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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 02:59

Lotfi Touati publie «son» journal, contre la volonté des journalistes de Dar Assabah

 

 

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Une première dans l’histoire du pays. Même au temps de la dictature Ben Ali, on n’a pas vu cela : le contenu d’un journal changé à l’imprimerie, à l’insu des journalistes, et le journal réimprimé et distribué!


Lotfi Touati, directeur général de Dar Assabah, a attendu que les journalistes rentrent chez eux, dans la nuit du mercredi à jeudi, pour intervenir, changer la Une du quotidien Assabah et la page 3 où figure la pétition des journalistes exprimant leur rejet du contrôle direct du journal par le gouvernement. Le canard a été distribué, comme si rien ne se passait dans la maison.

 

Selon des témoins, à une heure du matin, les 15.000 exemplaires étaient imprimés avec des titres contre les nouvelles pratiques du nouveau directeur général imposé à Dar Assabah par le gouvernement. M. Touati a fait appel à la police pour empêcher la distribution.

 

Une fois les journalistes sit-inneurs, les représentants de l’Ugtt et du Snjt rentrés, le directeur général est entré dans l’imprimerie, a changé les titres de la Une et remplacé la page 3 par de la publicité, fait tourner les machines après une heure du matin et donné par la suite l’ordre de distribuer le journal. Comme si tout se passait à merveille chez lui. Les journalistes n’ont qu’à la boucler. kapitalis

 

 

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Deux journaux accusent leur nouveau directeur de censure

 

Les rédactions de deux quotidiens ont accusé jeudi leur nouveau directeur, nommé par le gouvernement tunisien dans des conditions controversées, d'avoir "censuré" ces journaux qui comptaient publier un texte dénonçant la nomination de cette nouvelle direction.

 

Cette motion, qui devait être publiée en page 3 des quotidiens Essabah (en arabe) et Le Temps (en français), condamnait la nomination de Lotfi Touati par le gouvernement dominé par les islamistes d'Ennahda et annonçait une grève des rédactions le 11 septembre, a indiqué à l'AFP Sana Farhat, journaliste et déléguée syndicale.

 

Or dans la nuit de mercredi à jeudi, M. Touati a bloqué l'impression des journaux, fait venir la police devant leur siège où les journalistes manifestaient et fait remplacer la motion par de la publicité sur cette page "noble" qui publie habituellement "les meilleurs articles", a-t-elle ajouté.

 

"Ca a été censuré", a estimé Mme Farhat, "c'est du harcèlement", a-t-elle poursuivi, "les nouveaux responsables veulent contrôler la ligne éditoriale des journaux", a-t-elle ajouté, accusant le directeur général "de prendre ses ordres" auprès du gouvernement.

 

Depuis la mi-août, ces deux journaux appartenant à un groupe contrôlé par l'Etat combattent la nomination à la direction générale de M. Touati, jugé trop proche des islamistes au pouvoir.

 

De nombreux médias publics, notamment des chaînes télévisées et des radios, le Syndicat national des journalistes tunisiens et des ONG locale et internationales ont dénoncé les méthodes du gouvernement en la matière, estimant que les autorités cherchaient à les contrôler.

 

Le gouvernement affirme pour sa part vouloir "assainir" le secteur des complices du régime du président déchu, Zine el-Abidine Ben Ali. france24

 

 

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 Le patron d'une chaîne de télé incarcéré

 

Ettounsiya TV diffusait une émission politique satirique. La justice évoque une affaire de corruption remontant à l'époque de Ben Ali.

 

Sami Fehri, le 24 mars 2011. (KHALIL / AFP)

 

 

Le patron de la chaîne Ettounsiya TV, producteur d'une émission politique satirique suspendue, a été incarcéré jeudi 30 août, dénonçant une atteinte à la liberté d'expression enTunisie, alors que le gouvernement dirigé par les islamistes est accusé de faire pression sur les médias.

 

«Jeté en prison sans que la défense n’ait eu connaissance du dosssier»

Sami Fehri "vient de se rendre au procureur général", a indiqué Me Sonia Dahmani, précisant ensuite que son client a été incarcéré dans la prison de Mornaguia (30 km à l'ouest de Tunis).

 

"Je constate que mon client a été jeté en prison sans que la défense n'ait eu connaissance du dossier ni de la requête de la chambre d'accusation", a dit de son côté Me Abdelaziz Essid qui a indiqué avoir déposé un pourvoi en cassation. "Si notre pourvoi est accepté mon client pourrait être libéré", a-t-il affirmé, précisant que l'affaire qui concerne une dizaine de co-accusés est traitée actuellement au seul plan de la procédure.

 

La justice tunisienne avait ordonné le 24 août le placement en détention de Sami Fehri, dans une affaire de corruption remontant à l'époque du président déchu Ben Ali. L'intéressé, qui risque dix ans de prison, affirme que cette décision a été prise en représailles à la diffusion d'une émission satirique politique de Guignols par sa chaîne et qui a été retirée des ondes "sous pression", selon lui, du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda.

 

«Attaque contre la liberté d'expression»

Les autorités affirment vouloir "assainir" le secteur des complices du régime déchu, à l'instar de Sami Fehri, un associé de Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali, un homme d'affaires en fuite au Canada.

 

Des organisations de défense des droits de l'Homme et le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) ont pour leur part souligné que l'incarcération a été ordonnée en violation de la loi, le prévenu n'ayant pas été informé de l'audience. Elles ont aussi émis des doutes sur les véritables intentions des autorités, les déboires judicaires de Sami Fehri coïncidant avec l'arrêt de l'émission "La logique politique" qui tournait en dérision les dirigeants du pays et d'Ennahda.

 

Dans une déclaration vidéo diffusée dans la nuit de mercredi à jeudi par sa chaîne, Sami Fehri avait indiqué qu'il allait se rendre, dénonçant des poursuites illégales et une attaque contre la liberté d'expression. "La liberté d'expression dans laquelle nous vivons depuis le 14 janvier (2011, date de la fuite de Ben Ali) est menacée", a déclaré Sami Fehri, qui, sous le régime déchu, s'était fait un nom en produisant des émissions de divertissement à grand succès.

 


«Ils prennent leurs ordres auprès du gouvernement»

Les islamistes sont accusés de toutes parts de chercher à contrôler les médias, particulièrement en nommant leurs partisans à la tête des télévisions, journaux et radios publics.

 

Dernier scandale en date, les rédactions de deux quotidiens --Essabah (en arabe) et Le Temps (en français)-- ont accusé jeudi leur nouveau directeur, Lotfi Touati, d'avoir "censuré" un texte des journalistes dénonçant sa nomination. Selon la journaliste du "Temps" et déléguée syndicale Sana Farhat, Lotfi Touati a bloqué l'impression des journaux dans la nuit de mercredi à jeudi, fait venir la police au siège des deux titres et a remplacé par de la publicité la motion de la rédaction prévue pour publication.

 

"Ca a été censuré", a dit Sana Farhat, "les nouveaux responsables veulent contrôler la ligne éditoriale des journaux", a-t-elle affirmé, accusant le directeur général "de prendre ses ordres" auprès du gouvernement. Les deux titres étaient, jusqu'à la révolution, sous la coupe de Sakher el-Materi, gendre de Ben Ali, alors qu'Ettounsiya TV était placée sous administration judiciaire depuis la chute du régime.

 

Le numéro deux d'Ennahda, Abdelfattah Mourou, a rejeté ces accusations lors d'une conférence de presse jeudi: 

"Si Ennahda ne défendait pas la liberté d'opinion, (le parti) n'aurait plus de raison d'exister"

 

Le SNJT et Reporters Sans Frontières (RSF) ont dénoncé mercredi "une mainmise" des autorités sur les médias publics. nouvelobs

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Les journalistes tunisiens mobilisés contre le gouvernement : Les médias en ébullition

 

 

La problématique des dernières nominations dans les médias publics ne s’est pas encore estompée. Deux nouvelles polémiques s’ajoutent pour embrouiller davantage le paysage médiatique tunisien.

D’abord, le mandat de dépôt décidé par la chambre d’accusation près le tribunal de Tunis contre Sami Fehri, patron de la chaîne Ettounsiya, poursuivi dans une affaire de malversations en rapport avec l’argent de la publicité, impliquant le gendre de Ben Ali, Belhassen Trabelsi, l’ex-ministre conseiller, Abdelwahab Abdallah, ainsi que plusieurs anciens responsables de la télévision tunisienne.

 

Ensuite, une grande polémique est engagée concernant les documents publiés par le site businessnews attestant que le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du Dossier politique, Lotfi Zitoun, a créé en avril 2011 une société en Grande-Bretagne, Azzaytoona Television LTD, qui serait, selon businessnews, derrière la chaîne de télévision Zitouna TV, proche du parti islamiste au pouvoir Ennahda. Lotfi Zitoun a admis l’existence de la société, en veilleuse, selon ses dires, parce que «trop pris par la chose politique», mais a nié être le bailleur de fonds de Zitouna TV. Médias et observateurs s’en sont donné à cœur joie concernant ces deux nouvelles. Qu’en est-il ?

 

Transparence en question


Au-delà des justifications présentées par l’administration dans l’affaire Sami Fehri, les structures de la corporation des journalistes y ont vu une tentative de faire taire une voix dissidente. Sa chaîne Ettounisiya a brillé durant le mois de Ramadhan par une émission satirique de guignols politiques qui visait particulièrement les dirigeants du pays et du parti islamiste Ennahda. «Pourquoi maintenant, alors que l’affaire traîne depuis plus de 18 mois ? Pourquoi uniquement lui, alors qu’il est supposé être juste un complice des décideurs au sein de la télévision, encore en liberté ? Pourquoi les procédures de défense n’ont-elles pas été respectées avant d’émettre ce mandat ?», s’est interrogée Sana Farhat, journaliste au Temps. Elle a précisé que «l’affaire Cactus a été traduite la semaine dernière devant la chambre d’accusation, sans qu’il n’y ait de décision d’arrestation». «Nous sommes pour la reddition des comptes de tous ceux qui ont eu des magouilles avec le régime déchu. Mais pas de justice transactionnelle», a-t-elle averti. «Il faudrait œuvrer inlassablement pour une justice indépendante du pouvoir exécutif, car de tels agissements montrent que la magistrature est encore sous les ordres», a-t-elle conclu.

 

Dans le même ordre d’idées, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a publié un communiqué, appelant le gouvernement à arrêter ses interventions dans le secteur des médias. Le communiqué a également appelé les journalistes d’Ettounisiya à ne pas se soumettre aux pressions et exercer leur profession en toute responsabilité pour une production médiatique pertinente.  
De son côté, Reporters sans frontières (RSF) a publié un communiqué où l’association s’inquiète «des vices de procédure ayant accéléré la délivrance d’un mandat de dépôt à l’encontre de Sami Fehri et demande la tenue d’un procès équitable, sans interférence des pouvoirs».

 

«L’empressement de la chambre d’accusation à rendre son jugement dans un procès commencé il y a un an et demi, tout comme l’évident vice de forme sont pour le moins surprenants et nous conduisent à nous interroger sur les motivations du tribunal et des juges», a déclaré RSF. Dans une rencontre hier avec Ridha Kazdaghli, conseiller du gouvernement dans le domaine de l’information, la représentante de l’organisation à Tunis a également dénoncé «la mainmise des autorités tunisiennes sur les médias publics et le manque de transparence dans le processus de nomination de leurs responsables».

 

Mélange des genres


Concernant la polémique autour du ministre conseiller Lotfi Zitoun, il est utile de rappeler qu’il est, de l’avis de tous, la personnalité incontournable dans le dossier de l’assainissement des médias. Donc, de prime abord, «il y a une question de conflit d’intérêts qui se pose, s’il se confirme que M. Zitoun est partie prenante dans le secteur des médias du côté des bailleurs de fonds en plus de sa vocation politique», a souligné le journaliste Néjib Sassi, l’un des rares à préserver sa plume de l’asservissement sous la dictature du régime déchu. L’homme par qui la polémique a transité, le blogueur-homme d’affaires Ali Gargouri, ne s’est pas arrêté à la publication des documents prouvant l’appartenance de Azzaytoona Television LTD à Lotfi Zitoun. Il a poussé ses investigations sur les activités de ladite société.

 

Il s’avère que Azzaytoona television LTD n’est pas en veilleuse, comme l’a déclaré le ministre conseiller aux médias locaux. «L’Autorité de régulation et de concurrence de l’industrie de la communication en Grande-Bretagne a accordé une licence TV à Azzaytoona Television Limited, en juillet dernier, pour la chaîne Tunis Today TV. Elle figure en première ligne des licences accordées en juillet», a souligné M. Gargouri dans une nouvelle communication, en réaction aux propos du ministre. Il a ajouté que «Tunis Today TV appartient bien à Azzaytoona Television Limited et que son contenu est de catégorie B, c’est-à-dire la diffusion de films, séries éducatives, musique, information».
 

 

Le contact pour cette chaîne est Monjia Abidi Zitoun, épouse de Lotfi Zitoun, la dernière mise à jour du site datant du 21 août, a-t-il encore précisé.

 

M. Gargouri a conclu sa réaction en s’attaquant de front au ministre. «Lotfi Zitoun a donc menti sur le fait que l’entreprise n’ait aucune activité. De plus, il n’a jamais annoncé l’existence de la chaîne de son épouse durant ses interventions radiophoniques enflammées, lui qui est ministre conseiller chargé du secteur de surcroît.» «Zitoun a-t-il déclaré tous ses biens, propriétés à l’étranger, au gouvernement auquel il appartient, comme le stipule la loi ?», s’est-il interrogé. Cette polémique risque de perdurer, au bonheur de la liberté de la presse en Tunisie. elwatan

 

 

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Lotfi Zitoun bat en retraite, Néjiba Hamrouni contre-attaque


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 La présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) a annoncé, jeudi, que son association va porter plainte contre le conseiller principal du chef du gouvernement en charge de l’information.

 

«M. Lotfi Zitoun s’est souvent attaqué au Snjt, mais cette fois il a dépassé les bornes en accusant le syndicat de jouer le rôle de l’opposition radicale et de vouloir fermer les yeux sur les personnes corrompues dans le secteur de l’information», a déclaré Néjiba Hamrouni, à l’issue d’une assemblée générale, aujourd’hui, au siège du Snjt, consacrée aux récentes nominations à la tête des médias publics, rejetées par les journalistes qui y voient une volonté du gouvernement d’imposer son contrôle sur la ligne éditoriale de ces médias.

 

Mme Hamrouni a rappelé que la réunion, hier, au palais du gouvernement, à la Kasbah, entre les représentants de la profession et ceux du gouvernement, ont abouti à deux décisions importantes. La première concerne la mise en place rapidement, et en concertation avec la profession, de la Haute autorité indépendante de la communication audio-visuelle (Haica), créées par le décret-loi 116 publié en novembre 2011 par le Journal officiel de la république tunisienne (Jort).

 

La seconde décision est relative à la publication de la liste noire des journalistes, responsables des médias et communicateurs ayant contribué activement au maintien de la dictature de Ben Ali. Cette liste sera réalisée conjointement par le gouvernement et les représentants des journalistes. A cet effet, une commission sera mise en place rapidement, qui sera présidée par un juge réputé pour son intégrité. kapitalis

 

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Débat 
 

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