Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 05:00

Milice d'Ennahdha (!?) fait la loi  au vu et au su de la police

 

 

 

___________________________________________________________________________________

Ali Larayedh, l’avenue Bourguiba ou la démission


 

Le ministre tunisien de l’Intérieur, Ali Larayedh, a annoncé mercredi la levée de l’interdiction de manifester sur la mythique avenue Bourguiba. Au moins quinze personnes et huit policiers ont été blessés lundi lors de la dispersion violente d’une manifestation par les forces de l’ordre. Les manifestants étaient venus commémorer la fête des martyrs et protester contre l’interdiction de défiler sur l’avenue.

Les Tunisiens sont de nouveaux autorisés à défiler sur l’emblématique avenue Bourguiba, à Tunis. Ali Larayedh, le ministre tunisien de l’Intérieur l’a annoncé ce mercredi suite aux pressions de l’opposition. « L’avenue est rouverte à tous les Tunisiens, ceux qui veulent manifester, se promener ou travailler », a déclaré M. Larayedh à l’issue d’un conseil des ministres. L’artère emblématique de la révolution de Jasmin était interdite depuis le 28 mars, à la suite d’incidents survenus le 25 mars pendant une marche d’islamistes. Des activistes s’en étaient alors pris à des artistes devant le théâtre de la ville municipal.

 

L’intervention policière de lundi a soulevé l’indignation en Tunisie. Des centaines de personnes avaient bravé l’interdiction de manifester sur le lieu de toutes les contestations sociales depuis le départ de Ben Ali. Les protestataires ont été violemment dispersés faisant au moins quinze victimes côté manifestants et huit chez la police, selon le ministère de l’Intérieur. Les manifestants souhaitaient commémorer la Journée des martyrs, en souvenir de la répression par les troupes françaises d’une manifestation à Tunis le 9 avril 1938. Ils voulaient, par la même occasion dénoncer l’interdiction de défiler sur cette avenue. Le président Moncef Mazouki a dénoncé « un degré de violence inacceptable ». « Je regrette profondément que des manifestants pacifiques aient été blessés », a-t-il dit, avant d’ajouter qu’une dizaine de policiers avaient aussi été blessés. Dès le lendemain, une quinzaine d’élus de l’opposition ont marché sur cette même avenue, suivie par une centaine de personnes pour condamner les violences de lundi et réclamer la liberté de manifester.

 

Quand Larayedh s’exécute...

Le parti Al-Aridha Al–Chaabia, arrivé en troisième position aux dernières élections, appuyé par les groupes parlementaires du CPR et d’Ettakatol, avaient exigé mardi l’annulation « immédiate » et sans condition par le ministre de l’Intérieur de l’interdiction de manifester sur l’avenue Bourguiba.

 

Le même jour, une réunion s’est tenue en présence du ministre et d’au moins quarante députés, en majorité de l’opposition. D’après le journal électronique Babnet.net, les constituants d’Al-Aridha avaient menacé Larayedh de recourir à « une motion de censure » contre lui et « le contraindre à présenter sa démission dans le cas où il viendrait à ne pas donner une suite favorable à leur requête ». Une menace confirmée par Ahmed Sefi du PCOT qui a affirmé que l’opposition se mobilisera pour présenter une motion de censure contre Larayedh.

 

Par ailleurs, ils ont réclamé au ministre l’ouverture d’une enquête sur les actes de violence perpétrés dans la capitale. Mohamed Fadhel Moussa du Groupe démocratique a indiqué au cours de cette réunion la quasi-certitude qu’il existe deux appareils sécuritaires, l’un est officiel et l’autre non. Il a constaté « l’apparition de certains éléments en compagnie des agents de forces de la sécurité, qui intimaient même des ordres, durant les récentes manifestations ».

 

De son côté, le ministre de l’Intérieur a déclaré que le ministère est disposé à ouvrir une enquête sérieuse pour « déterminer les responsabilités aussi bien au niveau de la décision sécuritaire qu’au niveau des composantes de la société civile ». afrik.

 

 

___________________________________________

 

Ali Larayedh, le ministre blessé qui n’aime pas la critique et devient accusateur! 

 

 

 

On avait dit de lui, que c’était, presque, le seul homme d’Ennahdha, qui avait su bien endosser la veste d’homme d’Etat et se défaire, comme l’Homme d’Etat qu’il devait être, de ses habits partisans. L’Homme avait, presque, fait mouche dans le cœur des Tunisiens, notamment à l’occasion des évènements de Bir Ali Ben Khalifa et par ses positions, un peu en retrait, beaucoup plus raisonnées, par rapport à ses paires dans le gouvernement d’Ennahdha. Les Tunisiens, toutes catégories confondues, l’avaient même très fortement appuyé, lors de la misérable affaire de la sordide séquence vidéo. Il avait même été élu, dans le sondage d’opinion d’El Maghreb, comme l’homme politique dans lequel les Tunisiens avaient confiance. Jusqu’à mercredi soir, devant les caméras au point de presse du Gouvernement à La Kasbah, l’Homme paraissait confiant, serein, calme et  souriant face aux journalistes dont certains portaient des pancartes dénonçant les agressions dont ils avaient fait les frais ce 9 avril.

 

jeudi 12 avril 2012i, devant la Constituante qui l’entendait sur l’affaire des évènements du 9 avril 2012 sur l’Avenue Bourguiba, on découvrait un autre homme, plus soucieux, en tous cas en colère, presque rancunier, en tous les cas blessé par toutes les réactions qui avaient suivi les évènements du 9 avril et qui avaient suivi l’annulation de sa décision d’interdire les manifestations sur l’Avenue Habib Bourguiba dans la capitale tunisienne. L’homme paraissait surtout en colère, encore une fois contre les médias et la presse, conforté par les seuls applaudissements des Constituants de son propre parti Ennahdha. «Je voudrai faire remarquer, que certains journalistes, qui se dressent comme étant le seul représentant légal de la liberté d’expression. Nombre d’entre eux, a vécu pendant de longues années à légitimer la répression et soutient la répression et remercie la répression», martelait-il de son index accusateur sur le perchoir de la Constituante, avant de reprendre que «il est regrettable, que l’argent du peuple, dépensé de sa sueur et de son labeur, à quelques télévisions publiques, soit volé par ceux-là».

 

Manifestement, Ali Larayedh avait fini par rejoindre la position de son président à Ennahdha contre la télévision publique, la Watanya 1. Ce dernier avait plus d’une fois, lui avant les journalistes dont parlait Ali Larayedh, accusé les journalistes de manquer à leur devoir nationaliste et «distribué les cartes de nationalisme»,  comme les en accuse jeudi le ministre de l’intérieur. Bien avant lui, il y avait eu le chef du Gouvernement lui-même qui avait lancé plus d’une campagne contre les médias publics, allant jusqu’à vouloir les récupérer au profit du nouveau pouvoir en place. Après lui, il y avait Samir Dilou et sa séquence du dentiste, même s’il s’en était excusé par la suite, lors de la rencontre de Hammadi Jbali avec les patrons de presse, indiquant qu’il ne visait qu’une seule personne.

 

La réaction du ministre Ali Larayedh devant la Constituante, intervenait sur fond d’un appel à boycotter ses activités par l’association des journalistes et suite à ce que le responsable du journal télévisé de la Watanya, Saïd Lakhzami avait appelé, «la conquête du JT» lorsqu’un Constituant d’Ennahdha avait investit les locaux du JT pour insulter ses journalistes. La violence avec laquelle il l’avait exprimée, laissait paraître un Homme, manifestement blessé par les appels de certains à sa démission et peut-être aussi par le désaveu dont il avait l’objet, lorsque le Conseil des ministres l’avait obligé à revenir lui-même sur sa propre décision. Manifestement aussi, le ministre en voulait aux médias, sans qu’il dise exactement pourquoi.

 

L’homme serein, devenait accusateur, croyant, peut-être, que sa connaissance des dossiers, en tant que premier responsable du ministère où le renseignement est de rigueur, donnerait une perspective menaçante à ses accusations pour «certains journalistes » qui auraient avait-il dit «vécu pendant de longues années à légitimer la répression et soutient la répression et remercie la répression», des affirmations généralisées et sans aucune preuve donnée ou dite, qui pourrait faire peur aux journalistes et au reste des médias. Le ministre critiquait, peut-être aussi, les médias et la presse tunisienne. Si c’était le cas, il était visible qu’il n’acceptait pas lui-même la critique. De l’avis de tout le monde pourtant, journalistes et hommes politiques sont historiquement voués à se regarder en chiens de faïence, qui s’aiment, se méfient l’un de l’autre et se détestent, mais presse et pouvoir, «c’est un divorce impossible» comme le disaient  Philippe Reinhard et Michel Royer dans un documentaire français connu.  

par  Khaled Boumiza;  africanmanager

 

 

 

______________________________________

 

 

Les journalistes boycottent le ministre de l'Intérieur

 

Les journalistes tunisiens, brassard rouge au bras, ont boycotté jeudi les explications du ministre de l'Intérieur Ali Larayedh au cours d'une séance houleuse à l'Assemblée constituante consacrée aux violences survenues le 9 avril dans le centre ville de Tunis.

Venu s'expliquer sur les brutalités policières constatées pendant la répression d'une manifestation interdite lundi dernier au coeur de Tunis, le ministre Ali Larayedh s'en est pris à une partie de la presse qu'il a accusée d'avoir jeté de l'huile sur le feu.

Les journalistes, qui boycottent le ministre suite à l'agression de plusieurs d'entre eux pendant la manifestation (16 incidents recensés selon l'organisation Reporters sans Frontières), ont quitté la tribune de presse pendant le discours de M. Larayedh.

Le ministre de l'Intérieur a ensuite diffusé devant les élus une série de photos et de vidéos montrant des policiers blessés ou des manifestants jetant des pierres lors de la manifestation du 9 avril.

Les médias ont amplifié l'événement d'une manière exagérée, ont parlé de cette manifestation comme si c'était la guerre, mais il n'y a pas la guerre, a déclaré M. Larayedh pendant une suspension de séance.

Pendant ce temps, le président de l'Instance nationale de réforme de l'information et de la communication, Kamel Laabidi, a protesté auprès du chef du gouvernement Hamadi Jebali contre les agressions répétées de journalistes, notamment lors de leur couverture de la manifestation du 9 avril.

M. Laabidi, dont l'instance consultative chapeaute le secteur des média, s'est élevé contre l'impunité des agresseurs, évoquant l'agression verbale d'un député islamiste contre les journalistes de Watanya, la première chaîne de la télévision nationale.

Autrefois organe de propagande, cette chaîne en pleine mutation, est la cible de protestations contre l'information de la honte ou l'information violet, couleur fétiche de l'ex-président Ben Ali collée à ses partisans.

A Monastir (Est), des journalistes de la radio locale ont organisé un sit-in pour dénoncer les agressions contre leurs confrères et les accusations de partialité formulées à leur encontre par des partisans du parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement.

A l'extérieur de l'Assemblée, au Bardo, quelques centaines de partisans du gouvernement et d'Ennahda étaient venus manifester leur soutien au ministre de l'Intérieur.

Il faut arrêter les manifestations, le chaos, et soutenir ce gouvernement qui a la légitimité populaire, a déclaré à l'AFP Faouzia, une femme au foyer.

Les partis d'opposition ne respectent pas le résultat des élections ni la volonté du peuple, a renchéri un autre manifestant, reprenant l'antienne d'Ennahda qui a accusé des anarchistes staliniens de vouloir créer le chaos.

Le gouvernement a annoncé mercredi la création d'une commission d'enquête indépendante sur les incidents du 9 avril, et la levée de l'interdiction de manifester sur l'avenue Habib Bourguiba, au coeur de Tunis. romandie

 

__________________________________________________

 Variations bassement politiciennes autour des événements violents et inquiétants du 9 avril 2012

 

Partie I

 

Partie II

Partie III

Partager cet article

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Gouvernement Hamadi Jebali
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories