Dimanche 23 décembre 2012 7 23 /12 /Déc /2012 00:45

BC Essebsi : "le seul acquis de la révolution est la liberté d'expression est déjà anéanti"... « Le responssable est le mouvment Ennahda »


 

 

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La sécurité et la souveraineté de l'Etat devenues menacées

 

Le Mouvement Ennahdha (parti islamiste majoritaire au pouvoir en Tunisie) "est devenu le plus grand danger pour la sécurité des Tunisiens et la souveraineté du pays, et les agissements de ses partisans sont dignes de la loi de la jungle", a prévenu samedi l'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi.

 

Intervenu dans une interview à la radio tunisienne Mosaïque Fm, M. Essebsi, leader du parti Appel de Tunisie (parti de l' opposition) a réagi suite à l'interruption de son grand meeting aujourd'hui à l'île de Djerba (sud-est tunisien) après avoir été attaqué par des individus qui se veulent, selon Essebsi, des partisans du Mouvement Ennahdha.

Affirmant qu'il "n'a jamais imaginé qu'il allait vivre une situation pareille deux ans après la révolution", l'ex-PM tunisien a accusé le ministère de l'Intérieur qui "a fermé les yeux sur les exactions des partisans d'Ennahdha et des membres de la Ligue de la protection de la révolution (associations liées au Mouvement Ennahdha)".

D'après le leader de l'Appel de Tunisie, "le seul acquis de la révolution est la liberté d'expression". Cet acquis "est déjà anéanti", a-t-il indiqué, ajoutant que les 2000 personnes qui assistaient au meeting étaient bloqués à l'intérieur de la salle".

Le porte-parole du parti Appel de Tunisie Ridha Belhaj a annoncé l'intention de porter plainte contre le Mouvement Ennahdha auprès des instances internationales l'accusant de recours à la violence. afriquinfos

 

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 À Djerba la douce, on achève bien la révolution

 

 

Tunisie : À Djerba la douce, on achève bien la révolution

 

 

De la capture d'État exposée à Gammarth à l'Etat captif de forces obscures manifestes à Djerba, tel est le produit de la révolution: l'épitaphe d'une république issue de la lutte nationale et de l'indépendance.

 

À Djerba la douce, «la fièvre du Samedi soir» en ce 22 décembre n'a pas enflammé une clientèle touristique prise de panique devant une violence non programmée dans les dépliants des agences de voyage. C'est que cette violence a soulevé plutôt des assaillants venus empêcher le meeting bon enfant du parti Nida Tounes. Des dizaines d'agresseurs ont en effet terrorisé, molesté, blessé un public de femmes, de personnes âgées, d'adolescents présents pour soutenir le leader charismatique de Nida Tounes, l'ancien ministre à plusieurs reprises de Bourguiba et Premier ministre de la transition post-révolutionnaire – après une parenthèse rapide de président de l'Assemblée nationale sous l'état de grâce des premières années du Benalisme.

''La revanche des Yousséfistes'', un film d'Ennahdha

Béji Caïd Essebsi est en effet donné par tous les sondages comme la personnalité la plus populaire, celle qui recueillera le plus de suffrages et qui transcende de très loin les autres figures politiques, dont les chefs d'Ennahdha, et c'est bien là le problème.

C'est précisément Ennahdha que Monsieur Caïd Essebsi accuse de cette agression, avec le concours des«Ligues de protection de la révolution» qui agiraient à son instigation. Toutefois, des observateurs incriminent aussi une descendance yousséfiste animée d'un esprit de revanche contre Monsieur Caïd Essebsi, ancien directeur de la sûreté nationale et ministre de l'Intérieur, qui se défend pourtant aujourd'hui d'avoir participé à la torture et à la dispersion du mouvement yousséfiste dans les toutes premières années de l'indépendance.

Il y a, en effet, des éléments de tout bord dans les dites «Ligues de protection de la révolution», considérées comme à la main d'Ennahdha et dont le président du Congrès pour la république (CpR), Mohamed Abbou, a précisément légitimé l'existence ce même samedi 22 décembre, dans une banlieue nahdhao-salafiste de Tunis, comme la structure organisée avant-garde de la révolution. En cela, il s'oppose à l'ancien chef du CpR, l'actuel président Marzouki qui a appelé à la dissolution de ces ligues après leur«lynchage» à Tataouine d'un activiste de Nida Tounes.

Ainsi, cet ancien résistant exemplaire et ce détenu de grand courage que fût Mohamed Abbou, dont on ne savait pas qu'il avait les dents si longues sous la bouche cousue, se constitue-t-il une réserve de supplétifs pour parvenir au faîte de l'État. Devant l'ambition de son ancien bras droit, lieutenant spirituel, Moncef Marzouki pourrait bien devoir s'écrier prochainement comme César assassiné: «Toi aussi mon fils».

Une énième commission d'enquête identifiera-t-elle les coupables de ces méfaits bien malencontreux en la période la plus forte d'affluence touristique et de réservations sur Djerba, où à l'évidence la sécurité a mis plusieurs heures avant de se déployer pour secourir l'auditoire de Nida Tounes prisonnier de la salle de l'hôtel, victime de ce terrorisme devenu ordinaire?

Les défaillances du ministre de l'Intérieur

Il faut espérer que le ministre de l'Intérieur mette plus de diligence à affronter l'autre visage bien plus redoutable du terrorisme, le jihadisme d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dont il y a quelques mois il avait démenti la présence de camps d'entraînement sur le territoire tunisien, information donnée alors par des médias français et qu'il reprend aujourd'hui à son propre compte.

Trop peu et trop tard, ainsi se multiplient les défaillances du ministre de l'Intérieur dont jusqu'ici, envers et contre toutes les accusations, nous nous entêtions à croire que de l'intérieur de son propre mouvement ou de son propre ministère par le fait d'anciens affidés de la direction de la sûreté de Ben Ali aujourd'hui en prison, il lui était mis des bâtons dans les roues: «Si Ali howa el miskin» (le pôvre si Ali), comme dans un dessin animé de nos enfants, mais il faut bien se résoudre désormais à partager la quasi hystérie de l'excellent commentateur Sofiane Ben Farhat, devant tant d'incurie, criant sur Shems FM : «Ya khouya hizz falijtik», dans une traduction plus polie «Monsieur le ministre, faites vos valises».

Or il ne les fera pas, ses valises, pas plus que Rafik Abdessalem au ministère des Affaires étrangères, ni Noureddine Bhiri au ministère de la Justice. Nous irons aux élections avec cette gouvernance à vau-l'eau, dont on n'aura pourvu de manière abracadabrantesque et dans l'humiliation du secrétaire d'État aux Finances qui en assumait jusqu'ici l'intérim, que le ministère des Finances attribué en doublon à l'actuel ministre du Tourisme: pour ce qu'on fait du tourisme, autant supprimer ce ministère!

Un chef du gouvernement dans une situation d'impeachment

Et c'est flanqué de ces pesanteurs, dans l'inchangé d'une gouvernance, que cette même semaine, à l'Assemblée nationale constituante (Anc) où s'exhibe une économie mise en abîme, le chef du gouvernement Hamadi Jebali déclame son psaume de onze priorités pour le pays. Belle incantation avec laquelle tous seraient d'accord s'ils étaient informés aussi des instruments de sa praticabilité. Monsieur Jebali propose aussi à tous les partenaires politiques une trêve et une forme de pacte sur la base duquel nous irions fin juin aux élections législatives.

Pour un peu, on l'aurait cru et lui aurait tendu la main tant la tension est devenue insupportable dans le pays. Mais le chef du gouvernement est-il lui-même victime d'un sabotage ou faut-il croire à la permanence d'un double langage, celui de la rassurance puis de l'intimidation, celui de la coopération puis de l'exclusion? L'agression de Djerba décrédibilise son discours, inhibe toute velléité de consensus et, le chaos général aidant, met de fait le chef du gouvernement dans une situation d'impeachment.

Au même moment, on prétend amuser la population en exposant dans un hôtel de Gammarth comme un butin de guerre les dépouilles de l'ancien régime. Sur Internet circule la photo de la ministre de la Femme tenant triomphalement la chaussure dont «tata Leila» écrasait le peuple sous son talon. On ne sait plus ce qui est le plus pathétique là-dedans, le passé ou le présent? Au prix du billet d'entrée – le dixième du salaire moyen du Tunisien – à ce musée de toutes les vulgarités, on peut parier que s'y presseront tous ceux qu'appâtaient les hochets de l'ancien régime devant lequel docilement ils se couchaient. Une clientèle devant venir de l'étranger ne serait-elle pas commissionnaire d'une seigneurie en exil, comme on suppose que fût le fonds Royal Luxembourg dont enfin la Banque centrale rejette la candidature à une part de la Banque de Tunisie.

Quant au bon peuple qui permit par cette révolution cette prise de guerre, il s'en divertira devant sa télévision. Au moins aurait-on pu offrir aux plus héroïques quelques bons d'accès comme bientôt il faudra offrir des bons d'achats pour la semoule, le sucre ou le lait ! La cagnotte tirée de ce spectacle désolant devrait renflouer le budget de l'État: c'est dire à quelle ruine nous somme rendus.

De la capture d'État exposée à Gammarth à l'Etat captif de forces obscures manifestes à Djerba, tel est le produit de la révolution:

«C'est un amer constat mais nous devons nous rendre à l'évidence: il y a certains partis qui deviennent un danger pour la république et pour l'État. Je suis navré de le dire, c'est avec gravité que je le dis, mais c'est ainsi». Telle fût dans la bouche de Béji Caïd Essebsi, l'épitaphe d'une république issue de la lutte nationale et de l'indépendance. Pour sa génération et pour celles des seniors qui suivirent, pour tous les cadres, grands commis de l'État, militants de gauche, intellectuels, compétences et élites de la nation qui n'ont pas su, pu ou voulu résister vraiment à cette décomposition, il ne reste que les yeux pour pleurer.

À Djerba la violente, on achève bien la révolution. Nadia Omrane kapitalis

 

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Journée de « festival » à Djerba, en l’honneur de Nidaa Tounes

 

L’île des rêves ! Djerba n’a jamais si bien porté son nom ! On croyait vraiment rêver, aujourd’hui en suivant les actualités en provenance de l’île.

Les insulaires connus pour leur hospitalité, dont la réputation a traversé mers et océans comme elle a voyagé à travers les âges et les époques (depuis l’épopée d’Ulysse), ont voulu marquer l’arrivée sur leur sol des invités de Nidaa Tounes.

Et comme tout comité de bienvenue qui se respecte, ces gens ont commencé les répétitions depuis hier vendredi, en criant ici et là, quelques slogans, et en arrachant quelques affiches et banderoles, histoire de se mettre en condition.

Tôt ce matin du samedi, ils ont essayé d’envahir et d’occuper la salle des congrès qui allait abriter le meeting de Nidaa Tounes. Ils ont été refoulés par les agents de sécurité des lieux et ceux du parti organisateur.

Ils se sont alors regroupés autour du bâtiment pour mieux saluer et souhaiter la bienvenue à leurs hôtes. Ils ont même prévu un spectacle de Fantasia, et ont ramené pour ce faire, des équidés.

Une heure à peine après le début du meeting, des éléments de ce comité ont réussi, moyennant une complaisance policière, à investir la salle du meeting pour y semer la pagaille et bombarder l’assistance de divers projectiles.

Il faut dire, qu’à cet instant, Ahmed Nejib Chebbi venait d’achever son allocution à l’ouverture de la séance en annonçantun très probable rapprochement entre le pôle constitué autour de Nidaa Tounes, Al Jomhouri et Al Massar, d’un côté, et le front populaire de l’autre. Déclaration qui a du en donner des frissons aux gens dehors !

L’assaut a eu pour effet de perturber les travaux de l’assemblée qui a été, dans un premier temps, suspendue, avant d’être définitivement arrêtée. On comptait, alors, parmi l’assistance et les journalistes présents, un certain nombre de blessés légers par jets d’objets et projectiles divers.

Il y a bien eu des tentatives de poursuivre les travaux ailleurs et en huis-clos pour parachever les tractations, mais les assaillants ont eu raison de ces tentatives en encerclant le bâtiment et assiégeant les congressistes à l’intérieur.

Ce siège dura près de quatre heures, malgré les multiples demandes au secours lancés par BCELazher Akremi, Khemaïs K’sila, Taher Ben Hassine à l’attention des autorités et du ministère de l’intérieur. Ces appels sont resté lettre morte, ce qui a poussé les intervenants à accuser le ministre de l’intérieur de complicité évidente. Ridha Belhaj, a d’ailleurs, assuré que le parti allait porter plainte contre le ministère de l’intérieur auprès des instances internationales.

Khémais K’sila a même prévenu que ce qui se passait à Djerba était un prélude pour ce qu’allait pratiquer Ennahdha pendant une hypothétique campagne électorale pour empêcher ses concurrents de communiquer avec leurs bases.

Ahmed Nejib Chebbi, qui était de la fête, a conclu lui aussi, à une complicité évidente des forces du ministère de l’intérieur, ce qui l’a poussé à se rabattre sur le président provisoire de la république en sa qualité de chef suprême des armées, pour demander une intervention militaire. Ce qui a été fait quelques moments plus tard, pour permettre aux assiégés de quitter le palais des congrès et par la même occasion l’île des rêves, si charmeuse et si accueillante. tunisienumerique

 

 

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 Tarak Dhiab refuse à Nida Tounes ce qu'il accorde aux Ligues de protection de la révolution

 

 

Tunisie : Tarak Dhiab refuse à Nida Tounes ce qu'il accorde aux Ligues de protection de la révolutionLe ministère de la Jeunesse et des Sports a refusé à Nida Tounes d'organiser son meeting de samedi dans une salle de sport à Djerba. Mais il a autorisé les Ligues de protection de la révolution à tenir un meeting dans un complexe sportif à Sfax.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports Tarak Dhiab, ancien Rcdiste devenu Nahdhaoui, ne porte pas Nida Tounes dans son cœur. Et c'est son droit. Reste qu'il se comporte souvent, non pas comme un commis de l'Etat, mais comme un partisan d'Ennahdha.

Il y a quelques semaines, il a empêché Nida Tounes de tenir son meeting à la coupole d'El-Menzah ou au stade Zouiten, à Tunis. Alors qu'il accorde habituellement ces lieux dépendant de son département aux associations proches d'Ennahdha qui invitent des imams et prédicateurs du Moyen-Orient à y faire de prêches extrémistes.

«C'est le ministre lui-même qui refuse de nous autoriser à tenir nos meetings dans des salles sportives; et cela est désormais clair», déplore un membre du parti de Béji Caïd Essebsi, qui donne, aujourd'hui, son premier meeting dans la région du sud-ouest, dans une salle privée à Djerba.

Les Ligues de la protection de la révolution (LPR), milices proches du parti islamiste Ennahdha, sont, quant à elle, les bienvenues dans les lieux dépendant du ministère de la Jeunesse et des Sports. La preuve : elles vont tenir, aujourd'hui, un meeting dans le Complexe sportif de Sfax.

Selon Hamadi Maâmmar, directeur du bureau exécutif des LPR à Sfax, qui parlait à nos confrères d'''Attounissia'', le meeting sera consacré aux moyens de protéger la révolution d'un éventuel retour du Rcd, ancien parti au pouvoir dissous. «Nous allons couper toutes les routes aux Rcdistes», a-t-il déclaré.

Dans un Etat de droit, une telle association, qui s'est illustrée par des actions violentes – dont une a causé mort d'homme, en octobre, à Tataouine –, se verrait retirer l'autorisation officielle.

Dans l'Etat de non-droit, en cours d'instauration en Tunisie par Ennahdha, c'est Nida Tounes – principal adversaire politique des islamistes – qui doit être empêché d'exister et d'organiser des meetings.

Qui a dit que la Tunisie est en voie de devenir une dictature? kapitalis

Par thala solidaire.over-blog.com - Publié dans : Tunisie : Partis politiques_ Programmes
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