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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 17:51

J'irai avec mon père déguster un plat chez la mère de Jacob !


Merci à tous ceux qui nous ont écrit s’inquiétant de l'état de santé de mon père, Noureddine Bourougaa Mnasri, l'administrateur de ce blog. Il se porte bien et garde toujours confiance dans l'intelligence citoyenne des tunisiens et des tunisiennes. Les salafistes et les marchands du miracle religieux pourront bien attendre leur éternité pour réaliser leurs objectifs de haine et d’obscurantisme… La Tunisie n’est pas la fille des ténèbres et de la mort, elle est l’étoile de toutes les lumières.


Je joins ma voix à celle de mon père pour demander pardon à tous nos frères juifs tunisiens qui passent, comme c’est le cas d’une majorité de tunisiens, par une période difficile et parfois même inquiétante…

Kalil Mnasri


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Jacob Lellouche, tunisien, arabo-andalou et juif

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Jacob Lellouche dans son restaurant à la Goulette (Thierry Brésillon)

Jacob Lellouche, la silhouette massive et la moustache rieuse, accueille dans une ancienne maison d’été de la Goulette où, depuis 1996, il tient ce qu’il revendique fièrement comme « le seul restaurant juif casher du monde arabe (en dehors du Maroc) ». Une rencontre rafraichissante dans cette Tunisie post-dictature où l’humeur est, il faut bien le dire, plus à l’anxiété qu’à l’euphorie.

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Le restaurant Chez Mamie Lily (Thierry Brésillon)

« Chez Mamie Lily » est une institution dans ce quartier qui comptait autrefois quatorze synagogues pour une mosquée et une église, et où il ne reste aujourd’hui qu’une synagogue pour la douzaine de Juifs (en plus des résidents de la maison de retraite) qui vivent encore dans ce faubourg mythique de la banlieue nord de Tunis.

Mamie Lily n’est pas une figure de style, c’est la mère de Jacob Lellouche, qui passe toujours la matinée derrière les fourneaux. Mais l’idée de ce restaurant, c’est lui.

Cette note ne vise pas à alimenter la rubrique gastronomique et Chez Mamie Lily est plus qu’un restaurant. C’est un projet de vie et une démarche culturelle.

Décrispation identitaire

En 1996, Jacob Lellouche rentre de son exil parisien, pour y créer ce restaurant, dans une démarche moins économique qu’intellectuelle :

« Les circonstances m’ont amené à reprendre un restaurant espagnol à Paris. A travers l’Espagne, j’ai pris conscience de mon identité arabo-andalouse. La Méditerranée a été traversée d’un va-et-vient permanent entre les deux rives, et les Juifs se sont déplacés de d’Afrique du Nord vers l’Andalouse. Avec la Reconquista, à la fin du XVème siècle, certains sont revenus. D’autres ont été récupérés par l’Empire ottoman et installés à Salonique. »

« Identité arabo-andalouse », c’est plus qu’une nuance et en ces temps de crispation identitaire, revendiquer une identité hybride et nomade est un acte éminemment politique :

« Le judaïsme a été le support de cette circulation d’une culture à l’autre. La cuisine juive c’est d’abord une cuisine méditerranéenne qui s’est enrichie au fil de cette histoire des influences espagnole, turque, libyenne… »

Ce n’est pas menu qu’on vous remet chez Mamie Lily, mais un véritable manifeste de la décrispation identitaire et de l’ouverture culturelle.

Rendre leur Histoire aux Tunisiens

Le discours va évidemment à rebours de la réaffirmation quasi-incantatoire de l’identité arabo-musulman dont la société politique tunisienne est saisie, notamment depuis la Révolution.

« La Tunisie a été un carrefour, elle a donné trois papes à la chrétienté [dont Saint Gélase 1er au Vème siècle, ndr], une lignée d’empereurs à Rome… Quand on a eu cette importance là dans l’Histoire, il faut être conscient de son passé.

On veut réduire l’identité de la Tunisie à l’arabité et à l’islam. Il ne faut pas s’arrêter sur une seule page de l’album de famille, mais les regarder toutes et considérer l’évolution, plutôt qu’un moment figé. Notre identité est composite, berbère, phénicienne, grecque, turque, arabe… »

Cette tension entre la vision méditerranéenne et la vision arabo-islamique et orientale de l’Histoire et de l’identité tunisiennes n’est pas nouvelle, comme le note l’historien Driss Abassi :

« Ces deux identités peuvent être revendiquées simultanément, comme ce fut le cas dans les années 1960. Elles peuvent être valorisées hiérarchiquement, l’une des dimensions finissant par être marginalisées au détriment de l’autre, tel que ce fut le cas après les tournant des années 1970 ». (1)

C’est dire la portée de la table de Jacob Lellouche.

« Avec la Révolution, les Tunisiens ont réalisé qu’on les avait volés matériellement. Mais depuis des siècles on leur vole leur Histoire. Cela dit, il sera plus facile de la leur rendre, que de récupérer les avoirs des Trabelsi cachés dans les banques suisses ! C’est à nous la société civile de faire ce travail. »

Avec la démocratisation de l’après 14 janvier, il a pu mettre cette idée en pratique et créer l’association Dar el’Dhekra.

« Une démarche à la fois émotionnelle et scientifique. »

Mais l’objectif n’est pas de cultiver la nostalgie d’un monde englouti par l’exil des Juifs tunisiens. Cette mémoire s’adresse, au-delà des frontières communautaires, à l’actualité de la société tunisienne dans son ensemble.

Pas le Juif de service

C’est dans ce même esprit que Jacob Lellouche a été candidat comme tête de liste lors de l’élection de la Constituante en octobre dernier.

« Il n’était pas question pour moi d’être le Juif de service, simplement destiné à donner l’image d’une Tunisie tolérante. Je voulais démontrer qu’on pouvait être un citoyen et un candidat non-musulman en Tunisie. L’objectif n’était pas d’être élu, mais de provoquer la réflexion. »

Il n’a pas été élu, mais sa liste a tout de même récolté huit cents à la Goulette. Il se consacre essentiellement à son association, Dar el’Dhekra.

Elle a déjà à son actif, une exposition de photos anciennes illustrant l’ancienneté de la présence juive en Tunisie, du 9 au 24 mars. Un petit recueil des paroles de quelques unes des figures de la communauté juive tunisienne. Un musée virtuel sur internet préfigurant un véritable centre culturel.

A long terme, l’objectif est de faire inscrire l’Histoire de la présence juive en Tunisie dans les manuels scolaires, que beaucoup de Tunisiens associent au début de la colonisation, en 1881, alors qu’elle remonte à plus de trois mille ans.

Appels au meurtre

La persistance d’une petite communauté juive en Tunisie (1500 personnes), essentiellement concentrée à Djerba, ne pose aucun problème majorité des Tunisiens, c’est un même un motif de fierté.

Mais la radicalisation du discours religieux et l’importation des passions du conflit israélo-palestinien ont suscité des manifestations d’antisémitisme, marginales, et des appels au meurtre des juifs. Comme lors de l’accueil, début janvier, du leader du Hamas à Tunis, Ismaïl Haniye, lui même surpris par la virulence du propos.

Lors de la manifestation de dimanche 25 mars, un prédicateur à cru bon de renouveler cet appel au meurtre. Cette fois Jacob Lellouche a estimé de nécessaire de réagir, en tant que citoyen. Non en tant que juif. Pas question de se laisser enfermer dans l’enclos identitaire.

Le 9 mars dernier, Jacob Lellouche et l’historienne Sonia Fellous, au nom de l’association Dar el Dhekra, ont été reçu au Palais de Carthage par le Président de la République, Moncef Marzouki.

Installés à l’une des tables du restaurant, trois couples, dont une femme voilée. Certains boivent de la bière, on parle de culture et de politique en dégustant la cuisine juive de Mamie Lily.

Dans un dernier clin d’oeil, Jacob Lellouche murmure :

« Tu vois, c’est ça la Tunisie. »

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A l’entrée de la salle du restaurant, une mezouza. (Thierry Brésillon)

(1) Quand la Tunisie s’invente, entre Orient et Occident, des imaginaires politiques. Driss Abassi, Autrement, 2009.rue89


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La violence avant et après la Révolution


Elle s’exerçait contre les «traîtres à la Nation», aujourd’hui elle s’exerce contre «les mécréants»


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La violence est un mot qui est appréhendé comme étant synonyme de la force physique ou psychique dans le but de contraindre ou de dominer en causant des dommages ou même la mort.

 

Pourtant certains parlent de violence légitime, avec l’usage d’une force mesurée par opposition à la violence sauvage par la force déréglée aux conséquences néfastes, ne pouvant que porter atteinte à autrui. Max Weber parle de la violence légitime revendiquée par l’Etat pour combattre la violence sauvage,celle des hors-la-loi par exemple.

 

Il y a donc plusieurs formes de violence, selon le but escompté et le contexte dans lequel elle est employée. C’est ce qui est désigné par le sociologue français Pierre Bourdieu par « Violence symbolique » qui commence par l’usage de la violence verbale pour prendre d’autres formes, matérielles et morales selon le contexte et la conjoncture dans telle ou telle société.

 

C’est autour de ce thème qu’un débat a été organisé par le Réseau Tunisien des Droits, des Libertés et de la Dignité, et auquel ont pris part plusieurs représentants des partis politiques, ceux des médias écrits et audiovisuels, ainsi que des juristes et des universitaires.

Il est capital que le fondement des nouvelles institutions de la Tunisie postrévolutionnaire soit dénué de tout esprit de violence ou d’exclusion.

 

Certes c’est par la violence qu’on est parvenu à déboulonner un régime dictatorial qui a sévi durant 23 ans. Mais c’était la conséquence logique de la violence politique qui a été exercée par le dictateur et ses hommes.

En effet, il est admis en sociologie politique et selon les règles générales des droits de l’homme que l’usage de la violence dans ce cas est une sorte de légitime défense, lorsque d’autres solutions ne sont plus possibles. Depuis le 27 décembre 2010, la réponse à la tyrannie ne s’est pas fait attendre, pour aboutir aux évènements du 14 janvier où la violence a atteint son paroxysme : une réponse à la violence par la violence, par état de nécessité.

 

A l’issue de la Révolution, la violence a continué pour prendre une autre tournure, car elle est utilisée depuis, pour d’autres fins.

 

Fethi Triki, universitaire et philosophe, a estimé que la violence est un phénomène naturel qui est la conséquence de cet instinct de survie, qui se transforme par celui de domination. Dans une société où les droits de l’Homme sont respectés et où la paix publique est instaurée, l’usage de la violence n’a plus de raison d’être.

 

Hamma Hammami a expliqué que la violence qui a aidé à la libération du pays du joug de la dictature, a continué après la Révolution, pour d’autres fins.

C’est une violence nécessitée par une contre-révolution, où sont impliquées des tribus et même des personnes qui ont commencé à s’affronter, pour leurs opinions ou pour leurs appartenances politiques ou ethniques.

 

Il y a eu de ce fait une violence dont la cause essentielle est la différence dans la conception des préceptes de l’Islam. Certains se sont érigés en prédicateurs pour attiser le feu de la discorde, traitant tous ceux qui n’adhèrent pas à leurs idées de mécréants. Ce qui constitue une atteinte à la liberté d’opinion et aux droits de l’Homme en général. Sous le régime de Ben Ali la violence exercée par la police politique était légitimée par la « trahison à la Nation. »Après la Révolution, elle a été légitimée par la lutte contre les «Kafirs» (mécréants).

 

Dans les deux cas c’est une atteinte à la liberté. Celle-ci doit être consacrée dans la nouvelle constitution, afin de ne légitimer aucune violence quelle qu’elle soit.

Hamma Hammami a insisté sur la nécessité d’instaurer le principe de l’égalité entre tous les citoyens, dans la nouvelle constitution également.

 

Sans l’égalité entre les citoyens il n’y aura ni indépendance de la Justice ni démocratie.

Par ailleurs Hamma Hammami a évoqué le dossier des réformes politiques, afin de dédommager aussi bien les victimes torturées par la police politique, avant la Révolution, que les blessés et tous ceux qui sont tombés sous les balles de la police au cours des évènements du 14 janvier 2010.

Il a conclu que pour mettre fin à toute forme de violence, il faut une refonte totale de toutes les institutions de l’Etat sur une base démocratique.

 

Chokri Belaïd secrétaire général du Mouvement des Patriotes Démocrates, a quant à lui, affirmé que la violence est due à la mésentente entre les différentes tendances dans une société donnée.

Il a fait remarquer que la pire des violences est celle pratiquée au nom de la religion. Cela aboutit toujours à la discorde causant des troubles de toutes sortes.

 

Mais en réalité, la cause fondamentale est politique


Le danger vient du fait que chaque tendance religieuse veut s’imposer pour tenir les rênes du pouvoir. Il faut une concertation entre toutes les tendances de la société, afin que règnent la démocratie et la paix entre tous.

 

Abdelwahab El Héni, du parti El Majd, a évoqué les évènements du tramway en 1911, où il y a eu plusieurs morts parmi les Tunisiens alors que les exactions étaient perpétrées quotidiennement par les autorités coloniales, pour démontrer que les Tunisiens ont toujours été solidaires, pour dénoncer et combattre toutes les formes d’injustice et d’exaction.

 

Il ne faut pas qu’après la Révolution, cette solidarité perde de sa vigueur. Les affrontements au nom de la religion n’ont plus leur raison d’être. La violence doit céder la place au dialogue et à la concertation pour mieux parvenir à assurer les objectifs de la Révolution.

 

Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha, qui a assisté au colloque , a quitté la salle, pour des raisons de santé, en se faisant remplacer par M.Nouri, membre du parti, lequel a globalement adhéré à la thèse de la majorité des participants, à savoir que la violence n’a pas de place dans une société où liberté démocratie et droits de l’Homme sont garantis.

 

En fait, c’est sur ces trois éléments que sont fondés les objectifs de la Révolution et ils doivent pour cette raison être consacrés par la nouvelle Constitution.      Ahmed NEMLAGHI; letemps

 

 

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Gilbert Naccache porte plainte contre les salafistes auteurs d’appels au meurtre de Juifs


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Le militant de gauche annonce sur sa page facebook qu’il va porter plainte contre ceux qui ont appelé, dimanche dernier, au meurtre des Juifs, et a chargé Me Bochra Bel Haj Hmida de le représenter dans cette affaire. Voici le texte de son post.


Je me décide, pour la première fois de ma vie à porter plainte devant la justice tunisienne contre les individus qui, sur l’avenue Bourguiba, ont appelé, ce dimanche 25 mars, à l’assassinat des Juifs.

J’ai déjà été l’objet d’une agression raciste en 2000, mais je n’avais pas voulu porter l’affaire devant les tribunaux, estimant qu’il s’agissait de jeunes inconscients trompés par une propagande venue de l’étranger. Rien de semblable aujourd’hui : il s’agit d’un mouvement politique qui fait de l’antisémitisme et de l’appel au meurtre des Juifs un de ses modes de propagande habituels. Il s’était déjà pareillement illustré, voilà plus de deux mois à l’aéroport de Tunis-Carthage, et le gouvernement n’a rien fait pour prendre les mesures légales appropriées.

Aujourd’hui encore, une semaine après les faits, on ne voit toujours pas de suite pénale à ces agissements, non seulement inadmissibles, mais tout simplement illégaux : qu’un gouvernement puisse tolérer des appels à la haine raciale et au meurtre sans réagir vigoureusement dépasse l’entendement. On le voit certes menacer, mais nul doute qu’un journaliste qui publie une photo jugée indécente se retrouve en prison dans les 24 heures, alors que ces excités…

Je porte plainte contre ceux qui ont proféré de telles énormités, d’abord parce que le pouvoir exécutif tardant à faire respecter la loi, j’espère que la justice, encore une fois saisie de l’affaire, montrera que les lois doivent être appliquées et que ces jeunes manipulés, qui n’ont de courage qu’en nombre et à condition d’être assurés de l’impunité, sauront qu’on ne peut pas dire n’importe quoi, sauront que certains appels conduisent en prison.

Je porte plainte en tant que Tunisien solidaire de tous ses compatriotes injustement attaqués, et parce que je ne veux pas que soit sali le passé de mon pays, un passé de civilisation millénaire, fait surtout de vivre ensemble et de tolérance.

Je porte plainte en tant que Juif tunisien solidaire en cela de tous les Juifs, et aussi de tous les Tunisien(ne)s non juifs(ves) qui se sentent trahis par de tels comportements, parce que je suis également menacé et que je n’ai à prouver devant personne mon droit de vivre sur cette terre qui est aussi la mienne.

Je porte plainte au nom de la révolution de la dignité qui a frappé le monde entier par son caractère pacifique et ouvert, et qui est menacée par ces mêmes irresponsables qui ont déclaré blasphématoires ces demandes de liberté et de démocratie.

Je porte plainte parce que ces appels au meurtre, qui n’ont rien à voir avec le sentiment des Tunisiens, sont un des moyens par lequel veut se réintroduire la contre-révolution, sous le prétexte de ramener un ordre que l’actuel gouvernement ne peut faire respecter et que, en mettant la justice en demeure de faire son travail, je contribue à désamorcer cette menace.

Je porte plainte, enfin, parce que les salafistes auteurs de ces appels au meurtre sont les ennemis déclarés des femmes, des artistes, des créateurs, des penseurs, de ceux qui sont les piliers de l’âme du peuple.

Pour toutes ces raisons, et pour celles que chacun pourra trouver au fond de lui-même, en me solidarisant des actions judiciaires déjà engagées, j’appelle toutes et tous à nous accompagner dans ce refus de ces pratiques odieuses, dans l’exigence de les voir rapidement disparaître.

Pour ce qui me concerne, j’ai chargé Maître Bochra Bel Haj Hmida, dont l'engagement antiraciste ne s'est jamais démenti, de me représenter dans cette affaire. facebook.com/admin.naccachekapitalis

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