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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 03:40

Université d'Alep attaquée par le régime

Damas manif de nuit 21-12-2011

Homs :  grève générale et occupation militaire

Idleb : manif de soir ... 


 

Hama Halfia : manif de soir 


 

 

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Hécatombe parmi les mutins de l'armée syrienne

Le cercueil d'un homme tué à Homs circule parmi une foule. L'Associated Press n'est pas en mesure de vérifier l'authenticité de ces images de façon indépendante.

Photo: La Presse Canadienne /Sham News Network via APTN

Le cercueil d'un homme tué à Homs circule parmi une foule. L'Associated Press n'est pas en mesure de vérifier l'authenticité de ces images de façon indépendante.

 

La violence a pris des proportions sans précédent en Syrie depuis deux jours.

Ainsi, une centaine de déserteurs de l'armée syrienne ont été tués ou blessés mardi par l'armée syrienne dans la province d'Idleb, près de la frontière turque, dans le nord du pays, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) sur la foi de témoignages fournis par des militants sur place.

 

Selon le groupe d'opposition basé à Londres, « une centaine de déserteurs ont été encerclés puis tués ou blessés entre les villages de Kafroueid et d'al-Fatira » dans la région de Jabal al-Zaouia, à plus de 330 km au nord de Damas.

L'OSDH ajoute que 33 civils ont été tués ce même jour par les forces de sécurité, soit 24 dans la province d'Idleb et 9 autres à Homs.

L'organisation rapporte par ailleurs que 14 membres des forces de sécurité ont été tués lors d'affrontements avec des déserteurs dans la province de Deraa, dans le sud du pays.

La violence était aussi forte lundi, alors que, toujours selon l'OSDH, au moins 100 personnes ont été tuées par les forces de sécurité du régime de Bachar Al-Assad, en dépit de l'accord sur l'envoi d'observateurs conclu avec la Ligue arabe.

Le groupe a fait savoir en outre qu'entre 60 et 70 mutins de l'armée ont été tués dans les localités de Kansafra et de Kafr Awid, également situées dans la province d'Idleb. Trois soldats ont aussi été tués dans les affrontements à Kansafra.

L'OSDH a aussi recensé 13 civils tués à Homs, haut lieu de la contestation, 11 dans la province de Deraa, où l'insurrection a pris naissance en mars, 9 dans la province d'Idleb, 3 dans la province de Deir Ezzor, 3 à Damas et 1 à Hama.

 

Les Comités locaux de coordination (CLC), qui chapeautent les manifestations populaires contre le régime, affirment que pas moins de 937 civils, dont 60 enfants, ont été tués par les forces syriennes en un peu plus d'un mois.

Selon la plus récente estimation des Nations unies, plus de 5000 civils ont été tués depuis le début du soulèvement. Le régime syrien, qui dit combattre des « terroristes armés », affirme pour sa part avoir perdu plus de 1000 membres des forces de sécurité dans des affrontements.

Carte de la Syrie

Les localités où de nombreux mutins ont été tués, selon l'OSDH, se trouvent près de Jisr al-Choughour, dans la province d'Idleb.

 

La délégation de la Ligue arabe se fait attendre

Un responsable de la Ligue arabe a fait savoir qu'une équipe de 12 personnes se rendra en Syrie jeudi afin de préparer la mission d'observation de l'organisation, chargé de s'assurer que Damas respecte un plan visant à faire cesser les violences.

Selon le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi, les 150 observateurs spécialisés en matière « de sécurité, de droit, d'administration et de droits de l'homme » pourraient être sur le terrain avant la fin du mois. M. Al-Arabi a précisé qu'il faisait cette annonce « avec une certaine assurance, mais sans certitude ».

Paris a rappelé lundi que l'envoi d'observateurs « ne constitue que l'un des éléments » du plan de sortie de crise arabe, les autres étant « l'arrêt de la répression, la libération de toutes les personnes emprisonnées à l'occasion des manifestations, le retour de l'armée dans les casernes et l'accès au territoire syrien des médias internationaux ».

 

Lutte contre le trafic d'armes... et le gaspillage

Le président syrien Bachar al-Assad a promulgué une loi condamnant à la peine de mort toute personne qui fournit des armes aux « terroristes », a annoncé mardi l'agence officielle Sana.

« La loi prévoit la peine capitale pour ceux qui fournissent des armes ou qui contribuent [à en fournir], en vue de commettre des actes terroristes », précise l'agence.

Le premier ministre syrien Adel Safar a pour sa part publié une lettre circulaire dans laquelle il demande aux établissements de « baisser de 25 % les dépenses » de fonctionnement et d'investissement, selon ce que rapporte le journal du parti au pouvoir Al-Baas.

« Les baisses porteront sur les dépenses concernant le mazout, la maintenance, les primes et prestations de transports » des fonctionnaires, dans le cadre d'un programme du gouvernement visant à « limiter le gaspillage ».

source radio-canada.

 

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Les manifestations antirégime se poursuivaient hier en Syrie, alors que la répression a fait plus de cent morts, dont au moins 70 militaires dissidents exécutés par le pouvoir. Photo Reuters

 

Les manifestations antirégime se poursuivaient hier en Syrie, alors que la répression a fait plus de cent morts, dont au moins 70 militaires dissidents exécutés par le pouvoir. Photo Reuters

Damas signe le protocole sur l’envoi d’observateurs de la Ligue ; l’Assemblée générale de l’ONU condamne la répression menée par le régime d’Assad


 

La Syrie a formellement accepté hier, après une valse-hésitation de plusieurs semaines, la venue d’observateurs arabes dans le pays, jugée immédiatement par l’opposition comme une « manœuvre » pour gagner du temps.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal el-Maqdad a en effet signé au Caire un document autorisant la venue d’observateurs, dans le cadre d’un plan de sortie de crise mis au point par la Ligue arabe, que Damas avait déjà accepté « sans réserves » sans jamais pour autant l’appliquer.

 

Lors d’une conférence de presse à Damas, le chef de la diplomatie Walid Moallem a assuré que les observateurs arabes étaient « les bienvenus » en Syrie, ajoutant que « cet accord sera renouvelé dans un mois si les deux parties en sont d’accord ». De même, les observateurs pourront « accéder aux points chauds mais pas aux points militaires sensibles ». M. Moallem a affirmé que son pays n’avait accepté de signer ce protocole que parce qu’il respectait sa « souveraineté ». La répression dans le pays a fait depuis la mi-mars plus de 5 000 morts, selon l’ONU, mais Damas attribue les violences à des groupes terroristes armés. « De nombreux pays dans le monde ne veulent pas reconnaître la présence de groupes terroristes armés en Syrie. Ils vont venir et ils vont voir qu’ils sont présents. Nous ne devons absolument pas avoir peur », a réagi M. Moallem.

 

 

 

Le secrétaire général de la Ligue Nabil el-Arabi a annoncé pour sa part qu’une première délégation se rendrait en éclaireur à Damas sous trois jours. Dirigée par Samir Seif el-Yazal, assistant du secrétaire général, elle sera « composée d’observateurs de la sécurité, du droit et de l’administration », a déclaré M. Arabi, précisant que des équipes incluant des experts des droits de l’homme suivraient.

 

 

La France a aussitôt réclamé que les observateurs arabes puissent remplir leur mission « le plus rapidement possible sur le terrain » en Syrie, où le régime réprime depuis plus de neuf mois un mouvement de révolte sans précédent. L’Iran, alliée de la Syrie, a annoncé de son côté soutenir la décision de Damas. Cependant, les démarches des pays arabes sur le dossier syrien relèvent de la « blague » a estimé le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. « Certains pays de la région se livrent à des actes que l’Iran considère comme des blagues » envers la Syrie, a déclaré M. Ahmadinejad selon des propos rapportés par l’agence de presse publique IRNA. « Certains pays de la région, qui n’ont jamais organisé d’élections, se sont rassemblés pour voter des résolutions visant un autre pays, lui demandant “pourquoi ne faites-vous pas d’élection ?” », a-t-il ironisé. Ces critiques sont intervenues à peine quelques heures avant que la Syrie n’accepte l’envoi d’observateurs arabes.

 

 

Toujours sur le plan diplomatique, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté hier à New York une résolution condamnant la situation des droits de l’homme en Syrie. La résolution a été adoptée par une majorité de 133 pays pour, onze contre et 43 abstentions. L’ambassadeur syrien à l’ONU Bachar Jaafari a qualifié la résolution de complot « démoniaque » contre son pays.

 

À Tunis, Burhan Ghalioun, chef du Conseil national syrien (CNS) qui regroupe la majorité des courants de l’opposition syrienne, a estimé que les déclarations de M. Moallem étaient une « manœuvre pour couvrir l’échec du régime syrien » : « Le régime syrien manœuvre pour empêcher que le dossier syrien soit soumis devant le Conseil de sécurité des Nations unies (...). Ils n’ont aucune intention d’appliquer une quelconque initiative », a déclaré M. Ghalioun au cours d’une conférence de presse.

 
Le chef du CNS a aussi souhaité le déploiement de forces arabes si Damas poursuit la répression violente. « Si le régime syrien poursuit sa répression violente, le CNS fera appel à des forces de dissuasion arabes. Nous avons besoin d’un usage de la force d’une manière limitée et dans des zones précises », a-t-il expliqué à la presse. Après une série de réunions à huis clos pendant trois jours dans la banlieue nord de Tunis, le CNS a annoncé dans une déclaration finale avoir « une vision pour la période transitoire visant à forger un consensus national pour unir davantage les Syriens autour de la révolution ».

 
Sur le terrain, une trentaine de civils auraient été tués hier par les forces de sécurité dans le pays, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). À Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier historique de Midane, tuant un jeune homme et blessant un enfant, selon l’OSDH et les comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent les manifestations sur le terrain. Par ailleurs, des sources au sein des LCC ont fait état hier à la chaine al-Jazira de la mort de 72 militaires insoumis à Edleb alors qu’ils tentaient de fuir leur caserne, et trois soldats de l’armée régulière syrienne auraient aussi été tués lors d’affrontements avec des militaires dissidents à Kansafra.

 
Parallèlement, des milliers de partisans du président Bachar el-Assad se sont rassemblés hier sur une grande place de Damas pour dénoncer les sanctions imposées à la Syrie par la Ligue arabe, selon des témoins. De grands drapeaux russes, chinois, iraniens, ainsi que ceux du Brésil et d’Afrique du Sud, alliés de Damas, étaient suspendus sur les immeubles. Un immense drapeau syrien a été brandi par les jeunes qui criaient leur soutien au président Assad.

 
source lorientlejour

 

 

 

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Point de vue 


La Russie manœuvre en faveur du régime. Le pourrissement est inévitable

 

Le revirement russe au Conseil de sécurité, dans le dossier syrien, est qualifié de "décision historique" par la communauté internationale "naïve ou complice". Mais en réalité, il ne s’agit que d’une manœuvre visant à sauver le régime de Bachar Al-Assad.

En proposant son projet de résolution destiné à condamner la violence en Syrie, Moscou a cherché à mettre à égalité la violence confirmée du régime, qui a déjà fait plus de 5.000 morts et 15.000 arrestations, et celle attribuée aux opposants désarmés que l’Armée Syrienne Libre (ASL) tente de défendre. De fait, pour comprendre les dessous de la médiation russe, il convient d’observer l’évolution sur le terrain en Syrie. Jusqu’au 15 décembre, le régime de Bachar Al-Assad insistait sur sa capacité à mater et à éradiquer les opposants et les insurgés. Peine perdue, les défections au sein de l’armée se multipliaient, et les rangs de l’ASL gonflaient au fil des jours. L’Armée Syrienne Libre s’est organisée et a réussi à infliger de lourdes pertes aux forces du régime, accélérant les désertions. Les dernières batailles rangées opposant l’ASL aux forces gouvernementales à Deraa, Homs et Idlib, ont ainsi mis un terme aux illusions du régime et démontré que sa chute est irréversible.


Aussi, sur le plan économique, les effets de l’embargo imposé à la Syrie commencent à se faire sentir. La Livre syrienne s’effondre face au dollar. Le pétrole syrien ne trouve plus aucun débouché commercial, et les compagnies étrangères évacuent leurs employés (Shell, Total, Suncor, Sinochem, Gulfsands...). Dans ces conditions, les commerçants d’Alep, craignant pour leurs affaires, rejoignent de plus en plus la contestation et abandonnent le régime. Sur le plan politique, Bachar Al-Assad se sent de plus en plus lâché par les minorités qu’il a longtemps manipulées. Les dignitaires druzes et alaouites prennent leur distance avec le régime...


Pour toutes ces raisons, la Russie tente de sauver Assad avec son projet de résolution présenté au Conseil de sécurité, et tant applaudi par les Occidentaux qui apparaissent ainsi complices ou naïfs, ou les deux à la fois. La manœuvre de Moscou vise à mettre à pied d’égalité la violence du régime et de l’opposition, et à relancer de ce fait un semblant de dialogue pour octroyer à Assad un nouveau répit et le temps nécessaire pour retourner la situation en sa faveur. Damas doit en effet dépêcher le vice-président Farouk Chareh à Moscou pour finaliser cette manœuvre (sa visite à Moscou, prévue ce vendredi, a été reportée), et annonce que Walid Al-Moallem, le ministre des Affaires étrangères, pourrait se rendre très prochainement au Qatar pour signer, à Doha, le protocole d’accord avec la Ligue arabe, permettant l’envoi d’observateurs en Syrie, aux conditions syriennes.


Ainsi, l’appui de Moscou, la complicité de la Ligue arabe - qui accorde, semaine après semaine, des répits à Assad - et la naïveté de la communauté internationale permettent à Damas de faire le dos rond pour se protéger de la tempête, en attendant les échéances électorales en France et aux Etats-Unis, et en capitalisant sur la crise économique qui sévit en Occident. Damas espère gagner du temps avant de rebondir et de reprendre la répression au moment opportun. Les Syriens sont prévenus. Ils doivent s’attendre à une accélération du pourrissement. En attendant, ce vendredi on dénombre au moins 19 morts à travers la Syrie, et des centaines de milliers de manifestants, d’Idlib au nord-ouest à Deraa au sud, de Homs et Hama au centre, à Deïr Ez-Zor, Hassaka et Al-Jazireh à l’est, en passant par Rif Damas.

par Stefano B.C.

source mediarabe

 

 

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