terroristes islamistes. Et des hommes d'Al Qaeda qui menacent la stabilité du pays.

Les médias syriens annoncent que l'armée contrôle la totalité de Bab Amro et qu'elle a commencé une vaste opération de ratissage. La télé officielle a montré des soldats distribuer de la nourriture à la population et évacuer les blessés.

A Homs, Bassel se planque comme la majorité des combattants de l'ASL et mange la neige qui est tombée en abondance. « La neige et la pluie lavent déjà les rues du sang des morts de ses dernier jours », constatait-il lors d'un ultime contact. Depuis, la communication avec les insurgés est désormais impossible.I

Tlass, l'homme à abattre

Pourquoi le régime, et surtout le frère de Bachar, s'est acharné sur Bab Amro ? Selon plusieurs sources à Damas, le clan au pouvoir cherche à punir Abderrazzak Tlass, un sunnite qui commande la brigade Al Farouk de l'ASL. Avec ses 900 hommes dont 700 déserteurs de l'armée, ce lieutenant de 25 ans défend pied à pied le quartier.

Il est l'homme à abattre, d'autant qu'il est le cousin de Mustapha Tlass, ministre syrien de la Défense pendant trente ans. Un des piliers du régime Assad, mais aussi un des responsables du massacre de Hama qui a fait plus de dix mille morts en 1982.

La défection d'Abderrazzak Tlass a marqué les esprits, surtout qu'un de ses cousins, Manaf Tlass, un officier de la garde républicaine, ami d'enfance de Bachar al-Assad, a refusé de mater la rébellion à Deraa et à Rastan.

Depuis, il vit en résidence surveillée à Damas alors que d'autres Tlass continuent de soutenir le régime. C'est notamment le cas de Firas Tlass, un riche homme d'affaires qui est un proche du sanguinaire Maher al-Assad.

Mais en quoi la mort de Abderrazzak Tlass serait utile aux Assad ? Le message est très clair, dans une guerre civile qui pourrait déraper si elle se transforme en une guerre des clans et des différentes confessions. Les traîtres sont condamnés à mort. Qu'ils soient sunnites, chiites, alaouites ou chrétiens…

Si aujourd'hui, Bachar n'est pas encore tombé, c'est parce que ces clans ne l'ont pas encore lâché. Ni les meilleures troupes de son armée, à majorité alaouite. Ni les hommes d'affaires, le plus souvent sunnites et chrétiens.

A Damas, les pro-Bachar se réjouissent et font circuler cette histoire, qui dit que Maher a « enlevé son pyjama » pour se parer de son treillis. Les Syriens disaient en effet que « Maher est encore en pyjama » pour expliquer que le régime n'avait pas encore montré sa puissance. Depuis lundi, Maher « le féroce » a conduit l'assaut final sur Bab Amro.

source rue89


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Syrie : après le Kosovo, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et avant l’Iran, le triomphe de l’impérialisme à visage humanitaire

Face au déluge de manichéisme primaire et bien plus encore de pure désinformation qui s’est abattu sur nos ondes et dans nos journaux pour relater les évènements de Syrie, il faut bien commencer par dire ici, afin de ne pas être lynché en place publique pour délit de fascisme ou complaisance envers la dictature, que l’autocrate Syrien Bachar El Assad aura malgré tout ce qui se passe aujourd’hui bien du mal à nous inspirer la moindre sympathie.

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Mais regarder un dirigeant pour ce qu’il est n’oblige pas à prendre pour paroles d’Evangile tout ce que d’autres pouvoirs, afin de servir leurs propres intérêts, peuvent bien vouloir en dire, ni à appeler de ses vœux -comme un sordide BHL aux arrières pensées écœurantes- une éventuelle intervention militaire aux conséquences cataclysmiques, dont les tenants et aboutissants seraient en réalité bien loin d’être motivés par un louable et désintéressé élan de solidarité envers un peuple « opprimé ».

En fait, et c’est bien là le plus tragique dans cette histoire : encore et toujours on nous rejoue le même mauvais film, on nous raconte la même fable simpliste. On nous impose le même sinistre manège. Et pourtant, à chaque fois, semble-t-il, nous repartons docilement pour un autre tour. L’histoire ne nous apprend jamais rien. Alors souvenons-nous donc un peu…

Au Kosovo, des serbes assoiffés de sang contre de gentils mafieux albanais

 Il y eu tout d’abord la guerre déclenchée par l’OTAN au Kosovo, en réponse au conflit opposant le gouvernement de Milosevic aux forces de l’UCK (Armée de Libération du Kosovo) dans cette province ancestralement serbe abritant depuis plusieurs décennies une très forte majorité de population d’origine albanaise. En réponse aux réelles exactions de l’armée et des milices serbes déclenchées en 1998 pour répondre aux non moins réelles actions terroristes de l’UCK, une intervention de l’Alliance Atlantique fut décidée. Pour la justifier, l’OTAN, immédiatement suivi le doigt sur la couture du pantalon par presque tous nos représentants politiques et les médias français sans exception, dénoncèrent dans un élan unanime l’horreur d’une purification ethnique puis d’un génocide en cours. Les principaux dirigeants européens et américains n’hésitèrent pas à avancer le chiffre de plusieurs centaines de milliers de disparus dont la plupart étaient sans doute déjà morts. Ce chiffre accablant, à même de pétrifier d’effroi tout homme de bonne volonté, fut martelé pour faire définitivement basculer l’opinion publique, en insistant sur le fait que cette abomination se déroulait -comble de l’horreur- en plein cœur de l’Europe. On n’hésita pas un instant à dresser un parallèle terrifiant avec la barbarie nazie, que la Serbie avait pourtant -et contrairement à l’Albanie- courageusement combattue durant la seconde guerre mondiale.

Cette intervention militaire fut enclenchée par une coalition de 19 pays parmi les plus grandes puissances militaires du monde contre un état européen de moins de huit millions d’habitants, sans la moindre déclaration de guerre, sans autorisation de l’ONU, et, concernant la France, sans consultation de l’Assemblée Nationale.

Chacun est bien obligé de reconnaître aujourd’hui que le génocide alors dénoncé n’a en fait jamais eu lieu. Des centaines de milliers de victimes avancées pour justifier l’intervention occidentale, et un an après la fin des opérations militaires, seuls 2 108 cadavres furent exhumés par le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), et le chiffre de personnes déclarées mortes par leur proches s’éleva au final à 4 266 (1). Pis encore, presque tous les historiens s’étant penchés sérieusement sur ce tragique épisode s’accordent à dire que la majorité des victimes fut en fait postérieure à l’intervention de l’OTAN, et bien souvent en représailles à cette dernière.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que si Milosevic était réellement un triste sire, ceux qui lui faisaient face étaient très loin eux aussi d’être des oies blanches : la Serbie vaincue, le Kosovo « libéré », d’autres massacres intervinrent, une autre purification ethnique se déclencha, cette fois à l’égard des serbes et des tziganes de la province. Plus de 240 000 d’entre eux durent fuir la répression menée par l’UCK : assassinats, viols, lynchages et destructions de maisons se multiplièrent en toute impunité, grâce à la passivité et au silence criminel de la KFOR, pourtant censée protéger toutes les populations civiles. Le Kosovo multiethnique promis par la coalition avait fait long feu.

Aujourd’hui, cet « Etat » d’à peine 2 millions d’âmes n’est plus qu’une zone de non-droit absolu où règnent les mafias en tous genres : prostitution, drogue, trafic d’organes… Et cela jusqu’au plus haut sommet de l’Etat (2). Eclatante réussite, sur laquelle nos médias à l’époque va-t-en guerre ne s’attardent d’ailleurs guère.

Par contre, et bien que désastreuse sur tous les autres plans, la guerre du Kosovo a permis une réussite magistrale, sans doute en fait la seule qui compte vraiment : la construction au cœur du nouveau Kosovo « indépendant » de la plus grande base militaire US hors du territoire américain : 300 bâtiments, 25 kilomètres de murs, 85 kilomètres de fils barbelés. En plein cœur du contient européen, et à porté de l’Afghanistan, de l’Iran, de la Russie. Elle n’est pas belle la vie ?

 Afghanistan : la guerre au terrorisme mène à tout à condition de s’en servir

Souvenons-nous encore un peu… Vint ensuite la « guerre » déclarée au terrorisme en Afghanistan… Suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York -et il y aurait tant à écrire à ce sujet !- et après avoir pourtant dénoncé et combattu par tous les moyens « l’ingérence » russe des années 80 dans le même pays et à peu près pour les mêmes causes (intervention jugée à cette époque par l’occident comme parfaitement inacceptable) l’empire US mit sous coupe réglée le pays et installa là aussi troupes et bases militaires, malgré la résistance farouche des Talibans, résistance qui dure encore aujourd’hui. Le pays n’a jamais été une telle poudrière, et il est évident que le pouvoir fantoche et corrompu mis en place par les américains tombera comme un fruit pourri dès que les derniers militaires yankees auront quitté le pays.

Avec l’Irak, la manipulation médiatique atteint des sommets

Dans un enchaînement hallucinant d’invraisemblance et en usant de toutes les ficelles du mensonge et de la propagande, vint le moment de déclarer une guerre totale à l’Irak de Saddam Hussein, accusé de détenir un arsenal terrifiant d’armes de destruction massive et d’être un des protecteurs de la nébuleuse Al Qaeda. Bien avant le déclenchement des hostilités sous ce prétexte aussi grossier qu’absurde, l’embargo déclenché en 1991 avait déjà mis le pays à genoux, plongé la population civile dans la misère, et fait selon les estimations de l’UNICEF des centaines de milliers de victimes civiles (3).

En Irak, avant cet embargo, le budget du ministère irakien de la santé était de 500 millions de dollars, ses stocks médicaux d'un quart de milliard. La mortalité infantile était pour les moins de 5 ans de 540 par mois. Pour les plus de 5 ans de 650.

A l’issue de l’embargo, le budget du ministère irakien de la santé n’était plus que 37 millions de dollars. Les stocks de médicaments étaient inexistants. La mortalité infantile avait été multipliée dans des proportions terrifiantes : pour les moins de 5 ans, 7 500 décès par mois. Pour les plus de 5 ans, 9000.

La malnutrition avait fait passer l’apport calorique à 1 100 calories par personne au lieu de 2 500. Le poids moyen des enfants irakiens avait diminué de 22 % (Unicef, Observatoire de la santé).

Interrogée sur le bilan abominable de cet embargo en matière de mortalité infantile, Madeleine Albright déclara sans sourciller que le prix en valait la peine (voir vidéo ci-dessous)

Madeleine Albright assume !

Le 5 février 2003, donc, Colin Powell prononça un discours à l’ONU qui fera désormais date dans l’histoire pourtant féconde de la désinformation et de la manipulation d’Etat (voir vidéo).

Powell à l'ONU

 A l’époque, la France était dirigée par Jacques Chirac. Dans un inespéré moment de lucidité et même de courage politique, celui-ci refusa de prêter la main à cette sinistre mascarade. Tout le monde se souvient du fameux discours de Dominique de Villepin devant les Nations-Unies (lien vidéo).

Malgré les réticences de la France et d’autres pays, les USA, à la tête d’une coalition de 48 états (!) attaquera finalement l’Irak en mars 2003, une fois encore sans l’accord de l’ONU, et noiera le pays sous un déluge de bombes. Le régime s’écroulera en quelques jours, et l’armée américaine s’installera dans le pays pour de longues années, amenant dans ses bagages quantité d’industriels US qui réaliseront des affaires mirifiques grâce au pétrole irakien et -comble de l’indécence- aux contrats de reconstruction raflés en quasi-totalité par ceux qui avaient auparavant tout détruit !

La suite des évènements prouvera jusqu’au pathétique l’inanité des raisons pourtant invoquées pour déclencher l’agression : malgré des efforts désespérés -et pour justifier à posteriori leur guerre préventive- les Etats-Unis et leurs alliés ne trouveront pas la moindre trace des désormais tristement fameuses armes de destruction massive. Cette guerre fut donc menée sans motifs réels et en violation de toutes les règles du Droit International. Le TPI n’y a pourtant aujourd’hui encore rien trouvé à redire !

La guerre, suivie de l’occupation de l’Irak, ont laissé un pays ravagé et atomisé en communautés irréconciliables. Pillé, plongé dans le chaos et la misère, il est aujourd’hui livré en pâture au terrorisme et à la corruption.

Si le bilan des victimes américaines est connu à l’unité près, aucun décompte des victimes irakiennes n’a été réellement effectué. Trop accablant, sans doute. Certains avancent le chiffre de 1 million de morts (4), à ajouter aux 500 000 ou 1 500 000 victimes de l’embargo : sans doute donc au total plus de 2 millions de morts.

Selon les estimations de l'ONU et en avril 2006, près de 2,5 millions d'Irakiens (soit un sur huit) avaient fui leur pays en raison des violences. Selon le HCR, 1,8 million d'Irakiens ont été déplacés à l'intérieur du territoire. Près du quart des Irakiens ont été obligés d'abandonner leurs domiciles depuis le début de la guerre (Wikipedia).

La sinistre promesse faite par James Baker, Secrétaire d'Etat US à Tarek Aziz, Ministre des affaires étrangères irakien en 1991, de « renvoyer l'Irak à l'âge de pierre » avait bien été respectée.

 La Libye livrée aux milices et à l’islamisme au nom des Droits de l’Homme

Puis vint, après les fameuses « révolutions arabes » une fois encore largement manipulés par l’Empire, le moment de régler le cas de la Libye de Kadhafi. Eternel provocateur, empêcheur de coloniser en silence et de faire du business en paix, Kadhafi, avec son « look » improbable et sa teinture au brou de noix (que lui a depuis repris semble-t-il François Hollande) était certes souvent ridicule et par bien des côtés fort peu recommandable. Il eut été gonflé de le présenter comme un parfait démocrate. Cela n'empêcha pas notre cher Président de le recevoir en 2007 à Paris avec tous les honneurs qu'on réserve à un grand ami de la France. Certes, on n'est pas -toujours- censé faire de la politique avec les bons sentiments !

Mais il faut être d’une parfaite mauvaise foi pour ne pas reconnaître qu’il avait malgré tous ses défauts procuré aux Libyens -et grâce à la manne pétrolière et gazière- un niveau de vie très supérieur à celui de ses voisins du Maghreb, et même de nombre de pays européens.

La Libye était d’ailleurs un tel « enfer » pour ses habitants, que contrairement à tous les autres pays d’Afrique, les candidats à l’émigration y étaient quasiment inexistants.

Il est vrai qu’ils jouissaient dans leur pays d’un système social incroyablement favorable. Qu’on en juge plutôt :

- Eau et électricité gratuites.

- Prix du litre d’essence : 0,08 EUROS.

- Subventions sur toutes les denrées alimentaires de base.

- Prêt bancaire à taux 0% pour n'importe quel Libyen ayant un travail.

- En 2007, le gouvernement libyen avait même remboursé tous les prêts en cours pour accélérer la réforme du système bancaire.

- Pas d’impôts ni de TVA.

- Education secondaire et université gratuites, avec un taux d’alphabétisation supérieur à 90%.

- Bourses d’études de 1 627,11 Euros par mois pour les étudiants à l’étranger.

- Tout étudiant diplômé recevait le salaire moyen de sa profession de formation s’il ne trouvait pas d’emploi.

- Chaque nouveau couple marié se voyait payé par l' Etat son premier appartement ou sa première maison (à hauteur de 150 mètres carrés).

- Chaque famille libyenne, sur simple présentation du livret de famille, recevait une aide de 300 EUROS par mois.

- Dans les « Jamaiya », on vendait à moitié prix les produits d’alimentation pour toute famille nombreuse, sur présentation du livret de famille.

- Tout retraité percevait une aide de 200 Euros par mois.

- Tout employé dans la fonction publique, en cas de mobilité nécessaire en Libye, se voyait fournir gratuitement voiture et maison.

- Tout citoyen libyen n’ayant pas de logement pouvait s'inscrire auprès d’un organisme d'Etat, pour que lui en soit attribué un sans aucun frais.

- Les femmes avaient accès à des fonctions importantes et à des postes de responsabilité.

- Les soins médicaux étaient 100% gratuit pour les nationaux.

La dette publique libyenne plafonnait en 2011 à 3,3% du PIB (84,5% en France, 88,9% aux USA, 225,8% au Japon).

La Libye de Kadhafi participait ardemment au développement de l'Afrique, et à son émancipation économique vis-à-vis des occidentaux et du FMI. Des milliards de dollars furent ainsi investi par le « guide » un peu partout et à perte sur le continent. Tout cela faisait d'ailleurs grincer bien des dents.

Aujourd’hui, des milices islamistes armées jusqu’aux dents par l’Occident et les pays du Golfe, après avoir tué le dirigeant libyen dans un déchaînement de barbarie qui donne simplement la nausée sous le regard complice des militaires occidentaux, règnent donc sur le pays. L’unité nationale vole en éclats, la mise en place de la charia s’annonce, on parle de légaliser l’excision… Le niveau de vie des Libyens chute dramatiquement. Nombres d’entre eux quittent le pays. Les exactions des bandes armées débordent sur les pays voisins. Le scénario cataclysmique déclenché en Irak pointe le bout de son nez (5).

Le « droit d’ingérence », cache-sexe du néocolonialisme occidental

Depuis plusieurs semaines, il est impossible de regarder un journal télévisé, d’écouter une radio ou d’ouvrir un journal sans tomber sur des descriptions effroyables des évènements syriens. Avec, pour tous nos médias sans la moindre exception, une lecture des ces évènements empreinte du même manichéisme utilisé avec tant de succès depuis la « guerre » du Kosovo : d’un côté, un monstre assoiffé de sang, dictateur honni de tout un peuple se maintenant au pouvoir coûte que coûte fut-ce au prix d’un effroyable bain de sang. De l’autre, des combattants héroïques de la cause de la Liberté luttant presque à mains nues face à un énième Adolf Hitler du Proche-Orient.

Au nom du désormais sacro-saint « droit d'ingérence » et en totale violation du Droit International et de la Charte des Nations-Unies, les puissances occidentales s'arrogent de plus en plus ouvertement le privilège invraisemblable de choisir les dirigeants des états qui ne sont pas assez dociles ou favorables à leurs intérêts. Par un très heureux hasard, les pays visés sont souvent richement pourvus en hydrocarbures, et militairement ridiculement faibles. Mais qu'est donc que ce fameux et nouveau « droit d'ingérence » cher à Bernard Kouchner, si ce n'est une nouvelle forme particulièrement hypocrite de colonialisme ? Imagine-t-on par exemple un pays faible s'ingérer dans les affaires intérieures d'un pays fort ?

Des gentils très gentils et des méchants très méchants ; le journalisme français au pays des bisounours

Sont donc systématiquement repris comme paroles d’Evangile par tous nos médiacrates et jusque par l’ONU via son lamentable secrétaire général Ban Ki-Moon (6) sans le moindre questionnement, sans la moindre prise de distance, les bilans annoncés de façon unilatérale par des organismes totalement parti-prenante dans le conflit. Comme si la propagande en une telle situation n’existait pas, et ce quel que soit le camp qui s’exprime. Le désormais célèbre Syrian Observatory for Human Rights (SOHR), basé à Londres, financé par le Qatar et les anglo-saxons, bombarde les médias de communiqués annonçant des milliers de morts civils sans le moindre début de commencement de preuve : la belle affaire ! Pas d’images donc ou presque des fameux « massacres » ? Peu importe ! Des images disponibles de manifestations imposantes, mais cette fois pro-régime ? Pas question de les passer à l'antenne... Passons vite à autre chose ! Et nos « journalistes » de reprendre encore et encore, jour après jour, les seuls communiqués du SOHR , sans même un conditionnel -qui devrait en de telles circonstance pourtant être au minimum de rigueur !- dont les bilans sont souvent, et dès lors que l’on se donne la peine de chercher un peu hors des médias du système, très sujets à caution (7), (8), (9), (10), (11), (12), (13), (14), (15).

Le rapport de la mission d’observation de la Ligue Arabe, pourtant tout sauf impartiale dans cette affaire, tombe et -malheur !- il n’est pas assez sévère, pas assez probant pour réellement justifier le départ d’Assad qu’exigent pourtant les USA et leurs alliés… Immédiatement, ceux là même qui avaient exigé l'envoi de la dite mission balaient avec mépris son rapport d’un revers de main ! (16), (17), (18)

Et ça passe comme une lettre à la poste pour nos journaleux, petits télégraphistes dociles de l'Empire !

Bush et les néocons toujours aux manettes aux USA

L’hystérie idolâtre qui avait submergé nos médias et le monde occidental suite à l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a aujourd’hui fait long feu. Mais comme toujours avec nos bienpensants médiatiques, le retour à la réalité ne saurait justifier une quelconque forme d’autocritique. On peut avoir eu totalement tort, mais cela n’est pas bien grave, du moment qu’on persiste à faire semblant de ne pas l’avoir remarqué ! Obama, sur tous les fronts, a perpétué la politique internationale « bushienne » des USA : Afghanistan, Somalie, Iran, Palestine, Libye, Kosovo, Russie… Le prix Nobel de la Paix 2009 n’a même pas fermé Guantanamo, et vient de faire passer une nouvelle Loi d’exception « anti-terroriste » scélérate, dans la droite ligne du scandaleux et liberticide Patriot Act de son sinistre prédécesseur. Mieux, il continue à mettre en œuvre le plan élaboré par les néoconservateurs, consciencieusement, méthodiquement. Un plan d'un cynisme implacable pourtant dénoncé en 2007 par le général Wesley Clark dans la vidéo ci-dessous : 

Interview de Wesley Clark, 03 octobre 2007

La France de Sarkozy en premier de la classe impériale

Mais si les USA jouent leur partie avec un cynisme et une mauvaise foi tout bonnement effroyables, n’hésitant pas à enflammer le monde pour servir ce qu’ils croient être leur intérêt ou celui d’Israël, il est terrifiant de voir l’évolution suivie par la politique étrangère française depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Celui qui ose encore aujourd'hui -campagne électorale oblige- se réclamer du général De Gaulle se comporte désormais ouvertement en vil laquais de la puissance américaine, déshonorant sa fonction, humiliant notre pays et ruinant la réputation d'indépendance de la France. Obéissant comme un caniche aux injonctions surréalistes d'un BHL fauteur de guerre pour servir les intérêts de qui vous savez, et malgré cette fois encore les courbettes faites il y à moins de deux ans de cela au dirigeant syrien, il est aujourd'hui prêt à remettre le couvert, soufflant sur le brasier avec la même irresponsabilité que celle affichée lors de l'intervention en Libye. La France oeuvre dans l'ombre à la chute du régime de Damas : la capture soigneusement tue par les médias officiels d'un commando de forces spéciales françaises sur le territoire syrien en est une preuve flagrante (19).

La Russie et la Chine en pompiers du monde ?

Après l’imposture de la résolution de l’ONU sur les affrontements de Libye scandaleusement détournée de ses motivations initiales par l'OTAN (et notamment par la France sarko-béhachélienne) pour renverser Kadhafi , la Russie et la Chine semblent s'être mutuellement promis qu’on ne les y prendrait plus. Leur véto exprimé au Conseil de Sécurité a cette fois -provisoirement ?- enrayé le mécanisme pourtant bien rôdé de l'intervention néocoloniale occidentale au Maghreb et au Proche-Orient. Mais jusqu'à quand tiendront-ils ?

Nous en sommes donc aujourd’hui à devoir compter sur la Russie et la Chine, pays fort peu démocratiques au demeurant pour sauvegarder ce qu’il reste de souveraineté des Nations de de droit International… C’est assez dire à quel niveau nous sommes tombés !

Nous en sommes donc aujourd’hui à devoir compter sur la Russie et la Chine, pays fort peu démocratiques au demeurant, pour sauvegarder ce qu’il reste de la souveraineté des Nations et du Droit International… C’est assez dire à quel niveau nous sommes tombés !

ML – La Plume à Gratter

 1) L’Opinion, ça se travaille – Serge Halimi & Dominique Vidal, éditions Agone.

2) "Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant", Le Monde Diplomatique, janvier 2011.

3) Les estimations vont de 500.000 à 1.500.000 victimes, la majorité d'entre elles étant des enfants.

4) L'institut de sondage britannique Opinion Research Business a estimé à plus de 1 000 000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007.

5) Libye, un an plus tard - Bernard Lugan.

6) Lettre ouverte au déshonorable Ban Ki-Moon.

7) Le fiasco des barbouzes français à Homs (voltairenet.org).

8 ) Syrie : exemples de manipulations médiatiques récentes (michelcollon.info)

9) Pierre Piccinin à propos de la Syrie (16 janvier 2012) vidéo

10) Les Syriens sont une majorité à soutenir le président Assad, mais ce n’est pas des médias occidentaux que vous pourriez l’apprendre (guardian.co.uk)

11) Homs, une ville plongée dans l’horreur organisée par des groupes armés et non par Damas (silviacattori.net)

12) Homs, Idled, Zabadani, Deraa : forces armées contre bandes – très bien – armées (infosyrie.fr)

13) Siège de Homs : à qui la faute ? (michelcollon.info)

14) Syrie – Désinformation massive (pierrepiccinin.eu)

15) Syrie : l’envers du mouroir (lesoir.be)

16) Le VRAI rapport de la mission des observateurs arabes en Syrie (Institut Tunisien des Relations Internationales)

17) Le chef de la mission d’observation arabe : « En Syrie, la violence des forces de l’ordre est une riposte aux attaques de l’opposition » (agence . sana.sy)

18) La présidence de la Ligue Arabe cherche à étouffer le rapport de ses experts (voltairenet.org)

19) La France ouvre des négociations avec la Syrie pour récupérer ses 18 agents (voltairenet.org)

source agoravox

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