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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 06:40

 

 L'Arabie Saoudite refuse toujours d'extrader l'ex-président tunisien Ben Ali, selon le chef d'Ennahda

 

Le chef du mouvement islamiste tunisien "Ennahdha", Rached Ghannouchi, a déclaré jeudi que les autorités saoudiennes refusaient toujours d'extrader l'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, actuellement réfugié en Arabie Saoudite.

La demande d'extradition a été évoquée à l'occasion d'un voyage effectué la semaine dernière à Ryad par le chef du gouvernement tunisien Hamadi Jebali.

Interrogé sur cette question lors d'une conférence de presse, le leader du parti islamiste au pouvoir a affirmé que Tunis ne baissait pas pour autant les bras pour obtenir la remise du président déchu, qui fait l'objet d'un mandat d'amener international lancé par la justice tunisienne.

Selon M. Ghannouchi, cette fin de non recevoir "n'aura pas d'incidences pour autant sur les relations entre la Tunisie et l'Arabie Saoudite. Sinon, nous devrions également à réagir avec le Canada qui abrite Belhassan Trabelsi et le Qatar qui a reçu Sakher Matri", deux gendres de l'ex-président également poursuivis par la justice.

Cheikh Rached a, par ailleurs, réfuté toute dépendance de son parti vis-à-vis de l'émirat qatari que certains accusent d'avoir financé la campagne électorale d'Ennahdha.

"A travers la chaine Al Jazeera, le Qatar a été l'unique soutien du peuple tunisien durant la révolution. Il ne représente aucun danger pour notre pays et ne nous donne aucun ordre", s'est-il défendu en relevant que Tunis n'était pas d'accord avec Doha à propos d'une éventuelle intervention étrangère sur le sol syrien.

"Mais les gens qui veulent nous priver d'investisseurs lancent des rumeurs infondées. Nous voudrons que la Tunisie soit ouverte à tous, à avoir des relations avec tout le monde pas seulement avec l'Occident. Tous les pays qui voudraient apporter un plus et qui voudraient investir en Tunisie sont les bienvenus", a-t-il insisté.

Le chef d'Ennahdha est resté vague quant à la possibilité d'appliquer la charia (la législation islamique) dans la nouvelle Constitution actuellement en cours d'élaboration. "Au niveau d'Ennahdha, le sujet a été soulevé mais nous n'avons toujours pas pris de décision. Jusque là, plusieurs projets ont été évoqués mais il n'y a rien d'officiel", a-t-il dit. 

source tempsreel.nouvelobs

 

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R.Ghannouchi n’exclut pas l’application de la chariâa dans la constitution

 

 

Le mouvement d'Ennahdha a tenu, jeudi matin, une conférence de presse durant laquelle son président, Rached Ghannouchi, a présenté la composition du nouveau bureau exécutif. Rached Ghannouchi, qui a été maintenu à son poste à la tête du mouvement, est revenu durant ce point de presse sur des sujets chauds comme celui de l'affaire UGTT ou celui de la Syrie. 


L'avenir du parti : Le leader du mouvement d'Ennahdha a souligné, dès le début de la conférence de presse, les objectifs du parti : "Le mouvement d'Ennahdha a organisé ce point de presse pour clarifier sa position quant à ce qui se passe dans le pays".  Suite à la nomination de plusieurs membres du parti dans l'actuel gouvernement, un nouveau bureau exécutif a été composé. Si Rached Ghannouchi a gardé son poste de président, celui du vice-président a été attribué à Abdelhamid Jelassi. Malgré le fait qu'il occupe le poste de chef du gouvernement, Hamadi Jebali continuera à occuper le poste de secrétaire général. Selon Ghannouchi, qui confirme qu'il ne compte pas rester à la tête du mouvement après le prochain congrès "ce poste n'exige aucune disponibilité". 

Interrogé sur le risque que court le parti avec les nombreuses nouvelles adhésions, le chef du mouvement trouve "qu'il faut que les nouveaux soient conscients des objectifs d'Ennahdha pour éviter les problèmes". Ghannouchi a également tenu à rappeler aux membres du parti qu'il n'est pas question de profiter des mosquées pour parler politique : "La mosquée n'est pas faite pour la campagne électorale. C'est un lieu consacré à la prière et au savoir". 

A propos de la Troïka : La coalition du parti d'Ennahdha avec le FDTL et le CPR a surpris. Ghannouchi que trouve que l'idée était bonne : "C'est un choix fait avant les élections qui est nécessaire et stratégique pour la réalisation des objectifs de la révolution. La coalition entre un parti islamique et deux autres partis différents (laïcs ?) est un acquis et que nous pouvons consolider pourquoi pas élargir. J'invite les autres partis à continuer à fusionner parce qu'il n'est pas normal qu'un pays comme la Tunisie compte 120 partis".

Pression sur le nouveau gouvernement : Rached Ghannouchi a tenu, durant la conférence de presse, à appeler les gens à être plus patients surtout que le gouvernement vient tout juste de se composer : "Les gouvernements ne sont jugés en général qu'après cent jours de travail. Il est encore tôt de porter un jugement sur ce qu'il fait. Les ministres sont encore en train de composer les groupes avec lesquels ils vont travailler. Le gouvernement a réussi à réaliser des choses positives jusque là. Il a amélioré les relations avec plusieurs pays et sur le plan local, la gestion des dernières catastrophes a été bonne. Les dirigeants du pays comptent aider les pauvres et permettre à la Tunisie de retrouver un certain équilibre entre les différentes classes sociales". 

Ghannouchi: "Tous les Musulmans sont des Salafistes" : Depuis quelques temps, la tension est montée d'un cran entre les groupes qui se disent "Salafistes" et leurs opposants. Les incidents sont devenus de plus en plus fréquents. Le président du mouvement d'Ennahdha s'est exprimé à propos de ce sujet : "Tous les Musulmans sont des Salafistes puisqu'ils suivent tous le Coran et la Sunnah. Mais il y a des gens qui adoptent l'extrémisme et d'autres traitent certains de mécréants et usent de la force pour atteindre leurs objectifs. Le dialogue est la seule solution". Quant à la visite de Wajdi Ghenim en Tunisie, qui a fait couler beaucoup d'encre, Ghannouchi trouve que l'ancien régime a sa part de responsabilité dans ce qui se passe actuellement : "C'est à cause du vide provoqué par la fermeture de la Zitouna depuis l'indépendance. Les anciens dirigeants du pays ne se sont pas arrêtés là puisqu'ils ont combattu les gens qui priaient, qui avaient une barbe et les femmes voilées. La Tunisie paye actuellement le prix de l'extrémisme laïc".

La nouvelle constitution : Le chef d'Ennahdha a parlé sur la possibilité d'appliquer la Chariâa dans la nouvelle constitution : "Au niveau d'Ennahdha, le sujet a été soulevé mais nous n'avons toujours pas pris de décision. Bourguiba, qui était laic, ne s'est pas permis de changer des lois qui sont citées dans le Coran. Jusque là, plusieurs projets ont été évoqués mais il n'y a rien d'officiel "

L'affaire UGTT : L'union générale des travailleurs tunisiens a été, durant les trois derniers jours, la cible de plusieurs personnes mécontentes suite à la grève des agents municipaux. Les sièges de l'UGTT ont été attaqués et le mouvement d'Ennahdha a été pointé du doigt. Rached Ghannouchi a déclaré que son parti n'est en aucun cas responsable de ces incidents : "L'UGTT est une organisation historique et nous tenons à ce qu'elle continue à défendre les travailleurs et les adhérents. Le gouvernement compte sur elle pour atteindre les objectifs de la révolution. En ce qui concerne l'implication de notre parti dans ce qui s'est passé ces derniers jours, je dis que celui qui a une preuve, qu'il la montre pour que les coupables soient jugés. Normalement, une personnes est innocente jusqu'à ce qu'on prouve son implication dans un crime. Ici, c'est le contraire. Il ya des gens qui voudraient semer la zizanie entre Ennahdha et l'UGTT ou entre cette dernière et le gouvernement".

L'affaire du directeur général d'Attounissia : interrogé sur son avis à propos de l'arrestation de Nasreddine Ben Saida, suite à la parution dans la une de son journal de la photo du footballeur allemand d'origine tunisienne, Sami Khedhira en compagnie d'une femme nue, Rached Ghannouchi a déclaré qu'il était contre l'emprisonnement des journalistes et qu'Ennahdha et le gouvernement n'ont rien à avoir avec ce qui s'est passé. Il a également souligné que Ben Saida a été jugé comme si la Tunisie était sous l'ancien régime et qu'Ennahdha défend la liberté d'expression. Il a ensuite appelé les médias à faire preuve de plus d'objectivité et de métier. 

La conférence des amis du peuple syrien : La Tunisie organise vendredi la conférence des amis du peuple syrien. Selon Ghannouchi "le gouvernement a accepté l'idée pour soutenir le peuple syrien qui souffre depuis environ un an mais il n'est pas question qu'une intervention militaire soit faite en syrie". Il s'est également dit "étonné de voir des gens défendre un régime sanguinaire". 

A propos du Qatar : Le chef du mouvement d'Ennahdha a remercié le Qatar qui, selon lui, a soutenu la Tunisie durant la révolution : "A travers la chaine Al Jazeera, le Qatar a été l'unique soutien du peuple tunisien durant la révolution. Le Qatar ne constitue aucun danger sur notre pays et ne nous donne aucun ordre. La preuve ? Nous n'étions pas d'accord avec eux à propos de l'intervention étrangère sur le sol syrien.  Mais les gens qui veulent nous priver d'investisseurs lancent des rumeurs infondées. Nous voudrons que la Tunisie soit ouverte à tous, à avoir des relations avec tout le monde pas seulement avec l'occident comme ce fût le cas depuis l'indépendance. Tous les pays qui voudraient apporter un plus et qui voudraient investir en Tunisie sont les bienvenus".

L'Arabie Saoudite refuse l'extradition de Ben Ali : La visite du chef du gouvernement, Hammadi Jebali, n'a rien apporté de nouveau à propos de l'ancien président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali. Selon Ghannouchi, le gouvernement n'a toujours pas laissé tomber l'affaire : "Le premier ministre a discuté avec les autorités saoudiennes à propos de l'ancien président mais les Saoudiens refusent toujours son extradition. Ceci n'aura pas d'incidences sur les relations entre la Tunisie et l'Arabie Saoudite. Sinon, nous devrons également à réagir avec le Canada qui abrite Belhassan Trabelsi et le Qatar qui a reçu Sakher Matri".

source gnet.tn

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