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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 04:10

Le chef d'un groupe de presse percute un journaliste en voiture


Le directeur d'un groupe de presse, en conflit avec ses rédactions, a percuté en voiture un de ses journalistes, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur, et un témoin assure que le reporter, qui ne souffrirait pas de blessures graves, a été fauché à dessein.

 

Nous avons été informés d'un accident de la circulation impliquant le directeur (Lotfi Touati) du (groupe) Dar Assabah et un journaliste. Nous avons deux versions contradictoires, a indiqué le porte-parole du ministère, Khaled Tarrouche.

 

Selon le conducteur, le journaliste a fait exprès de se jeter devant sa voiture, et le journaliste affirme qu'il a été heurté volontairement, a-t-il poursuivi, précisant qu'une enquête était en cours.

 

Rafik Abdallah, un collègue de la victime et témoin des faits, a lui accusé M. Touati d'avoir percuté à dessein le journaliste Khalil Hannechi et de l'avoir traîné sur plusieurs dizaines de mètres.

 

Khalil Hannechi a demandé à parler avec Lotfi Touati qui était dans sa voiture. Il a refusé catégoriquement, a fait un +démarrage américain+ et a roulé avec (le journaliste) sur son capot sur deux cents mètres, a raconté à l'AFP M. Abdallah.

 

Il a ensuite freiné brusquement, (M. Hannechi) est tombé et a été touché à la tête, a-t-il poursuivi, ajoutant que le journaliste du quotidien arabophone Assabah avait été hospitalisé.

 

La responsable syndicale au sein du groupe de presse Dar Assabah, Sana Farhat, a dénoncé un acte criminel.

 

Selon un autre collègue de la victime, Jamel Ferchichi, présent à l'hôpital, M. Hannechi est en état de choc mais les médecins se sont voulus rassurants sur son état de santé, dans l'attente des résultats d'examens plus approfondis.

M. Touati n'était pour sa part pas joignable.

 

L'Association des jeunes journalistes dont Khalil Hannechi est membre a dénoncé une tentative de meurtre, réclamé des poursuites judicaires et estimé que le gouvernement dominé par les islamistes d'Ennahda était aussi responsable.

 

Le gouvernement assume la responsabilité de ce qui est arrivé à notre collègue et a la responsabilité de protéger tous les journalistes contre toute agression, a indiqué l'association dans un communiqué.

 

Le groupe de presse Dar Assabah publie les quotidiens Assabah (en arabe) et Le Temps (en français). Ces rédactions luttent depuis août contre l'arrivée de M. Touati, qui a été nommé par le gouvernement dominé par Ennahda.

 

Les deux journaux avaient observé une grève mardi après l'échec de pourparlers avec les autorités.

 

Ennahda est accusé par les rédactions de plusieurs médias publics de chercher à contrôler leur ligne éditorial par le biais des nominations de nouveaux directeurs, dont certains ont servi le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali.

 

Les islamistes assurent vouloir assainir un secteur miné par la corruption caractéristique du système de Ben Ali.

 

Le groupe de presse Dar Assabah était contrôlé jusqu'à la révolution par Sakher El Materi, gendre du président déchu. romandie.


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Autre version de l’incident entre Lotfi Touati et le journaliste Khalil Hannachi

 

L’incident, survenu jeudi 13 septembre 2012, devant Dar Assabah enregistre des développements, selon une version donnée par Sofiane Ben Rejeb, journaliste participant au rassemblement devant le siège du journal où se déroulait une réunion du Conseil d’administration.

Selon cette version, le directeur général, Lotfi Touati, sortait du parking à toute vitesse et se trouvait face au journaliste Khalil Hannachi qui, pour éviter d’être percuté par la voiture, a sauté sur le capot. Et au lieu de s’arrêter, M. Touati, toujours selon les mêmes dires, a continué à rouler jusqu’au niveau de l’ambassade d’Arabie Saoudite où il a fini par freiner, ce qui a entraîné la chute du jeune journaliste. On ignore la vitesse du véhicule tout au long de ce parcours de plusieurs dizaines de mètres. 
Alertés, les services de la protection civile se sont vite rendus sur les lieux et ont transporté M. Hannachi aux urgences où il a subi les examens adéquats, dont notamment un scanner, avant d’être gardé en observation.

D’autre part, nous apprenons que Lotfi Touati s’est rendu aux services de sécurité pour y donner sa version des faits. Il aurait même porté plainte contre le journaliste en question, voire contre le groupe des sit-inneurs. 
Il ne s'est donc pas livré, comme indiqué précédemment.  
Une affaire à rebondissements et à suivre… businessnews

 

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Déchaînement de violence contre un journaliste gréviste


Khalil Hannachi, l'un des journalistes grévistes du quotidien tunisien Assabah, a été sciemment percuté, ce jeudi dans la matinée, par la voiture de Lotfi Touati, le patron contesté du groupe de presse, imposé par les islamistes d'Ennahdha au pouvoir. Le patron, furieux contre les protestataires, a traîné le journaliste, projeté sur le capot, sur plusieurs dizaines de mètres, aux abords du siège d'Essabah, avant de lui rouler dessus lorsqu'il est tombé à terre. Lotfi Touati a ensuite pris la fuite. Le journaliste, pris en charge par la protection civile, a été transporté à l'hôpital. On ignorait, jeudi après midi, dans quel état se trouvait la victime, injoignable. Dans la rédaction d'Assabah, la tension est à son comble. Après l'intimidation, après la menace, cet épisode confirme le retour en Tunisie de méthodes dignes de l'ère Ben Ali.


 

Il y a quelques jours, Khalil Hannachi affirmait à l’Humanité, à propos de l'arrivée du nouveau PDG, un ancien flic de Ben Ali reconverti en plumitif de la dictature, qui a fait allégeance à Ennahdha après les élections de l'automne 2011 : «Nous refusons de retomber sous la tutelle d’un pouvoir politique, quel qu’il soit. Nous voulons au contraire construire une relation entre les journalistes et le peuple tunisien».

 

Ses déclarations, reprises dans nos colonnes, seraient-elles à l’origine de cette agression? Le 11 septembre, les journalistes de Dar Assabah ont mené une grève suivie à 100%. Journalistes, société civile, représentants de partis politiques d’opposition et membres de l'Assemblée constituante se sont déplacés en masse pour soutenir les protestataires et  leur combat pour « la liberté de la presse et la dignité des journalistes ».

 

La résistance des salariés de Dar Assabah est une première dans l’histoire des médias en Tunisie. Ils sont déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement, jusqu’à ce que celui-ci revienne sur sa décision unilatérale de nommer Lotfi Touati à la tête du groupe de presse, qui édite aussi le quotidien francophone « Le Temps ». Cette nomination d’un ex-bénaliste à la tête d’un média n’est pas une première, loin s’en faut. La quasi majorité des entreprises publiques de presse ont subi le même sort depuis le mois de janvier 2011. humanite

 

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Les journalistes de Dar Assabah manifestent de nouveau devant la Constituante


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En solidarité avec leur collègue Khalil Hannachi, renversé par le nouveau directeur général de Dar Assabah Lotfi Touati avec sa voiture, les journalistes de Dar Assabah vont observer un sit-in devant la Constituante.

 

Les journalistes de Dar Assabah, certains leurs collègues d’autres médias et des membres du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) ont décidé d’aller se plaindre auprès de l’Anc contre Lotfi Touati, le nouveau directeur général contesté, qui a percuté leur collègue et l’a traîné quelque 200 mètres sur le capot de sa voiture avant de freiner brusquement et le faire tomber par terre.

 

Selon les journalistes, cette «tentative de meurtre» ne doit pas passer sans sanctions et il faut que les élus soient responsables face à ce qui se trame contre les journalistes.

 

«Cette tentative nous rappelle les pratiques de l’ancien régime. Là, on sent vraiment le grand retour de la dictature et nous n’allons plus reculer… Car, ils vont finir par nous museler tous»,dit un collègue de Dar Assabah, très en colère contre le gouvernement qui cherche à imposer des hommes proches du parti islamiste Ennahdha à la tête des médias.kapitalis

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