Partager l'article ! Tataouine _ Lotfi Nakdh : l’opposition parle d’assassinat politique et la démission du ministre de l’intérieur…Béji Caid Essebsi accuse Enn ...
La famille de la victime accuse Ennahdha du crime et dénonce les déclarations du représentant du ministère de l'intérieur selon lesquelles M. Lotfi Nakdh serait mort à la suite d’une crise cardiaque…
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Nidaa Tounes, Al Joumhouri et Al Massar appellent au limogeage du ministre de l’Intérieur
Les partis Nidaa Tounes, Al Joumhouri et Al
Massar ont appelé vendredi 19 octobre 2012 au limogeage du ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh, après la mort hier d’un responsable de Nidaa Tounes à Tataouine pour son appartenance
politique.
Les trois partis exigent qu’il y ait une sûreté
républicaine et neutre pour assurer une transition démocratique pacifique.
Les trois partis exigent, également, que les comités de
protection de la révolution soient dissous et que l’on enquête sur eux.
Ils ont appelé à un sit-in de protestation, lundi 22
octobre à la place des Droits de l’Homme à Tunis à 17 heures.
L’enterrement de Lotfi Nagdh doit être un enterrement
national, ont enfin demandé les trois partis.htbusinessnews
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Conférence de presse Al Jamhouri et El Maçar
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L'opposition parle d'"assassinat politique" après la mort d'un de ses représentants
L'ex-premier ministre tunisien et chef du parti d'opposition Nidaa Tounès, Beji Caïd Essebsi, a dénoncé vendredi le "premier assassinat politique depuis la révolution", au lendemain de la mort d'un représentant de son mouvement lors de violences dans le sud du pays.
"C'est le premier assassinat politique depuis la révolution et il touche notre parti, Nidaa Tounès", a dit à la radio Mosaïque FM cet adversaire juré des islamistes d'Ennahda qui dirigent la coalition au pouvoir.
M. Essebsi a accusé Ennahda et son allié de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki, d'être responsables de la manifestation qui a dégénéré en violences jeudi.
Le coordinateur de Nidaa Tounès à Tataouine (sud) est mort en marge de ces affrontements entre ses partisans et des manifestants proches d'Ennahda.
Le ministère de l'Intérieur a affirmé qu'il s'agissait d'un infarctus, alors que les opposants disent qu'il est décédé après avoir été battu par les manifestants de la Ligue de protection de la révolution, une organisation proche des islamistes au pouvoir.
Le docteur Moncef Dorza de l'hôpital de Tataouine, interrogé sur l'antenne locale de la radio publique, n'a pas voulu trancher sur les causes du décès.
"Lorsqu'il est arrivé, il était dans un coma ou un pré-coma", a-t-il dit à Radio Tataouine, "il était près de la mort et nous n'avions pas le temps pour des examens approfondis et voir s'il y avait des blessures externes".
Ennahda a de son côté accusé dans un communiqué diffusé jeudi soir les partisans de Nidaa Tounès d'avoir provoqué les violences en jetant des cocktails molotov sur les manifestants.
Les islamistes ont "présenté des condoléances" à la famille du défunt et demandé "une enquête judicaire pour déterminer les causes et circonstances" des violences et du décès.
M. Essebsi, deuxième Premier ministre de transition après la révolution de 2011 qui a renversé le président Zine El Abidine Ben Ali, a fondé son parti cet été et connaît, selon des sondages, une popularité croissante.
La coalition au pouvoir accuse le mouvement de rassembler des tenants du président déchu. Jeuneafrique
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Beji Caïd Essebsi accuse le mouvement Ennahdha et le Congrès pour la République d'avoir planifié l'assasinat de Lotfi Nakdh, président de l’union régionale des agriculteurs, et coordinateur du mouvement Nida Tounes à Tataouine, lors d’altercations survenues hier jeudi 18 octobre dans cette même ville, entre des militants des deux camps.
« Rien n’est plus grave que la mort, et
l’assassinat. Ceci est le premier assassinat politique après la révolution, perpétré dans le cadre d’une campagne de violence organisée…les Trois partis de la Troika se sont réunis dans la ville
de Tataouine auparavant, pour planifier ce meurtre, mais le parti Ettakatol s’est absenté lors de cette opération. Celle-ci a été préméditée par les comités de protection de la révolution, qui au
départ, étaient composés d’individus honnêtes, devenus ensuite des groupes de criminels hors la loi, connus par tous, et surtout de la part du gouvernement », a dit Beji Caid Essebsi, lors d’une
conférence de presse organisée ce matin à Tunis. Il a ajouté que le défunt, père de 6 enfants dont le plus jeune est âgé d’un an, n’avait jamais appartenu à l’ex-RCD, et qu’il vivait à
l’étranger.
Il a regretté que le porte-parole du ministère de
l’Intérieur, le ministre de l’Intérieur lui-même et le chef du « clan » qui a violenté le défunt, aient déclaré que la mort a eu lieu suite à un arrêt cardiaque. « Tous sont menteurs, c’est
une opération de lynchage qui a eu lieu sous les yeux des autorités qui n’ont rien fait…il les a pourtant alertés par le passé, et leur a dit qu’il était menacé, et que s’il lui arrivait malheur
ce serait de leur faute », a declaré le président de Nidaa Tounes.
Beji Caïd Essebsi a lu, à l’occasion, un document
paru dans un journal tunisien, dans son édition d’aujourd’hui, et signé par le comité de protection de la révolution à Tataouine. Dans ce communiqué, le comité met en garde « tous ceux qui
travaillent avec les nouveaux de l’RCD, quelque soient leur appartenance, leur couleur et leur parti, et qui visent à ressusciter l’ancien RCD. Nous les considérons les ennemis de Dieu et du
peuple », écrivent-ils.
Par ailleurs, le leader de Nidaa Tounes a insisté
sur le fait que la dépouille de Lotfi Nakdh portait plusieurs blessures, et que le défunt ne peut en aucun cas avoir été victime de mort naturelle.
Taieb Baccouche, Secrétaire Général de Nidaa Tounes
a affirmé, pour sa part, que le cousin de la victime était présent lors des faits, et qu’il a assuré avoir vu la victime se faire frapper sur sa poitrine par ses agresseurs, à l’aide de blocs de
parpaing. La famille du défunt a, par ailleurs, demandé qu’une deuxième autopsie soit effectuée à l’hôpital Charles Nicolle de Tunis.
Beji Caid Essebsi a renié vouloir avoir recours à
la justice internationale, suite à ce qu’il qualifie de meurtre, et que son parti faisait confiance à la justice tunisienne : « Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités et si l’Etat se
désiste de son rôle, là on aura affaire à la loi de la jungle ou chacun se défendra seul et à sa manière…Il faut que cela s’arrête avant que le vase ne déborde, car quand cela arrivera, les gens
sauront alors faire la différence entre ce qui est important et ce qui est primordial».
Selon lui, la transition démocratique a beaucoup
trébuché depuis le 23 octobre dernier, « et qu’une prise de conscience collective s’impose pour le bien du pays, car seul l’intérêt du pays compte », a-t-il dit.
Taieb Baccouche, a appelé à ce que que les
ministères de l’Intérieur et de la Justice soient impartiaux et indépendants, « car le ministère de l’Intérieur peut arrêter quelqu’un puis demander à la justice de l’innocenter, et c’est ce qui
se passe actuellement », a-t-il affirmé.
Aucun parti au pouvoir n’a contacté Nidaa Tounes au
sujet de la mort de son militant, et caïd Essebsi de commenter : « s’ils avaient fait signe d’intérêt nous ne serions pas arrivé là, mais leur but est de nous exclure.. ».
Tayeb Baccouche a ajouté que plusieurs tentatives
de meurtre ont été commises sur des militants de l’opposition, à l’instar d’Al Massar, Al Joumhouri et Nidaa Tounes « et celle-ci a abouti », a-t-il dit. D’ailleurs, la famille du défunt se
réserve le droit de saisir les tribunaux internationaux. gnet
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