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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 06:58

 

Les dirigeants arabes appellent le régime et l'opposition au dialogue


Les dirigeants arabes, réunis jeudi en sommet à Bagdad, ont appelé le régime syrien et l'opposition à un dialogue "sérieux" et rejeté toute intervention militaire en Syrie, où l'armée poursuivait ses assauts sur les villes rebelles. (c) Afp

Les dirigeants arabes, réunis jeudi en sommet à Bagdad, ont appelé le régime syrien et l'opposition à un dialogue "sérieux" et rejeté toute intervention militaire en Syrie, où l'armée poursuivait ses assauts sur les villes rebelles. (c) Afp

Les dirigeants arabes, réunis jeudi en sommet à Bagdad, ont appelé le régime syrien et l'opposition à un dialogue "sérieux" et rejeté toute intervention militaire en Syrie, où l'armée poursuivait ses assauts sur les villes rebelles.

A Damas, le président Bachar al-Assad a annoncé avoir accepté le plan de sortie de crise de l'émissaire international Kofi Annan, mais a lié sa réussite à l'arrêt des "actes terroristes", en référence aux opérations menées par les rebelles qui combattent le régime, des déclarations jugées "décevantes" par Washington.

A l'exception de la Tunisie, aucun des 21 pays représentés n'a appelé directement à un départ du président Assad lors de ce sommet de la Ligue arabe organisé à Bagdad pour la première fois depuis plus de 20 ans.

Dans sa résolution finale, les Arabes demandent au "gouvernement syrien et à toutes les composantes de l'opposition d'adopter une attitude positive envers la mission (de M. Annan) en entamant un dialogue national sérieux basé sur le plan soumis par la Ligue arabe et la résolution adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU".

Ils se déclarent par ailleurs en "faveur de l'unité et la stabilité de la Syrie et contre toute intervention militaire".

Ils "condamnent les violations des droits de l'Homme contre les civils et considèrent le massacre de Baba Amr commis par les forces militaires et de sécurité syriennes comme des crimes contre l'humanité".

Baba Amr et d'autres quartiers rebelles de la ville de Homs (centre) ont fait l'objet de pilonnages incessants pendant des semaines par les autorités syriennes pour faire plier la révolte contre le régime, qui a éclaté en mars 2011 et dont les violences ont fait plus de 9.100 morts selon une ONG.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, présent au sommet, a appelé le président Assad à appliquer sans délai le plan de M. Annan qui prévoit la cessation des violences par toutes les parties, la fourniture d'aide humanitaire et la libération des personnes détenues arbitrairement.

Le président Assad a indiqué avoir accepté ce plan, soulignant que son pays "n'épargnera aucun effort pour (le) faire réussir", dans une déclaration rapportée par l'agence officielle Sana.

Le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi y a vu un "signe d'espoir" mais a jugé que le plan devait être appliqué "immédiatement".

M. Assad a cependant implicitement soumis sa réussite à l'arrêt du soutien apporté selon lui aux "groupes terroristes" (rebelles) par des pays de la région, sans les nommer.

"Pour faire réussir la mission d'Annan, il faut faire tarir les sources du terrorisme visant la Syrie et en provenance de pays qui ont annoncé avoir financé et armé les groupes terroristes", a-t-il dit.

Damas accuse des pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, de financer et d'armer l'opposition.

Ces deux pays, qui se sont dits en faveur de l'envoi d'armes à l'opposition, ont boudé le sommet en n'y envoyant que des responsables de second rang.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki s'est lui montré fermement opposé à cette idée.

"D'après notre expérience en Irak, armer les deux camps dans le conflit va conduire à une guerre régionale et internationale par procuration en Syrie", a-t-il dit. Cela "préparera le terrain pour une intervention armée étrangère en Syrie, ce qui porterait atteinte à la souveraineté d'un pays arabe frère", a-t-il dit.

Moncef Marzouki, le président de la Tunisie, où a été lancé le Printemps arabe, a eu des mots très durs envers le régime syrien et a appelé le président Assad à se retirer. "Il faut accroître la pression et convaincre ses derniers alliés que ce régime est mort, qu'on doit y mettre fin et qu'il n'a pas d'avenir".

Au total, dix chefs d'Etat des pays membres étaient présents au sommet. La Syrie en était absente car suspendue par la Ligue arabe en raison de la répression. Un responsable syrien avait indiqué récemment que Damas rejetterait par conséquent toute initiative émanant de la Ligue arabe.

L'Iran en revanche a tenu à afficher son soutien sans faille au régime syrien par la voix de son guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei qui a affirmé que la république islamique "défendra la Syrie en raison de son soutien à la résistance anti-sioniste", en recevant le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans la ville sainte de Machhad (nord).

En Syrie, au moins 21 civils ont été tués jeudi dans des violences dans les provinces d'Alep (nord), d'Idleb (nord-ouest), de Homs et de Hama dans le centre de la Syrie, où 14 militaires et un rebelle ont également péri, selon une ONG syrienne. Par ailleurs, deux journalistes freelance, dont un Britannique d'origine algérienne, ont été tués lundi à la frontière syro-turque par l'armée syrienne, a indiqué Reporters sans frontières (RSF).

Le sommet de Bagdad, qui s'est tenu sous ultra-haute sécurité, officialisait aussi le retour de l'Irak dans la famille arabe et a été marqué par une visite historique de l'émir du Koweït, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, plus de vingt ans après l'invasion de son pays par les troupes de Saddam Hussein.

La rencontre de Bagdad marquait également l'arrivée sur la scène arabe d'une série de nouveaux dirigeants dans la foulée de la vague révolutionnaire qui a bouleversé la région depuis fin 2010. Le dernier sommet arabe s'était déroulé à Syrte (Libye) en 2010 et avait été présidé par le colonel Mouammar Kadhafi, déchu et tué depuis. tempsreel.nouvelobs


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Bachar Al- Assad veut "faire réussir" le plan Annan

 


Le président syrien Bachar Al-Assad, en janvier 2009.

Le président Bachar Al-Assad a affirmé jeudi 29 mars que son pays avait accepté le plan de sortie de crise proposé par l'émissaire international Kofi Annan, dans un message adressé au sommet des pays émergents des Brics qui s'est tenu à Delhi et repris par l'agence officielle SANA.

"La Syrie, dans le cadre de sa stratégie visant à mettre fin à la crise, a accepté la mission de Kofi Annan, émissaire spécial de l'ONU, et assure qu'elle n'épargnera aucun effort pour faire réussir cette mission", a spécifié M. Assad. Le président syrien a souhaité que M. Annan "traite l'ensemble des éléments de la crise, notamment internationaux et régionaux".

Kofi Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, a présenté un plan en six points approuvé par le Conseil de sécurité qui prévoit entre autres l'arrêt des combats, le retrait des armes lourdes et de l'armée des centres urbains et l'ouverture d'un dialogue politique.

"En contrepartie de l'engagement officiel à faire réussir la mission d'Annan, il est nécessaire d'obtenir des engagements de la part des autres parties, afin d'arrêter les actes terroristes commis par les groupes armés, leur retirer les armes, lesinviter à cesser de kidnapper les innocents, de les tuer et de détruire les infrastructures des secteurs public et privé", a appelé le président syrien. "Il fautconvaincre les Etats qui appuient les groupes armés en leur offrant l'argent et les armes, d'arrêter cela immédiatement", a indiqué M. Assad évoquant notamment"les pays voisins qui abritent ces groupes et facilitent les opérations terroristes en Syrie".

Des remarques jugées "décevantes" par les Etats-Unis. Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat, a appelé M. Assad à mettre fin à la violence "aussi vite que possible".

RÉSOLUTION DE LA LIGUE ARABE

Réunis à Bagdad, en Irak, pour le sommet de la Ligue arabe, les dirigeants arabes ont adopté à l'unanimité une résolution appelant au dialogue entre le gouvernement syrien et les différentes composantes de l'opposition, ainsi qu'à l'unification de ces dernières. Les dirigeants arabes ont par ailleurs condamné les "crimes contre l'humanité" à Baba Amr.

La Ligue arabe a par ailleurs appelé à la mise en mise en œuvre "immédiate et complète" du plan Annan par le régime syrien. "La solution à cette crise reste entre les mains des Syriens, gouvernement comme opposition", a déclaré le secrétaire général de la Ligue, Nabil Elarabi.

Suspendue des instances de la Ligue arabe en novembre dernier, la Syrie ne participe à ce sommet, le premier en Irak depuis 1990. Damas a prévenu qu'il n'accepterait aucune initiative émanant de l'organisation panarabe mais traiterait avec les Etats individuellement.

NOUVELLES VIOLENCES

Les puissances occidentales restent sceptiques quant à la volonté du régime syrien d'appliquer le plan de Kofi Annan. Les affrontements entre forces et rebelles syriens ont encore fait au moins quinze morts jeudi. Dans la province de Hama (Centre), deux soldats ont trouvé la mort dans une embuscade et trois civils ont péri dans des accrochages, rapporte l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH). Dans celle d'Idlib (Nord), trois civils ont été tués dans un raid lancé par l'armée dans une région rurale proche de la ville de Maarat al Nouaman.

A Homs, trois personnes ont péri sous les balles de l'armée. Deux autres sont mortes dans des villages près de la frontière libanaise, toujours selon l'OSDH. Selon l'agence de presse officielle syrienne SANA, deux colonels de l'armée syrienne ont été assassinés à Alep (Nord) par quatre "terroristes".

Les Nations unies évaluent à neuf mille morts le bilan de la répression du soulèvement en Syrie. Damas fait état de trois mille tués dans les rangs des forces de sécurité. En outre, des experts de l'ONU et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) qui ont participé à une mission d'évaluation en Syrie ont conclu que plus d'un million de Syriens avaient besoin d'aide humanitaire, a indiqué jeudi l'ONU.

Près de 3 000 Syriens ont fui en Jordanie en trois jours

Près de trois mille Syriens ont trouvé refuge en Jordanie au cours des trois derniers jours, a indiqué une association caritative jordanienne, jeudi 29 mars. "Au cours des trois derniers jours, 2 450 Syriens ont trouvé refuge en Jordanie, et 500 sont entrés illégalement" dans le royaume, situé au sud de la Syrie, a indiqué Zayed Hammad, président de la Société musulmane de la tradition et du livre. "Nous avons enregistré 20 000 réfugiés syriens jusqu'ici", a-t-il ajouté.

La Jordanie a indiqué qu'environ quatre-vingt mille Syriens s'étaient réfugiés dans le royaume depuis le début de la contestation en Syrie, en mars 2011, la plupart d'entre eux étant hébergés par des proches dans les villes de Ramtha et de Mafraq dans le nord du pays. Un camp de réfugiés de 30 000 m2 est en cours de construction à Mafraq. lemonde

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
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